Tag: OM

  • Himad Abdelli, un talent olympien encore à polir

    Himad Abdelli, un talent olympien encore à polir

    Le mal-aimé de la saison passée a peu à peu redoré son image. En difficulté, avec des prestations souvent moyennes, voire ternes, jusqu’à la première trêve internationale, Himad Abdelli semble depuis avoir trouvé sa place dans le onze olympien. Sous les ordres de Bruno Genesio, le milieu offensif de 26 ans retrouve progressivement le niveau qui avait fait sa réputation et lui avait valu de nombreux éloges lors de son passage au SCO d’Angers. « C’est un technicien altruiste, qui met son talent au service du collectif et privilégie le jeu de l’équipe à sa réussite personnelle », souligne Gérald Baticle, son premier entraîneur en Maine-et-Loire, où il l’avait accueilli en juin 2022. Le Normand venait alors de quitter Le Havre, son club formateur, où il avait évolué durant quatre saisons en Ligue 2.

    « C’est un garçon qui bosse beaucoup, qui est à l’écoute et qui cherche toujours à progresser. Et ça se voit. Il évolue d’année en année, voire même de match en match », ajoute l’actuel sélectionneur de l’équipe de France Espoirs. Il avait rapidement identifié chez lui un véritable passionné de football, mais surtout de l’OM, un club qui a toujours occupé une place particulière dans son cœur. « Alors qu’il était encore joueur d’Angers, on s’est croisé dans le Vélodrome il y a deux ans, où j’étais venu observer Quentin Merlin. Il m’avait déjà confié son amour pour l’OM. C’est beau de le voir aujourd’hui porter les couleurs d’un club qui lui tenait tant à cœur », se réjouit Baticle.

    Les qualités doivent

    se traduire en actes

    Mais ceux qui ont suivi de près son parcours sont convaincus qu’il a encore une marge de progression. « C’est un joueur plein de potentiel, mais qui n’en exprime pas encore toutes les qualités. À l’OM, il doit franchir un cap en gagnant en régularité et en continuité dans son jeu pour enfin confirmer les attentes placées en lui », estime Paolo Rongoni, ancien directeur de la performance de l’équipe nationale d’Algérie. Il a côtoyé Himad Abdelli avec les Fennecs, sous les ordres de Vladimir Petkovic, de mars 2024 à juillet 2026. Le technicien italien connaît bien l’environnement olympien, pour avoir également été directeur de la performance au sein du staff de Rudi Garcia (entre octobre 2016 et juin 2019). « À l’OM, les qualités ne suffisent pas. Il faut les traduire en actes. »

    Selon lui, le milieu offensif international algérien dispose d’une puissance physique supérieure à la moyenne, mais manque d’endurance. Une lacune qui pourrait expliquer son irrégularité sur le terrain. Rongoni estime que cette faiblesse le pénalise particulièrement à Marseille, où l’OM attend davantage de créativité de son numéro 10. « S’il parvient à comprendre que son meilleur positionnement se situe un peu plus bas, dans l’entrejeu, Himad pourrait devenir un joueur vraiment intéressant », avance son ancien préparateur physique, qui le rapproche du profil d’un compatriote, l’Arlésien Ismaël Bennacer.

  • Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Si l’OM est en train de redorer son blason, au moins en Ligue 1, Amine Harit est bien un acteur important de ce redressement. Dans une bonne forme, l’international marocain a confirmé, ce dimanche, lors de la victoire au Vélodrome contre Toulouse (2-0). Imprévisible pour la défense adverse, impérial à la conservation du ballon, au top techniquement, l’ancien joueur du FC Nantes a multiplié les actions de classe. Son entame de partie a été idéale avec ce but après 63 secondes de jeu, d’un extérieur du pied bien senti.

    Élu homme du match, Harit a préféré mettre en avant la performance collective. « Mon trophée d’homme du match est un trophée d’équipe pour moi. Ça m’importe peu. Aujourd’hui, je suis fier. On a su faire le dos rond quand c’était plus compliqué », a-t-il expliqué au micro du diffuseur. Même lorsque les Olympiens ont subi, lors de la seconde période, l’équipe est restée solidaire. Proche de craquer, avec les deux buts toulousains hors-jeu, la barrière a tenu. « On a concédé beaucoup d’occasions, mais le fait de se battre et d’avoir eu des moments compliqués, ça nous a beaucoup soudés. »

    De manière plus générale, Bruno Genesio a évoqué le rôle de ses attaquants durant la conférence de presse d’après-match. L’entraîneur semblait satisfait du nombre d’occasions créées et que son équipe possède la 2e attaque du championnat (20 buts, à une unité du PSG). Il encourageait ses offensifs, dont Amine Harit, a tenté. « Il faut aussi laisser de la créativité et de l’inspiration aux joueurs. Sinon, ils ne tenteront plus rien et ne feront plus rien. Je dis souvent que les attaquants ont besoin de ça, de tenter des choses, de rater pour mieux réussir ensuite. »

    Gouiri et Harit se tirent vers le haut

    Une association sautait aux yeux lors du visionnage de ce match face au TFC : celle entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Dès le coup d’envoi, le premier cité a parfaitement servi le second d’un extérieur du pied, pour l’ouverture du score. Tout au long de la partie, les deux hommes se sont cherchés et se sont trouvés. Une certaine complémentarité était présente avec une volonté de se distribuer mutuellement des ballons. L’une des clés du match, sur le plan offensif. « Le coach nous laisse énormément de liberté, donc on essaie de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Et aujourd’hui, on a réussi à le faire », a simplement raconté Gouiri. Le buteur algérien ajoute : « Avec Amine, on parle le même football ! » Une phrase déjà sortie de sa bouche plus tôt dans la saison, pour évoquer sa relation avec son coéquipier de l’attaque marseillaise.

    Sur la scène européenne, Harit a été un joueur de second plan depuis le début de la saison. Relégué sur le côté gauche à Besiktas, le Marocain a pris l’eau de toutes parts. Son entrée contre l’Olympiakos fut loin d’être remarquable, alors que se profile le déplacement à Leverkusen. Bruno Genesio fera-t-il de nouveau confiance aux plus jeunes jeudi ? C’est ce qu’il laisse entendre, au détriment d’Amine Harit.

  • L’OM résiste face à Toulouse

    L’OM résiste face à Toulouse

    Après l’avertissement sans frais du Havre, les Olympiens devaient montrer qu’ils avaient retenu la leçon.

    Toulouse, qui restait sur cinq matches sans défaites, pouvait-il jouer le rôle de la victime expiatoire ? Après moins d’une demi-heure de jeu, cela semblait être le cas. Les deux Amine, Harit puis Gouiri, y étaient allés chacun de leur but et le jeu tournait à une démonstration marseillaise. Sans les réflexes de Guillaume Restes, les Toulousains auraient pu rentrer à la pause avec un retard plus conséquent que les deux buts affichés.

    Néanmoins, si l’OM se montrait efficace et pressant, sur leurs coups d’accélérateur sporadiques, les Toulousains venaient rappeler leur capacité à jouer de mauvais tours. Heureusement, dans le but phocéen, Jeffrey de Lange, qui venait de récupérer le numéro 1 sur son maillot, avait la main chaude.

    Le Néerlandais allait gagner plusieurs duels, à des moments clés. Juste avant le repos, et quelques minutes après la reprise. Permettant ainsi à son équipe de conserver son avantage, alors que les débats s’équilibraient après les retouches de Jens Berthel-Askou.

    Après leur démonstration en première période, les Olympiens passaient en mode abnégation dans un acte II où Toulouse était plus souvent aux abords de la surface marseillaise. La vidéo devait sauver l’OM d’une réduction du score qui aurait sans doute plombé l’ambiance, en sanctionnant Casper Tengstedt d’un hors-jeu (69).

    S’ils restaient devant, se procurant même des occasions de porter leur avantage à trois buts, notamment sur une reprise de la tête d’Igor Paixão renvoyée par le montant de Guillaume Restes (61), les hommes de Bruno Genesio se montraient moins à leur avantage à l’approche du money-time. Comme si les démons du Havre étaient revenus hanter le Vélodrome.

    Mais cette fois, l’OM parviendra à les chasser pour assurer un quatrième succès consécutif en Ligue 1. Bienvenu avant le voyage à Leverkusen.

  • OM, rester dans le bon tempo

    OM, rester dans le bon tempo

    L’OM va mieux. Du moins en ce qui concerne la Ligue 1.

    En témoignent les trois victoires que les Phocéens viennent d’enchaîner, dont deux en déplacement. Et les 18 buts inscrits depuis le coup d’envoi de la saison, ce qui fait de son attaque la meilleure du championnat, à égalité avec Rennes.

    S’il n’y avait eu le trou d’air de septembre, et les sorties ratées en Ligue Europa, on pourrait se dire que les clignotants sont au vert. Néanmoins, le dernier quart d’heure face au Havre a montré que la confiance était loin d’être ancrée dans les têtes.

    L’OM a failli perdre le bébé avec l’eau du bain lorsque les Normands ont accéléré. Un final qui a rappelé les heures sombres de la saison dernière, lorsque les Marseillais finissaient leurs matches la peur au ventre, encaissant des buts qui les privaient de victoire au dernier moment.

    Comment faire pour chasser ces démons ? « C’est quelque chose à laquelle je réfléchis avec mon staff parce que c’est visiblement un traumatisme au club déjà depuis l’année dernière », a reconnu Bruno Genesio. « Il y a une peur d’être rejoints quand nous menons au score. J’ai eu le même problème à Lille avant de le régler et il y a des choses à mettre en place tactiquement et mentalement », a-t-il confié.

    Pour lui, enchaîner un second match au Vélodrome, face à Toulouse, « une des meilleures équipes de Ligue 1 », peut lui servir de remède. Et surtout de réussir une passe de quatre positive, qui compenserait le mauvais début de saison. « Nous avons gagné et ce n’était pas simple », rappelle-t-il au sujet du dernier match face au Havre. Et le fait d’aller ensuite en Allemagne pour y disputer sa dernière chance de rester vivant en Ligue Europa est aussi important. « Nous allons pouvoir nous étalonner face à l’une des meilleures équipes de Ligue Europa, Leverkusen. Allons aussi regarder sur quels axes nous devons encore progresser pour continuer de nous améliorer », admet-il. Jouer Toulouse en préambule, « sera un bon test. C’est l’une des équipes surprises du championnat et qui fait de bonnes choses selon moi ».

    Emerson est au diapason de son entraîneur. « C’est un match important parce que c’est à domicile et après nous jouerons deux fois à l’extérieur avant la trêve », a-t-il insisté en conférence de presse. « Toulouse est une équipe proche de nous au classement, ce sera difficile comme nos deux derniers matches contre eux. C’est primordial de pouvoir prendre ces trois points. »

    « Toulouse est une équipe surprise qui fait de bonnes choses »

  • Nicolas Chabot au FC Nantes, histoire d’une vocation

    Nicolas Chabot au FC Nantes, histoire d’une vocation

    Qu’est-ce qui est emblématique à Nantes ? La biscuiterie et le Grand éléphant fait de bois et d’acier arrivent sûrement en tête. Mais il y a aussi le Football Club et son mythique antre de la Beaujoire. Nicolas Chabot connaît parfaitement les lieux, en tant qu’enfant de la ville et ancien salarié du FCN. Le néo-entraîneur des Marseillaises retrouve, ce vendredi (21h), son ancien club à l’occasion du lancement de la 7e journée de Première Ligue. Le technicien de 32 ans a développé sa carrière de coach chez les Canaris, au cours des dix dernières années.

    Après avoir été un joueur de niveau régional, Chabot a vite basculé vers le banc de touche. À 15 ans, il coachait déjà dans son village avant de passer à la vitesse supérieure. Diplômé en Staps, à l’Université de Nantes, le natif de Rezé entre au FCN en 2014. « Je suis rentré dans le cadre d’un stage. À l’époque, Michel Der Zakarian et Bruno Baronchelli étaient à la tête des pros. J’ai intégré les catégories de jeunes chez les garçons et j’ai grimpé un peu chaque année jusqu’à temps d’avoir mon premier contrat à Nantes. »

    Ce dernier est signé en 2020 et Nicolas Chabot obtient une double casquette entraîneur de l’équipe réserve féminine et des U13 garçons. Couvre-chef qu’il va garder jusqu’au printemps 2023, moment où Oswaldo Vizcarrondo, coach de l’équipe première, voit son rôle évoluer. « On est sur une fin de saison où je crois que ça ne se passe pas très bien chez les hommes. Moi je travaillais à l’époque avec l’équipe réserve, mais ça se passait plutôt bien. Finalement, le club ne veut pas tout bouleverser, donc ils font un appel en interne. C’était aussi une demande des joueuses que je puisse basculer, que ce ne soit pas un nouveau coach qui arrive », détaille le principal intéressé.

    Le meilleur coach en 2026

    Finalement, Nicolas Chabot est resté trois années avec cette équipe, obtenant la montée dans l’élite dès la première saison, avant de finir 7e puis 4e de D1 par la suite. Son développement personnel s’est fortement accéléré, tout comme celui de son groupe. L’exercice 2025-2026 a été la cerise sur le gâteau. « Oui, je pense qu’on a été dans la bataille pour la 3e place pendant longtemps, mais le PFC a été plus régulier que nous sur la saison. On a tiré le maximum du groupe qu’on avait par rapport aux conditions dans lesquelles on était. Avec les possibilités d’action qu’on avait, je sentais que c’était difficile de faire mieux. C’est ce que j’avais aussi dit à ma direction à Nantes, on était arrivé au bout de notre potentiel », explique celui qui a remporté le trophée d’entraîneur de l’année, la saison dernière. À Marseille, l’expatrié poursuit le bon travail effectué.

  • De Lange, seul maître à bord dans les cages marseillaises

    De Lange, seul maître à bord dans les cages marseillaises

    Jeffrey de Lange est le seul olympien à avoir disputé chaque minute depuis le début de la saison. Arrivé à Marseille en août 2024, le Néerlandais a profité du départ de Gerónimo Rulli, vers Manchester City cet été, pour s’imposer comme le gardien indiscutable dans les buts olympiens. Après seulement dix titularisations lors de ses deux premières saisons au club, il a dû rapidement s’adapter à ses nouvelles responsabilités.

    « C’est un gardien qui découvre encore un peu la pression marseillaise », observe Gérard Gili, ancien gardien et entraîneur de l’OM. « Il possède certaines qualités techniques, mais on le sent peut-être encore un peu fragile face à ce qu’il ressent dans ce nouvel environnement. Il faut lui laisser du temps pour prendre ses marques et, surtout, gagner en confiance, car le poste de gardien exige une confiance absolue », poursuit le septuagénaire. À Marseille, où de grands portiers comme Steve Mandanda et Cédric Carrasso ont défendu les cages olympiennes pendant 18 saisons cumulées, le poste est scruté.

    « Je m’attendais à mieux et j’attends davantage de lui. Il a des qualités, mais il lui manque encore un match référence pour gagner en confiance. Pour l’instant, je ne l’ai pas vu réaliser une prestation vraiment décisive. Je demande donc à voir, même si je reste dubitatif », estime Laurent Spinosi. Ancienne doublure de Fabien Barthez entre 1994 et 2000, il a ensuite entraîné les gardiens olympiens pendant près de vingt ans. « Je pense que de Lange a besoin d’un match référence. Son jeu n’est pas catastrophique, mais il est moyen partout. Il manque surtout de personnalité sur sa ligne, sans doute l’un des éléments les plus importants quand on est gardien à l’OM. »

    Descendance à revoir

    Jusqu’ici, Bruno Genesio a totalement fait confiance à Jeffrey de Lange dans les buts marseillais, au détriment de Théo Vermot et Jelle Van Neck.

    « S’ils ne jouent pas et ne sont pas mis en avant, c’est peut-être que les entraîneurs estiment qu’ils n’ont pas les qualités nécessaires », analyse Spinosi. Ses inquiétudes pourraient se renforcer en cas de blessure du portier néerlandais. Derrière lui, aucun de ses deux aspirants au poste n’a disputé le moindre match professionnel.

    La hiérarchie pourrait toutefois évoluer dès janvier 2027, avec la possible promotion d’Ibrahim Gomis, 21 ans, brillant avec la réserve olympienne, au rang de doublure. « Pour n’importe lequel des trois, une première expérience sera forcément un moment de forte émotion qu’il faudra savoir gérer », souligne Gérard Gili, qui ne considère pas l’inexpérience du jeune Gomis comme un obstacle. « Quand nous avons recruté Fabien Barthez en provenance de Toulouse, il n’avait que 18 ans. Cela ne l’a pas empêché de démontrer son talent et son caractère », rappelle l’ancien technicien marseillais.

    Un autre gardien pourrait donc bientôt suppléer Jeffrey de Lange, notamment en Coupe de France. Rien n’est toutefois acté, surtout si cette compétition devenait un objectif majeur de l’OM pour sauver sa saison en cas d’élimination en Ligue Europa.

    Jérémy Gavanon, une doublure de l’ombre à la lumière

    Le 9 décembre 2003, l’Olympique de Marseille se déplaçait en Serbie pour affronter le FK Partizan Belgrade lors de son dernier match de poule en Ligue des Champions. Quelques heures avant le coup d’envoi, Jérémy Gavanon, gardien n°2 de l’OM, apprenait la mise à l’écart de Vedran Runje par le président Christophe Bouchet, à la suite de tensions avec Alain Perrin. Le « blondinet » marseillais était alors titularisé pour la première fois chez les professionnels. Grâce à un but de l’Égyptien Ahmed Mido, le nul (1-1) permettait à l’OM de se qualifier pour les 16es de finale de la Coupe UEFA, une compétition dont le club atteindra la finale six mois plus tard, avant de s’incliner contre le Valence FC à Göteborg, en Suède (0-2).

  • Bruno Genesio tape du poing sur la table après Le Havre

    Bruno Genesio tape du poing sur la table après Le Havre

    Gagner était l’objectif. Le faire de cette manière rend toutefois la victoire plus amère. Le staff olympien, Bruno Genesio en tête, était particulièrement frustré et même énervé du scénario de la rencontre remportée, dimanche, face au Havre (4-3). Après des buts d’Egan-Riley, Weah, Paixão et Abdelli, l’Olympique de Marseille menait de quatre longueurs à un quart d’heure du terme. Normalement à l’abri, les locaux se sont pris les pieds dans leur propre tapis et ont sué jusqu’au bout du temps additionnel. Le coup de sifflet final de Clément Turpin a été accueilli comme une délivrance.

    Dès la fin de la rencontre, Himad Abdelli a fustigé l’attitude des siens. « C’est à nous de mettre de l’engagement pendant 90 minutes, les entrants aussi. Nous, on se donne à fond durant 70 ou 80 minutes, les entrants doivent aussi le faire. Je pense que ce soir, ça n’a pas été le cas », expliquait au micro du diffuseur le milieu algérien. La colère froide du joueur s’est propagée jusqu’à son entraîneur, calme, mais remonté devant certaines prestations individuelles. Il a notamment pointé du doigt les plus jeunes.

    « Je n’aime pas dire ça, mais je vais le dire parce que je pense que c’est leur rendre service. Les deux jeunes qui sont entrés ont l’ambition d’être titulaires à Marseille, on leur dit qu’ils ont les qualités pour et que c’est presque une injustice qu’ils ne le soient pas. Mais quand on entre à 4-1, la moindre des choses est de faire preuve d’humilité. C’est l’apprentissage et je vais me charger de leur apprendre plus vite que ce qu’il faut. »

    Abdallah assigné à la Pro 2

    Des paroles aux actes, Bruno Genesio a décidé de mettre Keyliane Abdallah à disposition de la Pro 2, selon nos confrères de La Provence. Une information que nous sommes en mesure de confirmer. Selon nos sources, le principal intéressé a compris et accepté le choix de son coach. Le jeune ailier va passer les prochains jours avec la réserve et compte s’impliquer, avec un état d’esprit irréprochable, pour retrouver au plus vite l’équipe première. Une piqûre de rappel qui doit lui permettre de continuer de grandir.

    « Je vais le dire parce que je pense que c’est leur rendre service », a dit, pour rappel, Bruno Genesio. Cette sanction apparaît comme une leçon et l’entraîneur de 60 ans semble compter sur Keyliane Abdallah, auteur d’une rentrée timide, sans énergie, contre les Havrais. Nouhoum Kamissoko a également reçu des remontrances de la part du staff, sans pour autant être sanctionné plus durement. Lui aussi n’a pas réalisé les efforts suffisants lors de la dizaine de minutes passée sur le terrain. Avant même la fin du match, Bruno Genesio, dans sa zone technique, haussait le ton sur ses jeunes joueurs, ainsi que sur Neal Maupay et Angel Gomes, eux aussi loin de convaincre.

    L’OM a évité le pire en conservant les trois points dimanche. Mais malgré une dynamique positive en championnat, l’équilibre demeure fragile et peut rapidement être remis en cause. À une rencontre de la trêve, Marseille a recollé au wagon de tête et occupe désormais une position plus favorable.

  • L’OM s’est fait très peur

    L’OM s’est fait très peur

    Quand Himad Abdelli a claqué une tête victorieuse les chances havraises semblaient anéanties.

    L’OM menait alors 4 – 0, et rien ne semblait annoncer un final digne des pires scénarios vécus jusque-là. Car, telle la salamandre, emblème de leur ville, les Havrais ont alors mis en branle une remontada qui a presque failli tout renverser.

    Alors qu’à la pause, l’observateur envoyé par le Levski Sofia, qui se rendra prochainement au Vélodrome en Ligue Europa, indiquait « ne pas reconnaître l’équipe que j’ai vu perdre à Graz », son sentiment était tout autre après que Clément Turpin ait sifflé la fin d’un match crispant. Cela après un gros quart d’heure de temps additionnel, durant lequel Le Havre aurait pu valider un dernier quart d’heure tonitruant en obtenant un second penalty.

    Heureusement, l’assistance vidéo n’a pas estimé que Tochukwu Nnadi avait commis une faute de main dans la surface marseillaise. Le score en restait donc à 4 – 3 en faveur d’un OM qui a failli tout perdre, dans un final catastrophique.

    Bruno Genesio avait visiblement trouvé les bons équilibres dans son onze de départ. La démonstration de force, avec quatre buts au terme d’actions limpides, en était la concrétisation. Mais lorsqu’il a fait ses choix pour gérer la fin de match, après que Josh Maja ait évité le 0 pointé aux Normands sur pénalty, la machine phocéenne s’est enrayée.

    Sur son carnet à spirale, l’observateur du Levski pouvait noter la fragilité de l’édifice marseillais. Tel le Colosse de Rhodes, Bruno Genesio a vu sa belle organisation s’effondrer sous les coups d’accélérateurs havrais. Avec à la clef deux nouveaux buts offerts sur un plateau par une défense déboussolée.

    Heureusement, l’OM avait su marquer dans ses temps forts. Mais, contrairement à Angers où ils avaient su contenir la révolte de leurs adversaires, ils se sont complètement délités dans un dernier quart d’heure interminable. Assurant malgré tout l’essentiel.

  • [Beau livre] L’OM, ou le mythe en blanc et bleu

    [Beau livre] L’OM, ou le mythe en blanc et bleu

    Quel est le point commun entre deux champions du Monde Brésiliens, un « Jaguar » gardien de but et tireur de penalties ou encore un « Commandante » Argentin ?

    Ces quatre Sud-Américains ont porté une tunique légendaire. Un maillot blanc aux parements bleus (plus ou moins intense en fonction des saisons) qui est bien plus qu’un morceau de tissu. À Marseille, le maillot de l’OM est un symbole. Celui d’une ville métissée et ouverte sur le monde. À l’image d’un stade, le Vélodrome, melting-pot des cultures.

    Ces cultures que l’on retrouve au film des saisons. Au fil de l’évolution du design. Mais dont la blancheur profonde reste le fil rouge. C’est cette histoire qui est déclinée dans l’ouvrage de Thierry Agnello.

    Chemises et zoo de Marseille

    Au fil des pages, ce sont quarante-et-une de ces tuniques qui sont remises en lumière. « Les maillots symbolisent l’histoire du club. Chaque match, chaque victoire, chaque défaite, chaque trophée, chaque titre, chaque saison, chaque moment est incarné par un maillot » détaille Thierry Agnello.

    Chaque paragraphe est aussi l’occasion de rappeler ceux qui ont contribué à faire la renommée de ce maillot. Des Minots avec leur Zoo de Marseille, aux exploits européens sous le signe de Panasonic, ou du tandem Paolo César – Jaïrzinho arborant « Michel Axel » sur leur poitrine. « Qui mieux que ceux qui les ont portés pour en parler ? », justifie l’auteur pour qui « la plupart des maillots sont le choix de chaque témoin. Les complémentaires sont un peu arbitraires, selon ma sensibilité d’auteur et le mérite dans l’histoire de l’OM de chaque maillot », conclut-il.

    L’amour du maillot

    Thierry Agnello, Editions Hugo sport

    260 pages, 24,95 euros

  • [Témoignage] Jean-Pierre Papin va droit au but sur sa vie

    [Témoignage] Jean-Pierre Papin va droit au but sur sa vie

    Le titre est un clin d’œil à Claude Lelouch. Mais ce n’est pas de Jean-Paul Belmondo dont il est question.

    Cet enfant pas si gâté que cela, malgré une carrière de joueur de football exceptionnel, ponctuée d’un Ballon d’or, 54 sélections équipe de France, deux coupes d’Europe et six titres de champions avec l’OM et le Milan AC, c’est Jean-Pierre Papin. Celui qui a été le neuf de cœur d’un OM conquérant s’est livré à cœur ouvert. Et sous la plume de Mario Albano, qui l’a côtoyé lors de ses années marseillaises, le gamin de Valenciennes lève le voile sur des aspects connus et beaucoup moins connus de son parcours.

    « C’est l’éditeur qui a eu l’idée de l’ouvrage », explique Mario Albano. Lorsque l’ancien grand reporter du Provençal, puis de La Provence, l’a appelé, Jean-Pierre Papin a immédiatement accepté. « Il s’est confié en toute confiance. Abordant des sujets sportifs, mais aussi sa vie en dehors des stades. Ses coups de cœur, ses coups de gueule, ses rapports avec sa marionnette des Guignols de l’info ! »

    Un livre au présent

    Si l’homme qui se cache derrière le joueur de football a parfois transpiré durant sa carrière, le récit mis en mot apporte un éclairage émouvant. Utilisant le présent, le texte permet de coller au plus près des grands moments vécus par l’homme au bandana. « L’emploi de ce temps permet de partager ses émotions comme si tout se déroule en direct. Le lecteur a ainsi le sentiment de recevoir le Ballon d’or avec Jean-Pierre », précise Mario Albano.

    Cette autobiographie permet en tout cas de mieux comprendre une vie qui s’est souvent jouée sur des détails. Avec un témoignage fort. Son tout premier sur la sinistre soirée du 5 mai 1992 à Furiani.


    Itinéraire d’un enfant pas si gâté

    Editions Talent Sport

    288 pages, 19,90 euros