Tag: tourisme

  • Une plateforme face au manque de saisonniers dans le Gard

    Une plateforme face au manque de saisonniers dans le Gard

    Chaque été, le Gard remet les clés de son économie touristique entre les mains de milliers de saisonniers. Dans les cuisines, les hôtels, les campings, les bars du littoral ou les restaurants de Nîmes et de Camargue, ce sont eux qui tiennent la baraque quand la fréquentation grimpe avec le thermomètre. Mais depuis plusieurs années, les bras manquent, les professionnels du secteur peinent à boucler leurs équipes.

    Face à cette tension devenue structurelle, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) du Gard a annoncé qu’elle prolonge sa collaboration avec la plateforme Ohmyseason, spécialisée dans le recrutement saisonnier. Après une première expérimentation menée en 2025, l’Umih 30 veut désormais ancrer cette solution dans le paysage local. L’objectif est clair : aider les établissements à trouver plus vite des profils adaptés, tout en améliorant la présentation des offres.

    Repenser l’emploi saisonnier

    Car la crise du recrutement ne se résume pas à une simple question d’annonces. Elle dit aussi quelque chose de l’attractivité des métiers, des salaires, de la mobilité ou encore du logement, souvent casse-tête majeur pour les saisonniers. Ohmyseason mise justement sur une approche plus transparente : offres détaillées, mise en avant du cadre de vie et des solutions d’hébergement, mais surtout une communauté de plus de 250 000 saisonniers.

    Reste que l’outil numérique ne réglera pas tout. Dans un territoire où près de 200 000 postes saisonniers sont nécessaires chaque été à l’échelle de l’Occitanie, l’enjeu dépasse l’algorithme. Pour Pierre Porcher, cofondateur d’Ohmyseason, « l’an dernier a montré qu’il y avait une vraie attente des professionnels pour des solutions plus adaptées à la réalité du terrain ». Pour convaincre durablement, il faudra aussi rendre ces métiers plus vivables.

  • Camping, base nautique et restaurant labellisés

    Camping, base nautique et restaurant labellisés

    Le label Destination d’Excellence est une reconnaissance officielle créée en 2024 pour remplacer la marque Qualité Tourisme et pour valoriser les professionnels du tourisme engagés dans une démarche de qualité et de développement durable.

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, trois entreprises ont été labellisées ; les premières de la Région Sud-Paca. Elles ont bénéficié du dispositif de transition spécialement conçue pour les entreprises labellisées Qualité Tourisme qui souhaitaient se diriger vers le nouveau label Destination d’Excellence en étant auditées sur le pilier Ecoresponsable. Il s’agit de la Perle du Verdon à Esparron-de-Verdon, dirigée par Rémy Reffet spécialisée dans la location de bateaux électriques, de pédalos et de canoës sur le lac d’Esparron. Une entreprise familiale depuis 1998, qui gère la base nautique. Deuxième entreprise labellisée, le camping le Rioclar à Méolans-Revel. Un 4 étoiles avec piscine chauffée, restaurant et épicerie, dirigé par Benoit Clayette. Bordé par la rivière Ubaye, ce camping dispose d’emplacements nus et de locatifs diversifiés (chalets, mobil-homes, tentes lodges, tentes perchées) situés au cœur d’un parc naturel de 8 hectares avec un accès direct à la rivière pour les sports d’eau vive.

    Le Cheval Blanc, restaurant historique

    Le doyen des primés est le Cheval Blanc à Barcelonnette. Cet hôtel familial depuis 1911 est géré depuis quatre générations et situé au cœur de la cité alpine. Dirigé par Christophe Barneaud, le restaurant propose une cuisine du terroir, fait maison à base de produits frais de saison. Labellisé Qualité Tourisme depuis près de 10 ans, l’hôtel a reçu le nouvel label Destination d’Excellence . Les remises officielles des plaques ont été faites par des représentants de la chambre de commerce et d’industrie des Alpes-de-Haute-Provence, du Crédit agricole, et des mairies concernées.

  • Vers une zone à défendre contre la ligne à très haute tension ?

    Vers une zone à défendre contre la ligne à très haute tension ?

    Une zone à défendre (ZAD) va-t-elle voir le jour dans le sud du Gard ? C’est en tout cas la promesse de dizaines d’opposants au projet de ligne THT si une solution alternative n’est pas trouvée. Depuis l’annonce de cette ligne, la grande majorité des acteurs du territoire gardois a en effet fait part de son opposition à un projet qui doit pourtant permettre la décarbonation de l’industrie de Fos en créant une ligne électrique dite à très haute tension (THT) aérienne pour transporter l’électricité produite dans la vallée du Rhône. Cette ligne doit ainsi relier Jonquières-Saint-Vincent, près de Nîmes, à Fos-sur-Mer et traverser ainsi la Camargue.

    Sauf que ni les agriculteurs soucieux de préserver leur terre, ni les écologistes souhaitant protéger la faune très présente en Camargue, ni les acteurs touristiques voulant défendre la beauté des paysages n’acceptent l’installation de dizaines de pylônes de plus de 50 mètres. « La profession agricole réaffirme ici son opposition farouche à ce projet de ligne THT aérienne de 400 000 volts qui viendrait défigurer ce territoire unique. Cela condamnerait l’agritourisme, réduirait à nouveau la surface agricole française et imposerait de nouvelles contraintes aux agriculteurs », ont ainsi écrit une douzaine de syndicats agricoles gardois début juin dans un communiqué. En fin d’année dernière, la Dreal Occitanie avait pourtant estimé que le tracé ferait peser une menace directe sur cinq espèces d’oiseaux, mettant ainsi du plomb dans l’aile au projet. Les opposants s’imaginaient alors avoir remporté une bataille décisive. Mais c’était sans compter sur l’État qui compte bien avancer sur ce dossier avant la prochaine élection présidentielle. L’État a ainsi lancé le 13 mai l’instruction de la Déclaration d’utilité publique et les propos d’Emmanuel Macron fin mai sur ce projet jugé « nécessaire » inquiètent les opposants, qui y voient une volonté de passer en force.

    Un courrier aux agriculteurs met le feu aux poudres

    « Il y a une très forte pression des industriels », précise Luc Perrin, qui gère l’Association de sauvegarde de la Terre d’Argence (Asta). « On s’est donc rencontré avec les Camarguais et il y a la volonté de passer à la vitesse supérieure. Ce qui a aussi mis le feu aux poudres, c’est l’envoi par RTE d’un courrier aux agriculteurs pour les avertir qu’il y aurait des visites sur leur terrain avec des prélèvements et des analyses de sol. Il y a un arrêté préfectoral de 2023 qui impose à tout le monde de laisser entrer les agents de RTE chez soi sous peine de sanctions. » Face à cette situation, les agriculteurs travaillent à des parades comme le traitement de leur terrain dont l’accès serait ensuite interdit. Ils travaillent même avec des écologistes pour trouver des tortues cistudes. Car si la présence de cette espèce est détectée, les prélèvements dans un rayon de 500 mètres sont interdits.

    Samedi 6 juin, ils ont mené ensemble une action à Arles pour informer la population. Mais les opposants savent que cette mobilisation a peu de chance d’être suffisante. Beaucoup évoquent désormais la possibilité de créer une Zone à défendre (ZAD) dans le sud du département. Des contacts ont d’ailleurs déjà été noués avec des associations comme Générations Futures qui ont organisé la mobilisation à Notre-Dame-des-Landes pour s’appuyer sur leur expérience et s’inspirer de leur méthode. « S’ils veulent passer en force, ils auront Notre-Dame de Camargue. Il y a des gens qui sont prêts parce que la colère monte face au manque d’écoute de la population locale », confirme Luc Perrin.

  • Un potentiel d’un million de m3 d’eau réutilisée pour la Camargue

    Un potentiel d’un million de m3 d’eau réutilisée pour la Camargue

    Pour l’heure, l’étude, dont les premiers résultats ont été présentés début février 2026, n’est pas encore rendue publique et reste dans les tiroirs des élus de la communauté de communes de Terre de Camargue. Lancée sous la présidence de Robert Crauste, elle doit désormais être analysée par les nouveaux élus de la communauté de communes.

    Car avec la défaite de Robert Crauste (DVC) battu par Charly Crespe (DVD) aux dernières élections municipales au Grau-du-Roi, l’intercommunalité, composée également d’Aigues-Mortes et de Saint-Laurent-d’Aigouze, a vu son conseil renouvelé. C’est le maire de cette dernière, Thierry Féline (DVD), jusqu’ici en charge du développement économique, qui a récupéré la présidence et devra prochainement se prononcer sur les investissements à réaliser pour une gestion durable de l’eau.

    Comme un peu partout en Occitanie, la ressource en eau se raréfie en Terre de Camargue sous l’effet du dérèglement climatique. Au-delà des questions agricoles et de la préservation des milieux naturels, ce sont les enjeux d’approvisionnement en eau liés à l’afflux touristique qui sont étudiés. En effet, la population du Grau-du-Roi est multipliée par 14 durant la période estivale, passant de 8 500 habitants l’hiver à 120 000 l’été. Pour répondre à ces besoins, la collectivité assure l’ensemble du cycle de l’eau : alimentation en eau potable, assainissement collectif et non collectif, collecte des eaux pluviales et protection des milieux aquatiques.

    C’est donc dans ce contexte que la communauté de communes a lancé une étude pilotée par le bureau d’études Ecofilae associé à BRL Ingénierie afin de mener un projet de réutilisation des eaux usées traitées (REUT). Ce projet n’est d’ailleurs pas nouveau : les communes du territoire réfléchissent à la manière de réutiliser les eaux usées depuis 2007.

    Résultats encourageants

    Cette étude s’appuie donc sur la station d’épuration
    intercommunale du Grau-du-Roi, capable de traiter l’équivalent de 100 000 habitants. Aujourd’hui, elle rejette ses eaux traitées vers des lagunes avant leur arrivée en milieu naturel. Si l’étude dresse un bilan des usages actuels, domestiques et agricoles, elle identifie aussi des scénarios possibles de réutilisation des eaux usées traitées en sortie de station.

    Les résultats, jugés comme un « potentiel intéressant », dessinent un scénario où il serait possible de réutiliser 200 000 m³ d’eau par an pour l’irrigation agricole. Jusqu’à un million de m³ est même envisagé pour des usages plus larges, dont potentiellement des usages liés à l’eau potable. Cela représente ainsi près de 30% de la consommation en eau du territoire. « Ce serait alors une première en France si ce scénario était poursuivi », souligne l’étude. La station graulenne pourrait ainsi réutiliser jusqu’à 40% de l’eau qu’elle traite (2,5 millions de m³). Une prouesse d’autant plus prometteuse que l’un des facteurs locaux à prendre en compte reste la salinité de l’eau, qui demande un traitement différent.

    Si les coûts d’un tel projet n’ont pas encore été dévoilés – ce qui devrait être déterminant dans la décision pour engager des investissements -l’intercommunalité confirme que cette étude « permet de juger des opportunités, des contraintes techniques, des coûts et des bénéfices d’une telle stratégie » afin « d’anticiper et de préparer des solutions robustes face à des tensions sur la ressource, tout en respectant les équilibres environnementaux et les usages locaux ».

  • La saison d’été démarre au refuge du Clôt des vaches

    La saison d’été démarre au refuge du Clôt des vaches

    « Nous, c’est ça, notre bureau », lance Cédric Bertano, accompagnateur de montagne, en désignant les pics du Massif des Cerces baignant dans un soleil quasi estival. à ses côtés, des guides de montagne, des secouristes, des membres d’associations de randonneurs, du Club alpin, ainsi que des agents du Parc national des Écrins…

    Comme lui, une quarantaine de professionnels de la montagne sont venus, ce vendredi matin à 8h, pour une randonnée de deux heures, du Pont des Alpes jusqu’au refuge du Clôt des Vaches, à 2 250 m d’altitude, sur la commune du Monêtier-les-Bains (Hautes-Alpes). « C’est un événement que l’on fait à cette période depuis une dizaine d’années, pour rester en lien, se rencontrer et lancer la saison d’été », explique Cédric Bertano.

    Cette année, les organisateurs de l’événement ont choisi de mettre à l’honneur le récent refuge du Clôt des vaches, inauguré en janvier 2025. Un chalet de bois d’une capacité de 30 personnes, dont la construction, financée par l’État, la Région, le Département et la municipalité, a coûté 2 millions d’euros. Construit avec du bois local, de la forêt communale du Monêtier, et autosuffisant en énergie grâce à des panneaux solaires, le refuge a été pensé pour être respectueux de son environnement. « C’est le dernier né de nos refuges, savoure Jean-Marie Rey, maire du Monêtier-les-Bains, lorsque la délégation arrive au chalet. L’ouvrir en pleine saison hivernale, dans un espace protégé, ça a été un sacré challenge, mais la fréquentation est là. On est vraiment satisfaits du résultat. »

    La délégation est accueillie et servie par les deux gardiens du refuge, Estelle et Dimitri. « Nous, ça fait un an et demi qu’on a l’exploitation des refuges, on a fait deux hivers et on va faire un deuxième été. La fréquentation est en augmentation, le démarrage d’un refuge passe par sa notoriété, le bouche à oreille. L’aventure ne fait que commencer », se réjouit Estelle.

    Si l’hiver 2026 a vu les stations de neige des Hautes-Alpes enregistrer un recul de 3,5 points de fréquentation par rapport à l’année précédente, Yvan Chaix, directeur de l’agence de développement des Hautes-Alpes, met en avant les atouts du tourisme pour le département. « En 10 ans, le PIB des Hautes-Alpes a augmenté de 50%, et le tourisme représente 25% du PIB. C’est un moteur, le principal, mais pas le seul », analyse-t-il. Il rappelle également que l’offre touristique évolue, les stations étant de plus en plus dans la nécessité d’amorcer une transition vers les activités en dehors des sports de neige, en raison du dérèglement climatique.

    Conserver un refuge

    de montagne authentique

    Ce dynamisme des activités de montagne s’appuie notamment sur le réseau de 45 refuges du département, mis à l’honneur lors de cette journée de lancement de la saison d’été. Toutefois, si la fréquentation est un motif de satisfaction, l’objectif n’est pas de privilégier la quantité au détriment d’une certaine authenticité du lieu. « Notre volonté n’est pas d’en faire un outil promotionnel, mais de remettre le refuge dans son usage d’origine, avec de la sobriété. On ne propose pas de douche pour les randonneurs par exemple, on ne veut pas en faire un restaurant d’altitude ni un outil promotionnel », explique Elsa Loury, représentante de la Fédération française des Clubs alpins dans les Hautes-Alpes. Elle ajoute : « Et ça permet aussi de mélanger les publics. Dans une soirée en refuge, contrairement à un restaurant, on n’a pas de réseau de téléphone, on est obligés de s’ouvrir, de parler à son voisin. Et ça, on veut le conserver. »

  • Lee Ufan investit le Palais des Papes avec « Relatum »

    Lee Ufan investit le Palais des Papes avec « Relatum »

    Du 3 juillet au 15 novembre 2026, le Palais accueille « Relatum », installation « exceptionnelle » de l’artiste contemporain sud-coréen Lee Ufan. Invité « par la Ville », ce maître international proposera une immersion entre art, architecture et spiritualité au cœur du monument. Figure majeure de l’art minimal et conceptuel, Lee Ufan explorera la relation entre matière et espace. Dans la Grande Chapelle, plus de 60 tonnes d’ardoise déployées sur 650m² vont dialoguer avec le lieu, tandis que plusieurs créations inédites investissent cloîtres et chapelles. L’exposition révèlera « la force des interactions entre nature, objet et environnement ». Une expérience sensible et méditative, conçue comme « la respiration de l’infini », qui s’inscrit dans le 140e anniversaire des relations franco-coréennes.

  • À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    À Istres, un nouveau marché provençal au service de l’attractivité

    En culotte d’antan, galoubets et tambourins à la main, les bénévoles de l’association de danse folklorique Lou Trelus déambulent dans les allées Jean-Jaurès. Samedi matin, ce haut-lieu du centre-ville istréen est bondé de monde à l’occasion de la première matinée du marché « L’instant provençal », rendez-vous hebdomadaire qui s’étendra jusqu’au 26 septembre.

    Une petite trentaine d’exposants sont installés de part et d’autre de la rue piétonne ombragée. Parmi eux, Monique, qui tient un étal en face de sa boutique « Au manoir des anges », qu’elle a ouvert il y a 9 ans et demi. « C’est génial, c’est convivial, se réjouit-elle. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu du chaland comme ça. Le samedi matin, d’habitude, c’est vide. Là, pour moi, c’est gagné ! »

    Même enthousiasme du côté des habitants. « Enfin ! », réagissent Annick et sa mère Jacqueline en déambulant : « Ça fait vivre la ville. » Un marché est déjà en place le mardi matin à Istres, mais « ça n’a rien à voir, et puis beaucoup de gens travaillent en semaine ». Pour les deux femmes, l’accent mis sur l’identité provençale est « malin, c’est bon pour le tourisme ! ».

    Valoriser le patrimoine

    Chez les commerçants, on joue le jeu. Monique témoigne : « C’est vraiment un marché dédié au terroir, moi-même, j’ai beaucoup de produits dans ma boutique, mais je mets en avant ceux qui sont en lien avec notre région, ceux avec de la lavande par exemple. »

    Le maire Robin Prétot (LR) revendique cette identité. « Nous sommes convaincus qu’il faut aller plus loin dans la valorisation et dans l’affirmation de cette richesse, parce que notre patrimoine raconte une histoire, notre histoire, affirme-t-il. Ce patrimoine, c’est celui du vieil Istres, du centre historique, de cet hôtel de ville emblématique pour lequel nous nous sommes battus et qui, aujourd’hui, est revenu dans notre giron. » L’élu pointe le besoin de retrouver du « lien humain, ce qui nous rassemble, et c’est tout le sens du marché “L’instant provençal” ».

    Devant le succès de cette première édition, Adrien Bouterin a le sourire. L’adjoint au maire délégué aux affaires économiques, au projet de centre-ville, au commerce et à l’artisanat explique la démarche : « Les mots d’ordre étaient : Provence, été et qualité. On voulait quelque chose qui fasse revenir du flux le week-end en centre-ville. (…) Ça part d’une vraie analyse, avec l’Office du commerce, on est allés interroger les gens en terrasse pour leur demander ce qui leur manquait et le marché revenait quasi systématiquement. »

    Si l’affluence se confirme, la municipalité pense pérenniser le marché à l’année. « On envisage également de le dédoubler sur le boulevard Paul-Painlevé, à la condition de trouver des marchands en restant qualitatif », révèle l’adjoint.

  • L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    Lancement de saison pluvieux, lancement de saison heureux. C’est en tout cas ce qu’espère le directeur de l’office de tourisme de Martigues, Jean-Jacques Micoud, ce jeudi 4 juin au soir, alors que la pluie s’abat sur le camping de l’Arquet. Pas d’inquiétude : la structure municipale peut compter sur des « produits stars », comme les visites du décor de la série à succès Camping Paradis, situé à deux pas du village vacances. Le 18 avril, la sortie a battu son record d’affluence avec 500 participants sur la journée.

    Les chiffres de la saison passée sont plus qu’encourageants : « Près d’un million de nuitées, plus de 350 000 touristes accueillis et une progression de la fréquentation dans les hébergements marchands de 11% », se réjouit Gaby Charroux (PCF), le maire de la commune, qui « confirme sa place parmi les destinations incontournables de Provence ».

    Pour l’élu, si les résultats sont aussi bons, c’est que Martigues affiche de nombreux atouts. Sa situation géographique, d’abord. « Nous sommes entre la Méditerranée, avec notre belle Côte Bleue, ses plages et ses calanques, son parc marin et sa zone protégée ; et l’étang de Berre. (…) Nous avons trois quartiers, avec chacun leur centre-ville avec un patrimoine historique remarquable, en témoigne le label ville d’art et d’histoire. »

    Gaby Charroux souligne également les choix politiques menés depuis des décennies : « Nous n’avons pas bétonné une grande partie du territoire pour préserver l’environnement. Selon les scientifiques, nous avons une biodiversité exceptionnelle. Nous voulons que chacun puisse en profiter. » Sans parler de la « vie culturelle foisonnante », du patrimoine industriel, maritime, et des studios de cinéma Provence Studios.

    Le « mieux tourisme »

    De nombreux atouts, donc, qui sont surtout bien mis en valeur par l’office de tourisme, qui insuffle une dynamique pour passer au « mieux tourisme ». Jean-Jacques Micoud revendique « un autre rapport au temps, pour que chacun ait le temps de prendre son temps, de s’ennuyer, car l’ennui est une source de créativité ».

    Pour cet été, les ingrédients de la recette de l’office de tourisme seront « culture, histoire, douceur de vivre, bonne humeur et envie d’être ensemble », avec des visites tournées autour des trésors de la nature et de la gourmandise, des éco-balades autour de l’étang de Berre et des éco-randos citoyennes, une exposition « Regards croisés sur la faune et la flore locales » ou encore des découvertes de la ville au fil de l’eau en canoë sur les canaux, du snorkeling dans le Parc marin de la Côte Bleue, des couchers de soleil en bateau… L’offre est foisonnante, et toujours accessible financièrement.

    Programme complet sur le site de l’office de tourisme

  • Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Ce vendredi midi, des préparatifs battent leur plein à proximité de la place du palais des Papes. On s’affaire à mettre sur pied la 5e édition du « Live des Côtes-du-Rhône », qui se tient ce samedi, et mêle dégustations de vins * – parmi 200 références – et concerts. Un peu plus haut au Rocher des Doms, les Compagnons des Côtes-du-Rhône reçoivent la presse au sein du clos de la vigne du Palais des papes. Ce n’est pourtant pas cette association qui organise le Live de samedi, mais Inter-Rhône, le syndicat interprofessionnel des vignobles de toute la vallée du Rhône.

    Comme en été devant un rayon d’une vingtaine de vins rosés différents, le profane peut vite se perdre parmi les syndicats et associations faisant la promotion de la filière viticole, poids lourd de l’économie locale (56% de l’agriculture vauclusienne provient de la viticulture). « On travaille ensemble, il n’y a pas de concurrence », assure David Bérard, promu délégué opérationnel et développement des Compagnons des Côtes-du-Rhône. Soit 72 bénévoles issus du milieu viticole ou pas qui organisent plusieurs événements destinés à valoriser les Côtes-du-Rhône, « une appellation qui touche 171 communes, 4 départements et 27 000 hectares », chiffre Pierre Saysset, directeur de la fédération des vignerons indépendants de Vaucluse et conseil du nouveau bureau des Compagnons, élu en avril dernier.

    « On est une association culturelle et de promotion de la vigne pour faire d’Avignon la capitale des Côtes-du-Rhône », souligne Brigitte Bouvier, la nouvelle présidente des Compagnons, par ailleurs directrice du lycée viticole d’Orange. Tout au long de l’année, l’association organise quelque 90 événements fréquentés par 15 000 personnes (dont 40% venus d’en dehors du territoire), parfois autour d’un public restreint de professionnels ou de touristes étrangers, mais avec toujours trois temps forts populaires : les Estivales du Rhône, le Ban des vendanges et le théâtre des sens.

    Raclette dans la vigne

    en janvier

    « Cet hiver, pour toucher un autre public et animer les ailes de saison, on a organisé une raclette dans la vigne autour de la Saint-Vincent, le patron des vignerons, les 200 places sont parties en 24h, on peut déjà donner rendez-vous en janvier prochain », annonce David Bérard. Mais avant cela, se préparent les Estivales, qui se tiendront le 6 juin. « Une balade patrimoniale et gourmande dans un lieu encore tenu secret à Avignon », promet-il. Un nouveau rendez-vous, encore en phase de validation, est prévu en juillet à destination de la jeunesse. Enfin, le point d’orgue pour les Compagnons reste le Ban des vendanges, lancé en 1995 et qui se revendique « comme la plus grande fête populaire gratuite » en Vaucluse. Il aura lieu le 29 août, sur la place du Palais des papes.

    * À consommer
    avec modération

  • Le climat international ralentit le tourisme

    Le climat international ralentit le tourisme

    Selon la récente enquête publiée par l’agence d’attractivité et de développement d’Occitanie (Ad’Occ), « 59% des professionnels du tourisme déclarent constater un impact des tensions internationales sur leur activité, dont 98% jugés négatif. »

    Ces impacts concerneraient une baisse des demandes et des réservations, un printemps plus calme que prévu, une fréquentation en recul et un manque de visibilité sur la saison estivale. En cause, le climat international tendu qui freine les dynamiques du secteur, notamment dans la restauration et les commerces et services.

    L’inquiétude est partagée par tous les univers de destination interrogés (campagne, urbain, littoral et montagne) : 58% des professionnels du tourisme de ces zones ressentent l’impact des tensions internationales sur leur activité touristique actuelle ou à venir.

    Ralentissement des habitudes

    « Les résultats de cette enquête ne traduisent pas un décrochage massif de l’activité touristique mais plutôt un climat d’attentisme généralisé », précise l’agence Ad’Occ. Le principal signal observé repose sur un ralentissement des prises de décision, une montée des réservations de dernière minute et surtout un manque de visibilité pour les professionnels.

    Ce ralentissement serait dû à une hésitation plus grande des clients habituels, qui arbitrent davantage leurs dépenses. « Dans ce contexte, les prochaines semaines seront déterminantes pour confirmer ou non les tendances observées et mesurer leur impact sur la saison estivale », conclut l’agence Ad’Occ.

    « Pour les mois à venir, les professionnels affichent une prudence marquée : 66% jugent les réservations “peu ou pas encourageantes”, tant pour les ponts du mois de mai que pour la période juillet-août », précise l’organisme. Les plus inquiets sont les gérants d’hôtels (51%) et de gîtes d’étape et refuges (46%).

    Selon l’enquête, la hausse des prix généraux, l’envolée des prix du carburant, la baisse du pouvoir d’achat et le coût des déplacements restent les facteurs principaux de cette dynamique.