Tag: Belgique

  • Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Si la France, qui jouait dans la nuit son quart de finale face au Maroc, épate avec son jeu offensif, l’Espagne, autre équipe citée parmi les principales favorites du tournoi, impressionne avec sa solidité, peu importe l’adversaire.

    La Roja, pas toujours brillante dans le dernier tiers, est la seule équipe présente en quarts à ne pas encore avoir encaissé de but. Le gardien de Bilbao, Unaï Simon, n’a subi que six tirs cadrés en cinq matches. « Défensivement, nous sommes très bien structurés, nous savons tous ce qu’il faut faire », a expliqué mercredi à l’AFP le portier remplaçant Joan Garcia.

    « Je pense que l’important pour un gardien, c’est d’éviter des frappes plutôt que d’arrêter, éviter qu’on arrive jusqu’à toi, que ce soit avec une couverture défensive, en sortant sur un ballon aérien, en interceptant un centre à ras de terre… Ce sont des choses qui ne figurent peut-être pas dans les statistiques, mais qui, pour un gardien et pour une équipe, sont importantes. Cela montre que le plan que nous suivons pendant les matches est bon », a-t-il ajouté.

    Peu mise en danger, une Roja prudente a attendu le temps additionnel pour frapper avec Mikel Merino au tour précédent face au Portugal (1-0). L’équipe semble avoir encore une marge offensive notamment avec Lamine Yamal, qui a attaqué le tournoi blessé, et n’a inscrit qu’un seul but pour l’instant, de quoi le laisser boudeur en 16e face à l’Autriche (3-0).

    Sacrée en 2010 en confisquant le ballon pour deux buts encaissés en sept rencontres, la Roja a repris ses bonnes habitudes, elle qui n’avait plus franchi les 8e de finale depuis.

    L’énigme belge

    Après deux nuls et un début de tournoi poussif, la Belgique a enchaîné trois succès, dont un miracle en 16e de finale face au Sénégal (3-2), avant un match référence face à l’organisateur Team USA (4-1).

    Alternant entre un jeu mollasson et des phases très inspirées, les Diables Rouges ont eu 18 titulaires différents, au gré des schémas du sélectionneur Rudi Garcia, qui n’hésite pas à attaquer les statuts des cadors, comme Kevin De Bruyne, même pas entré en jeu en huitièmes.

    Imprévisible, la Belgique, qui voit parfois ses joueurs s’invectiver en plein match (Iran, Sénégal), peut s’appuyer sur son roc Thibaut Courtois dans les buts.

    « La situation est un peu similaire au quart de finale en 2018 face au Brésil [victoire
    2-1, Ndlr.], ils étaient favoris, ils avaient plus de qualités individuelles, mais on était une grande équipe tous ensemble, comme maintenant », a commenté mercredi le portier du Real Madrid lors d’un point presse où il aura jonglé entre anglais, français, flamand et espagnol.

    Espagne – Belgique

    SoFi stadium, 21 heures.

    Arbitre : Michaël Oliver.

    ESPAGNE : Simon – Porro, Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri, Pedri – Yamal, Olmo, Baena – Oyarzabal.

    BELGIQUE : Courtois – Castagne, Mechele, Ngoy, de Cuyper – Raskin, Vanaken – Lukebakio (ou Doku), Tielemans, Trossard – de Ketelaere (ou Lukaku).

    Le vainqueur de ce match affrontera en demi-finale,
    celui de France – Maroc,
    mardi 14 juillet à Dallas..

    ET AUSSI

    La très longue attente suisse

    En battant la Colombie aux tirs au but (0-0, 4-3) dans la nuit de mardi à mercredi, la Suisse a mis fin à une très longue attente.

    La Nati n’avait plus atteint les quarts de finale d’une coupe du Monde depuis 1954. Après une longue attente de 72 ans, et trois échecs consécutifs en huitièmes de finale, les coéquipiers du Rennais Breel Embolo ont brisé le plafond de verre et espèrent ne pas s’arrêter là.

    Adieu au Canada

    Le huitième de finale Suisse – Colombie s’est joué à Vancouver. C’était le dernier match de ce mondial disputé au Canada.

    À présent, tout va se concentrer aux États-unis. Les quarts de finales répartis entre Boston, Los Angeles, Miami et Kansas City. Les demi-finales se joueront à Dallas et Atlanta, la petite finale à Miami et la finale à New York.

    La Norvège toujours là

    La Norvège s’avance vers son premier quart de finale de Coupe du monde, vendredi à Miami, en ayant déjà prouvé son statut d’outsider. Elle se prépare à défier des Anglais qui ont fait parler leur expérience pour sortir des pièges congolais et mexicains.

    Portés par Erling Haaland, déjà auteur de sept buts pour son premier Mondial, les Norvégiens ont déjà passé plusieurs tests en haute altitude face à de solides sélections.

    Après s’être imposés face au Sénégal en phase de groupes (3-2), ils ont successivement battu sur le même score (2-1) une chatoyante Côte d’Ivoire puis un Brésil moins reluisant.

    Seul accroc, une large défaite contre la France (4-1). Un résultat qu’il convient de pondérer, car le sélectionneur avait aligné une équipe bis, les Norvégiens ayant assuré leur place en seizième de finale.

  • La flèche Paul Seixas tape dans le mille en Belgique

    La flèche Paul Seixas tape dans le mille en Belgique

    Qualificatifs et superlatifs vont sérieusement commencer à manquer. Paul Seixas est un phénomène, personne n’en doutait. Mais face au Mur de Huy (1,4km à 8,9% de moyenne), juge de paix de la Flèche Wallonne, les doutes étaient permis quant à sa capacité à l’emporter. Sur le papier, il y avait de la concurrence, en condition de course, il n’y en a pas eu. Le coureur de la Decathlon-CMA CGM est devenu le plus jeune vainqueur de la semi-classique belge, à seulement 19 ans.

    Dans ce dernier kilomètre d’effort, le Lyonnais a géré son rythme. Après son repérage de la veille, il avait bien vu que s’enflammer, sur ce type de côte, pouvait coûter cher. À 800 mètres de la ligne, Seixas était déjà devant. Il a observé ses adversaires, avant de démarrer à 400 et porter le coup de grâce à 200 mètres pour s’imposer avec 3 secondes d’avance sur le surprenant suisse Mauro Schmid. Ben Tulett a terminé 3e, juste devant Benoît Cosnefroy. La moitié du top 10 est composée de Français. C’est la 35e victoire tricolore cette saison, une marque largement plus élevée que l’Italie et ses 23 succès depuis janvier.

    « Il peut être bon sur

    tous les terrains »

    Paul Seixas a été grand prince lors de sa première réaction, après la ligne d’arrivée. C’est à l’équipe qu’il a pensé, lorsque la première question lui a été posée. « Avant tout, je voudrais remercier tous mes coéquipiers, qui, dès le départ ont contrôlé l’échappée, m’ont replacé », a-t-il directement déclaré. Avant d’enchaîner : « Je suis content de conclure, c’est incroyable. C’est énorme, parce que l’année dernière je regardais la course devant la télé. Je savais qu’il fallait mettre un tempo dès le pied pour user un peu tout le monde. J’ai essayé de jauger mes adversaires et j’ai décidé d’attaquer au meilleur moment. »

    Une analyse simple, comme si le plan avait été déroulé sans accroc. Léo Bisiaux, Jordan Labrosse et Paul Lapeira ont excellemment emmené leur leader dans le final. Tour à tour, les hommes de la formation mi-marseillaise, mi-lilloise, ont permis au vainqueur du Tour du Pays basque d’être dans les meilleures conditions au moment fatidique. Même ses adversaires ont été bluffés, sans être vraiment surpris par l’ampleur de la performance de Paul Seixas. Benoît Cosnefroy témoignait, après s’être dépouillé à Huy. « Paul a montré qu’il était le plus fort, c’était le patron. Comme quelqu’un comme Tadej, il montre qu’il peut être bon sur tous les terrains ».

    Les rendez-vous continuent pour le Français de 19 ans, qui fera face, dès dimanche, à Tadej Pogacar et Remco Evenepoel lors de son premier Liège-Bastogne-Liège. Et il est déjà prêt pour ce dernier Monument du printemps. « Je me battrai et aujourd’hui, j’ai montré que j’étais en forme. » Cochez la date dans votre agenda, Seixas visera un nouveau podium de prestige en Belgique.

  • L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    Bruges. Comme en 1993, l’OM s’y rend avec une idée en tête. Cette fois, il ne sera pas question de venir chercher un billet pour la finale de la Ligue des Champions. Car, même si les retrouvailles avec le « Club » local auront les ingrédients majeurs d’un match couperet, l’enjeu de cette nouvelle confrontation sera, seulement, de rester en vie dans l’épreuve reine du football européen.

    En effet, les deux protagonistes ne visent qu’une chose. Accrocher les barrages. Avec un ballottage favorable pour les Marseillais. Ces derniers ont leur destin en main, puisqu’ils font partie, pour le moment, des heureux élus. Tandis que les Brugeois sont, pour l’instant, du mauvais côté de la ligne de qualification. Mais cette soirée hivernale peut encore tout chambouler.

    L’éventuel gagnant sait qu’un succès lui garantira le précieux sésame. Reste à voir qui des deux prétendants au passé prestigieux décrochera la lune. « Nous sommes un grand club. Le moment est venu de le démontrer, en y mettant la manière, face à Marseille », insiste Alexandar Stankovic, le meneur de jeu de Bruges.

    Pour Roberto De Zerbi, c’est plutôt « d’avoir la bonne mentalité qui nous fera gagner ! » L’entraîneur marseillais ne veut pas faire de comptes d’apothicaire. « L’objectif est de gagner. Car avoir douze points serait le meilleur capital pour continuer en barrage », insiste-t-il.

    Afin d’être focalisé sur le jeu, l’entraîneur olympien ne demandera pas l’évolution des scores sur les autres terrains. « Je donnerai toute ma concentration pour pousser mon équipe », confirme-t-il.

    Il connaît l’importance pour l’OM d’aller chercher une place de barragiste. « C’est un match historique que nous nous devons de gagner », comme a souligné Facundo Medina. Avec le soutien de 1 500 supporters, les Olympiens comptent faire aussi bien qu’en 1993, quand leurs aînés étaient venus chercher une place en finale.

    Cette fois, ce sera plus modeste. Mais ô combien important pour ce groupe. Mais aussi pour Roberto De Zerbi. « Ce serait une première pour moi ! », confirme-t-il. Ensuite, il sera temps de songer à d’autres échéances.

    « La maîtrise du milieu sera la clef du match »

    Ivan Leko sait la tâche qui attend son équipe et l’entraîneur croate du Club Bruges a confiance en ses troupes. « Les statistiques nous donnent 40% de chances de réussir, cela nous laisse des perspectives », indique-t-il. Tout en reconnaissant avoir « conscience que, face à nous, il y aura un monument du football français ».

    Il s’attend à un duel ouvert, « avec des équipes qui vont jouer la carte de l’offensive ». Pour lui, le fait de disputer ce match capital à la maison « est un atout. Car, poussés par nos supporters, nous sommes capables de réaliser de très belles choses. »

    Néanmoins, il est conscient que son équipe est aussi capable de passer à côté de son sujet. « Nous travaillons sur nos faiblesses défensives, a-t-il reconnu. Et nous savons que la maîtrise du milieu sera la clef du match. »

    Ces aspects font-ils que le Bruges d’Ivan Leko est le favori de la soirée ? « Non, quand tu joues contre Marseille et Roberto De Zerbi, un club comme nous ne peut pas l’être. »

  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.