C’est la rentrée pour le Parti socialiste. Cadres, élus et militants se retrouvent à Blois, pour le CamPuS, université d’été du parti à la rose. À huit mois de l’élection présidentielle, celle-ci est dans toutes les têtes à mesure que les candidats à la primaire du pôle social-démocrate se dévoilent. Le scrutin, prévu les 9-10 et 16-17 octobre, a déjà son favori : Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé et leader de Place Publique enchaîne les apparitions médiatiques et les ralliements à l’aile droite du PS. De Carole Delga, la présidente de la région Occitanie aux maires de Rouen et de Montpellier, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, des opposants revendiqués à la direction actuelle du parti. De même que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud : « il est le choix de la victoire, à la condition que cette victoire soit préparée par un projet commun, un contrat de législature, une équipe et une majorité capables de gouverner durablement. Comme militant, comme socialiste, comme responsable d’un courant qui aspire à unir les idées et les êtres », justifie le député des Landes dans une tribune.
À ce stade, les autres candidats déclarés à cette primaire sont les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée par l’un de ses fondateurs Emmanuel Maurel, participera également à ce scrutin. Si le maire de Saint-Ouen s’est déclaré candidat à la présidence, il n’entend pas passer par la case primaire. Même son de cloche pour François Hollande, qui s’estime au-dessus de la mêlée : « il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs », dit-il.
les écolos, tiraillés
La candidature du Premier secrétaire du parti Olivier Faure fait peu de doutes. Il a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. Vendredi, il s’est présenté à Blois entouré de ses soutiens, parmi lesquels la maire de Nantes Johanna Rolland, le président de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la députée Dieynaba Diop et l’eurodéputé Pierre Jouvet, pour ne citer qu’eux. « Le Parti socialiste a quelque chose à dire dans cette élection présidentielle, nous allons être la surprise », veut croire le chef des Roses. Ce dernier pousse toujours pour un rassemblement. «Il n’y a pas de victoire possible sans les Écologistes. Il n’y a pas demain de majorité possible sans les Écologistes. C’est vrai à l’échelle locale et nationale. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse se retrouver et se rassembler », martèle Olivier Faure, arrivé au CamPuS, avec la députée écologiste Léa Balage El Mariky et la cheffe du groupe à l’Assemblée nationale Cyrielle Chatelain. Cette dernière a par ailleurs fait une apparition très remarquée la semaine passée aux Amfis, université d’été de LFI, aux côtés du leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon. Quand le sénateur et ex-candidat à l’Élysée Yannick Jadot a apporté son soutien au patron de Place Publique. Les écolos sont, une nouvelle fois, tiraillés entre deux camps. Les huit mois qui suivent diront s’ils peuvent changer la donne.









