[La jeunesse européenne se révolte] En Albanie, « on ne trouve pas de travail »

La révolte, à laquelle prend part la jeunesse vise un objectif précis :
la démission du Premier ministre Edi Rama, accusé de corruption. Ce dernier, qui travaille avec Paris et Rome, conspue une mobilisation «
 en lien avec des événements survenus dans d’autres villes impliquant un mouvement anarcho-syndicaliste connu sous le nom d’Antifa ». Comme un air de déjà vu.

Flavia Osmani, militante du mouvement Ensemble, informaticienne.

« Ce qui se passe aujourd’hui c’est la poursuite de la Révolution des Flamants Roses. Après 140 jours de manifestations pacifiques, nous avons vu une transformation de ce mouvement auquel les lycéens, étudiants et professeurs se sont greffés. C’est désormais une révolte. Notre principale revendication c’est la démission d’Edi Rama. Les étudiants parlent aussi des conditions de vie, de la hausse des prix et de l’état de l’université en Albanie. Les lycéens, eux, disent ne pas voir de futur ici, ils n’envisagent pas leur vie en Albanie. Car même si on est diplômés, on ne trouve pas de travail. Face à ça, les manifestations sont réprimés, c’est presque un état de terreur. Si on porte des masques pour se protéger des gaz lacrymogènes, on peut être arrêté et, dans certains cas, passés à tabac. »

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