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  • Ailleurs en Europe, la jeunesse aussi se révolte

    Ailleurs en Europe, la jeunesse aussi se révolte

    Ils veulent étudier dans des conditions dignes, rejettent la casse des services publics et la militarisation de l’économie, exigent de pouvoir vivre de leur travail, habiter dans des logements salubres aux loyers décents quand certains dénoncent la corruption de leurs dirigeants. Ils rejettent la politique néolibérale qui leur a été imposée par leurs aînés et dont ils subissent les conséquences. Loin d’ouvrir le dialogue, les capitales européennes choisissent la répression. En Espagne, au Portugal, en Belgique, en Italie mais aussi en Grèce, en Albanie et en Serbie, cette jeunesse qui rêve d’un monde meilleur et plus juste ne recule pas et déambule dans les rues, solidaire, s’inspirant des luttes de son voisin.

    Témoignages recueillis par Laureen Piddiu à lire ci-dessous

    En Espagne, « le reflet de la crise du logement »

    Au Portugal, « l’extrême droite en puissance » En Serbie, « contre la corruption »

    En Albanie, « on ne trouve pas de travail »

    En Belgique, « la militarisation signifie la casse de nos services publics »

    En Serbie, « contre la corruption »

    En Italie, « transformer la colère, un défi »

    En Grèce, « pour la guerre, il y a de l’argent !

  • [La jeunesse européenne se révolte] En Albanie, « on ne trouve pas de travail »

    [La jeunesse européenne se révolte] En Albanie, « on ne trouve pas de travail »

    La révolte, à laquelle prend part la jeunesse vise un objectif précis :
    la démission du Premier ministre Edi Rama, accusé de corruption. Ce dernier, qui travaille avec Paris et Rome, conspue une mobilisation «
     en lien avec des événements survenus dans d’autres villes impliquant un mouvement anarcho-syndicaliste connu sous le nom d’Antifa ». Comme un air de déjà vu.

    Flavia Osmani, militante du mouvement Ensemble, informaticienne.

    « Ce qui se passe aujourd’hui c’est la poursuite de la Révolution des Flamants Roses. Après 140 jours de manifestations pacifiques, nous avons vu une transformation de ce mouvement auquel les lycéens, étudiants et professeurs se sont greffés. C’est désormais une révolte. Notre principale revendication c’est la démission d’Edi Rama. Les étudiants parlent aussi des conditions de vie, de la hausse des prix et de l’état de l’université en Albanie. Les lycéens, eux, disent ne pas voir de futur ici, ils n’envisagent pas leur vie en Albanie. Car même si on est diplômés, on ne trouve pas de travail. Face à ça, les manifestations sont réprimés, c’est presque un état de terreur. Si on porte des masques pour se protéger des gaz lacrymogènes, on peut être arrêté et, dans certains cas, passés à tabac. »