Tag: classement

  • Barbegal, la meunerie du Bas-Empire

    Barbegal, la meunerie du Bas-Empire

    À la fin du Ier siècle av. J.-C., Arles, devenue colonie romaine en 46 avant J.-C., est approvisionnée en eau par un aqueduc dont deux branches captent des sources dans les Alpilles. Elles se rejoignaient à Fontvieille, au Vallon des Arcs. L’eau traversait ce vallon sur un pont-aqueduc de 325m de long et continuait sa course vers Arles par le marais des Baux. C’est au début du IIe siècle après J.-C., que les Romains construisent à Barbegal un second pont-aqueduc parallèle au premier et exclusivement dédié à une meunerie hydraulique.

    Les visiteurs de ce site en accès libre découvrent comment l’aqueduc traversait le rocher de la Pène par une large entaille. L’eau descendait à travers deux canalisations étagées en 8 chutes qui mettaient en marche les roues à aube qui faisaient tourner de 16 à 32 meules de pierre en lave de basalte. Avec un débit estimé entre 240 et 1 000 litres par seconde, cette meunerie, la mieux conservée du monde romain, pouvait produire 4,5 tonnes de farine par jour. Pour l’archéologue Fernand Benoit qui a fouillé le site en 1937, ce complexe a pu être réalisé par l’ingénieur gallo-romain Quintus Candidius Benignus.

    Envahi par la végétation, le site inscrit en zone Natura 2000 manque de lisibilité, de médiation et d’accueil pour le public. La commune prépare sa restauration et sa mise en valeur dans le respect de son classement au titre des monuments historiques.

  • L’ancien palais de justice de Brignoles mis sous protection

    L’ancien palais de justice de Brignoles mis sous protection

    Le ministère de la Culture a ouvert une instance de classement au titre des monuments historiques de l’ancien palais de justice de Brignoles (Var), édifié entre 1839 et 1842. Cette décision ministérielle rare, signée le 20 mai 2026 et qui vient d’être publiée, répond à une demande de l’association Sites & monuments qui avait interpellé en urgence l’État pour sauver l’édifice de 1 000 m2.

    « Le dépôt le 14 août 2025 d’un permis de démolir partiel fait peser une menace directe de transformations irréversibles, d’altérations architecturales substantielles et de perte de lisibilité des volumes et des dispositions d’origine sur cet ensemble d’intérêt patrimonial majeur », a écrit en février Sandrine Rolengo, la déléguée régionale Paca de l’association de défense du patrimoine. Son courrier à Rachida Dati soulignait l’extrême urgence à intervenir. « Dans un contexte de pression foncière et de renouvellement urbain, ces risques appellent une réponse immédiate des pouvoirs publics. »

    « Un ensemble architectural complet »

    Après le départ du tribunal du centre-ville, le bâtiment historique est resté vacant et s’est dégradé jusqu’à l’effondrement partiel de la toiture et de zones de plancher. « La préservation en l’état étant devenue impossible, notamment en raison du coût nécessaire, il a été décidé la démolition partielle du bâtiment, en ne conservant que la façade principale », énonçait, en juin 2025, la mairie de Brignoles dans l’appel d’offres pour sa déconstruction. L’instance de classement garantit désormais la sauvegarde de cet ensemble « dans l’attente de l’instruction d’une mesure de protection pérenne ». « Tous les effets du classement au titre des monuments historiques s’appliqueront de plein droit à cet immeuble pendant une durée d’un an », énonce la décision.

    L’ancien palais de justice est l’œuvre de l’architecte Esprit Lantoin (1787-1856), qui l’a conçu dans un style néoclassique comme « élément central d’un ensemble architectural complet d’édifices construits pour les institutions judiciaires et pénitentiaires sous la monarchie de Juillet ». C’est en réalité tout le pôle judiciaire du XIXe qui mérite d’être sauvé. C’est pourquoi Sites & monuments a demandé que soient également protégées l’ancienne prison, l’ancienne gendarmerie, la place et sa fontaine. « Bien que situés dans le Site patrimonial remarquable de la ville, ces édifices méritent une protection individuelle afin d’assurer leur conservation, leur restauration et leur transmission aux générations futures », vient d’écrire l’association reconnue d’utilité publique au maire de Brignoles, Didier Brémond (LR), pour demander une reconversion de l’îlot plus respectueuse du patrimoine.

  • Faire de l’Étoile et du Garlaban une « réserve de biodiversité »

    Faire de l’Étoile et du Garlaban une « réserve de biodiversité »

    S’appuyant sur son Atlas de la biodiversité lancé en 2022, Aix-Marseille Provence veut créer une « réserve métropolitaine de biodiversité » sur la chaîne de l’Étoile et le massif du Garlaban. Elle va lancer des études de faisabilité en vue d’un classement en zone de protection forte.

    S’inscrivant dans la dynamique de la convention de Rio de 1992 et de la stratégie nationale biodiversité 2030 qui en découle, la Métropole veut doubler la part de ses espaces naturels remarquables protégés d’ici 2035. Aujourd’hui 54% des 314 900 hectares de son territoire ont un statut de protection mais seulement 5% en protection forte.

    Ce ne serait pas pour la collectivité, sa première aire naturelle protégée. Trois sites démonstrateurs ont déjà été inaugurés qui attendent leur classement par arrêté préfectoral de protection de la biodiversité : la Crau du Piboulon entre Alleins et Mallemort porté par une forte mobilisation citoyenne et associative, le Puits de Madame à La Barben et les Versants Nord du Massif de l’Étoile. La création d’une « réserve métropolitaine de biodiversité » sur la chaîne de l’Étoile et le massif du Garlaban se veut le 4e projet structurant.

    Au cœur d’un espace urbain de plus d’1,8 million d’habitants qui comprend 13 communes, la chaîne de l’Étoile et le massif du Garlaban, ce sont 12 254 hectares de territoires naturels à haute valeur écologique, paysagère et patrimoniale. Ils jouissent déjà de deux protections nationales : 10 044 hectares sont inscrits depuis 2007 en zone spéciale de conservation Natura 2000 et depuis 1982 en Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF type I et I).

    Mais ces protections ne suffisent plus face à la pression d’urbanisation, la fréquentation excessive, les feux de forêt, les pollutions diverses, mais aussi le changement climatique et ses conséquences qui accroissent les menaces qui pèsent sur la conservation des habitats naturels. Preuve de cette richesse souvent insoupçonnée, l’Atlas métropolitain de la Biodiversité qui révèle que sur les 6 000 espèces animales et végétales connues, 509 espèces présentent un enjeu de conservation maximal.

    Quid du « Grand parc municipal » ?

    La Métropole a donc lancé, en juin, un appel d’offres afin de désigner une société de conseil et d’ingénierie écologique pour mener des études préalables et des expertises robustes destinées à constituer un dossier de classement de cette future « réserve de biodiversité ». « Le marché sera soutenu financièrement par le Fonds Vert, jusqu’en septembre 2027 », note l’appel d’offres ouvert jusqu’au 31 juillet. Une mission d’animation foncière est également attendue pour approcher les propriétaires dans les zones identifiées à enjeux. Il s’agit de recueillir leur avis, les sensibiliser, les associer à la démarche pour in fine recueillir leur accord de principe.

    Parmi les 1 400 propriétaires fonciers à courtiser, la Ville de Marseille, dont le maire, Benoît Payan (DVG), a fait de la création d’un « Grand parc municipal du pic de l’Étoile » une de ses promesses de campagne. Son projet en lisière ambitionne de renforcer la desserte en bus et le stationnement aux entrées du parc, d’aménager des bancs, des tables, des aires de jeu, des cafés, installer des poubelles, des caméras ou encore de recruter des gardes. Sa compatibilité avec cette future réserve pourrait mettre à l’épreuve son accord de gouvernance passé avec Nicolas Isnard (LR), le président de la Métropole.

  • Sisteron reste « commune touristique » pour cinq ans

    Sisteron reste « commune touristique » pour cinq ans

    Sisteron, « commune touristique » pour cinq années supplémentaires. La ville de 7 000 habitants, nichée au cœur des Alpes-de-Haute-Provence, garde le statut obtenu en 2024. En effet, vendredi 3 juillet, l’arrêté préfectoral permettant à la commune de jouir du nom de « commune touristique » a été renouvelé.

    Une réussite dont se sont félicité le maire, Jean-Pierre Templier (DVD) et son conseiller délégué au tourisme Alain Angelvin. « C’est la reconnaissance de l’attractivité de Sisteron et du travail accompli par tous les acteurs du tourisme », affirme le maire dans un communiqué. Et de souligner le travail de « l’office de tourisme Sisteron Alpes Provençales et les services de la Ville » avant de poursuivre : « Cela nous encourage à poursuivre nos efforts ! »

    Ce renouvellement confirme aussi « le caractère touristique majeur de Sisteron mais aussi la solide réputation de la commune bénéficiant d’une forte notoriété internationale et qui fait aussi partie des 100 plus beaux détours de France, label très prisé et reconnu », apprécient les élus.

    Surnommée la perle de Haute-Provence, la ville a dû remplir plusieurs critères afin d’obtenir cette dénomination dont celui d’avoir un office de tourisme classé. Dans celui de Sisteron, on peut apercevoir un vestige archéologique : les fondations d’un ancien bâtiment. La commune doit également offrir une capacité d’hébergement adaptée à une population non permanente, et organisatrice des animations touristiques régulièrement.

    Une étape

    Pour autant, cette reconnaissance n’est qu’une étape, certes stratégique, vers le renouvellement du classement en station de tourisme obtenu en novembre 2014 et qui en cours d’instruction. Ce classement permet de bénéficier de droits et avantages spécifiques (urbanisme, fiscalité, promotion…) et de renforcer l’attractivité économique et l’image de la Ville.

  • Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Le tournoi international de football espoirs est de retour à partir de ce dimanche 31 mai à 15h en Provence. La Chine affrontera l’Arabie saoudite au Parc des Sports d’Avignon. La compétition se déroulera jusqu’au samedi 13 juin. Dix équipes venues des cinq continents tenteront de succéder à la France, absente pour la première fois du tournoi depuis 2003.

    Une absence notable, mais pas catastrophique pour l’organisation. « La dernière fois que c’était comme ça, il y a eu une finale Portugal-Argentine avec Javier Mascherano et Cristiano Ronaldo sur le terrain. Donc on souhaite la même réussite cette année », tempère Amayes Brahmi, coorganisateur de l’événement. Une absence expliquée par « des raisons budgétaires », qui auraient été avancées par la Fédération française, explique l’organisation, les équipes U21, U18 et U19 étant déjà mobilisées sur différentes compétitions internationales, tandis que les U20 n’ont pas joué depuis la Coupe du monde de leur tranche d’âge, fin 2025.

    Mais les absents n’éclipsent pas les présents. Deux poules de cinq équipes vont se disputer la première place de leurs groupes à Avignon, Aubagne ou Toulon, avant des matches de classement. Avec des pays de « tous les continents », comme le rappelle Laurent Lauricella, coorganisateur. À savoir donc la Chine et l’Arabie saoudite. Mais aussi la République démocratique du Congo, la Tunisie, le Japon, la Côte d’Ivoire, le Venezuela, le Canada, le Portugal et la Colombie. Toutes les rencontres seront également gratuites, « même la finale », insiste l’organisation.

    Plateau relevé

    Les organisateurs insistent également sur le renouvellement des nations invitées, avec le retour du Congo pour la première fois depuis 13 ans, ou du Portugal depuis 2019. Et n’hésitent pas à mettre en avant les grands joueurs qui ont foulé les prés provençaux depuis la création du tournoi, avec notamment quatre Ballons d’or que sont Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Jean-Pierre Papin et Hristo Stoichkov. Mais aussi d’autres grands noms, citant pêle-mêle Thierry Henry, David Beckham ou, plus récemment, Marquinhos et Maghnes Akliouche.

    « On promet du spectacle », ajoute Laurent Lauricella, mettant en avant la moyenne de 70 buts par édition depuis la première édition. Il voit l’équipe ivoirienne comme favorite de cette quinzaine avec des joueurs comme Abdoul Ouattara, qui évolue à Strasbourg en Ligue 1, ou Kader Meïté, transféré pour une trentaine de millions d’euros de Rennes au club saoudien Al-Hilal FC, lors du dernier mercato hivernal. Sans oublier le Portugais Mateus Mané, qui évolue en Premier League anglaise à Wolverhampton, ou encore le Japonais Nick Schmidt, défenseur chez les Allemands du FC Sankt Pauli de Hambourg.

    Tous les matches sont gratuits. Programme complet sur tournoimauricerevello.com

    La Sud ladies cup n’aura pas lieu

    Alors qu’elle se déroulait en préambule du Maurice-Revello, la Sud ladies cup n’aura pas lieu cette année.

    Le comité d’organisation a jugé que les indicateurs actuels ne permettaient pas de garantir aux délégations étrangères le niveau d’accueil et de performance qui a bâti la réputation et l’attrait de ce tournoi féminin réservé aux U20.

    Loin d’être un désengagement, cette pause est présentée comme « une mise en stand-by et nous aimerions relancer le tournoi, si nous trouvons une solution », confie Amayes Brahmi. Le coorganisateur regrette qu’après le lancement en 2018, « il y a eu de belles paroles, mais peu d’actions malgré de belles affluences ».

    M.Ga.

  • Déjà 31 affaires traitées en six mois par la cellule anticorruption du parquet de Marseille

    Déjà 31 affaires traitées en six mois par la cellule anticorruption du parquet de Marseille

    « La cellule anticorruption a vocation à regrouper les dossiers de corruption et d’atteinte à la probité pour avoir une vision transversale et panoramique, assurer un traitement centralisé pour mettre en œuvre des stratégies face à l’infiltration et la pénétration du crime organisé », pose solidement le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessonne, qui a dévoilé hier les premiers résultats de cette « COC » créée il y a six mois, le 1er octobre 2025.

    « Détecter et poursuivre » sont les pivots de cette cellule qui traite tous les corps de métier impactés par un phénomène corruptif en expansion : agents pénitentiaires, policiers, militaires, gendarmes, auxiliaires de justice, avocats, notaires, opérateurs privés à des postes stratégiques, dockers, agents de sécurité, élus, agents publics « jusqu’aux personnels des services judiciaires car nous ne sommes pas épargnés », se désole le procureur dont la cellule a lancé plusieurs enquêtes flash pour des levées de doute rapides. Si les signalements abondent chaque semaine, il n’y a pas toujours au bout des infractions. « On imagine le pire et on trouve de l’incompétence, une erreur de bonne foi, du je-m’en-foutisme, l’absence de tout repère professionnel », observe aussi le procureur.

    « On est très fortement impactés à Marseille »

    « Jusqu’alors on s’arrêtait à l’écume des choses, la face émergée de l’iceberg, que sont les violations de secrets, les consultations de fichiers, les remises illicites d’objets, l’objectif de cette cellule est d‘aller au-delà. » La montée en puissance a été rapide. Partant d’un portefeuille de 17 dossiers récupérés dans différents services, la cellule est montée à 31 dossiers. Le stock actuel est de 28 dossiers, trois dossiers ayant été clôturés : un classement sans suite, une condamnation d’un policier syndicaliste marseillais corrompu (La Marseillaise du 3 avril) et un transfert à la Jirs.

    « On est très fortement impacté par le phénomène à Marseille », reconnaît le procureur qui passe en revue les cas : un élu dont il ne dira rien, deux auxiliaires de justice, six agents des services judiciaires, neuf affaires impliquant des agents pénitentiaires et treize affaires concernant des policiers. Les infractions vont du détournement de fichiers à la corruption passive, de la participation à association de malfaiteurs à la violation du secret professionnel ou de l’instruction. Deux dossiers vont bientôt toucher la barre de la 6e chambre correctionnelle.

    Cartographie des risques

    Une problématique généralisée se dégage sur des recrutements rapides sans enquête sérieuse de moralité, mais surtout la consultation de fichiers avec détournement de données. « C’est un vrai sujet qui impose des réflexions au niveau de l’administration centrale sur la traçabilité, les contrôles aléatoires surtout dans une société totalement numérisée. L’inspection des services judiciaires et l’Agence française anticorruption sont venues la semaine dernière cartographier les risques et les points de fragilités. On attend un retour de cet audit sur les failles de sécurité », explique Nicolas Bessone.

    Cette cellule a pour mérite de redresser des pratiques. Le président du tribunal judiciaire s’est emparé du sujet de l’accès des agents du tribunal aux différents fichiers d’État. La directrice de greffe a procédé à un audit et une remise à plat des droits d’accès des agents, droits qui finissaient par rester ouverts après des mutations internes.

    « Désormais chaque agent du tribunal qui ouvre son ordinateur voit une fenêtre s’ouvrir l’avertissant qu’il traite des données sensibles qui ne doivent faire l’objet d‘aucunes compromissions et dont on pourra vérifier l’utilisation irrégulière », observe le procureur. « La multiplication en quelques années des applicatifs et des fichiers a amélioré le fonctionnement des services mais il a aussi banalisé l’importance des fichiers », note Jean-Yves Lourgouilloux, le vice-procureur chargé de la grande délinquance économique et financière.

  • Plusieurs moulins bas-Alpins primés pour leurs huiles d’olive

    Plusieurs moulins bas-Alpins primés pour leurs huiles d’olive

    Le traditionnel Concours régional des huiles d’olive s’est déroulé, jeudi, dans l’hôtel de Région, à Marseille (1er) et a récompensé 32 moulins, dont 13 dans les Bouches-du-Rhône, plaçant le département en tête en termes d’exploitations récompensées. Parmi les moulins décorés d’une ou plusieurs distinctions : le domaine la Michelle, le moulin Saint-Michel, le moulin des Costes, SCEA château Virant, SAS Virant moulin, le moulin de la Coquille, château Calissane, le moulin Castelas, la Coopérative de la Vallée des Baux-de-Provence, la lieutenante, le mas Sénéguier, le moulin à olives d’Eguilles et enfin le mas des Bories.

    Le Vaucluse arrive en deuxième position avec 12 producteurs récompensés. Dans le lot, six moulins remportent au moins une médaille d’or : le domaine des Grandes marges, SARL Gervasoni, Earl bontemps, La cavalerie, Les templiers de Provence et, en tête de classement avec trois colliers dorés, la bastide Laval.

    Du côté du Var, on compte quatre vainqueurs (moulin du Haut Jasson, Roux Olivier, moulin du Partegal et Sasu Le bastidon). Le département se situe donc à l’avant-dernière place des récompensés, juste devant les Alpes-de-Hautes-Provence, qui totalisent trois moulins décorés : SCEA le moulin de l’Olivette, Bonaventure, Domaine Salvator.

    Plusieurs catégories

    Au total, ce sont 196 huiles qui ont été présentées à un jury d’experts et qui concouraient dans dix catégories différentes. Au niveau national, la région Sud est à l’origine de 65% de la production oléicole et représente donc le premier bassin français du secteur. Environ 3 300 tonnes d’huile sont produites chaque année. « Ce concours est bien plus qu’une simple remise de prix, c’est le reflet de la résilience et de la passion qui animent nos oléiculteurs et nos mouliniers », s’est enthousiasmé Laurent Belorgey, président de France Olive.

  • Amiante à ArcelorMittal : la CGT maintient la pression à Fos-sur-Mer

    Amiante à ArcelorMittal : la CGT maintient la pression à Fos-sur-Mer

    Zidane Mirabet, responsable CGT au pôle juridique, l’affirme : « C’est la dernière ligne droite avant la réponse officielle du ministre du Travail, il ne faut rien lâcher. » Après avoir engagé une procédure pour faire classer l’usine fosséenne d’ArcelorMittal comme site amianté en mars 2025, la CGT attend désormais une décision.

    Sans rester dans l’inaction pour autant. Ce jeudi 12 février, le syndicat a invité les travailleurs du site à un rassemblement d’information en présence du cabinet d’avocats TTLA et des députés insoumis Alma Dufour et Louis Boyard pour maintenir « une pression politique », assume ce dernier.

    « Notre objectif est clair : faire reconnaître une réalité industrielle et sanitaire que les salariés vivent depuis des décennies », assène Stéphane Martins De Araujo, représentant CGT. Pour étayer sa requête, l’organisation syndicale met en avant le suivi médical renforcé de plus de 600 travailleurs en lien avec l’amiante et les nombreuses procédures de danger grave et imminent.

    Maitre Julie Andreu, du cabinet d’avocats TTLA en charge du dossier, affirme que les éléments produits par la CGT « apportent la preuve d’une exposition significative à des calorifuges en amiante ». « Arcelor n’a pas fait de cartographie des risques alors qu’elle en avait l’obligation. Arcelor devrait, avant chaques travaux, faire des repérages pour savoir s’ils vous exposaient ou pas. Arcelor ne le fait pas systématiquement. Nous avons donc estimé et démontré au ministère qu’il y avait non seulement une présence importante d’amiante après 30 ans d’interdiction, mais aussi une réelle négligence dans le cadre de l’information et donc une contamination qui risque de provoquer des maladies professionnelles. »

    Des conclusions suivies par l’Inspection du travail, qui a émis avis favorable au classement en juillet 2025, tout comme la Commission des accidents du travail et des maladies professionnelles. « Ces avis ne sont pas militants, ils sont administratifs, techniques, officiels », affirme Stéphane Martins De Araujo, qui estime qu’« il n’y a plus de débat sur les faits, il ne reste qu’un choix, et ce choix il est politique ». Maitre Julie Andreu prévient : « Si le ministre refusait l’inscription, on irait devant le tribunal administratif et on pourrait même envisager d’autres procédures devant le Conseil des Prud’hommes. » Pour Louis Boyard, « ArcelorMittal doit des comptes à la France ». « Il y a des centaines de millions d’euros d’argent public qui ont été donnés à cette entreprise, c’est pas pour qu’elle soit incapable d’assurer la sécurité des travailleurs. »

  • [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    Cette 4e et avant-dernière étape entre Saint-Christol-lez-Alès et Vauvert (154,84 km, 958 m de dénivelé positif), au profil plus roulant que les deux précédentes malgré de nombreuses petites côtes, a, sans surprise, offert un scénario assez similaire à celui de ses prédécesseuses.

    Un groupe de trois coureurs – Valentin Retailleau (Total Énergies), Tommaso Bessega (Polti) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) – a pris l’échappée au bout d’une dizaine de kilomètres, dans la première boucle autour de Saint-Christol. Celle-ci avait peu de chance d’aller au bout, eu égard au manque de relief de l’étape, mais aussi à la présence du coureur de Total Énergies, toujours dans le coup au général (31e à 29’’). Elle n’a ainsi compté au maximum qu’1’30 d’avance.

    Dans les 30 derniers kilomètres, le peloton a durci la course, reprenant d’abord Bassega, lâché par ses compagnons de fuite, à un peu moins de 13 km de l’arrivée. Ces derniers, eux, ont maximisé leur baroud d’honneur face à un peloton au sein duquel les équipes semblaient s’organiser pour le sprint, mais ont cédé dans les 2 derniers kilomètres.

    Et à l’arrivée, c’est le jeune puncheur belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) qui s’est montré le plus prompt, offrant à l’équipe nordiste sa première victoire de la semaine. Le leader du classement général Lukas Kubis (Unibet Rose – Rockets), très bien placé dès le début du sprint, termine deuxième et conforte sa place de leader avec 13’’ d’avance sur Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) et 16’’ sur Louis Hardouin (Van Rysel – Roubaix), avant le contre-la-montre de dimanche à Alès, qui sera le juge de paix de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges.

    Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM), auteur d’un geste de frustration à l’arrivée à l’égard du vainqueur, considérant avoir été tassé, prend la troisième place.

  • [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    Né à Nîmes, à 18 km de Bellegarde, théâtre de la première étape, Nicola Marcerou participe à sa première Étoile de Bessèges, mais n’a cependant rien d’un novice : « C’est la première course professionnelle à laquelle j’ai assisté. J’étais sur le bord de la route à 6-7 ans, c’était un petit rêve d’y participer », ressasse le coureur de 23 ans, qui entame sa deuxième saison chez les professionnels.

    Cette première étape avait ainsi pour lui « une saveur particulière », d’autant plus qu’elle arpentait des routes qu’il connaît par cœur, « à 5 km de la maison », lui qui habite Manduel. Ses proches étaient ainsi présents au bord de la route, ce qu’il n’a pas manqué de remarquer malgré la concentration : « J’ai entendu mon nom dans la bosse d’arrivée où on est passé trois fois. C’est un boost et une motivation supplémentaire. »

    « Pourquoi pas une journée à l’avant »

    Pour cette grande première, le régional de l’étape est avant tout investi d’un rôle d’équipier. « J’ai pour objectif d’aider le collectif, notamment aller chercher une victoire avec Sandy Dujardin au sprint, et Alexandre Delettre pour le général. Mon but est d’avoir un bon placement pour les mecs, et les accompagner le plus loin possible » détaille-t-il. Avec, dans un coin de la tête, l’idée de « pourquoi pas, passer une journée à l’avant, pour me faire plaisir. »

    Ce n’était pas pour ce mercredi, le jeune puncheur s’échinant à remplir son rôle, sous des averses qui n’ont pas rendu grâce au ciel de son département. « Ce n’est pas de chance, chaque fois que l’Étoile passe à Nîmes il ne fait jamais beau, ça ne reflète pas du tout le temps du reste de l’année », plaide-t-il, non sans chauvinisme. Du reste, la journée aura été « un peu longue, même s’il n’y a pas eu beaucoup de kilomètres. Il y avait du vent mais pas assez pour faire des écarts. C’était un peu stressant avec à chaque tour le placement pour la bosse, qui était le point clé de la course. On avait deux objectifs : ne pas perdre de temps au général pour Alex (Delattre), et une place avec Sandy (Dujardin) qui fait 5e, donc c’est un bon début » se satisfait-il.

    Sur le plan personnel, avec une anecdotique 66e place, « ça a été. Comme je connais ces routes par cœur, j’ai aiguillé l’équipe à l’oreillette. » Avant de profiter de ses connaissances pour se montrer ? « Je pense que l’étape de Vauvert sera intéressante, avec ce circuit final assez cool et deux belles bosses. » Et, peut-être, une belle histoire.