Tag: tourisme

  • Agritourisme, conquête de marchés étrangers, outils digitaux… Var Tourisme lance son plan d’action pour 2027

    Agritourisme, conquête de marchés étrangers, outils digitaux… Var Tourisme lance son plan d’action pour 2027

    Au crépuscule de l’année 2026, il est temps de penser à la prochaine. Et dans le Var, plus qu’ailleurs, à la saison touristique qui vient avec. Cela, après un exercice marqué par « une saison estivale où nous avons été en difficulté, dans le contexte actuel de notre pays. Mais nous sauvons les meubles », résume Guillaume Decard, président de Var Tourisme, qui relève avec satisfaction les chiffres encourageants de l’avant et de l’arrière-saison, avec, notamment, « 600 000 nuitées supplémentaires en octobre par rapport à 2025 », permettant d’entrevoir un bilan prévisionnel stable de 80 millions de nuitées sur l’année.

    Les effets du développement « 4 saisons » qui lui est si cher, bien que « ça ne veuille pas dire qu’on doit lisser le tourisme. Nous devons préserver le noyau dur qu’est la saison estivale, qui représente 5 milliards d’euros de retombées économiques », martèle Guillaume Décard. Et pour cela, Var Tourisme lance son plan d’action 2027 intitulé « Varêvolution ».

    Développer l’agritourisme et le tourisme chinois

    Premier outil : l’observation et l’analyse des données grâce à l’observatoire digital du tourisme lancé fin 2023, y compris dans une logique de gestion des flux touristiques et de suivi de l’impact carbone. La communication et la valorisation seront aussi des axes forts, à travers des événements tels que la tenue d’un pop-up à Paris en novembre, des campagnes marketing et un accent sur les outils digitaux, notamment avec l’appui d’influenceurs. Mais aussi à travers le guide du réseau « Destination le Var », permettant de mettre en valeur ses membres (hôtels, restaurants…) auprès des visiteurs.

    Tout cela sera mis au service du développement de l’activité dans un département doté « de filières infinies », appuie Anthony Matteuzzi. Parmi elles, le golf, la spiritualité, le nautisme, ou encore le tourisme de pleine nature, qui bénéficieront toutes de mises en valeur à travers des événements, supports et outils promotionnels. La question de l’accessibilité sera aussi au centre, via un colloque et un site internet dédié. Mais l’axe de l’agritourisme et de l’œnotourisme, mis en avant depuis 2025, apparaît comme la priorité. Il s’agira de poursuivre la mise en valeur et l’accompagnement des projets du genre, comme cela a déjà été engagé cette année avec la sortie du guide de l’agritourisme. Un nouveau guide à destination du public, « Le Var des terres », paraîtra en février.

    Enfin, Guillaume Décard ambitionne « la conquête de nouveaux marchés » de clientèle étrangère, dotée d’un pouvoir d’achat supérieur. L’Italie, par exemple, qui n’est qu’au 6e rang en la matière malgré sa proximité, le Canada, qui a progressé de 114% depuis 2019, et surtout la Chine, pour laquelle une mission de développement est à l’étude. En parallèle, Var Tourisme veut consolider les marchés déjà fructueux (Allemagne, Scandinavie, Pays-Bas, États-Unis). Sans oublier le marché hexagonal, alors que le Var reste la destination favorite des Français, malgré le contexte économique : « Le tourisme social nous intéresse aussi », affirme le président du département Jean-Louis Masson. « Le fait que le panier étranger est plus important que le français doit nous pousser à le développer. » À travers, notamment, l’excursionnisme, c’est-à-dire les séjours à la journée en provenance de territoires de proximité (Var, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes).

  • Le déremboursement des cures menace l’avenir de Balaruc

    Le déremboursement des cures menace l’avenir de Balaruc

    Balaruc-les-Bains ne s’appelle pas ainsi pour rien. Cette commune de 7 000 habitants située au bord de l’étang de Thau est la première station thermale du pays. Elle a accueilli en 2025 plus de 50 000 curistes, dont une bonne part venait sur ordonnance médicale. Une cure thermale est prescrite dans le cadre du traitement d’une maladie chronique. Un séjour est remboursé à 65% par la Sécurité sociale. Or le 8 octobre, la ministre de la Santé a annoncé vouloir un transfert de cette prise en charge vers les mutuelles. L’objectif serait d’économiser 200 millions d’euros dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027.

    Si la mesure s’appliquait, une catastrophe économique en cascades serait à craindre selon Didier Calas, conseiller municipal et président-directeur général de la société Balaruc-les-Bains Eaux Thermales. Les équipements thermaux de la Ville ont ceci de particulier qu’ils sont gérés par la Spleth*, une « société publique locale ». L’entreprise est une société anonyme de droit privé dont les actionnaires sont tous des collectivités publiques, à commencer par la commune qui en détient 85%. Selon Didier Calas, un désengagement de la Sécurité sociale compromettrait la venue de plus de la moitié des curistes. Les emplois de 390 salariés sont en jeu.

    Une chute de l’activité de la Spleth pèserait aussi directement sur les finances de la commune. En 2025, Balaruc a perçu 7,5 millions d’euros de redevance et 1,7 million d’euros de dividendes. La moitié de ces sommes est versée dans un budget annexe qui sert au remboursement des emprunts de la Spleth. Le reste contribue aux recettes de la Ville. Par ailleurs, une diminution de la population saisonnière pourrait entraîner une baisse des dotations de l’État. Compte tenu de la croissance de sa population dix mois dans l’année, la Ville de Balaruc reçoit actuellement une somme correspondant à une collectivité de 20 000 habitants.

    Un territoire fragilisé

    « La ville a bien vécu de cette manne du thermalisme. On a des actions sociales très fortes avec des tarifs très avantageux pour les services publics payants, comme le périscolaire ou les crèches. Le thermalisme a rejailli sur la ville depuis 10 ans », explique Didier Calas. L’action municipale en faveur du cadre de vie des résidents permanents et saisonniers pourrait être remise en cause. La ville emploie 200 agents, ce qui est important pour une collectivité de cette taille. Les habitants n’ont pas connu de hausse de la taxe foncière depuis 2003. La réflexion sur des projets portés à l’échelle intercommunale pourrait être suspendue. Loïc Linares (PS), le président de Sète agglopôle Méditerranée, évoque la transformation de l’entrée de ville de Balaruc, un futur parking répondant aux besoins des curistes ou bien la rénovation de logements.

    Des inquiétudes se font jour plus largement à l’échelle de l’étang de Thau. Selon la Spleth, les curistes dépensent en moyenne 1 800 euros pendant leur séjour. Le plus souvent les usagers des thermes séjournent trois semaines et viennent accompagnés. Une activité économique s’est développée autour de leur accueil : des professionnels de santé, des hôtels et des restaurants, une offre touristique, etc. « La Spleth est le premier employeur privé du bassin de Thau après les hôpitaux de Sète. Elle a un impact énorme avec des retombées économiques estimées de l’ordre de 250 millions d’euros », évalue Didier Calas. La fin des débats au parlement portant sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est fixée au 26 novembre.

    * Société publique locale d’exploitation des thermes
    de Balaruc-les-Bains

  • [La jeunesse européenne se révolte] En Albanie, « on ne trouve pas de travail »

    [La jeunesse européenne se révolte] En Albanie, « on ne trouve pas de travail »

    La révolte, à laquelle prend part la jeunesse vise un objectif précis :
    la démission du Premier ministre Edi Rama, accusé de corruption. Ce dernier, qui travaille avec Paris et Rome, conspue une mobilisation «
     en lien avec des événements survenus dans d’autres villes impliquant un mouvement anarcho-syndicaliste connu sous le nom d’Antifa ». Comme un air de déjà vu.

    Flavia Osmani, militante du mouvement Ensemble, informaticienne.

    « Ce qui se passe aujourd’hui c’est la poursuite de la Révolution des Flamants Roses. Après 140 jours de manifestations pacifiques, nous avons vu une transformation de ce mouvement auquel les lycéens, étudiants et professeurs se sont greffés. C’est désormais une révolte. Notre principale revendication c’est la démission d’Edi Rama. Les étudiants parlent aussi des conditions de vie, de la hausse des prix et de l’état de l’université en Albanie. Les lycéens, eux, disent ne pas voir de futur ici, ils n’envisagent pas leur vie en Albanie. Car même si on est diplômés, on ne trouve pas de travail. Face à ça, les manifestations sont réprimés, c’est presque un état de terreur. Si on porte des masques pour se protéger des gaz lacrymogènes, on peut être arrêté et, dans certains cas, passés à tabac. »

  • [La jeunesse européenne se révolte] En Espagne, « le reflet de la crise du logement »

    [La jeunesse européenne se révolte] En Espagne, « le reflet de la crise du logement »

    Maricarmen est décédée le 7 octobre, mais la contestation ne faiblit pas. Minoritaire, dans l’incapacité de prendre des mesures urgentes, le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a convoqué des élections anticipées le 29 novembre. Les syndicats espagnols appellent à la grève générale le 11 novembre prochain.

    Jesús Perez, membre de l’Union des jeunesses communistes d’Espagne (UJCE), stagiaire

    « Le mouvement a commencé à la suite de l’expulsion de Maricarmen, cette vieille dame qui a d’ailleurs fini par mourir. La jeunesse ouvrière a décidé, avec les syndicats des locataires, d’occuper Madrid. Le mouvement s’est étendu en Espagne, en particulier dans les grandes villes comme Séville ou Barcelone. C’était le reflet de la crise du logement que nous connaissons en Espagne. Le marché est parasité par les intérêts privés, la touristification, la gentrification de nos villes et de nos quartiers, ainsi que par la hausse du coût de la vie. Ces trois facteurs nous empêchent de mener une vie normale. Nous en avons assez d’être les victimes du système. Après le rejet au Parlement des textes sur le logement, les syndicats ont obtenu la grève générale. La gauche doit remporter les élections législatives à venir. Pour la classe ouvrière, ce serait un désastre si un gouvernement conservateur, soutenu par l’extrême droite, venait à voir le jour. »

  • Crash aérien de Barcelonnette : le pilote condamné à de la prison

    Crash aérien de Barcelonnette : le pilote condamné à de la prison

    Les réquisitions du procureur ont été suivies : le pilote de l’avion qui s’était écrasé et embrasé à son atterrissage à Barcelonnette en décembre 2022 a été condamné à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, jeudi matin, pour homicide involontaire et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité permanente. Il a été déclaré « entièrement responsable » du préjudice subi par les parties civiles, un couple grièvement blessé et brûlé et sa compagne, décédée. L’homme a ainsi également été condamné à régler 4 900 euros à chacun des survivants, Xavier et Barbara, et 4 000 euros à la famille de la femme décédée. Une audience sur les intérêts civils aura lieu en juin.

    Le couple « très soulagé

    de cette condamnation »

    « Justice a été faite, ce monsieur était coupable à 100% », a réagi par téléphone Me Mérouane Brahimi, qui représentait sa sœur décédée dans l’accident. Ni le prévenu, ni les parties civiles, ni leurs avocats, niçois, n’étaient présents pour le délibéré. « Il est probable que le pilote fasse appel, c’est ce qu’il avait annoncé s’il était condamné, il a dix jours pour le faire », a de son côté avancé Me Nicolas Gemsa, l’avocat du couple, qui subit encore aujourd’hui les conséquences « désastreuses » et « catastrophiques » de l’accident. En arrêt de travail depuis le crash aérien il y a quatre ans, « ils ont encore toute la rééducation à finir », a indiqué leur avocat. Xavier et Barbara sont « très soulagés de cette condamnation », a-t-il rapporté.

    Pendant le procès, fin septembre, le couple avait accusé le pilote de les avoir abandonnés dans l’avion en feu. Après l’accident, ils avaient passé plus d’un mois dans le coma et cinq mois en réanimation. Contacté, l’avocat du prévenu n’a pu être joint.

  • Profils, motivations, dépenses : portrait-robot des touristes en Occitanie

    Profils, motivations, dépenses : portrait-robot des touristes en Occitanie

    Parce que le tourisme constitue « la deuxième économie régionale » (22,4 milliards de retombées, 138 000 emplois) et que l’Occitanie « sera l’une des régions les plus impactées par le réchauffement climatique », « nous avons besoin d’être innovant », justifie Vincent Garel.

    Voilà pourquoi le président du Comité régional du tourisme et des loisirs (CRTL) a confié à l’agence Ad’Occ le soin de réaliser, de mi-mars 2025 à mi-mars 2026 avec Ipsos-BVA, une radioscopie du tourisme en Occitanie. Un échantillon représentatif de 36 527 questionnaires auprès de touristes et 10 514 auprès d’excursionnistes* aide à comprendre qui vient visiter la région, pour quelles raisons et avec quel ressenti.

    86% des visiteurs sont Français, 14% étrangers (top 5 : Espagnols, Allemands, Britanniques, Néerlandais, Belges). Seuls 45% logent dans des hébergements marchands (hôtel, camping, location). Chez les touristes (ceux qui dorment sur place), les vacances/loisirs sont la principale motivation (54% contre 49% chez les excursionnistes), devant les visites de la famille ou des amis (26% contre 22%) et les raisons professionnelles (8%). Un excursionniste sur dix se déplace à la journée pour des festivals ou événements culturels. Les touristes dépensent en moyenne 63 euros par jour (contre 50 euros pour les excursionnistes). 78% sont venus en voiture (12 en train, 5% en avion). 59% viennent seuls ou en couple, 34% en famille, 7% avec des amis.

    Un ressenti plutôt positif

    Le critère numéro 1 pour le choix du lieu du séjour est la beauté des paysages (44%), devant le patrimoine historique et architectural (36%), le calme (31%). Toutefois, les motivations divergent entre nationalités. Les Belges (45%) et les Britanniques (43%) insistent davantage sur le climat agréable. Une fois sur place, 56% se livrent à des visites, 47% à des balades à pied ou au farniente, 45% vont au restaurant, 45% font du shopping, 32% se rendent sur les marchés alimentaires. Des activités évolutives en fonction de l’univers choisi (littoral, urbain, campagne, montagne). 90% ont goûté une spécialité culinaire locale.

    Enfin, le ressenti des visiteurs semble plutôt positif. 97% se disent satisfaits, 58% très satisfaits avec une note globale de 8,7/10 et un gain d’image de 17 points entre avant et après le séjour. La beauté des paysages (27%), et le bon accueil (26%) sont cités en premier. Les transports (14%), les prix (10%) et le stationnement (8%) sont les principales critiques. Autant d’axes à améliorer avec un « net promoter score » (indicateur de la satisfaction) bloqué à 62/100. « Il existe une marge de manœuvre pour aller vers une expérience d’excellence », concède Fabien Guillermot (Ipsos-BVA).

    D’autant qu’avec la canicule et les feux, l’été 2026 pourrait avoir écorné l’image occitane. « L’impression de terrain, c’est que l’attractivité naturelle a été ébranlée », confie un professionnel du Lot. Dans les mois à venir, la réflexion va se poursuivre. Vincent Garel promet « une promotion et une communication rassurantes » auprès des clientèles étrangères.

    * Visiteurs qui rentrent dormir chez eux.

  • Crash aérien de Barcelonnette : la décision du tribunal attendue ce jeudi

    Crash aérien de Barcelonnette : la décision du tribunal attendue ce jeudi

    Xavier et Barbara attendent ce jour depuis longtemps : en décembre 2022, leur vol touristique avait viré au cauchemar, leur avion s’écrasant et s’embrasant au moment de son atterrissage à Barcelonnette. Le couple niçois avait été gravement blessé et brûlé dans l’accident, avait passé plus d’un mois dans le coma et cinq mois en réanimation, alors que la compagne du pilote, également à bord, était décédée sur le coup. Ils accusent aujourd’hui le pilote de les avoir abandonnés dans l’avion en feu.

    « Le pilote a commis

    des fautes énormes »

    Jugé fin septembre, le pilote est poursuivi pour homicide involontaire et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité permanente. Le procureur avait requis cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, à son encontre.

    Me Mérouane Brahimi, qui représente sa sœur décédée dans l’accident, espère une condamnation du prévenu. « Ce qu’on souhaite, c’est que le pilote, qui a commis des fautes énormes, manifestes, soit condamné, parce qu’au-delà de ma sœur, qui est morte dans des conditions épouvantables, il y a aussi ces deux jeunes personnes qui sont mutilées à vie. Leur vie est gâchée », déplore-t-il. Selon lui, « le pilote n’a pris aucune précaution », « a pris une pente extrême », et est arrivé « à une vitesse 70 ou 80 km/h au-dessus de la vitesse normale ». « L’avion rebondit cinq fois, mais, au lieu de freiner, il remet les gaz pour ne pas endommager l’avion », affirme l’avocat, qui regrette que le prévenu n’ait pas reconnu ses fautes et sa responsabilité lors du procès fin septembre.

  • Nîmes attire les foules mais perd ses visiteurs antiques

    Nîmes attire les foules mais perd ses visiteurs antiques

    Les guitares de The Cure ont fait vibrer les arènes, mais les vieilles pierres n’ont pas connu le même succès. Présenté ce 14 octobre, le bilan estival de la municipalité affiche deux visages. Du 1er mai au 17 septembre, Nîmes a enregistré 742 600 nuitées, soit 2,5% de plus qu’en 2025. Pourtant, la fréquentation des monuments romains dégringole de 25,2%. Un sacré paradoxe pour une ville qui fait de son patrimoine antique sa carte de visite.

    Le moteur de la saison reste événementiel. Hors ferias, les dix nuits les plus fréquentées correspondent à des soirs de concert. Deux des trois soirées de The Cure ont dépassé les 9 200 nuitées. La Feria des Vendanges a comptabilisé 755 800 présences en quatre jours. Des « rendez-vous capables de déclencher une venue, un séjour », souligne Laurent Mespoulet, adjoint au maire chargé du Tourisme. Les nuitées étrangères progressent de 3%. « L’Espagne reste le premier marché international, devant les États-Unis et l’Allemagne », précise l’élu. Ces pays représentent 37% des nuitées étrangères.

    « Adapter » le tourisme

    Derrière les bons chiffres, le patrimoine antique fait grise mine. Pendant que les monuments romains perdent un quart de leurs visiteurs, le Musée de la Romanité gagne 4,5% de fréquentation et les musées plus de 16%. La chaleur a-t-elle poussé les touristes vers des lieux plus frais ? C’est l’hypothèse de Mespoulet, sans qu’elle explique à elle seule ce décrochage.

    Face à des étés brûlants, la Ville tente de s’adapter. « Le programme de visites guidées a été repensé pour mieux répondre aux conditions estivales », assure l’adjoint. En juillet et août, la moitié des visites ont été programmées le matin ou en soirée. Des « parcours fraîcheur » sont aussi envisagés. L’objectif est d’« anticiper les dispositifs nécessaires pour ne pas subir », conclut l’adjoint.

  • Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Ils sont une dizaine de professionnels du patrimoine, de l’urbanisme, de la culture et du tourisme arrivés du monde entier à s’être retrouvés dans la capitale de Provence, le temps d’une semaine. Venus de Croatie, de Palestine, du Liban ou d’Amérique du Sud, ils ont entamé lundi une semaine de formation internationale, pilotée par l’association des Sites et Cités Remarquables de France.

    Fondée en 2001, elle compte désormais 320 villes et territoires français en son sein. Son activité consiste notamment à réfléchir à la protection et la valorisation du patrimoine. L’événement, privé, a lieu une fois par an dans une ville différente. Un thème sert de fil rouge aux débats et ateliers proposés qui rythment l’emploi du temps des participants : le « patrimoine et tourisme durable ».

    « Au cours de cette semaine de discussions et d’échanges, on va se rendre compte qu’au travers de cultures, de pays différents, nous avons en fait des projets communs, des visions qui peuvent être identiques comme différentes. Et l’on s’enrichit des différences des autres », contextualise Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, vice-présidente de l’association et adjointe au patrimoine de la Ville. Pour intégrer la semaine de formation, les participants ont dû répondre à un appel à projet, lancé par Sites et Cités il y a quatre mois. Plusieurs visites des lieux culturels de la ville et de ses alentours sont au programme pour les participants sur place.

    « Aix est une ville

    assez exemplaire »

    Notamment le musée Granet, le grand site de la Sainte-Victoire, mais aussi le village de Puyloubier… Plusieurs conférences, échanges et débats sont également prévus. Parmi les intervenants attendus, Michel Fraisset, directeur de l’Office de Tourisme d’Aix, Edane Edane Dorgelet Adonis, directeur de l’Office de tourisme d’Ebolowa, au Cameroun, Anne Vourc’h, docteur en sociologie et conseillère du réseau Grands sites de France…

    « L’idée globale de cette rencontre est de voir comment une ville, grâce à son patrimoine, peut être attractive sans rester sous cloche. Soit trouver un équilibre entre un cadre de vie pour les habitants tout en étant touristique, précise Florence Sirot, directrice de Sites et Cités. Aix est une ville assez exemplaire sur cette caution d’attractivité touristique, de gestion du tourisme… Cela nous semblait naturel de le faire ici. Aussi, tout le département travaille sur (la question du tourisme durable), pour éviter, par exemple, que les mêmes sites soient visités. »

    Mais Florence Sirot de préciser : « Attention, nous ne sommes pas là pour dire quoi faire. On reste sur de l’échange et du partage d’idées. »

  • Sans concurrent, François de Canson largement élu président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Sans concurrent, François de Canson largement élu président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Comme dans un fauteuil ou presque… François de Canson (DVD), finalement seul candidat à la succession du désormais sénateur Renaud Muselier (Ren.), a été élu ce lundi 12 octobre président du conseil régional avec 83 votes pour et 39 blancs sur les 122 votants de l’hémicycle.

    Pas de surprise mais tout de même une clameur de joie dans les rangs de la majorité et sur le balcon des invités. Entouré de Christian Estrosi, ex-maire de Nice et de Renaud Muselier, le maire de La Londe-les-Maures, troisième vice-président de la Région, président du comité régional de tourisme savoure sa victoire. Malgré sa lourdeur, l’intervention du président du groupe d’opposition RN ne viendra pas la gâcher. « Vous êtes désormais à la barre du Titanic » lui balance Franck Allisio, revenant sur l’élection de Christian Estrosi « avec les voix de la gauche », et le bilan de Renaud Muselier, « un mandat marqué par les reniements typiques du “en même temps” macroniste ». Et de se targuer des « succès électoraux » de sa famille politique avec des municipales « exceptionnelles » à « Nice, Cagnes-sur-Mer, Toulon… » Le lapsus, la préfecture varoise ayant été remportée par la droite avec Josée Massi (SE), n’a pas manqué de faire réagir les bancs de la majorité.

    En face, Pierre-Paul Leonelli dénonce ces « leçons pathétiques » avant de l’étriller sur les sénatoriales. Et de se féliciter de la « continuité » à la tête de la Région, saluant la « loyauté », le « dévouement » et la « capacité à rester soudés » de ses collègues, « malgré la diversité de nos courants ».

    Le point dans les lycées

    En tribune, François de Canson acquiesce. Homme de « transition », il rend hommage aux agents du conseil régional avant de réagir à l’actualité : celle du mouvement lycéen, la collectivité étant en charge de l’entretien et du fonctionnement des établissements. Reconnaissant la « crise existentielle », dénonçant la violence, il annonce une inspection générale, l’ouverture d’une plateforme d’alerte afin de recueillir les demandes des élèves, parents, agents et professeurs. Des brigades d’intervention, « capables de traiter rapidement les problèmes matériels les plus urgents » sont mises en place, un état des lieux sera présenté « lors d’une prochaine séance ».

    Lutte contre l’antisémitisme, réussite des JO 2030, soutien aux structures de santé et au monde économique, adaptation au réchauffement climatique, souveraineté, sont pour lui autant de priorités. Surtout, il réaffirme le « style » de Canson : un élu de proximité. « Aimer les territoires, c’est commencer par aimer les gens qui y vivent » assène-t-il, raison pour laquelle, « je serai chaque semaine, deux jours entiers en déplacement sur le terrain, département par département ». Sa « manière d’exercer le pouvoir ». Dans la droite ligne, il entend mettre le paquet sur « la subsidiarité ». « La puissance régionale » ne devant « jamais se construire au prix de l’impuissance locale », il organisera une convention régionale des maires le 17 novembre à Aix-en-Provence. Le tout en respectant un budget contraint car « chaque euro public est un euro confié ».

    De son côté, le Rassemblement écologique et social, instance régionale consultative emmenée par Jean-Laurent Félizia, pour offrir une tribune et un espace d’expression aux représentants de la liste de gauche et écologiste, a rappelé qu’il s’était « désisté en 2021 pour éviter à l’extrême droite de ravir la Région » et qu’il demeurait « attentif aux orientations politiques régionales du nouveau président et de la commission permanente ».