Alors que le Rassemblement national souffle déjà sur les braises encore chaudes de la journée de mobilisations du 17, les mairies de gauche ont choisi de ne pas laisser pas la scène à l’extrême droite. À Port-de-Bouc, la Ville a répondu à l’appel de l’Association des maires de France.
Dans cette commune, quatre commerces ont subi des dégradations pendant le week-end. « Ces actes sont inadmissibles », a affirmé l’adjoint au maire délégué à la sécurité, à la prévention et à la médiation. Devant l’hôtel de ville, Frédéric Bolano a assuré condamner « toutes formes de violences ». « Toutes », a-t-il insisté : autant les violences urbaines que les violences d’État. Et de fustiger la politique de « pourrissement » du gouvernement face aux mobilisations des lycéens, mais aussi l’absence de réponse du chef de l’État, sinon l’autoritarisme, lors de son allocution dimanche soir. « Sur la vie chère, ce n’est la faute de personne, s’agace l’élu. (…) Pas un mot sur le blocage des prix. Sur la jeunesse, une pseudo écoute. Et puis ? (…) Voilà le traitement et le mépris de classe que réserve le macronisme aux habitants de notre pays. »
Dans la foule, deux Gilets jaunes préviennent : « Sans mesure de fond du gouvernement, on va droit vers la guerre civile. Macron nous avait déjà promené en 2018 avec les cahiers de doléances qui ont fini aux archives. Il essaye de faire pareil, mais les jeunes vont pas se laisser manipuler, et ils ont raison. »

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