Un géant de l’aéronautique embarque dans le Frégate F-100

Après Airbus, Latécoère et Helibravo Aviação, la société Hynaero, porteuse du projet de nouveau Canadair français Frégate F-100, a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec l’entreprise aéronautique italienne Leonardo, le 23 octobre Cette coopération se fera autour « du développement et de la production de composants structuraux aéronautiques majeurs » pour le programme Frégate F-100 de bombardier d’eau assemblé sur le pôle aéronautique Jean-Sarail d’Istres et dont le premier vol d’essai est prévu en 2030.

« Fort de son expertise reconnue et solidement établie dans les secteurs de l’aéronautique et des structures aéronautiques, Leonardo pourrait bénéficier du statut de fournisseur de premier rang pour la production de structures principales, telles que le fuselage et/ou les ailes », ambitionne Hynaero.

« Opportunités d’export »

Le programme Frégate F-100 « pourrait bénéficier de la complémentarité des compétences et des capacités des deux partenaires dans plusieurs domaines potentiels, notamment la conception, la fabrication, les essais de validation des structures aéronautiques, l’ingénierie, la certification, les essais, l’industrialisation, la maintenabilité, ainsi que la conception et la réalisation de systèmes », développe Hynaero dans son communiqué.

« Leonardo dispose également d’un savoir-faire de longue date, en constante expansion, dans les domaines de la gestion des situations d’urgence aériennes et de la lutte contre les incendies. Cette expertise lui confère des capacités uniques et complémentaires pour contribuer à la lutte contre les feux à l’échelle mondiale », d’après l’entreprise aéronautique française.

Dans la même perspective que lors de la signature du protocole d’accord avec le constructeur d’hélicoptères Helibravo Aviação, Hynaero escompte que « cette collaboration pourrait également soutenir la promotion du programme en Italie et permettre de saisir des opportunités à l’export », en tant que programme à « écosystème européen » qu’annonçait le PDG, David Pincet, en mars dernier. L’entreprise est déjà forte de plusieurs lettres d’intentions de différents acteurs pour 27 appareils, dont 16 pour la Sécurité civile française. Le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi a d’ailleurs sommé l’État de mandater la Direction générale de l’Armement afin d’accélérer la mise en service de l’appareil, espérée dans le meilleur des cas pour 2032.

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