Occitanie : deux femmes qui ont le soutien de Patrick Malavielle à La Grand’ Combe

En 2024, lors des élections législatives provoquées par la dissolution, le futur député parachuté d’extrême droite Alexandre Allegret-Pilot (UDR) avait été tout surpris d’être accompagné sur le marché de La Grand’ Combe par des dizaines d’habitants qui chantaient « L’Internationale ». Le soir du second tour, il n’y récoltait d’ailleurs que 27,90% des voix face à l’Insoumis Michel Sala. Malgré la désindustrialisation, la précarité qui a accompagné la fermeture des mines et l’accueil d’immigrés, l’extrême droite n’est jamais parvenue à s’implanter sur le territoire grand-combien comme elle a été capable de le faire sur d’anciens fiefs du Parti communiste. Lors de la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen y réalisait par exemple 16,5%, en troisième position derrière Fabien Roussel (27,2%) et Jean-Luc Mélenchon (22,8%) et juste devant Anne Hidalgo (14,1%).

«Nous avons une capacité d’influence qui résiste »

« La Grand’ Combe est imprégnée par la solidarité, avec une certaine continuité dans les politiques de solidarité qui transpire dans les relations que l’on peut avoir avec le mouvement associatif », explique l’ancien maire de la commune Patrick Malavieille, qui a également toujours su préserver une bonne entente entre le PCF et le Parti socialiste. « J’ai toujours essayé de montrer un lien entre ce qu’on pouvait faire au niveau d’une commune et la relation avec les députés ou avec l’Europe. On a réussi à élargir. Dans la section communiste, nous sommes une vingtaine d’adhérents mais à la présentation des vœux, nous avons 170 personnes. Nous avons donc une capacité d’influence qui résiste ».

Il faut dire que l’ancien édile s’est toujours battu pour sa ville en multipliant les postes à Alès Agglomération, au Département et même à l’Assemblée nationale (député de 1997 à 2002). Présent sur la liste communiste aux dernières élections européennes, « Mala » avait permis à la tête de liste Léon Deffontaines d’y atteindre les 29,2%. Pour les élections municipales, il restera sur la liste mais en queue de peloton. Il distribuera un tract une semaine avant l’élection pour appeler les habitants à se déplacer massivement dans les bureaux de vote. « Je connais Pascale (Eugène) et Karine (Montenez) depuis très longtemps. La première a été ma secrétaire parlementaire lorsque j’étais député, l’autre a été ma suppléante au Conseil départemental. Elles sont extrêmement attentives aux autres, très généreuses et elles ont su constituer une belle équipe dynamique. Elles ont aussi une vision pour la ville », précise-t-il.

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