Quelle que soit l’issue de son quart de finale contre Francisco Cerundolo, Clément Chidekh savait déjà qu’il vivait la plus belle semaine de sa carrière. Vainqueur de Botic Van de Zandschulp (38e mondial) et Jacob Fearnley (n°87), l’Arlésien, sorti des qualifications, n’avait pas lâché un set depuis qu’il a mis les pieds à Bruxelles. Ce vendredi, lors de l’ATP 250 belge, le Tricolore n’a pas fait le poids face au grand frère de Juan Manuel. Opposé au 21e mondial, Chidekh a été dominé de la tête et des épaules et a pu constater l’écart qui le sépare des meilleurs joueurs de la planète. Victoire 6-2 6-4 de Cerundolo, qualifié pour le dernier carré, en Belgique.
Dès les premiers points de la partie, le Sud-Américain a imprimé le rythme, mettant les bouchées doubles. Létal, précis dans ses attaques, il a breaké d’entrée son adversaire français (0-2). L’Argentin a ensuite soigné ses jeux de service et n’a pas concédé de balle de break durant la première manche. Ses accélérations dévastatrices, avec notamment des revers long de ligne, lui ont permis de breaker une seconde fois. 6-2 en 29 minutes, le travail était à moitié fait.
Malgré la perte du premier set, Clément Chidekh a continué de s’encourager après certains points clés gagnés. Il a tenté de mettre en difficulté le huitième de finaliste de l’Open d’Australie 2026, mais ce dernier était sur des rails, prêt à toutes les éventualités. À 1 partout dans la seconde manche, Francisco Cerundolo a une nouvelle fois pris le service du Tricolore découvrant entièrement ce niveau, à 25 ans. Sa qualité de retour a frôlé la perfection et le match s’est rapidement terminé. Il aura fallu 1 heure et 16 minutes pour voir le numéro 21 à l’ATP sécuriser une nouvelle demi-finale sur le circuit principal. Une logique, cette fois, respectée.
Des histoires comme celle-ci, la planète tennis en fait naître toutes les semaines. Parfois, un déclic ne tient qu’à un fil. Clément Chidekh n’était à l’origine pas prévu dans le tableau des qualifications à Bruxelles. Après plusieurs désistements, le natif d’Arles y entre et ne va qu’une bouchée de deux Belges : Gilles Arnaud Bailly (6-1, 6-3) puis Gauthier Onclin (6-2, 7-6). Pas une manche lâchée, comme lors de ses deux premiers matches dans le tournoi principal.
Le séjour bruxellois lui a été plus que bénéfique. Avec ce quart de finale, il récolte 50 points supplémentaires, lui permettant d’accéder à la 134e place mondiale. Lundi prochain, lors de l’actualisation hebdomadaire du classement ATP, il accédera donc à son meilleur rang en carrière. Une nouvelle étape clé pour celui qui souffrait d’un syndrome de l’imposteur lorsqu’il grimpait sur le circuit principal. Cette pensée évaporée, le joueur de 25 ans peut voir plus haut et se rapprocher du Top 100 d’ici la fin de l’année. L’ancien universitaire américain a prévu de retourner en Amérique du Nord dans les prochaines semaines, puisqu’il est inscrit aux Challengers de Charlottesville et Knoxville en tant que tête de série. Avec une confiance boostée suite à sa semaine belge.

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