Tag: exposition

  • La Marine lève le voile sur la lutte anti-sous-marine

    La Marine lève le voile sur la lutte anti-sous-marine

    C’est une exposition exceptionnelle qui s’ouvre au grand public ce mercredi 4 novembre. En effet, la Marine nationale, dans le cadre de son 400e anniversaire, présente « l’évolution des techniques et des technologies dédiées à la maîtrise du monde sous-marin », un des théâtres d’opérations les moins connus de la Marine nationale.

    Découvrir des métiers

    Une centaine d’objets étonnants, rarement visibles, seront exposés, permettant au grand public, y compris aux plus jeunes, de découvrir cet univers fascinant. Cet événement s’inscrit dans les célébrations organisées partout en France pour fêter les 400 ans de la Marine nationale et faire connaître cette armée qui protège la France et les Français, sur tous les océans, depuis plus de quatre siècles.

    La Marine nationale, la Délégation générale de l’armement, l’Ifremer, Naval Group, Thalès et ALSEAMAR seront présents pour accueillir et accompagner les visiteurs tout au long de l’exposition.

    Chaque après-midi en semaine, l’exposition sera uniquement accessible aux étudiants de la région afin qu’ils découvrent concrètement le monde sous-marin, les métiers liés à la mer et les opportunités professionnelles du secteur naval. Quelque 300 étudiants sont déjà inscrits.

    L’événement prendra place dans un cadre historique remarquable : le fort de l’Eguillette, construit entre 1674 et 1685 sous le règne de Louis XIV. Le fort de l’Eguillette forme avec la Tour royale et le fort Balaguier, le système défensif historique majeur de la petite rade de Toulon.

    Le public pourra visiter l’exposition du 4 au 15 novembre, hors 11 novembre, en semaine de 9h à 13h. Les week-ends de 9h à 13h et de 14h à 18h.

    Exposition de la Marine nationale
    sur la lutte anti-sous-marine, du 4
    au 15
     novembre, au Fort de l’Eguillette, 1 corniche Bonaparte,
    La Seyne-sur-mer.

  • De La Ciotat à Paris, la route des « Résistants d’ailleurs »

    De La Ciotat à Paris, la route des « Résistants d’ailleurs »

    à partir de ce lundi et jusqu’au 6 décembre, l’Hôtel national des Invalides accueille « Résistants d’ailleurs ». Cette exposition trouve son origine à La Ciotat, portée par l’association citoyenne Des Amis et des Actes, engagée dans la transmission de la mémoire combattante. « C’est un moyen de parler des oubliés du récit », défend le président de l’association, Aurélien Michel.

    À travers quarante portraits de Résistants, complétés par un volet consacré à la France libre et à l’armée d’Afrique, l’exposition entend « mettre en lumière les Résistants français, dont une grande partie était d’origine maghrébine, qui ont résisté à l’occupant, qui ont versé leur sang, et pour certains été déportés, pour défendre leur pays », rapporte le président de l’association, également pilote de formation pour l’Armée de l’air et de l’espace.

    « Comment faire pour rassembler les Français autour d’une histoire commune ? » C’est la question que s’est posée ce collectif d’une vingtaine de bénévoles après avoir constaté que « dans les quartiers Nord, des gamins ne savent pas que certains de leurs ancêtres sont venus libérer Marseille en 1944 ».

    Depuis 2022, l’association travaille à la construction de cette exposition itinérante. « On est content de dire que ce projet émerge de La Ciotat et de Marseille, un peu comme l’hymne national était parti de Marseille », sourit Aurélien Michel. L’association anime des débats publics et intervient en milieu scolaire : « Notre projet est national. On pense que c’est important de présenter un nouveau récit de la Seconde Guerre mondiale, qui est celui de ces soldats blancs, noirs, maghrébins, qui se sont battus côte à côte. »

    L’exposition sera inaugurée par Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, ce lundi, à Paris.

  • La préparation de la flottille pour Gaza en photos

    La préparation de la flottille pour Gaza en photos

    Pendant des semaines, dans le port de l’Estaque, une centaine de personnes se sont unies pour lutter contre l’isolement du peuple palestinien. « Je voulais montrer l’effervescence et l’intelligence collective que j’ai pu observer là-bas », explique Hermine Roquet. Invitée dans le cadre d’une résidence culinaire organisée par une cheffe militante au bar-restaurant Le Plan de A à Z (117 la Canebière), la photographe y présente, depuis le 28 octobre et jusqu’au 4 novembre, ses clichés argentiques. Quelques semaines avant le départ, depuis Marseille, des 19 bateaux de la flottille Thousand Madleens to Gaza, elle avait rejoint ce vaste chantier préparatoire, où marins marseillais, habitants de l’Estaque et militants venus de différents horizons avaient uni leurs forces.

    Décoration des voiles selon une technique traditionnelle palestinienne, tri de denrées alimentaires, réparation de coques ou encore raccommodage de filets de pêche : ses photographies mettent en lumière les gestes de ceux qui ont pris part à cette aventure collective. La photographe entend aussi retranscrire l’esprit de communauté dont elle a été témoin : « Je pense que cela montre que grâce à l’écoute, l’entraide, la disponibilité, plein de personnes qui font de petites choses peuvent vraiment faire bouger les lignes. » Avant de préciser l’objectif de cette exposition : « Le but, c’est de continuer de visibiliser la cause palestinienne et de remémorer un événement qui a laissé une trace importante dans la mémoire de nombreux Marseillais. »

    Tous les bénéfices tirés de la résidence culinaire et de la vente des photos seront redistribués à la solidarité alimentaire en Palestine.

  • Une journée gratuite pour « Manger les images »

    Une journée gratuite pour « Manger les images »

    Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de la gourmandise dans l’air au Mucem depuis mercredi (voir notre édition du 29 octobre). Effluves de sucre et autres douceurs attendent petits et grands ce dimanche à partir de 14h pour une célébration familiale autour de la nouvelle exposition, « Manger les images », qu’il faudra, pour l’occasion, prendre au pied de la lettre.

    Conférences et masterclass gourmandes

    Écouter, regarder, fabriquer et déguster sont les maîtres mots de cette journée. Dès l’entrée dans le hall J4, le ton est donné avec Ouidino, qui propose un stand de barbes à papa artisanales. Des douceurs qui relèvent autant de la gourmandise et du souvenir d’enfance que de l’œuvre d’art, puisque chacune d’elles sera façonnée et sculptée pour devenir un petit bijou pour les yeux comme pour les papilles.

    Le tout sera accompagné d’une sélection musicale de Dizonord, qui a choisi pour l’occasion les vinyles aux pochettes les plus appétissantes. Sans oublier les ateliers de design culinaire « Sculpture à dévorer », accessibles à tous et proposés par l’association En Chantier et le studio Mille Feuilles. L’objectif : modeler des créations comestibles avant de les faire disparaître… dans la bouche !

    Parmi les temps forts de l’après-midi, un cycle de conférences et de masterclass animé par Laurène Petit, journaliste et écrivaine, réunira pâtissières, artistes et designeuses culinaires. Chaque intervention sera suivie d’une dégustation.

    L’art n’est pas fait que pour être contemplé

    Pour rappel, l’entrée étant gratuite dans les musées marseillais chaque premier dimanche du mois, l’ensemble des animations ainsi que l’exposition, installée au deuxième étage du bâtiment, seront en accès libre.

    Le parcours artistique rassemble pas moins de 350 œuvres, dont environ 250 proviennent directement des collections du Mucem. Parmi elles figurent des pièces rares, habituellement conservées dans les chambres froides du musée. On y découvre notamment une importante collection de gâteaux et de pains figurés, qui invite les visiteurs à porter un regard différent sur les images qui accompagnent notre quotidien. Ces dernières influencent aussi nos croyances et nos rites, rappelant qu’elles ne sont pas uniquement faites pour être contemplées.

    Dimanche à partir de 14h. Gratuit.

  • Quand l’art urbain rencontre la sérigraphie d’art

    Quand l’art urbain rencontre la sérigraphie d’art

    « Le grand public n’a pas une connaissance précise de cette pratique et a tendance à confondre sérigraphie avec reproduction », constate Sophie Ursella, commissaire de l’exposition « L’Original à l’épreuve », présentée jusqu’au 14 novembre à l’Espace Louis Feuillade, à Lunel.

    Avec cette exposition, la maison d’édition d’art indépendante Anagraphis, qui fêtera ses 50 ans en 2027, entend faire découvrir les coulisses d’une technique où l’artisan ne se contente pas de reproduire une image : il participe à sa création. « La sérigraphie d’art est un moyen de production d’œuvres d’art originales mais en édition limitée, qui rejoint certains autres types d’artisanat d’art comme la lithographie ou la gravure. » Pour en expliquer les spécificités, Anagraphis a choisi d’exposer, côte à côte, 18 œuvres originales et 18 sérigraphies réalisées à partir d’une création de chacun de ces auteurs. « On s’est dit que le mieux, c’était de représenter ce qu’est une œuvre originale et ce qu’est une œuvre d’art multiple, en mettant les deux en regard. » Et ce dialogue fonctionne : « Bien que les artistes aient fait évoluer leurs pratiques et parfois même leur courant, les œuvres se répondent très bien. Il n’y a pas de trouble entre ce qu’un artiste fait aujourd’hui et ce qu’il pouvait faire il y a trois, quatre ou cinq ans et qu’on avait produit en sérigraphie. »

    Mist, Nasty, L’Atlas, Bella Bah, Da Cruz, Shaka ou encore Salamech figurent parmi les artistes exposés. Tous explorent, à leur manière, l’art urbain, entre graffiti, peinture et création contemporaine. Des sculptures complètent également le parcours pour témoigner de la diversité des supports artistiques.

    Le sérigraphe, partenaire de création

    Le passage de l’œuvre originale à la sérigraphie implique une adaptation de la création initiale. « Évidemment, on ne peut pas faire la même chose avec ses pinceaux qu’avec une table de sérigraphie », souligne Sophie Ursella. C’est là que le savoir-faire artisanal prend toute son importance. « L’idée de cette exposition est de valoriser le geste du sérigraphe d’art, qui a cette particularité de s’approprier l’œuvre de l’artiste quand ce dernier vient lui présenter un projet de sérigraphie. » La réalisation suppose des échanges et des ajustements entre les deux professionnels. L’artiste guide le travail, confie une partie de sa création à l’artisan. « À un moment donné, il faut que l’artiste lâche un peu son œuvre, la confie à l’artisan. Il se la réapproprie au moment où il la signe et la numérote », détaille la commissaire d‘exposition. Un geste de confiance qui fait de la sérigraphie une création à part entière, fruit d’un dialogue entre deux savoir-faire.

    Pour prolonger la visite par la pratique, deux ateliers gratuits de sérigraphie sont proposés. Le premier s’est déroulé le 17 octobre, le second aura lieu le 31 octobre à 15h. « Le public peut regarder le geste, poser des questions et ensuite appliquer lui-même le geste et repartir avec sa sérigraphie. » Des visites guidées sont également programmées les samedis 24 octobre et 7 novembre à 15h.

  • À Marseille, l’exposition « Manger les images » se dévore du regard

    À Marseille, l’exposition « Manger les images » se dévore du regard

    L’exposition « Manger les images » s’installe au Mucem, du mercredi 28 octobre au 12 avril 2027, à Marseille. Jérémie Koering et Raphaël Bories offrent un parcours multidisciplinaire croisant anthropologie et histoire de l’art. Œuvres anciennes et créations contemporaines se rencontrent autour d’un même thème : les images.

    Plus de 435 œuvres sont exposées, dont 250 proviennent des collections du musée. De l’Antiquité jusqu’à nos jours, les images sont constitutives de notre vie en société. « C’est particulièrement vrai aujourd’hui, nous en consommons véritablement sans cesse », explique la conservatrice du musée, Marie-Charlotte Calafat. Ces images « sont utilisées pour transmettre une certaine idée de la société, de son fonctionnement, des relations que les hommes tissent entre eux et leur désir ou non de se soumettre à un pouvoir », ajoute Jérémie Koering, commissaire de l’exposition et professeur à l’Université de Fribourg.

    Scénographiée par l’architecte Sylvie Jodar, l’exposition débute par une première section intitulée Imaginaire de l’ingestion, dédiée « aux imaginaires, aux métaphores, qui sont fréquentes pour parler de l’acquisition du savoir », indique Jérémie Koering. La deuxième section, nommée Images salvatrices, est consacrée aux images comestibles qui créent un lien entre l’homme et le divin. « On commence par évoquer l’une des grandes raisons pour lesquelles un groupe se livre à cette pratique d’ingestion des images, à savoir se sauver, se guérir », précise Raphaël Bories, deuxième commissaire de l’exposition et conservateur responsable du pôle Croyances et religions au Mucem. L’exposition se clôture par une troisième section, Banquets d’images, qui met en avant le partage autour d’une table des images comestibles et « les effets que cela produit sur le corps social, sur son renforcement (…), sur son institution », explique Raphaël Bories.

    « Manger les images » présente une installation de l’artiste israélien Micha Laury, qui joue sur un contraste saisissant : la douceur sucrée du chocolat et la violence des combats militaires. Cette œuvre a la particularité d’être périssable car les soldats sont voués à disparaître après avoir été mangés. Ainsi, par cette action, l’artiste détourne aussi l’image des soldats pour dénoncer le pouvoir politique et son injonction à la violence.

    Tarifs : 11 euros ; réduit 7,50 euros. L’exposition « Manger les images » sera en accès libre ce samedi 31 octobre, de 19h à 23h. Programme et tarifs : mucem.org

  • Le Pic Saint-Loup sublimé aux Matelles

    Le Pic Saint-Loup sublimé aux Matelles

    Entre février et septembre derniers, l’artiste paysagiste a sillonné les trente-six communes de l’intercommunalité du Grand Pic Saint-Loup. Le résultat de ce périple est un ensemble de pastels représentant le Pic Saint-Loup et ses environs, comme la vallée de la Buèges. L’exposition culmine avec l’accrochage côte à côte de plusieurs dizaines d’images de vingt centimètres par vingt-quatre, le gabarit de prédilection de Thomas Verny. « Je suis originaire de cette région, où je suis revenu m’installer en 2010. Je recherchais la lumière du Sud : stable, contrastée et propice à la peinture en extérieur. (…) Je peins toujours au même format, 20 × 24 cm, parce qu’il me permet de travailler rapidement et de saisir un instant », explique-t-il. Thomas Verny perpétue la tradition de la peinture de paysage comme son professeur à l’école des Beaux-Arts de Paris, le peintre montpelliérain Vincent Bioulès. Ce dernier avait été accueilli à la Maison des consuls en 2019 pour aborder le même thème. Autour de l’exposition, un programme culturel est proposé. Il sera enrichi dans les semaines à venir. La Maison des consuls est aussi un musée d’archéologie. Une collection permanente d’objets néolithiques collectés dans la région est à découvrir.

    * Du mercredi au dimanche, de 14h à 17h.
    Entrée 5 euros.

  • [Exposition] Le Cercle de l’avenir met Cuba sous les projecteurs

    [Exposition] Le Cercle de l’avenir met Cuba sous les projecteurs

    L’objectif c’est faire connaître la réalité cubaine et développer les liens de solidarité et d’amitié », précise Marcel Rubio. Touchés par le blocus américain qui a été renforcé ces derniers mois par Donald Trump et face au manque d’approvisionnement en pétrole, nécessaire à la production d’électricité sur l’île, les Cubains sont actuellement en grande difficulté. « À l’agression contre le Venezuela a succédé, le 29 janvier, la mise en place de facto d’un blocus énergétique sur Cuba par la Maison Blanche. Conséquence immédiate : à l’exception d’un pétrolier humanitaire russe fin mars, plus aucun pétrolier n’est arrivé sur l’île, alors qu’il en faudrait au moins sept par mois pour que Cuba fonctionne a minima », ajoute le président du Cercle de l’avenir qui s’était rendu à Cuba en 2024 alors que « la situation était déjà difficile mais il y avait du carburant donc on pouvait encore se déplacer facilement ».

    C’est donc face à cette situation que le Cercle de l’avenir de Nîmes accueille jusqu’au 15 novembre les photos de Gérard Abizanda, un artiste touche à tout, de la peinture à la sculpture en passant par l’écriture de bandes dessinées. Cette exposition est issue d’un voyage réalisé en 2014. Les photos de Gérard Abizanda, dont une partie de sa famille vit à Cuba, mettent en lumière les habitants, les paysages, l’architecture et la vie quotidienne des Cubains sur leur île.

    Aider Cuba Coopération

    Tous les bénéfices de cette exposition seront reversés à l’association Cuba Coopération. « Après l’envoi de deux conteneurs de matériel médical en juillet, le Parti communiste appelle à organiser des actions d’informations et de solidarité partout en France. Au Cercle de l’Avenir nous répondons à cet appel aujourd’hui certes, mais c’est aussi depuis plusieurs années que nous travaillons avec Cuba Coopération pour continuer à tisser des liens de solidarité et d’amitié avec le peuple cubain », conclut Marcel Rubio.

    * 25 rue Nicot, Nîmes

  • Le grand week-end à la Friche Belle-de-Mai

    Le grand week-end à la Friche Belle-de-Mai

    Direction par exemple, le 4e étage de la tour pour découvrir « Désobéir à l’ère numérique », exposition où algorithmes, intelligences artificielles, plateformes sociales ou dispositifs de surveillance deviennent ici des matériaux à détourner, perturber ou infiltrer.

    Autre option, l’installation ThunderGolf de Kaïs Dhifi. À la croisée de la sculpture, de la réalité virtuelle et du son, elle active en temps réel une odyssée post-apocalyptique portée par le public. Au cœur du dispositif, une Volkswagen Golf Mk2 modifiée pour des territoires hostiles devient un véhicule mobile interactif. En salle Seita, une programmation rythmée attend les spectateurs avec 12 films en provenance d’Allemagne, Canada, Danemark, France, Italie, Suisse, qui seront suivi de l’inauguration d’une exposition collective méditerranéenne. Sans oublier les petit et grand plateau pour la soirée de samedi avec des propositions du GMEM, un concert de Khalil Epi, un Dj set de Deena Abdelwahed…

    Samedi de 14h à 2h. Dimanche de 14h à 19h, expositions gratuites, concerts de 10 à 15 euros.

  • Jurassique parc au Musée d’histoire naturelle de Marseille

    Jurassique parc au Musée d’histoire naturelle de Marseille

    Au deuxième étage du Muséum d’Histoire naturelle, la reproduction d’un titanosaurus tend son long cou à l’horizontale et semble souhaiter la bienvenue aux visiteurs de l’exposition « Dinosaures de Provence ». Au Palais Longchamp, jusqu’au 20 juin, une plongée jurassique invite le public à désosser les squelettes de ces animaux depuis l’ère du Crétacé supérieur, il y a 70 millions d’années, mais aussi dans ses spécificités provençales.

    « C’est en Angleterre qu’on décrit les premiers dinosaures comme l’iguanodon ou le megalosaurus », expose à une ribambelle de minots un médiateur scientifique du Musée. « Mais saviez-vous qu’ensuite, en Provence, c’est Philippe Matheron qui a trouvé les premières espèces de dinosaures ? », poursuit-il devant le regard ébahi des enfants, pour qui l’entrée est gratuite, ainsi qu’à un adulte accompagnateur en ces vacances scolaires. « Père de la paléontologie provençale », cet ingénieur marseillais du XIXe siècle a découvert les premiers fossiles lors du « creusement du tunnel de la Nerthe dans la colline. Il a notamment décrit le rhabdodon », précise le médiateur de la Ville devant le moulage d’une fouille réalisée à Vitrolles, en 1995, qui représente l’un des squelettes de ce genre de dinosaure.

    « Terre de dinosaures »

    Déployant l’histoire de la paléontologie tout autant que d’intrigantes reconstitutions de dinosaures, l’exposition suscite la curiosité des plus petits comme des adultes, souvent massés devant des particularités provençales comme des coquilles marbrées. Des œufs de dinosaures retrouvés lors de fouilles préventives du cours Sextius, à Aix. « On en a beaucoup retrouvé en Provence, notamment lors de chantiers à l’emplacement du Monoprix dans les années 2000 », indique le médiateur scientifique. Autant d’embryons jurassiques dont des gisements ont été localisés, lors des dernières décennies, sur le site de la Saint-Victoire. La Provence, définitivement « une terre de dinosaures ».

    Tarif plein : 6 euros ; réduit : 3 euros : gratuit moins de 18 ans