Tag: Tennis

  • [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    Quelles sont les limites d’Arthur Gea ? Jusqu’où peut-il aller ? Peut-il gagner Shanghai ? Les superlatifs commencent à manquer face aux prestations du Vauclusien de 21 ans, tant il impressionne les suiveurs et même ses adversaires. Ben Shelton, 4e mondial, battu 7-6 7-6, se l’est joué fair-play après sa défaite : « Il a relancé de manière exceptionnelle. Du début à la fin, il a été très fort au retour. Je n’ai quasiment pas eu de points gratuits ou de balles courtes à attaquer ». Jakub Mensik (n°15) a subi la même foudre, en huitièmes de finale, puisqu’il a été vaincu 7-6 6-4. Mené 3-0 dans ce jeu décisif de la première manche, Gea n’a jamais paniqué, pour ensuite infliger un 7-1 au Tchèque et lui chiper le set.

    Plus de 200 places à l’ATP

    Ce jeudi matin, lors de ce Masters 1000 de Shanghai, il jouera pour une place dans le dernier carré du tournoi face à Alejandro Davidovich Fokina. Sur le papier, un adversaire encore plus abordable que les deux épouvantails du circuit qu’il vient de faire tomber. L’Espagnol, irrégulier au possible, réalise lui aussi une grande semaine et le voir à ce stade de la compétition est également une demi-surprise.

    Malgré une année chaotique en coulisses, avec différents changements de coaches, Arthur Gea a progressé dans tous les compartiments du jeu. Il s’est créé une arme, un coup droit supersonique, se montre efficace au service, au retour et sa couverture du terrain est démentielle. 244e mondial au 1er janvier 2026, le natif de Carpentras sera au pire 44e lundi prochain. Il intégrera même le Top 30 en cas de succès final en Chine. « Finalement, je ne sais toujours pas quel est mon classement réel vu que je monte toutes les semaines et que je ne fais que progresser », explique l’intéressé. L’entrée dans une nouvelle dimension.

  • Une raquette humaine géante formée à Marseille

    Une raquette humaine géante formée à Marseille

    En France, le tennis est le deuxième sport le plus pratiqué derrière le football, avec environ 1,2 million de licenciés. Quarante enfants ont pris part à cet événement. « L’idée est de montrer que de nombreux gamins de ce quartier, mais également dans le nord de Marseille, pratiquent le tennis. Mais ils n’ont pas de court à disposition », indique Guy Pinna.

    Le président de l’AS Time souligne que ses licenciés « doivent aller du côté des Caillols pour pratiquer, grâce à nos amis du Gallia Club, alors que le tennis est devenu un sport phare dans notre quartier ». En effet, ce sport connaît un rebond massif depuis 2022, porté notamment par la diversification, avec le padel, et l’effet des Jeux Olympiques de Paris 2024. Guy Pinna souhaiterait ainsi voir aménagés quelques courts dans le parc.

  • [Tennis] Sascha Gueymard Wayenburg titré et heureux

    [Tennis] Sascha Gueymard Wayenburg titré et heureux

    La Bretagne lui va si bien. Un an et demi après son premier titre en Challenger à Quimper, l’Aixois Sascha Gueymard Wayenburg a remporté, dimanche dernier, le tournoi de Rennes. Un succès arrivant moins de deux mois après un changement total de structure. L’actuel 217e mondial est maintenant entraîné par l’ex-joueur Jonathan Kanar et l’ancien coach d’Adrian Mannarino, Arnaud Agniel. Tom Caire assure sa préparation physique. « Ce sont des personnes qui sont adorables, saines, qui ont envie comme moi de monter des projets. Je me sens vraiment bien avec eux », raconte le principal intéressé.

    À Rennes, il a vécu un tournoi rocambolesque entre des matches terminés après minuit et un dernier carré où il a fallu combattre les crampes pour aller chercher le trophée. « D’être entré dans le tableau, c’était déjà une bonne opportunité pour moi. J’ai réussi à la saisir, à bien jouer dès le premier match, à développer un jeu offensif. J’ai mis énormément d’intensité physique dans chaque match. Je suis très content d’avoir réussi à tenir cinq matchs de très haute qualité, sans pour autant baisser l’intensité à chaque point. »

    Melbourne dans le viseur

    Lors de cette semaine victorieuse, l’Aixois a fait face à des joueurs confirmés à ce niveau comme Ugo Blanchet, l’Italien Francesco Maestrelli ou encore Harold Mayot et le néo-Top 100 Titouan Droguet, vainqueur à Cassis. « La semaine d’avant, j’avais joué Cassis, j’ai perdu contre Mark Lajal, qui avait fait la finale contre Titouan. On s’était dit que je jouais bien, qu’il fallait mettre les choses dans le bon ordre. On a eu une discussion avant ce tournoi qui nous a permis de l’attaquer de la bonne manière. »

    Le droitier va continuer les tournois français avec Rouen, Brest et peut-être l’ATP 250 de Lyon, avant de défendre son titre de champion de France des clubs avec Boulogne-sur-Mer. Son classement actuel pourrait lui permettre d’entrer dans les qualifications de l’Open d’Australie, en janvier. Encore faut-il le conserver pour voir Melbourne.

  • Saint-Tropez star de la petite balle jaune cette semaine

    Saint-Tropez star de la petite balle jaune cette semaine

    Les tournois français du circuit secondaire se poursuivent lors de ce mois de septembre. Après le Challenger de Cassis puis celui de Rennes (remporté par l’Aixois Sascha Gueymard Wayenburg), c’est au tour de Saint-Tropez d’accueillir une compétition classée 125. Dans un décor provençal, non loin des vignes, le tournoi varois propose depuis le début de la semaine des confrontations alléchantes.

    Deux anciens joueurs du Top 10 étaient présents sur la ligne de départ, ce mardi. Malheureusement pour les organisateurs, le Bulgare Grigor Dimitrov et le Belge David Goffin n’ont pas franchi ce premier cap. Ils ont respectivement été battus par deux hommes venus des Pays Baltes, l’Estonien Mark Lajal (finaliste à Cassis, 6-3 6-4) et le Lituanien Edas Butvilas (7-6 6-3).

    Martineau et Mayot

    sur le pont jeudi

    Durant la journée de mercredi, la moitié du deuxième tour s’est jouée sur les courts tropéziens. L’Estonie était à la fête puisque Daniil Glinka a déjà composté son billet pour les quarts de finale après sa victoire 6-4 3-6 6-4 face à Ugo Blanchet. Mark Lajal l’a imité en battant un autre Français, le jeune Thomas Faurel (6-1 6-2). Ensuite, le Croate de 21 ans, Dino Prizmic a sécurisé un retour dans le Top 100 lundi prochain suite à son succès 6-1 7-6 contre le vétéran espagnol David Jorda Sanchis.

    Ce jeudi, c’est au tour du bas de tableau de s’affronter et tenter de rejoindre les quarts. Deux Français engagés avec Matteo Martineau contre l’Allemand Masur et Harold Mayot opposé à Butvilas. Autres rencontres au programme, celle entre la tête de série 3 Jesper De Jong et l’Italien Andrea Guerrieri. Enfin, le Britannique Billy Harris fera face au qualifié américain Murphy Cassone, vainqueur au 1er tour d’un autre Français, Clément Tabur.

  • Titouan Droguet décroche son troisième titre Challenger à Cassis

    Titouan Droguet décroche son troisième titre Challenger à Cassis

    Le favori a été à la hauteur des attentes. Titouan Droguet, 103e mondial au classement ATP et tête de série n°1 du tournoi, a triomphé dimanche après-midi en finale du Challenger de Cassis face à l’Estonien Mark Lajal (6-4, 7-6 [7-3]). Le natif de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, s’offre ainsi son troisième titre sur le circuit Challenger, après Francavilla al Mare (en Italie) en mai 2024 et Royan (en Charente-Maritime) en juin 2025. Son sacre sur les courts cassidains lui permet de grimper à la 89e place mondiale. Depuis sa victoire en demi-finale samedi contre le Norvégien Nicolai Budkov Kjaer, il était assuré d’intégrer pour la première fois de sa carrière le fameux Top 100, à 25 ans. L’aventure provençale de Titouan Droguet s’est progressivement complexifiée. Après avoir aisément disposé de l’Aixois Maxime Chazal (6-4, 6-4) et du Néerlandais Gijs Brouwer (6-2, 7-6 [7-3]) lors des deux premiers tours, il a connu une première frayeur face à l’Estonien Daniil Glinka, finaliste de la dernière édition (4-6, 6-3, 6-2).

    Sixième vainqueur français à Cassis

    En concédant le premier set, le Francilien a dû redoubler d’efforts pour renverser la rencontre. Même scénario en demi-finale, où il a dû s’employer pour décrocher son billet pour la finale (6-7 [4-7], 6-3, 6-2). En s’imposant à Cassis, Titouan Droguet devient le sixième vainqueur français, après Enzo Couacaud, Jo-Wilfried Tsonga, Benjamin Bonzi, Hugo Grenier et Richard Gasquet.

  • [Tennis] Ces juges de ligne qui voient la balle avant tout le monde

    [Tennis] Ces juges de ligne qui voient la balle avant tout le monde

    Seriez-vous capable de voir précisément où a rebondi une balle qui fonce droit sur vous à plus de 200 km/h ? Sur les courts de tennis, les juges de ligne, eux, le sont. Leur mission : « Juger les lignes, annoncer les balles comme il faut, les faire péter quand elles sont très proches et savoir communiquer avec l’arbitre de chaise », résume Michel Morel, juge de ligne depuis 2008. Reconnu dans le milieu, cet Arlésien de 64 ans a déjà officié sur quinze éditions de Roland-Garros. Il connaîtra une seizième et dernière édition l’an prochain, la limite d’âge pour exercer étant fixée à 65 ans.

    Avant de tourner la page, Michel Morel compte bien profiter pleinement de ce rendez-vous qu’il attend chaque année avec impatience. « Ce sont toujours trois semaines intenses, mais c’est tellement kiffant de se retrouver là », confie celui qui prenait exprès des congés pour réaliser sa passion. Au mois de mai dernier, il a d’ailleurs vécu l’un de ces moments qui restent gravés. Il était 1 heure du matin lorsqu’il était toujours debout sur le court Suzanne-Lenglen, au cœur d’un match complètement fou entre Frances Tiafoe et Matteo Arnaldi.

    Œil affûté et nerfs solides

    « Pendant trois jeux, je n’ai eu que des balles au millimètre. Tu es dans un autre monde. À un moment donné, tu sais que, de toute façon, toutes tes annonces, elles vont être bonnes, quels qu’ils soient, parce que t’es dans l’action », raconte-t-il, en ayant conscience qu’il a fait partie des 350 Français sélectionnés pour arbitrer sur l’une des quatre plus grandes compétitions de la planète.

    Si l’œil est évidemment essentiel, être un bon juge de ligne ne se résume pas à avoir une bonne vue. « Il faut de la concentration et être endurant physiquement parce qu’on fait des rotations d’1h20 en plein cagnard », ajoute Michel Morel. Avec les années, l’expérience finit par faire la différence. À force d’observer des milliers de trajectoires, le juge de ligne développe presque un sixième sens. « On va savoir si elle est bonne et si on est sûr de nous, ça s’entend à la voix. L’arbitre de chaise va savoir si on s’est planté ou si on n’a pas pris la bonne décision. Une petite voix tremblotante va laisser planer du doute, alors qu’une voix sèche, assurée et que l’on fait péter, ça annonce de la certitude et ça rassure à la fois l’arbitre et les joueurs », explique le doyen du tournoi cassiden, évalué par les arbitres de chaise et les conseillers techniques lors des rotations. « On est noté sur notre voix, nos annonces, notre communication, notre tenue et notre régularité », détaille Michel Morel, irréprochable sur tous ces points.

    Challenger de Cassis : les résultats de jeudi

    N. Budkov Kaer (NOR) b. Y. Ghazouani Durand (FRA) (6-1, 7-6)

    M. Lajal (EST) b. S. Gueymard Wayenburg (FRA) (6-7, 6-3, 6-4)

    M. Echargui (TUN) b. B. Harris (GBR) (7-5, 1-6, 7-6)

    R. Betrand (FRA) b. R. Perot (FRA) (6-1, 6-0)

    Le programme de vendredi

    T. Droguet (FRA) – D. Glinka (EST)

    N. Budkov Kjaer (NOR) – M. Echargui (TUN)

    R. Bertrand (FRA) – M. Lajal (EST)

    U. Blanchet (FRA) – D. Masur (ALL)

  • Ces professionnels aux petits soins des joueurs du tournoi de Cassis

    Ces professionnels aux petits soins des joueurs du tournoi de Cassis

    Certaines mains sont parfois aussi importantes que d’autres. Pour prendre soin des tennismen, galopant activement sur les courts, sous un soleil de plomb, les tournois misent sur des spécialistes. Que ce soit sur le tour mondial ou sur le circuit secondaire, comme à Cassis, les kinés sont des maillons importants de la chaîne. Le bon fonctionnement de la compétition passe également par eux. À Cassis, Martin Bourgninaud fait partie d’un petit groupe de physios s’occupant des joueurs durant chaque journée. « On est à la disposition des joueurs sur tout le tournoi, d’une heure avant le premier match jusqu’à la fin du dernier match. On est capables de les voir dans la salle de soins ou on a également une partie où on peut intervenir sur le terrain, si le joueur nous appelle pour un soin. »

    Les va-et-vient ne sont pas forcément incessants, mais il peut y avoir quelques moments de rushs, en fin de journée, quand les joueurs ont tous fini leur partie. « Il y a trois types de joueurs, ceux qui ont des problèmes spécifiques, donc des blessures, des petits problèmes qui traînent. Pour ça, on fait des soins. Il y a aussi la partie récupération ça, ce sont des massages, et il y a la partie strapping pour les matches. Donc ceux qui ont besoin, on leur pose des bandes, on les mobilise à l’articulation, aux muscles », décrit le jeune kinésithérapeute basé à Marseille.

    Mainmise totale sur les soins donnés aux joueurs

    Ce dernier participe généralement à 4 ou 5 tournois de ce type par an. En plus de Cassis, il a été mobilisé sur l’ATP 250 de Lyon, l’Open 13 avant sa disparition ou encore le tournoi de padel se déroulant au Palais des Sports de Marseille. Ayant travaillé sur des compétitions du tour principal, les différences sont nombreuses par rapport à Cassis. « La plus grande différence pour nous, les kinés, c’est que sur un tournoi 250, on a des kinés de l’ATP qui sont avec nous. Il y a deux kinés de l’ATP, et nous, on est souvent deux locaux. C’est eux qui prennent le lead sur nous. C’est-à-dire que c’est eux qui font les interventions sur le terrain, c’est eux qui voient la majorité des joueurs pour les problèmes les plus importants, parce que les joueurs les connaissent. On est un peu au second plan. Les tournois Challengers, c’est presque plus intéressant pour nous, parce qu’on est vraiment en charge de tout », détaille Martin Bourgninaud. Le cabinet Pro 16, basé à la Capelette (10e), est mobilisé cette semaine pour chouchouter chaque joueur et rendre plus compétitif le Challenger 75 de Cassis.

    Les résultats du mardi

    En 16es de finale :

    U.Blanchet (FRA) b. L.Lokoli (FRA) (6-3, 6-3) ; J.Rodionov (AUT) b. M.Bobichon (FRA) (7-6, 6-1) ; M.Lajal (EST) b. L.Couturier (FRA) (6-3, 6-3) ; N.Budkov Kjaer (NOR) b. F.Balshaw (FRA) (6-4, 6-4) ; S.Gueymard Wayenburg (FRA) b. M.Malige (FRA) (6-0, 6-1) ; M.Erhard (FRA) b. B.Pietri (FRA) (6-3, 6-4) ; R.Perot (FRA) b. G.Onclin (BEL) (6-4, 6-2) ; R.Bertrand (FRA) b. M.Scaglia (FRA) (6-2, 6-4) ; D.Masur (ALL) b. D.Added (FRA) (6-4, 6-4) ; D.Rincon (ESP) b. M.Dhamne (IND) (6-3, 6-4) ; Y.Ghazouani Durand (FRA) b. M.Janvier (FRA) (2-6, 6-3, 7-5)

    Programme de mercredi

    Central – début 10h30 :

    U.Blanchet (FRA) vs D.Rincon (ESP) ; D.Masur (GER) vs J.Rodionov (AUT) ; T.Droguet (FRA) vs G.Brouwer (NED)

    Court 1 – début 10h30 :

    M.Erhard (FRA) vs D.Glinka (EST)

  • Ces tennismen qui bouclent difficilement leur fin de mois

    Ces tennismen qui bouclent difficilement leur fin de mois

    En atteignant les huitièmes de finale de l’US Open, Arthur Gea est d’ores et déjà assuré de repartir avec un chèque de 480 000 dollars, soit environ 431 000 euros. Une somme qui illustre les enjeux financiers d’un Grand Chelem, où seuls les joueurs classés parmi les 250 meilleurs mondiaux peuvent espérer prendre part au tableau principal. Mais cette dotation est loin de refléter la réalité de la majorité des tennismen professionnels. À titre de comparaison, le Vauclusien n’avait touché que 8 000 dollars, soit environ 7 000 euros, après sa victoire fin juillet au Challenger de Granby, au Canada. Sur ce circuit « secondaire », où figure notamment l’Open Cassis de Provence, les gains sont nettement moins conséquents. « Ce n’est pas possible de vivre sur les circuits secondaires sans mécènes prêts à investir sur nous ou sans parents qui mettent du beurre dans les épinards », souligne Benjamin Pietri (786e mondial). Le Fréjussien a franchi la phase des qualifications lundi en s’imposant face au Marseillais Hugo Car. Une victoire qui lui a rapporté quatre points au classement ATP et un chèque de 1 000 euros.

    La situation s’améliore

    « Je ne sais même pas si ça va me rembourser les frais que j’ai eus précédemment dans la saison », ajoute Pietri, conscient des charges qui pèsent sur un tennisman professionnel. « Il faut payer les salaires de l’entraîneur, du kiné et du préparateur physique, puis les chambres d’hôtel, les billets d’avion et les repas, pour moi et pour le coach. Ça peut facilement revenir à 2 500 euros par tournoi. Sur un Challenger comme Cassis, si tu fais quart de finale, tu gagnes 2 500 euros, une fois les taxes enlevées », détaille Antoine Escoffier (998e). À 34 ans, le pensionnaire du TC Marignanais a définitivement fait une croix sur le circuit Challenger. « Si l’on n’a pas le classement suffisant pour être aux qualifs des Grands Chelem, on ne peut pas suffisamment gagner sa vie », martèle Escoffier. L’Aixois d’adoption a toutefois remarqué que l’ATP a fait des efforts ces dernières années. En effet, la dotation globale du circuit Challenger a atteint un record historique de 32,4 millions de dollars pour la saison 2026. Le montant total des prize money a progressé de 167% depuis 2022. Des efforts ont été consentis, mais ils n’ont pas encore véritablement changé le quotidien de ces centaines de passionnés qui consacrent leur vie à leur sport.

    Résultats du lundi

    G. Brouwer (NED) b. M. Martineau (FRA) (6-2, 3-6, 7-6) ; D. Glinka (EST) b. R. Peniston (GBR) (7-6, 6-2) ;

    M. Echargui (TUN) b. L. Poullain (FRA) (6-4, 6-2) ;

    B. Harris (GBR) b. H. Grenier (FRA) (7-5, 6-3) ;

    T. Droguet (FRA) b. M. Chazal (FRA) (6-4, 6-4).

    Programme du jour

    Central – début 10h00

    U. Blanchet (FRA) vs L. Lokoli (FRA)

    M. Bobichon (FRA) vs J. Rodionov (AUT)

    L.Couturier (FRA) vs M. Lajal (EST)

    N. Budkov Kjaer (NOR) vs F. Balshaw (FRA)

    Court 1 – début 10h00

    M. Malige (FRA) vs S. Gueymard Wayenburg (FRA)

    B. Pietri (FRA) vs M. Erhard (FRA)

    G. Onclin (BEL) vs R. Perot (FRA)

    M. Scaglia (FRA) vs R. Bertrand (FRA)

    Court 2 – début 10h00

    D. Added (FRA) vs D. Masur (GER)

    M. Dhamne (IND) vs D. Rincon (ESP)

    M. Janvier (FRA) vs Y. Ghazouani Durand (FRA).

  • [Tennis] La sensation Arthur Gea épate son entourage

    [Tennis] La sensation Arthur Gea épate son entourage

    Comment ne pas être impressionné par le parcours d’Arthur Gea ? Repêché des qualifications comme « lucky loser », le Vauclusien de 21 ans est devenu le dernier Français encore en lice à l’US Open. Après avoir éliminé Juan Manuel Cerundolo, Zachary Svajda et Michael Zhang, le joueur du TC Marignanais affrontait cette nuit le Néerlandais Botic van de Zandschulp. La rencontre ayant débuté lundi à 22h30, nous ne pouvions en connaître l’issue au bouclage.

    Son coéquipier Antoine Escoffier résume parfaitement l’exploit : « S’il perd, il aura réalisé une sacrée aventure. Et s’il gagne, il continuera de nous étonner ». Un joueur qu’il décrit comme « un super gars, très sympathique, très simple, avec de vraies valeurs humaines », dont le potentiel était déjà perceptible.

    Rôle de modèle

    Gea avait d’ailleurs déjà battu Van de Zandschulp en novembre dernier, lors des Interclubs. Cette saison, le jeune Français s’est également offert deux anciens membres du Top 50, Damir Džumhur et Adrian Mannarino. « Il a tellement progressé en si peu de temps. Il y a deux ans, je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse faire un tel parcours », reconnaît Frédéric Ros, capitaine de l’équipe marignanaise. Quoi qu’il arrive, l’US Open changera la trajectoire d’Arthur Gea.

    Son avenir s’écrira désormais à Clermont, vice-champion de France de Pro A, tandis que Velleron, sa ville d’origine, s’apprête à lui rendre hommage en donnant son nom aux courts de son premier club. « C’est incroyable de voir qu’il vit son rêve. Il inspire tous les jeunes de notre club », décrit Magali Richard, coprésidente du TC Velleronnais et amie proche de la famille Gea.

  • Le Challenger de Cassis accueille le gratin mondial du tennis

    Le Challenger de Cassis accueille le gratin mondial du tennis

    Est-ce qu’Arthur Gea peut devenir le sixième Français à remporter le Cassis Open Provence ? Le tennisman originaire de Carpentras, dont l’ascension fulgurante jusqu’à la 85e place mondiale n’a pas échappé aux passionnés de la petite balle jaune, pourrait arriver sur le Challenger 75 cassiden avec le statut de tête de série n° 1. À condition toutefois que son aventure à l’US Open [il a affronté l’Américain Zachary Svajda au deuxième tour dans la nuit de jeudi à vendredi] s’arrête avant le début du tournoi provençal et qu’il soit suffisamment remis physiquement pour y participer.

    Outre Gea, seize autres membres du Top 200 mondial seront présents dans ce tableau. Huit d’entre eux ont déjà intégré le Top 100 par le passé. « On a une belle densité de joueurs pour un tournoi de cette catégorie », se félicite Frédéric Moschetti, directeur du Cassis Open Provence, conscient que l’organisation d’un tel événement est de plus en plus difficile économiquement. Mais à ses yeux, le jeu en vaut la chandelle, notamment pour le public provençal. « On n’a pas les barrières qu’on a un peu classiquement sur les tournois ATP. C’est donc assez facile d’avoir accès aux joueurs, de faire une photo, d’avoir une dédicace ou de les croiser quand on déjeune. Je pense que c’est vraiment cette proximité-là qui plaît beaucoup aux gens, de pouvoir être immergés au plus près, avec une taille qui reste à taille humaine », poursuit-il, alors que son Challenger est l’une des seules et dernières grandes compétitions du territoire avec celui d’Aix-en-Provence.