Tag: dégradations

  • La maison des communistes de Martigues à nouveau dégradée

    La maison des communistes de Martigues à nouveau dégradée

    « Chaque année, notre local est cible de tags et de dégradations » pointe la secrétaire de la section de Martigues du PCF, Laetitia Sabatier, dans un communiqué, mercredi.
    À nouveau, la maison des communistes et deux véhicules qui y étaient stationnés ont été recouverts de tags « je suis Israël » et « Dieu bénisse Israël », accompagnés de croix gammées, le jour du 7 octobre. « La croix gammée est le symbole du nazisme, de ses crimes et de la Shoah. L’afficher sur le local du parti dont les militants ont combattu le fascisme au prix de leur vie est une provocation », écrit la responsable. « La répétition témoigne du climat de haine et d’une extrême droite de plus en plus décomplexée, à Martigues comme ailleurs. Nous condamnons sans ambiguïté le racisme, l’antisémitisme et toute forme de haine. Nous refusons que le conflit au Proche-Orient serve de prétexte à des violences et des intimidations » conclut Laetitia Sabatier, indiquant avoir déposé plainte.

  • Marseille : à la Capelette, des familles en squat exaspèrent les riverains

    Marseille : à la Capelette, des familles en squat exaspèrent les riverains

    Devant la grille ouverte de la friche industrielle de l’avenue des Platanes, une dizaine de riverains laissent éclater leur colère. « Ils sont entrés par effraction le 24 août. On a alerté la police, la Métropole, la mairie de secteur, on a tout fait dans les 24h… Il n’y a eu aucune intervention des pouvoirs publics », déplorent Annie Thomas et Evelyne Beylot, respectivement présidente et secrétaire du CIQ (Comité d’intérêt de quartier) Capelette.

    Extrêmement remontés, ces habitants décrivent « vivre un enfer au quotidien » depuis un peu plus d’un mois. « On ne dort plus ! Entre les bruits d’activité de ferraille, les hurlements des bagarres nocturnes, les dégradations, les branchements électriques, les tentatives d’intrusion, les vols », listent-ils, en assurant « multiplier les plaintes ». « Ils fouillent dans nos poubelles », s’exclame une autre retraitée. Le 23 septembre, un incendie a attisé « la peur de voir nos maisons brûler ».

    Intriguées par l’agitation, six femmes, avec des enfants, arrivent à l’entrée du site. « C’est de ça qu’on vit, ferraille et poubelles », plaide une des trois femmes enceintes. Mère de trois enfants, Argentina promet « un effort ». à la caserne de la Belle de Mai, où elles vivaient depuis deux ans, les efforts n’ont pas tenu et l’expulsion a eu lieu, le 24 août. « Les enfants ne vont plus à l’école », regrette Argentina. « Il faut évidemment une solution plus stable », convient Gilles Prou-Gaillard, président du CIQ de Pont-de-Vivaux. Propriétaire du site, la Métropole confirme avoir « déposé une plainte avec un constat d’huissier le 25 août ». Elle ajoute : « La situation est dans les mains de la justice. C’est à l’état de trouver une solution. » Mais les nuits d’hôtel proposées aux plus vulnérables ne peuvent constituer une réponse.

    Une politique de l’échec

    Les habitants attendent « une réponse immédiate ». La situation réveille le souvenir du bidonville des Aciéries, à quelques encablures. Une soixantaine de personnes s’étaient installées, en 2016, sur le site de l’armée. En 2018, des associations y ont porté un projet expérimental : plutôt que d’expulser, la préfecture leur laissait le temps de travailler à l’insertion des familles. Le site occupé par 150 personnes a été évacué le 28 août 2025, avec 27 000m3 de déchets. Jean Régis Rooijackers, régisseur social de Just, explique : « On n’a jamais réussi à obtenir de bail d’occupation pour travailler sérieusement. Un “chef” a profité de la situation et a transformé l’expérience en produit financier. La police ne s’était pas saisie du dossier. »

    Le projet de village d’insertion initié par le préfet à l’Égalité des chances, Laurent Carrié, et l’adjointe (PCF) au maire, Audrey Garino, n’a pas non plus abouti. Le régiseur social est amer : « Aujourd’hui on n’a plus d’interlocuteur à l’état. » à l’échec des politiques d’expulsions, il faut ajouter la valse des préfets.

  • Dans le Var, la CGT assure le service d’ordre

    Dans le Var, la CGT assure le service d’ordre

    « Notre but vraiment, c’est d’être leur service d’ordre et de faire en sorte que tout se passe bien. » Pour Anaïs Pascual, membre de l’UD CGT 83, pas question de laisser les lycéens seuls face à une police « sur les dents ». Encadrer et protéger seront les maîtres mots des militants CGT, mais aussi de la FSU, mobilisés, ce mardi 6 octobre, que ce soit au lycée Bonaparte à Toulon dès 7h30, au lycée Jean-Moulin à Draguignan à 8h et au rond-point Kennedy à 10h30.

    « On a vu, vendredi, une police très énervée, prête à en découdre avec des jeunes de 15 ans. C’est inquiétant pour nos enfants », estime Anaïs Pascual, alors que 30 « minots ont été interpellés à Toulon et qu’il n’y a pas eu de dégradations ». Une attitude qu’elle considère aussi comme très politique. À l’heure où « il y a l’examen du budget, cette mobilisation tombe mal dans le calendrier du gouvernement », analyse-t-elle.

    Revendications communes

    Les revendications portées par les lycéens, dont les chaînes infos ne disent souvent pas un mot, déplore la syndicaliste, rejoignent celles des enseignants mobilisés le 29 septembre pour la défense des services publics. « Ils dénoncent un manque de personnel, de surveillants, d’AESH, d’infirmières… » rappelle Anaïs Pascual. Une certaine convergence des luttes « sur le fond », reconnaît-elle, mais tient-elle à préciser, pas question de déposséder les jeunes de leur mouvement. « Cela reste le leur, nous sommes là en soutien, il va falloir rester zen… », martèle-t-elle.

  • À Martigues, les élèves veulent l’égalité des chances

    À Martigues, les élèves veulent l’égalité des chances

    Deux salles, deux ambiances aux lycées Paul-Langevin et Jean-Lurçat. Dans le secteur de l’hôpital, les élèves ont animé un blocus dans le calme en condamnant le portail de l’établissement à l’aide de grillages et de pancartes revendicatives. Dans le quartier Tourret-de-Vallier, la situation était un peu plus tendue.

    Des élèves ont mis le feu à des poubelles à proximité de l’enceinte de leur lycée. Les forces de l’ordre, qui encadraient l’action des sapeurs-pompiers venus éteindre le sinistre, ont usé de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants après avoir reçu des tirs de mortiers. Une élève a été blessée pendant les heurts. La veille, deux jeunes ont été placés en garde à vue en marge du blocus, ce qui a mis le feu aux poudres auprès de leurs camarades. L’UL CGT dénonce une « pratique de terrorisation » malgré des « mouvements pacifistes » et appelle à se mobiliser aux côtés d’une jeunesse qui n’est « pas dissociable du monde du travail ». « Notre solidarité doit être complète et notre réponse collective. »

    Thomas, 18 ans, témoigne : « Il y a de la violence de notre côté parce qu’on ne se fait pas entendre et qu’on ne se fait pas respecter. Les forces de l’ordre répondent de manière disproportionnée. » Son amie Océane ajoute : « On fait du 8h-18h, parfois avec des trous de 4h. Il y en a qui habitent loin, ils se lèvent à 6h et rentrent à 19h, sans compter les devoirs… On n’a plus de temps pour nous. Ça fait des années qu’on essaye d’alerter l’Éducation nationale. On nous écoute pas, on nous dit qu’on n’a qu’à écouter et aller en cours, donc oui, on en a marre. »

    Le groupe de lycéens veut pouvoir retourner en cours dans de bonnes conditions, ce qui n’est pas le cas actuellement, entre les « classes surchargées », le manque « d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap » ou la mauvaise isolation thermique des bâtiments. « En STMG, on était 35 l’an dernier alors que c’est censé être des classes à effectif réduit pour permettre à des élèves en difficultés scolaires de mieux apprendre », dénonce Thomas. À côté de lui, Mathis s’agace des inégalités qui persistent alors que l’école « devrait tous nous remettre au même niveau ».

    Organiser la mobilisation

    Parcoursup leur apparaît également comme une injustice. « C’est un algorithme qui va décider de notre avenir, souffle Mathis. Ça met en concurrence des élèves de tout le pays, qui n’ont pas du tout les mêmes conditions sociales. Les élèves de Paris ou de lycées privés ont de bien meilleures chances que nous, qui sommes dans un lycée où il fait 40 degrés en été. »

    L’Union locale CGT et la section PCF étaient présentes devant les deux lycées martégaux. Laetitia Sabatier, secrétaire communiste, affirme : « Les lycéens subissent la casse des services publics par effet ricochet. Ils sont en colère et veulent revendiquer, ce qui est légitime. On soutient cette mobilisation, mais pas la forme. On a décidé d’accompagner les jeunes pour leur expliquer comment se faire entendre hors de toute violence. »

    Parti à la rencontre de la jeunesse dans la matinée pour lui dire son soutien, Gaby Charroux précise toutefois : « Des revendications légitimes doivent pouvoir s’exprimer dans le calme et ne sauraient justifier (…) les dégradations ou la mise en danger de quiconque. » À Jean-Lurçat, ce discours a trouvé écho. Aïda, Esther, Léa et Mathéo veulent « essayer de monter un comité et d’organiser une réunion avec les professeurs pour faire remonter ce qui ne va pas au proviseur puis au rectorat et avoir un bon cadre lors de nos manifestations ». « On a des appuis sérieux, entre les enseignants et la mairie, ça fait plaisir de voir qu’on est entendus. »

    RÉACTIONS

    Pierre Dharréville, adjoint (PCF) au maire de Martigues

    « Les débordements ne servent pas la cause des lycéennes et des lycéens. Et ce mouvement sera gagnant s’il continue de rassembler largement et incarne la responsabilité, celle-là même que le pouvoir exécutif n’assume pas. Mais plutôt que de chercher à détourner le débat, à réprimer et à criminaliser le mouvement, le gouvernement a le devoir d’écouter. »

  • À Marseille, les lycéens sommés de rester chez eux

    À Marseille, les lycéens sommés de rester chez eux

    Pas de cours en présentiel dans 47 lycées des Bouches-du-Rhône, ce vendredi. À cela s’ajoutent quatre arrêtés préfectoraux interdisant « toute manifestation revendicative non déclarée dans les communes de plus de 10 000 habitants », « la vente de carburant au détail », « le port d’équipements de protection individuelle » ainsi que « la détention et le transport d’objets susceptibles de constituer une arme ». Une série de mesures prises en réaction à l’ampleur qu’a prise, jeudi, le mouvement social des lycéens.

    À Marseille, la mobilisation s’est en effet emparée de toute la ville, avec des blocus organisés notamment, devant les lycées Victor-Hugo (3e), Saint-Exupéry (15e), Thiers (1er), Montgrand (6e), Marseilleveyre (8e), Diderot (13e) ou encore Artaud (13e). Lancé par la mobilisation nationale de mardi centrée sur la défense des services publics, le mouvement a poursuivi sa course toute la journée de jeudi, porté par des élèves qui exigent plus de moyens dans l’éducation.

    Ils étaient, selon la préfecture, plus de 1 000 à camper devant les grilles de leur lycée pour être entendus. « Nos lycées sont en ruines. Les conditions ne sont plus acceptables. Au lycée Marie-Curie, il y a de l’amiante dans les murs, s’est indignée Rose, élève au lycée Montgrand. On a juste envie d’avoir des conditions de travail qui soient stables ».

    Au-delà de l’état des locaux, c’est aussi le manque de personnel qui est pointé du doigt, « avec des classes de 35 élèves » et des spécialités « surchargées depuis que des classes ont été supprimées » déplorent les jeunes. Les lycéens, qui n’ont de cesse de répéter qu’ils « ne veulent pas faire la guerre », dénoncent également l’augmentation du budget alloué à la défense.

    Dégradations et violence

    Les mobilisations ont donné lieu à plusieurs dégradations et débordements, notamment l’incendie d’un bus RTM et d’un véhicule des marins-pompiers devant les lycées La Floride (14e) et Saint-Exupéry (15e). Deux proviseurs, une journaliste violemment agressée, un marin-pompier et dix policiers ont été blessés dans le département, d’après la préfecture. 29 manifestants ont par ailleurs été interpellés à Marseille.

    « Vous savez quelle est la pire violence ? 120 000 lycéens n’ont eu aucune affectation Parcoursup cette année, s’est révolté Eustache, élève au lycée Montgrand et militant au Poing levé. Ça fait 10 ans que ce gouvernement mène une politique contre la jeunesse, contre les enseignants, contre l’ensemble de la population. (…) On se mobilise pour que nos services publics soient en meilleur état, et la seule réponse du gouvernement, c’est d’envoyer la police pour nous taper ».

    Lundi, dans le Val-d’Oise, un lycéen a perdu des dents à la suite d’un tir d’un policier en direction de son visage. Mercredi, à Tours, un élève a été blessé à l’œil, probablement par un tir de LBD. L’IGPN a été saisie.

  • Les eaux de l’étang de Berre de mauvaise qualité suite à l’orage

    Les eaux de l’étang de Berre de mauvaise qualité suite à l’orage

    Ce sont « des fermetures
    préventives
     », explique Raphaël Grisel. Suite à l’orage qui a éclaté lundi soir, le Gipreb, le syndicat mixte en charge de la réhabilitation de l’étang de Berre qu’il dirige, a préconisé l’interdiction à la baignade des plages de la lagune. Les plages d’Istres, de Vitrolles, de Saint-Chamas, de Marignane et de Martigues ont donc été fermées jusqu’à ce mercredi matin.

    Dans les Bouches-du-Rhône, les cumuls indiquent qu’il est tombé entre 15 et 25 mm en seulement 10 minutes lundi 24 août au soir. « On sait que la fin de l’été fait partie des périodes les plus à risque, où il n’a parfois pas plu depuis plusieurs mois et les orages violents produisent un lessivage des sols et du ruissellement des eaux de qualité dégradées vers l’étang, détaille Raphaël Grisel. Ça peut aller du résidu de pneu, qui est plus un problème d’écologie, aux excréments des chiens, qui, pour le coup, posent plus problème pour la baignade. » Un point positif néanmoins : les pluies liées à l’orage de la semaine dernière ont déjà permis un premier lavage des sols, limitant les dégâts de ce second épisode.

    Des coups de vent qui permettent de brasser

    « On a des situations très contrastées sur l’étang de Berre, poursuit le directeur du syndicat mixte. On a Vitrolles, Rognac ou Marignane, qui ont des bassins-versants très urbanisés, avec des activités économiques importantes, mais on a aussi Figuerolles à Martigues où il n’y a rien, donc les risques de dégradation sont très faibles en période d’orage. » Néanmoins, pour « plus de lisibilité », le Gipreb préfère préconiser l’interdiction de baignade à chaque ville avant d’obtenir les résultats des analyses, qui peuvent arriver après 48h.

    « On a une courbe de restauration de qualité de l’eau qui s’est dessinée au fil des données accumulées depuis dix ans », précise le directeur. Dans 95% des cas, le retour à la normale s’observe 24 heures après l’épisode pluvieux.

    Si l’orage engendre un risque de contamination bactériologique, il est aussi, en certains points, salvateur pour l’étang de Berre qui est en mode survie face aux fortes chaleurs de la saison estivale. « On observe des dégradations majeures sur certains sites, avec une mortalité importante de palourdes, note Raphaël Grisel. Lors de la dernière canicule, la température de l’eau excédait 32 degrés au niveau des plages. Heureusement, depuis quelques jours, les températures baissent et on a des coups de vent qui permettent de brasser, donc d’oxygéner. On espère retrouver des taux qui permettent à la vie de se maintenir, soit 2/3 mg par litre. Là, on y est pas dans les couches profondes. »

  • Le spectre de la malaïgue plane sur l’étang de Berre

    Le spectre de la malaïgue plane sur l’étang de Berre

    Une nouvelle vague de chaleur place 22 départements en vigilance orange canicule, et il n’y a pas que les Français qui en souffrent. La nature aussi. La température de l’étang de Berre atteint les 28 degrés en son centre, et 30 degrés à proximité des plages. Un record, « surtout dans la durée du phénomène, qui a commencé mi-juin », souligne Raphaël Grisel, directeur du syndicat en charge de la réhabilitation de la lagune, le Gipreb.

    Cette chaleur entraîne des réactions physiques et biochimiques en cascade, qui peuvent mener à une asphyxie de l’étang. « L’eau chaude contient déjà moins d’oxygène que l’eau froide. Elle engendre des développements de phytoplanctons. On a des eaux très vertes voire marron à certains endroits. Ces phytoplanctons, aux cycles de vie très court, sédimentent le fond de l’étang et génèrent des dégradations par les bactéries présentes, qui consomment de l’oxygène et réduisent encore le volume d’air dans l’eau. »

    En 2018, une situation similaire avait mené à une crise de malaïgue dévastatrice, qui avait touché 93% de la surface de l’étang de Berre. Cette année, certaines zones confinées à la pointe de Berre ou à Saint-Chamas ont connu de tels épisodes, mais globalement, la lagune tient le coup. « Le protocole (qui interdit à la centrale EDF les rejets d’eau douce pendant les mois de juillet et août, ndlr) semble plutôt bien marcher, même dans des situations critiques, commente Raphaël Grisel. On a une température de l’eau assez extrême mais la salinité est homogène et la stratification est assez peu présente, grâce à de petits coups de vent qui brassent et réoxygènent. »

    « On peut espérer que ça tienne encore, mais s’il n’y a pas de gros coup de vent avec la vague de chaleur ça va devenir vraiment critique, poursuit-il. Chaque année, les températures sont plus élevées. On voit où on va. Il faut continuer de mettre en œuvre les mesures pour poursuivre la sécurisation de l’état de l’étang en été et aller plus loin. Ça passe par la réduction des apports en nutriment, que ce soit par les rivières ou EDF, et par la réouverture du tunnel du Rove, qui apportera des eaux marines qui seront plus fraîches et permettront de le climatiser. »

  • Trois mois de travaux pour réhabiliter l’anse de Méjean

    Trois mois de travaux pour réhabiliter l’anse de Méjean

    L’anse de Méjean devrait être à nouveau accessible au public le 15 juillet. C’est ce qu’annoncent la Ville de Toulon et la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), qui chapotent ensemble l’opération de sécurisation de la zone, débutée le 27 avril.

    Fermé depuis le 18 février par arrêté municipal, le site a depuis cet automne fait face à plusieurs épisodes météorologiques intenses rendant dangereuse sa fréquentation. Les cumuls de précipitations, inédits depuis 10 ans, couplés aux passages des tempêtes Nils et Pedro, ont saturé les sols, les gorgeant d’eau, et ont fragilisé les falaises de bord de mer. L’anse de Méjean a été particulièrement touchée par ces assauts climatiques, qui ont entraîné sur place des glissements de terrains avec des dégradations importantes sur son à-pic – versant de la falaise – et au niveau de l’extrémité du quai de l’abri côtier. Menés dans le cadre d’une « procédure d’urgence impérieuse » afin de protéger les usagers, les travaux doivent permettre de purger et évacuer les matériaux, de retirer les ouvrages endommagés et de mettre en place des dispositifs permettant de renforcer et de soutenir la falaise. Le montant du chantier s’élève à 715 000 euros. Si, sauf intempéries majeures, le public devrait pouvoir accéder à la majorité de l’anse le 15 juillet, le secteur le plus touché, situé à proximité du petit port, devrait demeurer clôt encore un temps. En cause, d’après le site de la Ville : la nécessité de mener « des études complémentaires spécifiques » afin de « mettre en œuvre des solutions techniques adaptées permettant une sécurisation durable ». Une langue de sable longeant la mer permettra cependant au public de traverser la zone en travaux. Au total, ce sont près de 1 500m ³ de roche et de terre qui se sont décrochées de la falaise lors des différentes intempéries. La Ville invite les usages à « respecter la signalisation et les restrictions en vigueur » afin de « préserver ce lieu emblématique du littoral toulonnais ».

  • [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    C’est devant le temple du syndicalisme que les Toulonnais ont commencé à se rassembler un peu avant 10h. Contents d’être à nouveau là, ensemble et debout contre l’adversité, pour la paix et les droits des travailleurs. Mais aussi pour s’opposer à tous ceux qui s’emploient à torpiller les conquis sociaux, comme en témoigne cette offensive des forces de la réaction contre cette journée de lutte et de revendication.

    « Cette année, le 1er-Mai a une saveur particulière, grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée », lance le secrétaire départemental de la FSU Alain Tournay. Une première victoire, poursuit le responsable syndical, « contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite ». Mais pour autant, rien n’est joué, prévient-il. D’autres assauts vont devoir être repoussés.

    Le secrétaire de l’Union départementale CGT, Richard Roméo-Giberti, précise : « C’est aussi une journée de mobilisation et de lutte contre l’extrême droite qui progresse et qui prend des municipalités. Pour dire que non, ce n’est pas banal. On le voit d’ailleurs avec toutes les décisions qu’ils prennent, souvent contre la CGT d’ailleurs, comme à Carcassonne ou à Liévin. »

    « Une extrême droite qui cherche à diviser les travailleurs et les travailleuses », ajoute Pascal Brun (CGT), contrairement au « syndicalisme, lui internationaliste, qui prône la solidarité et lutte contre le racisme et la xénophobie ».

    « Notre 1er-Mai porte évidemment, en effet, toutes les valeurs antifascistes du mouvement ouvrier », confirme Olivier Rosay (Sud). « Et dans un contexte de racisme débridé porté par une partie, hélas, du patronat et de la classe politique qui se traduit par des agressions de militants et des dégradations de locaux syndicaux ou de partis politiques de gauche, il y a vraiment de quoi se mobiliser », ajoute-t-il.

    Plus loin dans le cortège, l’ancien conseiller municipal communiste de Toulon en Commun André de Ubeda, en appelle à un sursaut républicain : « Le symbole du 1er-Mai est particulièrement important cette année puisque l’oligarchie veut, tout aussi symboliquement, l’attaquer puis, comme toujours, le supprimer. Il est important aussi pour la bataille des idées contre les injustices sociales, et face au danger d’une extrême droite qui rêve d’Ancien Régime sous toutes ses formes, y compris les privilèges de la noblesse fût-elle des deux Siciles. »

    Dans sa prise de parole, l’intersyndicale rappelle que « le 1er-Mai, ce n’est pas juste une tradition mais une journée de lutte qui vient de loin, des combats du mouvement ouvrier, des conquêtes arrachées par la mobilisation, comme celle du Front populaire ». Et de poursuivre : « Nous affirmons une fois de plus notre volonté de ne pas laisser les puissants dicter notre avenir. Nous refusons d’être pris pour des sous-citoyens, nous refusons de laisser les riches se gaver sur notre dos pendant que les plus précaires souffrent. L’heure est à la mobilisation et à la lutte collective face à l’extrême droite qui se nourrit des crises. »

    Dans le cortège arrivé à présent à hauteur de la place de la Liberté Stéphane Sacco (GRS), élu à La Seyne, insiste : « La bataille politique doit se jouer d’abord sur le terrain des valeurs, celles du progrès et de la justice sociale, et cette journée est un repère, tout à la fois un héritage et un cap pour les combats à mener. »

    L’élu d’opposition « Alternative progressiste » dit la responsabilité de son groupe face à la majorité d’extrême droite, d’incarner une opposition lucide, déterminée, utile et vigilante face aux dérives, et toujours au service de l’intérêt général.

    Et de conclure : « Leur projet repose sur des réponses simplistes, nourries par les peurs et le repli sur soi, alors que nous, à l’inverse, nous portons une véritable ambition. »

    De quoi donner envie de se retrouver ensemble plus souvent sur le pavé du Port du Levant, plus nombreux, plus fort. Dans la cité « résistante » qui a à nouveau dit non au parti à la flamme.

    « Le syndicalisme, prône
    la solidarité et la lutte contre le racisme et la xénophobie »

  • Le local du PCF de Carpentras dégradé

    Le local du PCF de Carpentras dégradé

    « Cassez-vous » ou encore « 100 000 000 de morts », plusieurs tags dégradants ont été retrouvés sur la façade du local du PCF de Carpentras ce mardi 21 avril en début de matinée. La serrure d’entrée a également été fracturée. Une plainte a été déposée auprès du commissariat de police.

    Plusieurs croix rouges recouvraient aussi des affiches du secrétaire national du PCF Fabien Roussel ainsi qu’une affiche du parti. « Dans ce local, on a toujours été tranquille. Il n’y a jamais eu d’agression ni d’atteintes du tout. C’est la première fois qu’il y a des dégradations, des souillures », regrette le secrétaire de section Julien Guérin, qui explique que c’est une voisine qui a prévenu des dégradations. Des caméras de surveillance à proximité pourraient permettre d’identifier les auteurs.

    La section PCF s’étonne également du timing de ces inscriptions. « Doit-on voir dans cette soudaine libération de la parole fasciste à Carpentras, alors que jusqu’ici notre local n’avait jamais subi aucune dégradation ni agression de ce type, un lien avec l’élection d’une municipalité à la tête du RN ? » glisse-t-elle dans un communiqué, en lien avec l’élection de Hervé de Lépinau (RN) il y a un mois. « On n’accuse personne en particulier, mais c’est un climat. Ce sont des mots d’ordre de toute évidence inspirés de la droite et de l’extrême droite », pointe Julien Guérin tout en ajoutant « qu’il ne faut pas crier au loup plus que nécessaire » car il ne souhaite « pas qu’il y ait une escalade. »

    Soutien des insoumis

    Le groupe d’action LFI Carpentras Roseraie a également exprimé son soutien dans un communiqué en rappelant qu’il y a deux mois, des dégradations similaires avaient été retrouvées sur le bâtiment qui devait accueillir le forum « Décolonisons nos esprits ». « Le GA LFI alerte sur le climat de tension que ces agissements visent à instaurer dans notre commune. Qui veut faire obstacle au pluralisme politique ? Qui craint le débat d’idées ? Qui veut ainsi porter atteinte à la démocratie ? » s’interroge-t-elle également. Et estime qu’ « il revient aux autorités de l’État de réagir avec la fermeté que requiert la gravité de ces tags qui expriment la haine de la démocratie républicaine, la volonté d’imposer à la société une conformation idéologique d’acceptation de l’ordre social. »

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce jeudi