Tag: exposition

  • L’Expo de Ouf ! reprend les murs de Nîmes

    L’Expo de Ouf ! reprend les murs de Nîmes

    Depuis ses débuts, plus de 200 fresques ont ainsi composé une galerie à ciel ouvert, gratuite et visible toute l’année.

    Cette fois, le festival porté par le Spot se décline autour du thème « Couleurs et ornements ». Une invitation esthétique, mais pas seulement.

    Face à la grisaille et à l’uniformité, les organisateurs revendiquent la couleur comme un langage et la diversité comme une richesse : « Décorons la résistance et colorons nos différences. » Huit muralistes investiront les quartiers tandis que 29 artistes français et belges réuniront près de 300 œuvres au Spot.

    Avant même l’ouverture officielle, la Chauffe de Ouf ! du 26 août a permis de voir les œuvres naître sous les bombes et les pinceaux. Petits-déjeuners
    et apéritifs au pied des fresques, rencontres avec les artistes, balade guidée ou virée à vélo : ici, le public n’est jamais bien loin de la création.

    Point culminant le 5 septembre, avec une grande inauguration au Spot, rue de l’Enclos-Rey : performances, spectacles de rue, musique et sérigraphie accompagneront l’ouverture de l’exposition collective. Puis le festival continuera de vivre tout l’automne entre ciné-concert, rencontres et rendez-vous autour du street art.
    Une bonne raison de lever les yeux en traversant Nîmes.

  • [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (1/3)

    [Kallisté] Matisse, d’Ajaccio à la révolution de la couleur (1/3)

    Le 5 février 1898, Henri Matisse arrive à Ajaccio avec son épouse Amélie pour leur voyage de noces. Le jeune couple s’installe à la Villa de la Rocca, à l’angle de l’actuel boulevard Sylvestre-Marcaggi et de la rue Gabriel-Péri, et y demeure jusqu’au mois de juillet. Pour le peintre, âgé de 28 ans, ce séjour de six mois constitue une véritable révélation.

    Matisse, qui jusque-là avait surtout connu les lumières plus grises du Nord, découvre en Corse l’éclat du monde méditerranéen. « Tout brille, tout est couleur, tout est lumière », écrira-t-il. Il dira également avoir senti croître en lui « une passion pour la couleur ». À Ajaccio, sa palette se transforme : les tons deviennent plus francs, plus lumineux et plus libres. Les 55 tableaux qu’il y réalise annoncent déjà les prémices du fauvisme, ce mouvement qui, quelques années plus tard, bouleversera la peinture par l’intensité de ses couleurs.

    Une forme de liberté

    Ce passage décisif de la vie de Matisse demeure encore trop peu connu. Il permet pourtant de comprendre que la Corse ne fut pas seulement pour lui un décor ou une destination de voyage. Elle représenta une étape fondatrice, celle d’un nouveau regard porté sur la lumière, les paysages et la couleur.

    Plus d’un siècle après, l’Association des amis de Matisse à Ajaccio entretient cette mémoire et poursuit son travail autour des liens entre l’artiste et la cité impériale. Elle s’est récemment entretenue avec Alix Agret au sujet de l’exposition « Matisse1941-1954 », présentée au Grand Palais à Paris du 24 mars au 26 juillet 2026.

    Cette exposition consacrée aux treize dernières années de l’artiste montre combien la passion née à Ajaccio a traversé toute son œuvre. De la lumière corse aux grandes gouaches découpées, Matisse n’aura cessé de chercher, par la couleur, une forme toujours nouvelle de liberté.

    À suivre…

  • Plus qu’une semaine pour voir l’exposition Toulon for ever

    Plus qu’une semaine pour voir l’exposition Toulon for ever

    « Venez élire sur place un 7e lauréat, parmi les photos de la rétrospective. À l’occasion des 10 ans du concours, le gagnant recevra un Prix spécial anniversaire.

    Il sera contacté et annoncé sur le compte Instagram @toulonforever2026 à l’issue de l’exposition », indique la municipalité.

    *Mairie d’Honneur

    Du lundi au vendredi, de 9h à 16h 30

    Entrée libre et gratuite

  • Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Depuis début juin, une cinquantaine de dessins de l’artiste Philippe Comar sont gratuitement visibles au sein du Musée muséum Départemental, à Gap. Cet artiste, né en 1955, est principalement connu en tant que dessinateur, spécialisé dans la représentation de l’anatomie humaine et animale, alliant à la précision et la rigueur scientifique, une virtuosité des formes et une véritable fascination pour le vivant.

    À travers ses dessins, on découvre les animaux de la Grande Galerie de l’Évolution à Paris, on adopte le point de vue d’un poisson dans un aquarium qui voit les visiteurs le regarder, ébahis, de l’autre côté de la vitre, on découvre aussi la reproduction des pièces d’anatomie humaine utilisées dans les études de médecine et conservés dans les musées médicaux.

    « L’idée, c’est d’avoir l’ambiance d’un cabinet de curiosité dans la scénographie pour inciter à être plus curieux, à avoir envie de découvrir des comportements animaux ou des enjeux environnementaux que l’on va traiter par la suite dans l’exposition “Sauvage“, qui ouvre le 5 novembre au musée », annonce Agathe Frochot. Le Musée accueille en effet en novembre l’exposition « Sauvage », en collaboration avec le Muséum d’Histoire naturelle de Neuchâtel en Suisse, qui permettra de redécouvrir les collections scientifiques remaniées de Gap.

    Depuis l’été 2025, le Musée a par ailleurs créé un nouvel espace permanent où sont exposés à la fois des animaux empaillés et des peintures de paysage d’artistes alpins, où l’on voit l’apparition puis l’évolution de la représentation de la Nature dans l’art. Quant aux collections de taxidermie des sous-sols du Musée, elles seront également présentées dans un nouvel espace permanent intitulé « Cohabiter, petite histoire de nos relations au vivant », incluant une nouvelle muséographie pédagogique.

    Susciter la curiosité

    pour le vivant

    « Depuis quelques années on essaye de revaloriser les fonds scientifiques du Muséum, dont la majorité sont reliés à l’histoire naturelle. Jusqu’à présent, ils étaient assez peu représentés dans le Musée. Ça nous paraissait justifié de les ressortir, d’autant qu’on a des spécimens uniques mais aussi des spécimens qui représentent vraiment nos écosystèmes de nos montagnes », poursuit Agathe Frochot. La volonté est d’attiser la curiosité pour le vivant, si proche, surtout dans les Hautes-Alpes, mais qui a toujours de quoi surprendre. Le Musée travaille par exemple avec un malacologue (spécialiste des mollusques), du Parc National des Écrins à la valorisation de sa collection d’escargots de montagne.

    « L’idée c’est de créer plus de liens aussi avec l’environnement qui nous entoure, avoir plus d’envie d’y aller, de le comprendre et de le respecter. De comprendre toutes les interdépendances qui nous relient au monde naturel, développe Agathe Frochot. C’est un sujet sur lesquels les Muséum d’Histoire Naturelle ont toujours travaillé mais on ne peut pas s’empêcher de penser qu’avec les crises actuelles auxquelles on est confrontés, ce besoin de compréhension est très contemporain. »

  • [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    « Avec la photographie, c’est tout l’inverse : tout reste. » En pointant le portrait de Léo Ferré et son célèbre « Avec le temps, va, tout s’en va », Jean-Éric Ely, photographe et initiateur de l’événement donne le ton de « Musiques en Aix ». Organisée par le Collectif Ely pour le patrimoine photographique et iconique d’Aix-en-Provence (Ceppia), l’exposition fait dialoguer mémoire photographique et mémoire musicale.

    Henry, Hugo, Jean et Jean-Éric Ely, quatre générations de photographes, ont immortalisé la vie musicale aixoise, retranscrite dans près de 300 clichés. « L’objectif est de faire perdurer la mémoire de vedettes passées par Aix et des lieux mythiques de la scène musicale locale », explique le photographe lors de la visite de l’exposition.

    Des orchestres du début des années 1900 aux grandes voix de Piaf, Joséphine Baker ou encore Aznavour, le parcours suit une organisation chronologique puis thématique par familles musicales. Onze appareils photo de la famille Ely montrent l’évolution des techniques. Après un an de travail, 288 photos ont été retenues sur 1 604 : « Mon père a toujours dit “choisir, c’est sacrifier”. Il a raison, cela a été un choix draconien », souligne Jean-Éric Ely.

    Au fil des salles, le photographe balaie et commente les clichés. Devant la première édition du Festival d’art lyrique d’Aix, en 1948, il s’arrête : « On est les seuls au monde à l’avoir celle-ci ! », s’exclame-t-il. Plus loin, classique, jazz, rap et reggae se mêlent. « C’est mon bébé chéri », sourit-il à propos du jazz. Avant de s’épancher longuement sur l’unique photo prise hors d’Aix, un Miles Davis photographié à Miramas : « J’étais obligé de mettre le génie des génies. »

    Pour résumer l’essence de l’exposition, Jean-Éric Ely pointe un tableau qui juxtapose une scène de Fête de la musique qu’il a captée en 2001 et un bal des Thermes photographié par son grand-père 63 ans plus tôt. « À elles seules, elles montrent l’évolution de la musique et de la photo », résume-t-il. Jusqu’au 1er novembre, le responsable de l’exposition espère susciter la curiosité des visiteurs : « Je veux qu’ils repartent en se disant “Ah ouais tout ça s’est passé ici ?” », conclut-il.

    Jusqu’au 1er novembre, Hôtel de Boadès. Du mercredi au dimanche. Tarifs : 10 euros ; réduit 7 euros ; – 12 ans gratuit.

  • [C’est l’été] Visite pour toute la famille à Gap

    [C’est l’été] Visite pour toute la famille à Gap

    La lecture, en écho avec les œuvres, évoque l’aventure de deux sœurs en montagne.

    G.C.

    Dès 3 ans.
    Inscription obligatoire
    sur le site du musée ou au 04.86.15.30.70

  • La Seyne-sur-Mer : l’histoire du portrait en 200 ans à la Villa Tamaris

    La Seyne-sur-Mer : l’histoire du portrait en 200 ans à la Villa Tamaris

    La première photographie de l’histoire aurait été capturée en 1826 par le Français Nicéphore Niépce. L’inventeur avait capturé la vue depuis sa fenêtre de Saint-Loup-de-Varennes, en Saône-et-Loire. 200 ans plus tard, la pratique a traversé les époques, les techniques ont évolué, des styles ont émergé, marquant l’histoire. L’exposition « 200 ans de portraits » a choisi de leur rendre hommage. Du portrait posé aux approches les plus libres, chaque photographie révèle une manière singulière de capter une présence, une expression, une identité.

    C’est une véritable invitation au voyage que nous lance l’exposition au travers des centaines de clichés.

    Ce voyage se fait surtout au travers du temps. Du photographe Nadar, précurseur, qui, au XIXe siècle, immortalisait des figures de son époque telles que Victor Hugo, Charles Baudelaire ou Auguste Rodin, aux œuvres de Pierre Petit et Adolphe Dallemagne, aux origines du portrait photographique. L’itinéraire se poursuit, passant par toutes les générations de photographes qui ont écrit l’histoire vivante du portrait, portée par la diversité des écritures et des intentions.

    Entrée gratuite

    À l’origine de l’exposition, la médiathèque du patrimoine et de la photographie qui possède dans sa collection plus de 25 millions de photographies ayant fait l’histoire, tous supports confondus.

    La visite de l’exposition est gratuite et possible du mercredi au dimanche inclus, de 8h30 à 12h et de 14h à 17h30. Des ateliers en lien avec l’exposition sont aussi proposés comme le 29 août et 12 septembre avec un atelier croquis et le 5 septembre avec un atelier création.

    Louis Golliot

  • [C’est l’été] Adam à Marseille projeté le 19 août au Mucem

    [C’est l’été] Adam à Marseille projeté le 19 août au Mucem

    Une coproduction Maroc, France, et Belgique sortie en 2019 d’une durée de 1h41 en version originale sous-titrée

    Dans la Médina de Casablanca, Abla, veuve et mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie changera à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, et un chemin vers l’essentiel.

  • Une nouvelle rétrospective de Gilbert Ganteaume

    Une nouvelle rétrospective de Gilbert Ganteaume

    Des bateaux, des grues, des falaises… Une trentaine de tableaux de l’artiste ciotaden Gilbert Ganteaume habillent les murs de la Chapelle des pénitents bleus à La Ciotat. L’exposition « Né de l’acier », programmée depuis le 7 août et jusqu’au 5 septembre, a été pensée par l’association Ganteaume, Artiste de la Matière (GAM). Elle raconte l’œuvre du peintre de 94 ans, à travers une rétrospective découpée en quatre volets. Le premier porte sur sa naissance dans les chantiers navals, le second sur son engagement syndical, le troisième sur la singularité de son œuvre artistique et le dernier sur son attachement à La Ciotat. « Il est profondément épris de sa ville. C’est une des sources d’inspiration de ses peintures. Son œuvre est imprégnée de l’histoire de La Ciotat, sous l’angle des luttes sociales des habitants », explique Marc Le Chartier, secrétaire de l’association GAM. Dès le plus jeune âge, l’artiste apprend des techniques de traitement de l’acier sur les chantiers navals. « Il utilise son savoir initial pour le réinjecter dans la production artistique de ses œuvres », poursuit-il.

    Du chantier à la peinture

    Gilbert Ganteaume est né à la cité ouvrière de La Ciotat en 1932. Il entre au chantier naval comme apprenti, à 14 ans, en 1946. « À cette époque, quand l’école était finie, les garçons allaient à l’école des chantiers. Leur chemin était tracé. En trois ans, on essayait de voir leurs capacités et dans quelle section on les mettait », raconte la fille du peintre, Christiane Ganteaume. Il devient traceur, ayant déjà des dispositions pour la géométrie et l’espace. Puis, il se syndicalise. « Les injustices l’ont poussé à devenir syndicaliste pour défendre ses collègues », relate celle qui est aussi la présidente de l’association GAM. La peinture, elle, viendra plus tard, dans les années 60. « Il n’osait pas, il avait peur qu’on se moque de lui, surtout au chantier. Selon la légende, et elle est vraie, ma mère lui a offert deux pinceaux et trois tubes de peinture pour Noël, pour qu’il commence à peindre. Elle ne se doutait pas qu’il ne s’arrêterait plus après », confie Christiane Ganteaume. Fondée il y a deux ans, l’association GAM a pour objectif de promouvoir l’œuvre de Gilbert Ganteaume. « Le but c’est de faire connaître son œuvre et son rôle dans l’histoire de La Ciotat, c’est un travail important », soutient la présidente de l’association.

  • Le Parc du Plan, joyau naturel au cœur de la Garde et du Pradet

    Le Parc du Plan, joyau naturel au cœur de la Garde et du Pradet

    Les incendies qui ont meurtri le département du Var ont heureusement épargné un des joyaux du territoire : le Parc naturel départemental du Plan. Rouverts au public depuis la fin du mois de juillet, les 135 hectares d’espace naturel en pleine zone urbaine sont autant d’invitations à la découverte.

    25 millions investis

    Gérée par le Département via la Maison de la nature du Plan à la Garde, la plaine du Plan est l’une des dernières zones humides côtières de Méditerranée, abritant une biodiversité remarquable. « Elle s’inonde annuellement de façon plus ou moins importante, jouant également le rôle de bassin de rétention “naturel », explique le Département.

    Historiquement, « cet espace a longtemps été consacré à l’agriculture. Avec le déclin de cette activité, à partir du début du XIXe siècle, une forêt de frênes ainsi que d’autres types d’activités ont remplacé les parcelles sur une partie du site », rappellent les services départementaux. Il y a désormais 34 ans, la collectivité locale a procédé à des acquisitions de terrains « dans le but de protéger durablement la zone humide, ses fonctions et ses richesses ». Le Département a investi 25 millions d’euros au total entre achat de terrains et des travaux d’une durée de quatre ans. L’Union Européenne et l’Agence de l’eau ont assuré une participation financière respective de 1,24 million et 3, 26 millions d’euros. Le résultat est là. La Maison de la nature propose de nombreuses animations et ateliers. À découvrir également, l’exposition photo intitulée « Var Éternel, des paysages façonnés par le temps » de Jean Belvisi. Avant de programmer une visite la Maison de la nature le Parc conseille de se renseigner sur l’accès au site.

    Car si le feu a épargné le site, le risque incendie est toujours présent. L’extrême prudence est de mise.

    Pour savoir si le site est accessible infos quotidiennes sur le site :

    risque-prevention-incendie.fr/var et cliquez sur la zone « corniche des Maures ».

    Maison de la nature du Plan à La Garde.

    Renseignements : 04.83.95.51.60 ou mdnplan@var.fr