« Mon style est assez simple : j’ai envie de m’asseoir sur un banc et d’aimer ce que je vois », a souligné Nicolas Chabot, récemment nommé à la tête des Marseillaises, la section féminine de l’OM. Derrière cette réponse, banale de prime abord, se cache en réalité une réflexion plus complexe sur le football féminin. « Je pense qu’il n’y a pas un style de jeu qui permette de gagner tous les matches. Mais on veut un style qui corresponde aux qualités du foot féminin et à l’identité de Marseille, notamment la technicité. Les filles ont de vraies qualités techniques, là où l’aspect athlétique est davantage prédominant chez les garçons », analyse l’ancien entraîneur du FC Nantes, très attaché à la capacité de ses joueuses à combiner sur le plan relationnel.
Cette capacité cognitive, qui dépend de facteurs techniques et sociaux, est aussi appelée « socio-affective ». Pour Nicolas Chabot, l’étape suivante après cette connexion est l’influence footballistique, qu’il divise en deux grandes écoles : espagnole et anglaise. « Les Espagnols montrent qu’en termes d’intelligence collective, de capacité à se connecter entre eux, ils sont au-dessus de tout le monde », souligne le technicien de 31 ans, qui a nourri sa passion pour le ballon rond devant les matches de Premier League. « J’adorais les matchs qui finissaient à 4-4, ceux où il y avait 3-3 à cinq minutes de la fin, avec des buts dans tous les sens », ajoute-t-il.
Avec ce mélange des genres, l’entraîneur marseillais veut avant tout apporter un sens du spectacle « à la fois intense, technique, collectif, tactique et qui colle parfaitement à l’identité marseillaise où les gens font les choses avec le cœur ».
Il n’y a plus qu’à le montrer sur le terrain tout au long de la saison.

Leave a Reply