Tag: Belgique

  • Nouvelle cyberattaque contre des grandes enseignes

    Nouvelle cyberattaque contre des grandes enseignes

    Quelque 15 enseignes, sur les 700 détenues par le groupe Carrefour en Belgique ont été touchées par cette attaque, similaire à celle intervenue récemment en France, qui a provoqué une remontée des températures dans les installations frigorifiques, a affirmé Mich Vergauwen, porte-parole du groupe Carrefour.

    Quelques dizaines de magasins Delhaize, une quinzaine d’Intermarché et cinq magasins du groupe belge de distribution Colruyt ont également indiqué à l’AFP avoir été concernés par des incidents similaires, dans la nuit de dimanche à lundi, sans toutefois confirmer qu’il s’agissait d’une cyberattaque.

    « En raison de cyberattaques, il n’y aura aucun produit dans les rayons réfrigérés et congélateurs », pouvait-on toutefois lire lundi matin sur une affichette apposée sur la vitrine d’un réfrigérateur d’un magasin Delhaize situé à Boortmeerbeek, à quelque 30 km dans le nord-est de Bruxelles. Le groupe Ikea a précisé de son côté que les installations de son magasin à Mons (sud de la Belgique) avaient été la cible d’une cyberattaque, mais qu’aucune autre enseigne de l’enseigne suédoise n’avait été affectée. « Vers 03h du matin, la température des congélateurs a augmenté soudainement », a précisé à l’AFP Colombine Nicolay, porte-parole du groupe Ikea. L’impact en Belgique est toutefois resté limité, tant dans les enseignes Carrefour que celles d’Intermarché, ont assuré à l’AFP leurs porte-paroles. L’ouverture des magasins concernés n’a ainsi pas été affectée par cet incident. Peu de marchandises ont été jetées, a également assuré le porte-parole d’Intermarché en Belgique, soulignant que dans certains magasins le réapprovisionnement avait pu parfois se faire avant même l’ouverture.

    En Suède, plusieurs supermarchés ont constaté une hausse spectaculaire de la température dans leurs réfrigérateurs et leurs congélateurs lundi matin, les contraignant à jeter des denrées alimentaires avariées. Ces incidents, qui se sont tous produits dans la nuit de dimanche à lundi, rappellent ceux intervenus en France dans la nuit du 12 octobre. Des centaines de supermarchés français avaient alors été victimes d’une cyberattaque « inédite » visant leurs installations frigorifiques, suscitant des craintes en matière de sécurité alimentaire. Au moins 300 points de vente Intermarché/Netto, moins d’une centaine du réseau de Coopérative U, « plusieurs magasins » du groupement E.Leclerc, 80 supermarchés Carrefour et une trentaine de Monoprix avaient été concernés par cette attaque.

  • Ailleurs en Europe, la jeunesse aussi se révolte

    Ailleurs en Europe, la jeunesse aussi se révolte

    Ils veulent étudier dans des conditions dignes, rejettent la casse des services publics et la militarisation de l’économie, exigent de pouvoir vivre de leur travail, habiter dans des logements salubres aux loyers décents quand certains dénoncent la corruption de leurs dirigeants. Ils rejettent la politique néolibérale qui leur a été imposée par leurs aînés et dont ils subissent les conséquences. Loin d’ouvrir le dialogue, les capitales européennes choisissent la répression. En Espagne, au Portugal, en Belgique, en Italie mais aussi en Grèce, en Albanie et en Serbie, cette jeunesse qui rêve d’un monde meilleur et plus juste ne recule pas et déambule dans les rues, solidaire, s’inspirant des luttes de son voisin.

    Témoignages recueillis par Laureen Piddiu à lire ci-dessous

    En Espagne, « le reflet de la crise du logement »

    Au Portugal, « l’extrême droite en puissance » En Serbie, « contre la corruption »

    En Albanie, « on ne trouve pas de travail »

    En Belgique, « la militarisation signifie la casse de nos services publics »

    En Serbie, « contre la corruption »

    En Italie, « transformer la colère, un défi »

    En Grèce, « pour la guerre, il y a de l’argent !

  • [La jeunesse européenne se révolte] En Belgique, « la militarisation signifie la casse de nos services publics »

    [La jeunesse européenne se révolte] En Belgique, « la militarisation signifie la casse de nos services publics »

    La protestation, partie des régions francophones, s’est, peu à peu, étendue au reste du pays et au monde du travail. Les syndicats CSC, la FGTB et Synova, appellent à une journée de mobilisation le 23 novembre prochain, contre les mesures austéritaires prévues par le gouvernement « ces préoccupations méritent des réponses politiques à la hauteur des enjeux. Les organisations syndicales refusent que l’ajustement des finances publiques se fasse une fois de plus sur le dos des travailleurs, des allocataires sociaux et des services publics », dénoncent-ils dans un communiqué publié ce mercredi.

    Octave Daube, député du Parti du travail de Belgique (PTB)

    « Le mouvement a commencé au printemps 2025. Nous avons des ministres qui sont à l’offensive pour casser l’enseignement et ont forcé les profs à travailler plus pour le même salaire. Les élèves du secondaire sentent que c’est leurs conditions de travail qui vont être dégradées par les attaques sur leurs enseignants. Au même moment, l’enseignement supérieur subi toute une série d’attaques avec le coût des frais d’inscription qui est passé de 835 euros à 1 200 euros d’une année à l’autre. Ces jeunes ont repris la mobilisation à la rentrée en bloquant les établissements, manifestant et se formant politiquement. La génération qui se lève est impressionnante. Partout en Europe, la jeunesse a conscience que la militarisation du continent à vitesse grand V signifie la casse de tous nos services publics. »

  • [Tennis] L’ascension se poursuit pour l’Arlésien Clément Chidekh

    [Tennis] L’ascension se poursuit pour l’Arlésien Clément Chidekh

    Quelle que soit l’issue de son quart de finale contre Francisco Cerundolo, Clément Chidekh savait déjà qu’il vivait la plus belle semaine de sa carrière. Vainqueur de Botic Van de Zandschulp (38e mondial) et Jacob Fearnley (n°87), l’Arlésien, sorti des qualifications, n’avait pas lâché un set depuis qu’il a mis les pieds à Bruxelles. Ce vendredi, lors de l’ATP 250 belge, le Tricolore n’a pas fait le poids face au grand frère de Juan Manuel. Opposé au 21e mondial, Chidekh a été dominé de la tête et des épaules et a pu constater l’écart qui le sépare des meilleurs joueurs de la planète. Victoire 6-2 6-4 de Cerundolo, qualifié pour le dernier carré, en Belgique.

    Dès les premiers points de la partie, le Sud-Américain a imprimé le rythme, mettant les bouchées doubles. Létal, précis dans ses attaques, il a breaké d’entrée son adversaire français (0-2). L’Argentin a ensuite soigné ses jeux de service et n’a pas concédé de balle de break durant la première manche. Ses accélérations dévastatrices, avec notamment des revers long de ligne, lui ont permis de breaker une seconde fois. 6-2 en 29 minutes, le travail était à moitié fait.

    Malgré la perte du premier set, Clément Chidekh a continué de s’encourager après certains points clés gagnés. Il a tenté de mettre en difficulté le huitième de finaliste de l’Open d’Australie 2026, mais ce dernier était sur des rails, prêt à toutes les éventualités. À 1 partout dans la seconde manche, Francisco Cerundolo a une nouvelle fois pris le service du Tricolore découvrant entièrement ce niveau, à 25 ans. Sa qualité de retour a frôlé la perfection et le match s’est rapidement terminé. Il aura fallu 1 heure et 16 minutes pour voir le numéro 21 à l’ATP sécuriser une nouvelle demi-finale sur le circuit principal. Une logique, cette fois, respectée.

    Des histoires comme celle-ci, la planète tennis en fait naître toutes les semaines. Parfois, un déclic ne tient qu’à un fil. Clément Chidekh n’était à l’origine pas prévu dans le tableau des qualifications à Bruxelles. Après plusieurs désistements, le natif d’Arles y entre et ne va qu’une bouchée de deux Belges : Gilles Arnaud Bailly (6-1, 6-3) puis Gauthier Onclin (6-2, 7-6). Pas une manche lâchée, comme lors de ses deux premiers matches dans le tournoi principal.

    Son meilleur classement en carrière lundi

    Le séjour bruxellois lui a été plus que bénéfique. Avec ce quart de finale, il récolte 50 points supplémentaires, lui permettant d’accéder à la 134e place mondiale. Lundi prochain, lors de l’actualisation hebdomadaire du classement ATP, il accédera donc à son meilleur rang en carrière. Une nouvelle étape clé pour celui qui souffrait d’un syndrome de l’imposteur lorsqu’il grimpait sur le circuit principal. Cette pensée évaporée, le joueur de 25 ans peut voir plus haut et se rapprocher du Top 100 d’ici la fin de l’année. L’ancien universitaire américain a prévu de retourner en Amérique du Nord dans les prochaines semaines, puisqu’il est inscrit aux Challengers de Charlottesville et Knoxville en tant que tête de série. Avec une confiance boostée suite à sa semaine belge.

  • [Entretien] Peter Mertens, PTB : « Porter une grille d’analyse marxiste qui n’est plus enseignée »

    [Entretien] Peter Mertens, PTB : « Porter une grille d’analyse marxiste qui n’est plus enseignée »

    La Marseillaise : Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

    Peter Mertens : Il y a tellement de choses qui changent dans le monde, on est dans une ère très violente avec l’extrême droite qui monte ainsi que la répression. Pour beaucoup de gens, il est difficile de voir le fil rouge dans tous les événements. Je voulais avoir un outil à donner, pour comprendre quelles sont les forces économiques et les intérêts derrière. Porter une grille d’analyse critique marxiste qui n’est plus enseignée ni à l’école ni dans les syndicats. La question n’est pas de savoir si Donald Trump est fou ou non mais de voir ce qui se passe réellement avec l’empire américain et pourquoi il se trouve au début du déclin. Comprendre le monde, c’est le premier pas pour le changer.

    Qu’est-ce que vous définissez par « l’ère trumpienne » ?

    P.M. : L’ère trumpienne, c’est surtout un accélérateur du nationalisme économique, de la guerre commerciale, la guerre des tarifs, des guerres impérialistes et dans la destruction du droit international. On a déjà vu que sous Obama, il y avait le « pivot vers l’Asie », en définissant la Chine comme l’ennemi principal. Dans mon précédent livre Mutinerie, j’avais écrit que c’était la fin d’un pan du néolibéralisme et qu’on entrait dans une nouvelle ère qui n’avait pas encore de nom.

    C’est ce qui est théorisé dans le Projet 2025 ?

    P.M. : Derrière Trump, il y a tous genres de cercles de réflexion, de puissances économiques, théoriques, parmi lesquels la Heritage Foundation. Cette organisation d’extrême droite estimait qu’elle n’avait pas pu opérer autant de changements qu’espérés durant le premier mandat de Donald Trump. Ils en ont tiré des leçons et écrit Mandate for Leadership (ou Mandat pour le leadership) un document de 900 pages, aussi connu sous le nom de Projet 2025, pour le second mandat. Leur objectif premier est d’assainir l’État, d’écarter les démocrates, les syndicalistes, les gens critiques de toutes fonctions de l’État et de la justice. Deuxièmement, c’est de donner de plus en plus de pouvoir au président seul. Troisièmement, c’est d’entamer une bataille économique et politique vis-à-vis des contre-pouvoirs dont les syndicats et en particulier ceux de l’enseignement. Enfin, la quatrième partie est de renforcer la militarisation de la police. Tout ce qui se passe en ce moment était déjà préparé scientifiquement : le déploiement de l’ICE, la militarisation des blue cities, les villes qui sont contrôlées par le Parti démocrate [dont la couleur officielle est le bleu, Ndlr.]. C’est un manuel de l’extrême droite dont le but est la concentration de tout le pouvoir aux mains du président et l’écartement de tout contre-pouvoir. Je crois que les macronistes du monde sont un peu jaloux sur ce plan.

    Ce que vous pointez en tant que guerre culturelle comme alternative à la lutte des classes ?

    P.M. : Il y a une volonté qui est écrite dans le Projet 2025 de Heritage Foundation, de nommer tout ce qu’on n’aime pas comme une infiltration marxiste dans l’État, comme antifasciste. En juillet dernier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rassemblé 77 pays sous le drapeau de la lutte contre le terrorisme d’extrême gauche, en présence de pays européens dont la Belgique et le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Ils préparent l’interdiction des forces de gauche, des syndicats et leur criminalisation sous le nom de terrorisme d’extrême gauche ou d’antisémitisme. On l’avait vu déjà contre Corbyn en Angleterre, Die Linke à Berlin et contre nous. Ils utilisent tous ces grands mots pour instaurer un genre d’autoritarisme et des lois d’exception en Europe. Un des mécanismes, c’est de criminaliser la résistance des écoliers, des lycéens, de la CGT, des manifestations, etc. Si on prend un petit peu de recul, ce qui se passe à Bruxelles, à Paris ou à Dublin, cette volonté de criminaliser la contestation sociale parce qu’on n’a plus la volonté de négocier, ça vient immédiatement du manuel de la Heritage Foundation. Ce n’est pas encore le fascisme mais un processus de fascisation qui est en cours.

    Cette criminalisation vise
    les jeunes qui manifestent
    en Belgique et en France
     ?

    P.M. : Dans les années à venir, il y aura des mobilisations partout. On le voit déjà maintenant, une grève générale se prépare en Italie, il y a un grand mouvement de contestation, en Irlande et même aux Pays-Bas et en Allemagne où les syndicats étaient un peu endormis. Et ce, parce qu’il y aura de la casse sociale partout. Au début de mon livre, je parle du ministre belge de la Défense Theo Francken qui dit clairement vouloir aller vers un modèle américain où il y a beaucoup plus d’argent qui est injecté dans le militaire et moins dans la sécurité sociale. C’est la même chose en France avec un budget qui prévoit l’austérité pour tous les ministères sauf pour celui des Armées. Le livre commence avec l’école allemande de Domschule où l’eau s’infiltre dans les salles de classe, c’est ce qui se passe ici en Belgique ainsi qu’en France. On ne part pas d’une situation neutre : après trois décennies de néolibéralisme, de sous-investissement dans l’enseignement et les soins de santé, les services publics se sont détériorés. Ce choc-là a déjà lieu en Europe. Je suis super content que la jeunesse en France soit dans la rue. Les exigences, les revendications, que ces lycéens portent, ce sont celles de toute la jeunesse de l’Europe. Les jeunes allemands les écoutent et s’en inspirent. Il y aura de la révolte contre la casse sociale, des questions autour de l’enseignement, des retraites, des soins de santé, que l’on doit lier à l’antimilitarisme. On n’est plus dans la même logique néolibérale. On est en train d’aller vers une logique de militarisation de l’État, de pensée par bloc, de guerre commerciale. Lier la lutte contre la militarisation et contre l’austérité, c’est un enjeu majeur dans les années à venir. C’est à cela que sert ce livre.

    Vous citez une étude menée aux Pays-Bas qui révèle que les trois quarts des jeunes interrogés sont hermétiques à la propagande belliciste. Ils rejettent cette vision de la société qu’on veut leur imposer ?

    P.M. : Les États Européens vont dépenser 8 000 milliards d’euros dans le militaire. On a déjà investi trois fois plus en Europe que la Russie. On dispose déjà de quatre fois plus de navires de combat que les Russes, de trois fois plus d’artillerie, deux fois plus de chars, d’avions de combat, etc. Mais on nous dit que non, ça ne suffit pas, il faut huit fois plus ! Il faut la casse sociale pour payer tout ça. On est en train de construire pas seulement une armée de défense européenne mais aussi une armée impérialiste. Il y a beaucoup de gens qui sentent ça et disent « notre futur ce n’est pas de crever dans un pays que je ne connais pas pour les intérêts de dirigeants, qu’ils aillent combattre eux-mêmes ». Trois fois déjà il y a eu des grèves écolières en Allemagne et en Belgique, ce qui impressionnant parce que la culture de lutte des classes n’est pas grande comme en France. Ces jeunes sont de plus en plus conscients que dans une guerre, ce n’est pas les enfants des riches qui crèvent, mais ceux de la classe ouvrière. Au niveau de la gauche, des communistes, notre tâche c’est porter de l’espoir, pas de manière naïve mais en montrant le fait que les gens ne se laissent pas faire, qu’ils se mobilisent et s’organisent.

    Aux Éditions Agone, 22 euros

  • Les Bleus version « Zidane » en quête de repères

    Les Bleus version « Zidane » en quête de repères

    Il commence donc son mandat à la tête de l’équipe de France par un succès. Zinédine Zidane a ouvert son compteur de victoires, vendredi, à l’occasion de la première journée de Ligue des Nations contre la Turquie (1-0), grâce à un but signé Kylian Mbappé.

    Mais le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France a dû céder sa place dans la foulée en se tenant le genou gauche. Un coup dur d’entrée pour Zidane, qui a annoncé après la rencontre que l’attaquant allait rentrer se soigner à Madrid en raison d’une « lésion tendineuse » et qu’il ne sera pas remplacé dans le groupe tricolore.

    Plus de peur que de mal finalement d’après le média espagnol la Cope : Kylian Mbappé sera absent pendant 2 semaines, soit jusqu’à la fin de la trêve.

    En son absence, le brassard de capitaine devrait revenir entre les mains du Ballon d’Or 2025, Ousmane Dembelé, en cas de titularisation. Il porterait ainsi cette responsabilité pour la première fois au coup d’envoi d’un match international.

    La prochaine journée de Ligue des Nations se tient ce lundi (20h45) en Belgique. Portés par un Kévin De Bruyne magistral, les Diables Rouges ont réalisé une brillante performance en s’imposant face à l’Italie (2-0), grâce au Parisien Mika Godts et Dodi Lukebakio. Comme chez les Bleus, ce succès du « plat pays » marque le début d’une nouvelle ère sous le commandement du Néerlandais Mark Van Bommel.

    Deux forfaits belges

    Si Zinédine Zidane a perdu le soldat Mbappé en cours de route, l’ancien capitaine du Bayern Munich a lui annoncé deux joueurs forfaits pour la rencontre dans ses rangs : Leandro Trossard et Mike Penders. « Nous devons voir comment leur situation évolue. Je ne peux rien dire de plus à ce sujet », a-t-il ajouté.

    Le joueur de Besiktas souffre d’un œdème osseux au talon tandisque le gardien de Chelsea est touché par une légère blessure au quadriceps. Le nouveau sélectionneur de la Belgique en a également profité pour faire un petit commentaire sur la blessure de la star française. « C’est un joueur de moins pour la France. Il est important, mais ils ont d’autres bons joueurs », a glissé Van Bommel, persuadé que le secteur offensif des Bleus, composé de Dembélé, Olise et Barcola, peut faire des ravages.

    Par ailleurs, le nouveau capitaine a été encensé par la légende du football français. « C’est un joueur intelligent dans sa façon d’aller presser. Il a toujours un œil derrière, il va presser », a expliqué Zidane, pour qui le match face aux Diables Rouges sera un bon test pour jauger la valeur de son groupe.

    2e journée – Ligue des Nations

    Lundi 28 septembre,
    au stade du roi Baudoin, à Bruxelles

    Arbitre : Rade Obrenovic (SLO)

    BELGIQUE (probable) : Lammens – Castagne, Debast, Theate, De Cuyper – Raskin, Tielemans, De Bruyne – Lukebakio, Openda, Godts. FRANCE (probable) : Maignan – Lacroix, Koundé, Upamecano, Diouf – Da Cunha, Cherki, Rabiot – Dembélé, Barcola, Olise.

  • Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine

    Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine

    À plus de 7 000 kilomètres du soleil marseillais, Noa Nsonsa-Kitala s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie américaine. Sélectionné par les Black Hawks de Waterloo, club évoluant en USHL, le plus haut niveau du hockey sur glace junior aux États-Unis, l’attaquant franco-belge, passé par les Spartiates de Marseille ces deux dernières saisons, poursuit son apprentissage avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa jeune carrière. « C’était un peu compliqué au départ, surtout à cause du décalage horaire, mais je me sens bien », confie le jeune homme de 19 ans.

    Il a également dû s’adapter à un nouvel environnement, au sein d’une famille d’accueil installée à Hudson, une petite ville de 2 500 habitants située au cœur de l’Iowa, un État notamment connu pour son agriculture. « Il y a beaucoup plus de champs qu’à Marseille », sourit Noa. L’attaquant, natif de Mons, en Belgique, n’a toutefois pas vraiment eu le temps de découvrir les environs depuis son arrivée, à la fin du mois d’août. Il a fait ses premiers pas avec ses nouveaux coéquipiers lors du camp d’entraînement, où il a effectué de nombreux tests et participé aux matches de pré-saison. « On m’a directement dit que j’avais une très bonne vitesse », souligne celui qui doit principalement améliorer son « jeu physique », selon ses entraîneurs.

    Un rêve de gosse

    Pour Noa, rejoindre les États-Unis pourrait, à terme, lui ouvrir les portes de la NHL, le championnat nord-américain considéré comme le plus prestigieux au monde. Depuis 2011, 28 anciens joueurs des Black Hawks ont ainsi fait leurs débuts dans la Ligue majeure. « J’essaie de me focaliser sur le présent, mais quand tu vois les noms de tous ces gars qui ont été à ma place et qui évoluent aujourd’hui au plus haut niveau, ça donne envie », confie le joueur formé aux Brûleurs de Loups de Grenoble, l’un des deux seuls Français à évoluer en USHL cette saison, avec Paulin Hostein, passé par les Jokers de Cergy-Pontoise. « Mais je vais d’abord devoir montrer ce dont je suis capable », ajoute l’international tricolore, qui vit, de l’autre côté du globe, un véritable rêve de gosse.

  • Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Si la France, qui jouait dans la nuit son quart de finale face au Maroc, épate avec son jeu offensif, l’Espagne, autre équipe citée parmi les principales favorites du tournoi, impressionne avec sa solidité, peu importe l’adversaire.

    La Roja, pas toujours brillante dans le dernier tiers, est la seule équipe présente en quarts à ne pas encore avoir encaissé de but. Le gardien de Bilbao, Unaï Simon, n’a subi que six tirs cadrés en cinq matches. « Défensivement, nous sommes très bien structurés, nous savons tous ce qu’il faut faire », a expliqué mercredi à l’AFP le portier remplaçant Joan Garcia.

    « Je pense que l’important pour un gardien, c’est d’éviter des frappes plutôt que d’arrêter, éviter qu’on arrive jusqu’à toi, que ce soit avec une couverture défensive, en sortant sur un ballon aérien, en interceptant un centre à ras de terre… Ce sont des choses qui ne figurent peut-être pas dans les statistiques, mais qui, pour un gardien et pour une équipe, sont importantes. Cela montre que le plan que nous suivons pendant les matches est bon », a-t-il ajouté.

    Peu mise en danger, une Roja prudente a attendu le temps additionnel pour frapper avec Mikel Merino au tour précédent face au Portugal (1-0). L’équipe semble avoir encore une marge offensive notamment avec Lamine Yamal, qui a attaqué le tournoi blessé, et n’a inscrit qu’un seul but pour l’instant, de quoi le laisser boudeur en 16e face à l’Autriche (3-0).

    Sacrée en 2010 en confisquant le ballon pour deux buts encaissés en sept rencontres, la Roja a repris ses bonnes habitudes, elle qui n’avait plus franchi les 8e de finale depuis.

    L’énigme belge

    Après deux nuls et un début de tournoi poussif, la Belgique a enchaîné trois succès, dont un miracle en 16e de finale face au Sénégal (3-2), avant un match référence face à l’organisateur Team USA (4-1).

    Alternant entre un jeu mollasson et des phases très inspirées, les Diables Rouges ont eu 18 titulaires différents, au gré des schémas du sélectionneur Rudi Garcia, qui n’hésite pas à attaquer les statuts des cadors, comme Kevin De Bruyne, même pas entré en jeu en huitièmes.

    Imprévisible, la Belgique, qui voit parfois ses joueurs s’invectiver en plein match (Iran, Sénégal), peut s’appuyer sur son roc Thibaut Courtois dans les buts.

    « La situation est un peu similaire au quart de finale en 2018 face au Brésil [victoire
    2-1, Ndlr.], ils étaient favoris, ils avaient plus de qualités individuelles, mais on était une grande équipe tous ensemble, comme maintenant », a commenté mercredi le portier du Real Madrid lors d’un point presse où il aura jonglé entre anglais, français, flamand et espagnol.

    Espagne – Belgique

    SoFi stadium, 21 heures.

    Arbitre : Michaël Oliver.

    ESPAGNE : Simon – Porro, Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri, Pedri – Yamal, Olmo, Baena – Oyarzabal.

    BELGIQUE : Courtois – Castagne, Mechele, Ngoy, de Cuyper – Raskin, Vanaken – Lukebakio (ou Doku), Tielemans, Trossard – de Ketelaere (ou Lukaku).

    Le vainqueur de ce match affrontera en demi-finale,
    celui de France – Maroc,
    mardi 14 juillet à Dallas..

    ET AUSSI

    La très longue attente suisse

    En battant la Colombie aux tirs au but (0-0, 4-3) dans la nuit de mardi à mercredi, la Suisse a mis fin à une très longue attente.

    La Nati n’avait plus atteint les quarts de finale d’une coupe du Monde depuis 1954. Après une longue attente de 72 ans, et trois échecs consécutifs en huitièmes de finale, les coéquipiers du Rennais Breel Embolo ont brisé le plafond de verre et espèrent ne pas s’arrêter là.

    Adieu au Canada

    Le huitième de finale Suisse – Colombie s’est joué à Vancouver. C’était le dernier match de ce mondial disputé au Canada.

    À présent, tout va se concentrer aux États-unis. Les quarts de finales répartis entre Boston, Los Angeles, Miami et Kansas City. Les demi-finales se joueront à Dallas et Atlanta, la petite finale à Miami et la finale à New York.

    La Norvège toujours là

    La Norvège s’avance vers son premier quart de finale de Coupe du monde, vendredi à Miami, en ayant déjà prouvé son statut d’outsider. Elle se prépare à défier des Anglais qui ont fait parler leur expérience pour sortir des pièges congolais et mexicains.

    Portés par Erling Haaland, déjà auteur de sept buts pour son premier Mondial, les Norvégiens ont déjà passé plusieurs tests en haute altitude face à de solides sélections.

    Après s’être imposés face au Sénégal en phase de groupes (3-2), ils ont successivement battu sur le même score (2-1) une chatoyante Côte d’Ivoire puis un Brésil moins reluisant.

    Seul accroc, une large défaite contre la France (4-1). Un résultat qu’il convient de pondérer, car le sélectionneur avait aligné une équipe bis, les Norvégiens ayant assuré leur place en seizième de finale.

  • La flèche Paul Seixas tape dans le mille en Belgique

    La flèche Paul Seixas tape dans le mille en Belgique

    Qualificatifs et superlatifs vont sérieusement commencer à manquer. Paul Seixas est un phénomène, personne n’en doutait. Mais face au Mur de Huy (1,4km à 8,9% de moyenne), juge de paix de la Flèche Wallonne, les doutes étaient permis quant à sa capacité à l’emporter. Sur le papier, il y avait de la concurrence, en condition de course, il n’y en a pas eu. Le coureur de la Decathlon-CMA CGM est devenu le plus jeune vainqueur de la semi-classique belge, à seulement 19 ans.

    Dans ce dernier kilomètre d’effort, le Lyonnais a géré son rythme. Après son repérage de la veille, il avait bien vu que s’enflammer, sur ce type de côte, pouvait coûter cher. À 800 mètres de la ligne, Seixas était déjà devant. Il a observé ses adversaires, avant de démarrer à 400 et porter le coup de grâce à 200 mètres pour s’imposer avec 3 secondes d’avance sur le surprenant suisse Mauro Schmid. Ben Tulett a terminé 3e, juste devant Benoît Cosnefroy. La moitié du top 10 est composée de Français. C’est la 35e victoire tricolore cette saison, une marque largement plus élevée que l’Italie et ses 23 succès depuis janvier.

    « Il peut être bon sur

    tous les terrains »

    Paul Seixas a été grand prince lors de sa première réaction, après la ligne d’arrivée. C’est à l’équipe qu’il a pensé, lorsque la première question lui a été posée. « Avant tout, je voudrais remercier tous mes coéquipiers, qui, dès le départ ont contrôlé l’échappée, m’ont replacé », a-t-il directement déclaré. Avant d’enchaîner : « Je suis content de conclure, c’est incroyable. C’est énorme, parce que l’année dernière je regardais la course devant la télé. Je savais qu’il fallait mettre un tempo dès le pied pour user un peu tout le monde. J’ai essayé de jauger mes adversaires et j’ai décidé d’attaquer au meilleur moment. »

    Une analyse simple, comme si le plan avait été déroulé sans accroc. Léo Bisiaux, Jordan Labrosse et Paul Lapeira ont excellemment emmené leur leader dans le final. Tour à tour, les hommes de la formation mi-marseillaise, mi-lilloise, ont permis au vainqueur du Tour du Pays basque d’être dans les meilleures conditions au moment fatidique. Même ses adversaires ont été bluffés, sans être vraiment surpris par l’ampleur de la performance de Paul Seixas. Benoît Cosnefroy témoignait, après s’être dépouillé à Huy. « Paul a montré qu’il était le plus fort, c’était le patron. Comme quelqu’un comme Tadej, il montre qu’il peut être bon sur tous les terrains ».

    Les rendez-vous continuent pour le Français de 19 ans, qui fera face, dès dimanche, à Tadej Pogacar et Remco Evenepoel lors de son premier Liège-Bastogne-Liège. Et il est déjà prêt pour ce dernier Monument du printemps. « Je me battrai et aujourd’hui, j’ai montré que j’étais en forme. » Cochez la date dans votre agenda, Seixas visera un nouveau podium de prestige en Belgique.

  • L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    Bruges. Comme en 1993, l’OM s’y rend avec une idée en tête. Cette fois, il ne sera pas question de venir chercher un billet pour la finale de la Ligue des Champions. Car, même si les retrouvailles avec le « Club » local auront les ingrédients majeurs d’un match couperet, l’enjeu de cette nouvelle confrontation sera, seulement, de rester en vie dans l’épreuve reine du football européen.

    En effet, les deux protagonistes ne visent qu’une chose. Accrocher les barrages. Avec un ballottage favorable pour les Marseillais. Ces derniers ont leur destin en main, puisqu’ils font partie, pour le moment, des heureux élus. Tandis que les Brugeois sont, pour l’instant, du mauvais côté de la ligne de qualification. Mais cette soirée hivernale peut encore tout chambouler.

    L’éventuel gagnant sait qu’un succès lui garantira le précieux sésame. Reste à voir qui des deux prétendants au passé prestigieux décrochera la lune. « Nous sommes un grand club. Le moment est venu de le démontrer, en y mettant la manière, face à Marseille », insiste Alexandar Stankovic, le meneur de jeu de Bruges.

    Pour Roberto De Zerbi, c’est plutôt « d’avoir la bonne mentalité qui nous fera gagner ! » L’entraîneur marseillais ne veut pas faire de comptes d’apothicaire. « L’objectif est de gagner. Car avoir douze points serait le meilleur capital pour continuer en barrage », insiste-t-il.

    Afin d’être focalisé sur le jeu, l’entraîneur olympien ne demandera pas l’évolution des scores sur les autres terrains. « Je donnerai toute ma concentration pour pousser mon équipe », confirme-t-il.

    Il connaît l’importance pour l’OM d’aller chercher une place de barragiste. « C’est un match historique que nous nous devons de gagner », comme a souligné Facundo Medina. Avec le soutien de 1 500 supporters, les Olympiens comptent faire aussi bien qu’en 1993, quand leurs aînés étaient venus chercher une place en finale.

    Cette fois, ce sera plus modeste. Mais ô combien important pour ce groupe. Mais aussi pour Roberto De Zerbi. « Ce serait une première pour moi ! », confirme-t-il. Ensuite, il sera temps de songer à d’autres échéances.

    « La maîtrise du milieu sera la clef du match »

    Ivan Leko sait la tâche qui attend son équipe et l’entraîneur croate du Club Bruges a confiance en ses troupes. « Les statistiques nous donnent 40% de chances de réussir, cela nous laisse des perspectives », indique-t-il. Tout en reconnaissant avoir « conscience que, face à nous, il y aura un monument du football français ».

    Il s’attend à un duel ouvert, « avec des équipes qui vont jouer la carte de l’offensive ». Pour lui, le fait de disputer ce match capital à la maison « est un atout. Car, poussés par nos supporters, nous sommes capables de réaliser de très belles choses. »

    Néanmoins, il est conscient que son équipe est aussi capable de passer à côté de son sujet. « Nous travaillons sur nos faiblesses défensives, a-t-il reconnu. Et nous savons que la maîtrise du milieu sera la clef du match. »

    Ces aspects font-ils que le Bruges d’Ivan Leko est le favori de la soirée ? « Non, quand tu joues contre Marseille et Roberto De Zerbi, un club comme nous ne peut pas l’être. »