Tag: Patrick Malavieille

  • Patrick Malavieille reçoit la légion d’honneur

    Patrick Malavieille reçoit la légion d’honneur

    C’est avec son habituel sourire en coin que Patrick Malavieille a reçu la Légion d’honneur dans son village de La Grand-Combe le 2 juillet. « Cet honneur ce soir, c’est le vôtre autant que le mien », a-t-il lancé devant un parterre de plus de 500 personnes venues à la Maison du mineur à La Grand-Combe pour célébrer avec lui cette récompense. Parmi elles, beaucoup d’habitants, des amis, des élus comme la présidente du Département, Françoise Laurent-Perrigot (PS), ou le sénateur Denis Bouad (PS) mais aussi des adversaires politiques comme Laurent Burgoa (LR), Christophe Rivenq (LR) et même Max Roustan (LR). Une belle preuve de respect au milieu d’une arène politique devenue de plus en plus violente.

    Natif d’Alès en 1962, Patrick Malavieille a grandi à La Grand-Combe, un village qu’il gardera toujours près du cœur malgré des dizaines de voyages un peu partout autour de la planète. Sa jeunesse, il la passe dans le quartier de Trescol où il crée avec des amis l’Association de l’éducation populaire des jeunes à Trescol. La bande d’adolescents sort alors des journaux et organise des soirées. Loin d’être épargné par la vie, il perd ses deux parents coup sur coup en pleine adolescence. « Il a fallu qu’il gère tout. Malheureusement, ça a permis qu’il soit mûr trop jeune. Il a dû gérer des choses qui ne devraient pas arriver à un gamin de 13 ans », se souvient Patrick Bauducco, l’un des amis de Trescol. Si la famille ne vit pas des mines, Patrick Malavieille grandit dans une ville porteuse de valeurs humanistes et fraternelles. Il devient très vite un membre actif du Parti communiste et participe à toutes les luttes.

    Retour à l’Assemblée ?

    En 1988, il est élu au conseil général où il devient le plus jeune vice-président. Réélu en 1994, il se lance alors dans la campagne municipale à La Grand-Combe qui avait basculé pour la première fois à droite en 1989. Grâce à la création de liens forts avec le PS, il l’emporte et siège dans le fauteuil de maire jusqu’en 1999 puis à nouveau de 2008 à 2020 avant de céder la place à Laurence Baldit (PCF). Il profite aussi de la dissolution de l’Assemblée nationale pour siéger au palais Bourbon de 1997 à 2002.

    Patrick Malavieille enchaîne ensuite les désillusions, d’abord lorsqu’il est battu en 2001 à Alès par un Max Roustan qui lui chipe l’année d’après son fauteuil à l’Assemblée nationale. Une défaite qui se reproduira face au même Max Roustan cinq ans plus tard. Mais l’élu communiste garde le cap, continue de travailler au Département et prépare la suite.

    S’il a réduit le nombre de mandats, Patrick Malavieille est en effet loin de préparer sa retraite. Face à la vague d’extrême droite aux dernières élections législatives, l’élu de 63 ans a en effet annoncé qu’il souhaitait porter une candidature de gauche unie aux prochaines élections législatives. Histoire d’enfiler à nouveau l’écharpe tricolore mais cette fois, au-dessus de sa toute nouvelle Légion d’honneur.

  • La commune de La Grand-Combe fête ses 180 ans

    La commune de La Grand-Combe fête ses 180 ans

    Dans le Gard, il existe deux types de communes : celles construites au Moyen-Âge et d’autres créées au XIXe siècle pour accompagner l’essor industriel. C’est le cas de La Grand-Combe, au nord d’Alès, dont l’histoire de la commune est intimement liée à l’exploitation du charbon.

    « La ville a été créée en 1846 sur ordonnance royale pour répondre aux exigences de la compagnie des mines de la Grand-Combe pour mieux développer les concessions », raconte Patrick Malavieille, l’ancien maire de la commune. « Dans ce récit il y a tout : l’épopée industrielle, l’épopée technologique avec la première ligne de chemin de fer dans le Gard entre La Grand-Combe et Beaucaire, toutes les périodes historiques marquantes avec la guerre de 14-18 avec plus de 500 mineurs qui troquent le pic et la lampe pour le fusil et le casque puis les conquêtes sociales de 1936 et la résistance et la libération. C’est une ville qui a aussi toujours accueilli les populations et qui a toujours été solidaire. »

    Une journée d’animations le 21 juin

    L’anniversaire de la commune avait jusqu’ici été célébré pour le centenaire en 1946 et en 1996 pour le 150e anniversaire. Pour le 180e, la municipalité propose donc à la population grand-combienne et des villages alentour de venir célébrer ces 180 ans d’histoire autour d’animations 100% gratuites. Ainsi, le 21 juin, la commune accueillera toute la journée, place Jean-Jaurès, un marché artisanal et des producteurs locaux, une exposition et des démonstrations de métiers anciens et un village pour les enfants avec jeux en bois, jeux gonflables et manèges.

    Une « balade patrimoniale » autour du Puits Ricard et une visite de la Maison du mineur seront organisées à 9h30. Un défilé historique, avec habits d’époque, voitures anciennes et fanfare partira à 11h de l’espace Frida-Kahlo et permettra de retracer les périodes marquantes de la ville. La cérémonie officielle du 180e anniversaire se déroulera à 11h30 avec discours officiels avant un rassemblement place Jean Jaurès pour un « grand pique-nique citoyen ». Un lâcher de 180 pigeons voyageurs sera organisé au même moment par le conseil municipal des jeunes. L’historien Laurent Aiglon, qui collabore à la Maison du mineur, livrera ensuite une conférence sur le passé minier à 16h. La journée se clôturera sur la projection de films et de photos de la commune et de ses habitants sur grand écran sur le parvis de l’église, de 19h à 21h, suivi d’un bal populaire jusqu’à 23h30 sur la place Jean-Jaurès.

    « Nous voulons que les Grand-Combiens soient fiers de leur passé et de leur ville, mais avec une perspective d’avenir et de défis à relever. On veut vraiment se servir de cette histoire assez exceptionnelle pour créer les conditions pour aller de l’avant. L’idée c’est de donner de la force avec le passé pour envisager l’avenir », conclut le conseiller départemental Patrick Malavieille.

  • Censuré par le RN, Jazz à Vauvert accueilli à Vergèze

    Censuré par le RN, Jazz à Vauvert accueilli à Vergèze

    Récidive. Après avoir annulé une exposition de photographies, le maire d’extrême droite de Vauvert, élu le 22 mars, Nicolas Meizonnet, s’en prend à un événement culturel majeur, le festival Jazz à Vauvert porté depuis 12 ans par l’association Jazz à Junas. « Face à cette décision brutale prise par la nouvelle majorité d’extrême droite, une solidarité immédiate s’est mise en place de la part des élus locaux, des bénévoles, des artistes et des techniciens. L’association Jazz à Junas, avec le soutien spécifique de la ville de Vergèze, du Département du Gard et de la Région Occitanie, a décidé de créer, pour cette année, Jazz à Vergèze ». « Le jazz trouve terre d’accueil à Vergèze », a souligné la maire de la commune, Pascale Fortunat-Deschamps (DVG) qui souhaite « bienvenue à Jazz à Junas les 26 et 27 juin ». Vice-président du Département du Gard, délégué à la culture, Patrick Malavieille (PCF) a œuvré pour que ce festival ne disparaisse pas. Il rappelle que l’événement a aussi permis « d’approcher plus de 8 000 scolaires qui ont découvert le monde du jazz grâce aux concerts pédagogiques, en lien avec l’éducation artistique ». Si le maintien du festival est « une bonne nouvelle malgré tout », Patrick Malavieille estime que « l’heure est grave de voir ces manifestations culturelles complètement anéanties par une forme de sectarisme et de populisme ». L’heure de la résistance est plus que jamais d’actualité.

  • La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    Face à la percée de l’extrême droite dans l’Hérault et encore plus dans le Gard, plusieurs acteurs de la société civile sont sortis du silence cette semaine. Ils souhaitaient à la fois alerter sur les risques de l’extrême droite mais aussi appeler à la mobilisation le 22 mars pour tenter de contenir la vague brune.

    C’est par exemple le cas de l’Union départementale CGT du Gard qui a tenu un point presse le 18 mars. « Ce dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales a confirmé une menace sans précédent : dans de nombreuses grandes villes et communes de France comme Nice, Toulon, Marseille, mais aussi dans notre département, la droite radicalisée et l’extrême droite sont en passe de s’emparer du pouvoir au second tour. À Beaucaire et Vauvert, le Rassemblement National est déjà aux commandes. Bagnols-sur-Cèze, Nîmes et Alès pourraient basculer à leur tour. Cette situation est d’une gravité extrême », a prévenu le syndicat qui appelle à une « réaction immédiate et massive de toutes celles et ceux qui refusent de voir les ennemis de la démocratie, les adversaires des droits sociaux et des libertés syndicales, diriger nos communes ».

    La culture en danger

    La Ligue des droits
    de l’Homme Languedoc-Roussillon appelle aussi à voter « pour la démocratie, pour l’État de droit et contre l’extrême droite ». « Dans les communes qu’elle dirige, l’extrême droite nous montre son vrai visage : une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, une forte présence policière mais sans tranquillité publique, un délitement de notre État de droit, avec une violation réitérée des décisions de justice. Les victoires municipales servent de vitrine et de tremplin à l’extrême droite : elles banalisent ses discours, installent durablement ses réseaux et préparent ses conquêtes nationales », écrit la LDH qui appelle à des sursauts citoyens à Nîmes, Agde, Narbonne et Carcassonne notamment.

    Patrick Malavieille, vice-président du Département du Gard, délégué à la culture et à l’éducation artistique a aussi convié plusieurs acteurs de la culture gardois mercredi 18 mars pour aussi alerter sur l’impact des politiques d’extrême droite sur le monde de la création. « Après Beaucaire et Vauvert, la perspective de voir le RN prendre les mairies de Nîmes, d’Alès et de Bagnols et leurs intercommunalités, fait peser de très graves menaces sur la culture. Le schéma départemental de la culture, coconstruit avec les acteurs culturels et les collectivités partenaires, ne pourrait supporter le désengagement de ces trois grandes villes. Aujourd’hui, c’est notre devoir que d’alerter les Gardoises et les Gardois sur le devenir de la culture, de l’éducation artistique et de la place des artistes. Les élus RN au conseil départemental comme au conseil régional votent systématiquement contre les budgets culturels », explique l’ancien député.

    Autour de lui, Sylviane Manuel, directrice du Pôle national cirque Occitanie, Olivier Lataste, directeur du Cratère, Scène nationale à Alès et Clément Amouroux directeur du festival Itinérances et coordinateur de l’École Au Cinéma, ont répondu à l’appel. À distance, Émilie Peluchon, directrice de La Maison Danse d’Uzès et Antonin Beaury directeur du Périscope, ont également rejoint l’appel et confirmé les craintes du communiste. Ce point presse faisait aussi suite à l’appel de l’intersyndicale du spectacle vivant public mardi 17 mars à « empêcher l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et de droite radicalisées ».

  • Occitanie : deux femmes qui ont le soutien de Patrick Malavielle à La Grand’ Combe

    Occitanie : deux femmes qui ont le soutien de Patrick Malavielle à La Grand’ Combe

    En 2024, lors des élections législatives provoquées par la dissolution, le futur député parachuté d’extrême droite Alexandre Allegret-Pilot (UDR) avait été tout surpris d’être accompagné sur le marché de La Grand’ Combe par des dizaines d’habitants qui chantaient « L’Internationale ». Le soir du second tour, il n’y récoltait d’ailleurs que 27,90% des voix face à l’Insoumis Michel Sala. Malgré la désindustrialisation, la précarité qui a accompagné la fermeture des mines et l’accueil d’immigrés, l’extrême droite n’est jamais parvenue à s’implanter sur le territoire grand-combien comme elle a été capable de le faire sur d’anciens fiefs du Parti communiste. Lors de la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen y réalisait par exemple 16,5%, en troisième position derrière Fabien Roussel (27,2%) et Jean-Luc Mélenchon (22,8%) et juste devant Anne Hidalgo (14,1%).

    «Nous avons une capacité d’influence qui résiste »

    « La Grand’ Combe est imprégnée par la solidarité, avec une certaine continuité dans les politiques de solidarité qui transpire dans les relations que l’on peut avoir avec le mouvement associatif », explique l’ancien maire de la commune Patrick Malavieille, qui a également toujours su préserver une bonne entente entre le PCF et le Parti socialiste. « J’ai toujours essayé de montrer un lien entre ce qu’on pouvait faire au niveau d’une commune et la relation avec les députés ou avec l’Europe. On a réussi à élargir. Dans la section communiste, nous sommes une vingtaine d’adhérents mais à la présentation des vœux, nous avons 170 personnes. Nous avons donc une capacité d’influence qui résiste ».

    Il faut dire que l’ancien édile s’est toujours battu pour sa ville en multipliant les postes à Alès Agglomération, au Département et même à l’Assemblée nationale (député de 1997 à 2002). Présent sur la liste communiste aux dernières élections européennes, « Mala » avait permis à la tête de liste Léon Deffontaines d’y atteindre les 29,2%. Pour les élections municipales, il restera sur la liste mais en queue de peloton. Il distribuera un tract une semaine avant l’élection pour appeler les habitants à se déplacer massivement dans les bureaux de vote. « Je connais Pascale (Eugène) et Karine (Montenez) depuis très longtemps. La première a été ma secrétaire parlementaire lorsque j’étais député, l’autre a été ma suppléante au Conseil départemental. Elles sont extrêmement attentives aux autres, très généreuses et elles ont su constituer une belle équipe dynamique. Elles ont aussi une vision pour la ville », précise-t-il.

  • [Entretien] Pascale Eugène et Karine Montenez : « Cette idée de duo que nous formons à La Grand’ Combe a plu à tout le monde »

    [Entretien] Pascale Eugène et Karine Montenez : « Cette idée de duo que nous formons à La Grand’ Combe a plu à tout le monde »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Pascale Eugène : Nous avons un très bon accueil à chaque fois que l’on rencontre la population. Nous travaillons depuis le 13 juillet, dès que la liste a été complète, à rassembler les Grand-combiens. Début septembre nous avons invité à la constitution d’un comité de soutien où immédiatement il y a eu une centaine de personnes. On sent qu’il y a de l’envie.

    Karine Montenez : Il y a quinze jours nous avons fait des rencontres dans tous les quartiers de la ville, c’est-à-dire dix rencontres. Nous avons aussi diffusé un questionnaire à la population sur ses attentes. Nous avons eu une centaine de retours. Nous allons désormais présenter la liste et le programme vendredi 20 février à 18 heures à la salle Marcel Pagnol.

    Quelles sont les attentes qui sont ressorties du questionnaire ?

    E.P. : Il est ressorti des questionnements sur l’attractivité du territoire, l’activité économique, le marché etc. Sur la sécurité, il est demandé plus de caméras de vidéoprotection et plus de surveillance autour des écoles. On nous demande aussi plus de ralentisseurs pour lutter contre la vitesse excessive. Il y a également la demande du maintien du service public. Certains sujets ne relèvent pas de la compétence de la municipalité, mais ça nous permet de faire remonter aux services compétents. On nous réclame aussi plus de festivités avec notamment le retour du Corso comme il se faisait avant, le 8 mai.

    Quels seront les projets structurants de votre mandature si vous êtes élues ?

    P.E. : Nous voulons d’abord travailler au développement économique et touristique, avec la commercialisation du Parc régional d’activités économiques. Il y a un projet de nouvelles filières économiques et commerciales sur Pise 2030 Porte Sud avec le réaménagement de l’entrée de la ville. Nous voulons aussi redynamiser le marché hebdomadaire, où nous avons beaucoup de monde qui vient chaque samedi l’été. Nous souhaitons également développer la clause d’insertion sociale et environnementale dans nos marchés publics. Concernant la culture, nous proposons aussi le retour des « Jeudis de l’été ».

    K.M. : Il y a également la volonté d’aménager l’ancien centre Afpa aux Pelouses pour en faire le quartier sportif et culturel, en rassemblant les associations dans cet espace qui est grand, avec un extérieur magnifique. Le premier projet sera l’installation du club de boxe et la rénovation des salles de danse. Nous avons la chance d’avoir un riche tissu associatif et nous voulons les regrouper pour favoriser encore plus les échanges. Nous allons poursuivre les rénovations énergétiques dans les écoles et leur végétalisation. Nous allons aussi mettre en place la cantine à un euro. L’un de nos gros projets sera également la création d’une unité protégée à la maison de retraite pour les personnes désorientées, qui coûte tout de même 15 millions d’euros.

    Que proposez-vous pour renforcer la sécurité ?

    P.E. : Nous allons mettre en place une police municipale de proximité du quotidien car nous n’avons pas de police municipale à La Grand-Combe. L’idéal serait d’avoir deux agents de police municipaux et deux ASVP (agent de surveillance de la voie publique). Le projet n’est pas de se substituer à la gendarmerie, on ne sera pas dans la répression. L’idée, c’est qu’ils soient là aux abords des écoles par exemple quand les gens se garent un peu d’une manière anarchique ou pour les conflits de voisinage. Ils seront là pour les petits tracas du quotidien et les petites incivilités.

    Dans quelle situation sont les finances de la ville ?

    P.E. : Nous sommes dans une situation confortable et saine. Les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées, celles d’investissement aussi. Il y a des emprunts qui se terminent et qui vont nous permettre de réinvestir. Les finances nous permettront d’investir sur des projets structurants. C’est facilitateur de se projeter quand on a des finances saines. Tout ce qui est dans notre projet municipal est réfléchi et budgétisé. On ne dépensera pas ce qu’on n’a pas car nous avons bien conscience qu’avec la baisse de l’engagement de l’État et le fait qu’on soit passé sous la barre des 5 000 habitants, les recettes vont diminuer.

    Depuis juillet, vous vous présentez vraiment comme un duo. Comment comptez-vous exercer les fonctions de maire et de Premier adjoint si vous êtes élues ?

    K.M. : Nous travaillons déjà ensemble depuis 2008 donc les choses se font vraiment naturellement. Pascale était adjointe aux finances durant le dernier mandat, moi à l’éducation donc on a l’habitude de travailler ensemble. Et nous avons construit une liste très rapidement, il y a eu beaucoup d’enthousiasme. Les gens nous connaissent et ils ont vite adhéré à nos valeurs. Cette idée de duo que nous formons a plu à tout le monde. Et nous ne partons pas dans l’inconnu parce que nous avons eu deux mandats d’adjointe chacune. Pour l’instant tout est fluide.

  • Occitanie : deux femmes et un avenir à la Grand’Combe

    Occitanie : deux femmes et un avenir à la Grand’Combe

    Dans la cité communiste, l’église est au centre du village. L’édifice construit par la compagnie des mines, en plein pays camisard, reste l’église catholique la plus vaste du département, dont la voûte de la nef est plus haute que celle de Notre Dame de Paris… Aujourd’hui, elle trône fièrement entre les établissements scolaires, comme un lien entre le passé et le présent. Car l’ancienne cité minière n’a rien perdu de son histoire. À l’entrée de la ville, la « Maison du mineur » et le puits Ricard, classé monument historique, font vivre la mémoire de ces mineurs de fond qui ont contribué à l’essor de la France industrielle.

    Dans la commune, tous les anciens se souviennent de ce passé glorieux et regrettent la désindustrialisation, plongeant le territoire dans la précarité. Cette histoire, parfois fantasmée comme si elle ne s’était jamais accompagnée ni de tragédies (un incendie avait par exemple fait deux morts au puits Ricard en 1938) ni de dureté sociale, se confond aujourd’hui avec une certaine nostalgie chez les plus anciens. Bien sûr, la commune est passée de 14 600 habitants en 1954 à 4 700 aujourd’hui et avec cette chute s’est installée une certaine précarité. Mais La Grand-Combe garde de nombreux atouts.

    « On donne une mauvaise image de La Grand’ Combe, surtout quand il y a un drame. On dit que c’est une ville pauvre. Mais ça, ce sont les gens qui voient le négatif partout parce qu’ici, c’est tranquille, les gens sont sympas. Il y a des animations, beaucoup d’associations, le marché deux fois par semaine et le collège et le lycée. Beaucoup d’anciens regardent la Grand-Combe avec regret, mais ceux qui arrivent sont très heureux  », précise Aude, originaire de Belgique, qui tient une boulangerie dans le centre-ville.

    Près de 70 associations

    Dans la cité gardoise située à quinze minutes d’Alès, le nombre d’associations tutoie en effet les 70. « Ici, on est intégré dans la vie de la ville, en contact avec beaucoup de monde puisqu’on touche des personnes de 3 à 70 ans. On participe à toutes les actions locales comme Charbon Ardent et le carnaval. On essaie de s’intégrer à toutes les festivités », précise Amy-Charlotte, directrice artistique de l’association Soleil dansant, qui compte plus d’une centaine d’adhérents sur la commune.

    L’intégration des jeunes à La Grand’ Combe est un réel enjeu puisque pas moins de 1 264 élèves sont scolarisés dans les quatre écoles et le collège public ainsi que dans l’école, le collège et le lycée privés qui s’y trouvent. Et signe que la jeunesse est au centre des politiques publiques : la commune vient d’inaugurer un city-stade qui avait été soutenu par le conseil municipal des jeunes.

    Une seule liste en mars ?

    Dans ce contexte, les élus sortants partent favoris pour renouveler leur mandat, d’autant que la droite n’a réussi à ravir la cité cévenole qu’une seule fois depuis 1945. Si la maire Laurence Baldit (PCF) a choisi de ne pas se représenter, un duo de femmes a rapidement émergé pour prendre la relève. L’adjointe communiste en charge des finances Pascale Eugène et l’adjointe socialiste en charge de l’éducation Karine Montenez se sont entendues début juillet pour porter un nouveau projet. Elles ont fédéré derrière elles une liste qui s’appuie sur d’anciens élus, mais aussi pour moitié sur une nouvelle génération.

    En face, les opposants peinent à monter une liste. Il se murmurait que le député (UDR) Alexandre Allegret-Pilot tentait de construire une liste mais l’extrême droite reste atone à la Grand-Combe et ne semble pas en mesure de présenter un candidat. Seul Didier Merand, élu en 2020, a annoncé mi-février sa candidature dans la presse. Mais, à moins d’un mois du 1er tour, l’élu d’opposition n’a présenté ni colistier, ni programme et n’a pas commencé à faire campagne. Si bien que beaucoup s’interrogent sur sa réelle capacité à monter une liste.

  • Occitanie : Patrick Malavieille, « La commune reste un îlot de confiance »

    Occitanie : Patrick Malavieille, « La commune reste un îlot de confiance »

    La Marseillaise : Que représentent pour vous, dans le contexte actuel de tensions nationales et internationales, les scrutins municipaux des 15 et 22 mars prochain ?

    Patrick Malavieille : Ces élections municipales de 2026 sont le premier rendez-vous démocratique majeur après une période institutionnelle agitée et dont nous ne sommes pas encore sortis, et la dernière étape avant l’élection présidentielle de 2027. C’est une séquence politique décisive pour la vie des gens.

    Au moment où l’État asphyxie financièrement les collectivités et notamment les communes, c’est l’occasion pour la population de refuser la casse des services publics et de réclamer, haut et fort, la libre administration de nos villes et de nos villages.

    Dans le Gard, mais la question se pose également pour l’Hérault et plus largement l’Occitanie, est-ce que ce scrutin peut réconcilier les citoyens avec la politique ?

    P.M. : Je le crois. Les habitants de nos communes sont profondément attachés à la vie locale, à la proximité. On le voit au travers du mouvement associatif qui reste fort, avec des engagements puissants. On le voit aussi avec des mobilisations locales, pour l’emploi, pour l’école, pour l’hôpital…

    Et en dépit des restrictions budgétaires, il y a beaucoup d’énergie locale, avec des citoyens pragmatiques et ambitieux pour le coin où ils vivent. Je crois que cette énergie pourrait être le levier de la reconstruction du lien civique.

    Pour la gauche, l’enjeu est de conforter des majorités municipales mais aussi de conquérir de nouvelles communes. Je pense notamment à Nîmes. Votre analyse ?

    P.M. : L’enjeu est immense. Reconduire partout des majorités sortantes de gauche, travailler partout pour rassembler autour de projets territoriaux ancrés dans l’intérêt général, voilà à mon sens ce que devrait être notre ligne de conduite.

    Dans les majorités sortantes, les élus communistes travaillent beaucoup et sont reconnus pour leur travail. Il faut l’amplifier. Pas question pour nous, comme l’a rappelé Fabien Roussel à Marseille, de présenter des listes face à des maires sortants, PS, LFI, Verts ou se réclamant de la gauche. Ailleurs, il faut travailler au rassemblement de toute la gauche, pour que nos communes, petites et grandes, soient des points d’appui pour la population. Un rassemblement sur la base d’un projet collectif construit avec les citoyens. C’est la démarche engagée notamment à Nîmes avec Vincent Bouget et Amal Couvreur.

    Face aux défis sociaux, démocratiques et écologiques, nous devons être force de propositions, dans une réflexion renouvelée qui place la commune comme le socle institutionnel majeur en lien avec les intercommunalités, les Départements et les Régions.

    Vous avez été député, maire de la Grand-Combe, vous êtes conseiller départemental. Au regard de vos actions et de votre expérience la question d’une décentralisation réelle se pose-t-elle ?

    P.M. : Cela fait longtemps que l’on en parle. Il y a longtemps qu’elle est promise mais jamais vraiment réalisée. C’est même l’inverse qui se produit depuis quelques années. Il faut redonner aux maires davantage de pouvoir de décision et, j’insiste, d’expérimentation. Les maires sont fatigués de la complexité que nous impose l’État dans de nombreux domaines. L’intransigeance, la tutelle de l’administration centrale sont insupportables. Souvent des décisions prises à Paris sont loin, très loin des réalités du territoire. Exemple : la carte de la politique de la ville… Et parfois, on arrive à des situations ubuesques où l’État en Région, préfets et sous-préfets qui sont souvent à l’écoute des élus locaux, se battent presque contre leurs propres services ! Mais que l’on ne se méprenne pas, les communes ont besoin de l’État, notamment avec des dotations à la hauteur des charges qui leur ont été transférées mais aussi pour accompagner les territoires où l’industrie s’est effondrée. En un mot, ce n’est pas d’un État en moins dont nous avons besoin mais d’un État en mieux.

    Alors que sur le plan national c’est la confusion, les municipales peuvent-elles être un moment de clarification ?

    P.M. : La défiance envers les institutions nationales, Président de la République, Gouvernement, Parlement, atteint des sommets, du jamais vu ! Et dans le même temps, un ancrage demeure encore solide, c’est le lien des Français avec leur commune. Alors que beaucoup de nos concitoyens sont dégoûtés, il faut bien le dire par l’actuelle séquence politique, un récent sondage montre que 70% des Français se déclarent intéressés par les prochaines élections municipales. Cela se vérifie sur le terrain où les élus locaux sont perçus de manière différente. Il me semble que la commune reste un îlot de confiance dans une mer de défiance et notamment ceux qui ont le plus de difficultés peuvent y jeter l’ancre !

    Santé, logements, transports, écoles, services publics, etc. Les priorités sont nombreuses. Comment montrer que l’on peut répondre à ces besoins et tordre le cou à la résignation ?

    P.M. : Il faut partir des réalités locales et des besoins de la population. Et à chaque fois, en faire des batailles publiques en s’appuyant sur les forces vives des localités. L’austérité imposée par l’État aux collectivités locales menace directement nos services publics. L’enjeu de mars 2026 sera de répondre aux besoins de la population par le développement de ces services. Il nous faudra en faire une mobilisation populaire et une question politique majeure par l’intervention des usagers et des travailleurs. Je propose que l’on réfléchisse à la structuration d’une commission locale des services publics par commune en y impliquant les usagers, les agents, cela pour ouvrir un débouché aux luttes locales et contribuer à des avancées immédiates et concrètes. N’attendons pas le grand soir mais travaillons pied à pied pour des jours plus heureux.

    L’extrême droite mène une véritable guerre culturelle et idéologique. Résister est nécessaire mais est-ce suffisant ? Ne faut-il pas aussi la combattre par des projets ?

    P.M. : Le RN et les idées qu’il véhicule, sont un poison pour le pays. Il faut rappeler que ce parti s’est construit sur les vestiges du régime de Vichy, régime contre lequel s’est érigée la République. Cela pour montrer que les attaques continuelles contre les contrepouvoirs, qu’ils soient institutionnels ou médiatiques, ont bien pour objectifs l’affaiblissement du débat public et la ruine de la démocratie. Mais cela ne suffit pas ! Il faut être ambitieux et novateur dans la manière de construire au niveau local les solidarités humaines. Logements, emploi, transports, santé, culture, sport, éducation, sécurité. À chaque fois, prenons bien la mesure de notre capacité à y répondre. Parlons à l’intelligence de nos concitoyens en les requestionnant sur le concept du vivre ensemble. Abordons la question du racisme, de l’antisémitisme, de l’homophobie, des violences faites aux femmes, de la paix, de l’avenir de la planète…

    Mettons en garde aussi contre les vieux refrains réactionnaires, nationalistes, patriarcaux, virilistes. Contre aussi les chansons tristes de déni climatique et du complotisme. Les élections municipales vont nous servir aussi à tout cela.

    Et si, il y a une chose à réarmer en France, c’est bien les consciences. Nous allons nous y employer.

  • Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Sous l’arche millénaire du Pont du Gard, les élus du territoire et les partenaires du projet ont célébré, le 28 octobre, un tournant majeur pour la mobilité durable dans le département. Ce site classé à l’Unesco, témoin d’une autre forme d’ingénierie, devient le point de départ d’un ambitieux réseau de bornes de recharge baptisé ReGARD. Porté par le Territoire d’Énergie Gard – Smeg et confié à Bouygues Énergies & Services, ce projet vise à faire du Gard un territoire exemplaire dans la transition énergétique.

    « Les Romains ont mis cinq ans à construire l’aqueduc, nous deux ans pour faire aboutir notre projet », a lancé avec humour Patrick Malavieille, président de l’EPCC Pont du Gard, lors de l’inauguration des huit premières bornes installées sur le parking rive gauche. Ces équipements, ouverts à tous les usagers, constituent le premier jalon d’un vaste maillage électrique qui doit relier d’ici fin 2027 les 350 communes du département. Le réseau ReGARD, dont le nom résume bien l’esprit de ce projet – « la recharge qui nous relie » – prévoit l’installation de 800 bornes de recharge dans les trois prochaines années, dont une centaine ultra-rapides. Le programme inclut la reprise des 400 bornes existantes du réseau Révéo et l’ajout de 376 nouveaux points. À terme, d’ici 2040, un millier de bornes mailleront le Gard, garantissant à chaque habitant ou visiteur une borne à moins de 20 kilomètres de son trajet.

    « Équité urbain et rural »

    Un objectif que résume Aimé Cavaillé, président du Territoire d’Énergie Gard : « La vision finale est respectée : l’équité entre urbain et rural. » Le déploiement sera assuré conjointement par Bouygues Énergies & Services et Spie CityNetworks, également chargées de la maintenance. Pour Dominique Néel, directeur général délégué de Bouygues Énergies & Services, ce projet est « l’exemple d’une coopération territoriale réussie », entre collectivités, acteurs publics et entreprises privées.

    Le contrat sur 15 ans, représentant un investissement global de 128 millions d’euros par la société d’investissement ElinVest, avec une redevance annuelle de 100 000 euros versée au Smeg et 500 000 euros investis directement sur le territoire. L’objectif est de garantir un taux de fonctionnement de 95% du parc et proposer une offre tarifaire adaptée : les abonnés bénéficieront de réductions pouvant atteindre 20% sur le prix du kWh. Les bornes offriront des niveaux de puissance selon les besoins : en deux heures, une borne standard permettra de récupérer jusqu’à 150 km d’autonomie, tandis que les bornes rapides offriront entre 180 et 300 km en une demi-heure.

    Au-delà de la performance technique, le projet s’inscrit dans une dynamique écologique et touristique. Le Gard, avec ses 6 500 recharges mensuelles déjà comptabilisées sur les anciens réseaux (et plus de 9 000 en période estivale), ambitionne de répondre à la forte fréquentation de ses sites patrimoniaux tout en réduisant son empreinte carbone. À l’horizon 2040, la réduction des émissions est estimée à plus de 350 millions de tonnes de CO2 évitées. « Ce sont deux histoires de la mobilité qui se rencontrent ici au Pont du Gard », résume Dominique Néel, évoquant la passerelle symbolique entre l’ingéniosité antique et la transition énergétique moderne.

  • Le mois du hip-hop s’ancre dans le territoire gardois

    Le mois du hip-hop s’ancre dans le territoire gardois

    Nouvelles dates. Nouveau programme. Un territoire encore plus étendu. Le mois du hip-hop fait peau neuve pour cette nouvelle édition et confirme au passage l’attrait de cette culture urbaine dans la ruralité gardoise. L’événement lancé en 2022 dans le cadre de l’inscription du Breakdance aux Jeux olympiques 2024 de Paris, accompagné par la rénovation du centre d’entraînement de Méjannes-le-Clap, a très vite séduit un large public, bien aidé par le dynamisme de l’association All’Style, l’accueil de la scène nationale du Cratère et le soutien du Département du Gard, qui y a vu un excellent vecteur de solidarité et de créativité.

    « Au Département, nous voulons embrasser l’ensemble des esthétiques. Le hip-hop correspond pleinement au schéma départemental de la culture que nous avons voté et permet de mobiliser plusieurs directions du Département, que ce soit la culture, le sport, la jeunesse et la politique de la Ville puisqu’on va intervenir dans les quartiers dits prioritaires. Avec All’Style, qui est particulièrement performant, nous avons voulu élargir ce qui se faisait sur le bassin d’Alès à l’ensemble du département le travailler sur une période plus longue », explique Patrick Malavieille, vice-président délégué à la culture, au patrimoine et à l’éducation artistique.

    L’international breaking Gard le 26 octobre

    Face aux difficultés d’attirer les meilleurs danseurs mondiaux pour l’International breaking-Gard qui se déroulait initialement fin décembre au Cratère, All’Style a poussé pour décaler le rendez-vous un peu plus tôt dans l’année mais toujours en période scolaire pour que le public continue de répondre présent.
    « Cette année, il y a encore plus de partenaires avec L’Ombrière d’Uzès, la Maison de l’eau à Allègre-les-Fumades ou encore le centre chorégraphique d’Uzès. Nous démarrons mais nous souhaitons aller plus loin. Je suis preneur d’initiatives lancées par d’autres partenaires comme Nîmes métropole ou le Gard rhodanien pour essayer de couvrir la totalité du département  », ajoute l’élu communiste.

    Au total, ce sont donc sept villes représentées avec des événements étalés sur deux semaines entre le 19 octobre et le 1er novembre. Les premiers pas de danse seront donnés à la Maison de l’eau le 19 avant la soirée officielle de lancement le lendemain au Cinéplanet d’Alès, qui accueille un show Bgirls et une projection de film en présence de la réalisatrice Nadja Harek. Le breakdance revient au Cratère, qui sera cette saison sous un chapiteau du fait de travaux sur la scène nationale, du 23 au 25 octobre. La 4e édition de l’International breaking Gard, qui attirera encore cette année les meilleurs danseurs de la discipline, se déroulera exceptionnellement à l’Ombrière d’Uzès. Ce mois se clôturera enfin à Vauvert avec des battles organisées par Urban Arts à la salle Robert Gourdon.

    Signe de l’attrait de l’événement, cette édition 2025 s’attend à battre tous les records avec 12 pays représentés, 100 danseurs professionnels et amateurs sur les différentes scènes, 5 000 spectateurs attendus et un million de followers qui suivront les spectacles grâce au média américain Stance Elements, « le plus important de la culture hip-hop  ». Pas de doute donc que l’événement devrait encore prendre de l’ampleur l’année prochaine.
    Tristan Arnaud