Tag: OM

  • Les souvenirs de Marcel Dib lors du duel historique de 1994

    Les souvenirs de Marcel Dib lors du duel historique de 1994

    Le 13 septembre 1994. Cinq mois avant cette date, l’Olympique de Marseille connaît la sanction la plus sévère de son histoire : la rétrogradation en Division 2 dès la saison suivante, suite au scandale de corruption du match Valenciennes-Marseille, souvent appelé « affaire VA-OM ».

    Cela ne l’empêche pas de terminer la saison de D1 à la deuxième place du championnat et d’obtenir sa qualification pour la Coupe de l’UEFA, compétition que les Olympiens ont pu disputer grâce à l’accord de l’instance européenne. Pour son entrée dans la compétition au stade des 32es de finale, l’OM hérite de l’Olympiakos. Un tirage « très compliqué », comme le souligne Marcel Dib, capitaine de la formation phocéenne lors de cette saison singulière. Prétendant au trophée européen, le club grec compte dans ses rangs le Yougoslave Ilija Ilic, triple champion de Grèce par la suite, et le Nigérian Rashidi Yekini, légende du football africain et serial-buteur au cours d’une carrière qui s’est étendue sur plus de deux décennies. « Je me rappellerai toute ma vie de ces deux matches, j’en garde un très bon souvenir », lance le milieu formé à l’US Michelis (11e) et à l’USL Premier Canton (4e).

    « On voulait à tout prix les battre, parce qu’ils nous avaient très mal reçus au match aller. Ils nous ont promis l’enfer », précise-t-il. Mis sous pression, les Olympiens ont pu compter sur de vieux briscards, comme Bruno Germain ou Michel De Wolf, et le soutien de Bernard Tapie – toujours président malgré le retrait de sa licence – pour « ne pas se dégonfler » dans un stade Karaïskakis plein à craquer, au match aller. « C’était déjà un combat avant d’entrer sur le terrain, où ils nous bousculaient dans le couloir. Je me souviens d’être face au capitaine [Petros Marinakis, Ndlr.] et on se regardait droit dans les yeux. Il s’est avéré que c’est nous qui leur avons fait la misère », se réjouit Marcel Dib.

    Grâce aux buts signés Bernard Ferrer et Jean-Christophe Marquet (1-2), l’OM prend un léger avantage avant le match retour au Vélodrome, une semaine plus tard, où les Grecs allaient être aussi bien reçus que les Marseillais.

    « Quand ils sont entrés sur le terrain, qu’ils ont vu l’ambiance de fou et la pression de nos supporters, on savait que l’on avait déjà gagné avant de jouer », s’amuse Marcel Dib. Sa prédiction s’est transformée en une réalité cinglante avec un but de Jean-Marc Ferreri et un doublé inscrit par l’Irlandais Tony Cascarino (3-0). « C’est l’un des dix matches qui a le plus marqué l’histoire de l’OM », estime « El Diablo », encore émoustillé 32 ans après.

  • Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Depuis mardi, un bras de fer oppose les autorités françaises au club grec. Comme Liverpool ou Newcastle avant lui, l’Olympiakos a fait part de son mécontentement concernant les conditions d’accueil réservées à ses supporters, avant même leur arrivée à Marseille. Dans un premier temps, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté interdisant aux supporters athéniens l’accès au stade, laissant de nombreux détenteurs de billets dans l’incertitude. À l’issue de discussions entre les différentes parties, cette mesure a finalement été levée. Une décision jugée trop tardive par le club du Pirée, qui « dénonce de la manière la plus catégorique la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse de la présence de [ses] supporters à Marseille par les autorités françaises compétentes ». Le club a même appelé ses fans, mardi soir, à ne pas effectuer le déplacement, estimant que leur sécurité ne pouvait être garantie.

    Le Portugais Chiquinho, cadre de l’effectif grec, a regretté cette situation. « C’est vrai que nous voulons toujours avoir nos fans avec nous, mais demain [jeudi], ce ne sera pas possible. L’objectif sera de gagner pour nous, mais aussi pour eux. » D’après des journalistes grecs présents à Marseille, aucun supporter de l’Olympiakos ne devrait se rendre dans le parcage visiteurs.

  • L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    L’OM cherche l’élan européen face à l’Olympiakos

    Les Grecs seront toujours un peu à la maison à Marseille, tant leur pays occupe une place particulière dans l’histoire de la cité phocéenne. Mais pour l’OM, il n’est pas question de faire de cadeaux à ses lointains cousins. L’Olympiakos débarque sur la Canebière avec l’objectif de poursuivre sa moisson de points. Vainqueur à domicile de Bialystok (2-1) lors de la première journée, le club du Pirée entend revenir du sud de la France avec six points au compteur.

    Pour les Ciel et Blanc, au contraire, la moindre unité sera précieuse dans la course à la qualification, surtout après la défaite 4-1 subie sur la pelouse de Besiktas. Les hommes de Bruno Genesio ont toutefois retrouvé de la confiance dimanche sur le terrain de Troyes en décrochant un premier succès depuis la journée inaugurale en Ligue 1 contre Strasbourg.

    Le technicien olympien a expliqué en conférence de presse qu’il reconduirait une grande partie de l’équipe victorieuse dans l’Aube : « Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte lorsqu’on joue plusieurs compétitions, pour savoir si l’on fait tourner ou pas. Il y a la forme du moment, l’état des garçons qui ont pu avoir de petites blessures dernièrement, le contexte du match… Demain, une grosse partie des joueurs présents à Troyes seront là au coup d’envoi. » Bruno Genesio ne compte donc pas reposer les siens. L’entraîneur signale que, même à Lille et Rennes, il avait pu créer des séries d’invincibilité conséquentes malgré deux matches par semaine : « J’utilisais 14 à 15 joueurs à ces moments-là. »

    Le coach se méfie néanmoins de l’Olympiakos, habitué des joutes européennes : « C’est une équipe qui a changé d’entraîneur il y a trois matches, qui est invaincue, en confiance. C’est une bonne équipe, bien organisée, avec beaucoup d’intensité, donc ce sera à nous de répondre dans ce domaine, parce que c’est une équipe qui fait beaucoup de pressing. Si on veut sortir de ce pressing, il faudra que, techniquement, on soit très, très bons. »

    Dans la lignée des autres coaches basques à succès (Enrique, Arteta, Iraola, De la Fuente), Imanol Alguacil sait faire jouer ses équipes et ne ressent pas la menace marseillaise à l’aube de cette confrontation. « Oui, c’est une équipe agressive, avec un public qui va nous mettre la pression. Mais nous sommes l’Olympiakos et nous allons nous battre pour gagner. Ce sont des matches qui se jouent sur de petits détails, chaque minute sera importante », appuie l’entraîneur arrivé mi-septembre.

    REPÈRES

    Kamissoko semble trop juste

    Lors de sa première titularisation, dimanche, à Troyes, Nouhoum Kamissoko est sorti crampé à la 70e minute. Bruno Genesio a annoncé qu’une grande partie de ses titulaires à Troyes seraient reconduits, mais a laissé entendre que ce ne serait pas le cas pour son milieu. Le Malien devrait débuter sur le banc.

    Ayoub El Kaabi gravement blessé

    Ayoub El Kaabi estle buteur phare de l’Olympiakos depuis plusieurs saisons. Le Marocain avait notamment largement participé à la victoire finale en Ligue Conference, il y a deux ans. L’attaquant sera absent, ce jeudi, puisqu’il a souffert d’une fracture de la jambe lors d’un match de Super League grecque contre Volos (1-1). Sa saison est déjà terminée, une grosse perte pour son club.

    Marseille et AEK Athènes, l’amitié sans frontières

    Il sera sans doute possible d’apercevoir quelques touches de jaune dans les tribunes du Vélodrome, ce jeudi soir. Une présence qui s’explique par l’amitié de longue date entre les ultras de l’OM et ceux de l’AEK Athènes. Une relation née au début des années 1990, alors que le club marseillais était plongé dans l’affaire VA-OM. Pas plus tard que dimanche, des fans grecs étaient présents dans le parcage visiteurs du stade de l’Aube, pour la rencontre entre l’Estac et les Marseillais.

    Plusieurs fans grecs ont aussi notamment assisté à une rencontre disputée à Stamford Bridge, où le Shakhtar Donetsk accueille ses adversaires européens.

    Certains pourraient donc être de nouveau présents au Vélodrome ce jeudi, pour la réception de l’Olympiakos, rival de l’AEK. À l’origine, les liens entre supporters se sont surtout construits autour d’échanges entre groupes et d’une culture ultra commune, davantage que sur des considérations politiques. Le paysage du supportérisme grec demeure d’ailleurs complexe. Au sein d’un même club coexistent souvent plusieurs groupes, aux sensibilités parfois très différentes. Historiquement, l’Olympiakos s’est imposé comme le grand club populaire du Pirée.

  • OM : les supporters de l’Olympiakos autorisés, le club grec leur demande de ne pas venir à Marseille

    OM : les supporters de l’Olympiakos autorisés, le club grec leur demande de ne pas venir à Marseille

    « L’Olympiakos FC dénonce de la manière la plus catégorique la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse de la présence de nos supporters à Marseille par les autorités françaises compétentes. » C’est par cette phrase que le club athénien a débuté un communiqué, publié mardi à 22h30, à propos du traitement de ses supporters. Le Pirée exhorte ses fans déjà présents à Marseille de quitter la France et appelle ceux qui avaient prévu de venir de ne pas le faire.

    Mardi a été une journée rocambolesque pour l’équipe grecque avec, dans un premier temps, un arrêté de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône interdisant la présence des supporters hellènes au stade, pour le match prévu ce jeudi soir. Suite à de nombreuses conversations entre les diverses parties au cours de la journée, l’arrêté a été supprimé, laissant les 3 500 fans libres d’assister à la rencontre d’Europa League.

    L’Olympiakos affirme dans ce communiqué qu’il « n’existe pas de garanties suffisantes pour la protection efficace et la sécurité de nos supporters. » Le club conseille donc à ses fans de quitter le territoire français avant même la tenue du match.

  • L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’amour entre Marseille et la Grèce ne date pas d’aujourd’hui. Historiquement, bien entendu, les liens sont étroits, mais une relation footballistique s’est tissée depuis la fin des années 1980. À travers ses nombreuses joutes européennes, l’OM a croisé à 14 reprises des clubs grecs et une statistique ressort de ces différentes confrontations. Dix victoires et 71% de réussite, ceci représente le meilleur ratio des Olympiens face à une nation de l’UEFA.

    Club ami des ultras marseillais, l’AEK Athènes est la première équipe hellène croisée sur les terrains continentaux. C’était en 1989 à l’occasion des huitièmes de finale de la Coupe des clubs champions. Après une victoire 2-0 au Vélodrome, les Phocéens ont assuré le coup en Grèce avec un match nul (1-1). Il a fallu attendre 34 années supplémentaires pour recroiser les Jaunes et Noirs. Placés dans le même groupe en Ligue Europa, les hommes de Gennaro Gattuso n’avaient pas tremblé pour battre leurs homologues 3-1 puis 2-0. Mbemba, Ismaïla Sarr ou Veretout étaient les buteurs.

    Toujours aussi récemment, lors de la saison 2021-2022, l’OM a également affronté le PAOK, club de Salonique. Lors des quarts de finale de la Ligue Conférence, les Phocéens ont aussi fait le boulot. 2-1 au match aller, sur le boulevard Michelet, dont un but de Dimitri Payet qui a frôlé le Prix Puskas de plus belle réalisation de l’année. Pour le retour dans le nord de la Grèce, le Réunionnais était encore buteur (1-0), alors qu’Amine Harit, titulaire, est le seul survivant de cette époque.

    Le Panathinaïkos, blessure ouverte

    Le match OM-Olympiakos, jeudi, sera la 7e confrontation entre les deux formations. Le bilan face au club du Pirée, le grand port athénien, est de 4 victoires pour 2 défaites. Tout avait commencé en 1994, quelques mois après l’affaire VA-OM, ayant rétrogradé l’équipe de Bernard Tapie en deuxième division. Malgré tout qualifiés pour la Coupe UEFA, les Marseillais découvrent l’Olympiakos et le match aller-retour marque les esprits. 5-1 au cumulé, des buts de Jean-Christophe Marquet ou encore Tony Cascarino permettent aux Ciel et Blanc de passer un tour supplémentaire.

    En 2011 et 2020, retrouvailles en phase de poules de la Ligue des Champions avec, cette fois, un statu quo. Au début de la décennie 2010, les Grecs iront gagner à Marseille, Marseille ira gagner en Grèce, Lucho Gonzalez étant le seul buteur phocéen. L’OM tombera cette année en quarts de finale face au Bayern (0-4), futur finaliste. En pleine crise Covid, devant des tribunes vides, les hommes de Villas-Boas s’imposeront au Vel (2-1), après une défaite à Athènes (0-1).

    Le Panathinaïkos, affronté au cœur de l’été 2023, en 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, reste un crève-cœur important pour les fans olympiens. Dans sa quête de phase de groupes, l’OM va buter en Grèce, non sans de nombreuses polémiques arbitrales, avant d’aller jusqu’à la séance de tirs au but au retour. L’ambiance du Vélodrome n’y changera rien et Marseille est douché par le club au trèfle (2-2, 5-3 aux t.a.b.). Un épisode jamais vraiment digéré, le coach espagnol Marcelino tombera peu après.

    La préfecture de police rétropédale

    La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a sérieusement cafouillé en interdisant, dans un premier temps, par un arrêté rendu public mardi matin, aux supporters de l’Olympiakos et de l’Étoile Rouge de Belgrade d’assister au match au stade Vélodrome et de se déplacer dans le centre-ville. Une annonce vivement critiquée. Quelques heures plus tard ce mardi, la préfecture de police se contredit et a rendu un arrêté « portant abrogation » du précédent arrêté d’interdiction. Elle autorise donc « toute personne se prévalant de la qualité de supporter [de l’Olympiakos] et de l’Étoile rouge de Belgrade prise en charge par les effectifs de police d’accéder au stade Cepac Vélodrome de Marseille, le jeudi 15 octobre 2026 ». Il est vrai que plus de 3 000 supporters grecs ont leur billet en poche et certains sont déjà arrivés.

  • L’OM colmate ses premières plaies en gagnant à Troyes

    L’OM colmate ses premières plaies en gagnant à Troyes

    Le dimanche troyen aurait pu mal se terminer pour les Olympiens.

    Preuve de la fébrilité du moment, à l’échauffement, Geoffrey Kondogbia a été pris à partie par un individu. Un incident qui pouvait rappeler un précédent à Guimaraes, impliquant Patrice Evra. Heureusement, au stade de l’Aube, cela s’est limité à un échange de mots, alors qu’au Portugal en 2018, le défenseur en était venu aux mains, avant d’être expulsé par l’arbitre avant le coup d’envoi.

    Preuve aussi que les Olympiens sont encore en quête de repères, et surtout de confiance, le temps nécessaire pour prendre la mesure d’une équipe troyenne pourtant peu efficace. Mais dont les attaques auront néanmoins touché à deux reprises le but de Jeffrey de Lange. « Je n’ai pas douté mais j’étais agacé », a admis Bruno Genesio. L’entraîneur marseillais qui a noté « un manque d’initiatives, des joueurs trop timorés face à une équipe bien en place. Nous avons manqué de rythme, d’initiative, de spontanéité ».

    Loin d’accabler ses joueurs, il s’est montré compréhensif. « Parfois, quand vous restez sur cinq défaites de suite, vous éprouvez le besoin de vous sécuriser. J’ai beaucoup insisté là-dessus à la mi-temps ». Un discours qui a porté puisque « nous avons été bien meilleurs en début de seconde période ». Tout en regrettant « qu’après le but, nous nous sommes recroquevillés et aurions pu le payer cher ».

    Toutefois, son OM a su tenir le score. Et même l’aggraver pour donner au succès, le premier à l’extérieur cette saison, une ampleur plus acceptable. Même si tout n’a pas été parfait dimanche, loin s’en faut. Bruno Genesio l’a souligné. « Je ne peux pas être pleinement satisfait, car je m’attache beaucoup au contenu de nos matches », a-t-il confié en salle de presse du stade de l’Aube. Avant de tempérer ses propos. « Vu notre situation, nous sommes satisfaits de renouer avec la victoire qui nous échappait depuis trop longtemps, même si dans le jeu nous savons que nous pouvons faire mieux et que c’est loin d’être notre meilleur match. Mais nous l’avons gagné, les autres nous les avions perdus. Il faut savoir être pragmatique. Le plus important était de casser cette spirale négative ».

    Première étape

    à confirmer

    C’est chose faite en Ligue 1. Maintenant arrive la réception d’Olympiakos en Ligue Europa jeudi, un match dans lequel ses Phocéens devront montrer qu’ils peuvent enchaîner un nouveau résultat positif.

    Pour Bruno Genesio, cette victoire « demandera à être confirmée. Nous avons besoin d’une série positive ». Il reconnaît que son équipe a encore besoin d’engranger de la confiance. Une confiance qui passe par d’autres résultats positifs pour gommer un peu plus les doutes. « Cela s’est vu en première mi-temps durant laquelle nous étions assez stressés, timorés. Nous avons eu la possession mais avons peu avancé, peu pris de risques. Ce genre de victoire peut nous redonner de la confiance ». Avant de conclure que « c’était un match très important, nous l’avons bien négocié, il fallait répondre présent et ça peut nous aider mentalement ».

    Bruno Genesio donne des nouvelles des blessés

    À Troyes dimanche, Tochukwu Nnadi et Geoffrey Kondogbia ont retrouvé leur place dans le groupe.

    Les deux hommes sont entrés en cours de match pour aider l’OM à conserver son avantage et le gain de la rencontre.

    Dans ses commentaires d’une soirée positive, Bruno Genesio a donné des nouvelles sur deux autres cadres, qui se sont blessés avec leur sélection nationale.

    « La blessure de Derek [Cornelius, ndlr] est assez rare, il ne sera pas disponible avant la trêve hivernale. Concernant Pierre [Emile Højbjerg, ndlr], il sera trop juste pour cette semaine, nous verrons la semaine prochaine ». Le Danois est espéré pour la réception du Havre.

    M.Ga.

  • Un éclair a suffi au bonheur olympien

    Un éclair a suffi au bonheur olympien

    Le premier a débuté dans le couloir droit, vacant du fait de la suspension de Timothy Weah. Le second a finalement été préféré à Tochukwu Nnadi. Le Nigérian avait pourtant la cote pour compenser l’absence de Pierre-Emile Höjbjerg. Mais, revenant de blessure et sans doute dans l’optique de la réception d’Olympiakos, jeudi en Ligue Europa, Bruno Genesio a préféré abattre la carte jeune.

    Les deux équipes ont offert une opposition de styles, entre un OM misant sur une conduite plutôt appliquée et des Troyens se projetant vers le but de Jeffrey de Lange à la moindre récupération. Avec à la clé les actions les plus abouties côté aubois. Tandis que les Olympiens se montraient encore une fois brouillons à l’approche du but de Patrick Beach. Mais devaient marquer sur leur premier véritable tir cadré, signé Amine Harit.

    Troyes n’allait pas s’en remettre, malgré un dernier rush en fin de rencontre.

  • [Football] Olympiakos rit

    [Football] Olympiakos rit

    Un derby toujours aussi bouillant entre les frères ennemis du championnat grec qui a tourné à l’avantage du club du Pirée qui, bien que réduit à dix, s’impose 1 à 0 grâce à Panayiotis Retsos.

    Olympiakos est 3e, Panathinaïkos reste leader.

  • L’OM sort de la zone rouge

    L’OM sort de la zone rouge

    De notre envoyé spécial à Troyes, Michel Garoscio

    Quand deux équipes en plein doute s’opposent, il ne faut pas s’attendre à vivre une grande soirée, dimanche. La première période du duel entre Troyes et l’OM l’a vérifié. Le stade de l’Aube, à guichets fermés, restait sur sa faim lorsque Guillaume Paradis a sifflé la pause. Car, à part un carton jaune distribué à Lucas Maronnier et Angel Gomes, il n’y avait pas eu grand-chose à voir. Même si les Troyens s’étaient montrés volontaires. S’ils avaient même fait frissonner la délégation de 900 supporters olympiens, il n’y avait pas de quoi se réchauffer, malgré de petites alertes sur le but de Jeffrey de Lange.

    La bonne volonté était auboise, face à des Olympiens qui n’arrivaient pas à se libérer. Comme s’ils jouaient avec le frein à main. Symbole d’un collectif qui n’a pas repris confiance et qui n’arrive pas à se lâcher. Même face à un promu.

    Un OM qui, dans cette première période, n’aura pas été capable d’inquiéter Patrick Beach. Un OM dont l’animation du milieu, confiée au duo inédit Himad Abdelli-Nouhoum Kamissoko, manquait de suite dans les idées pour prendre en défaut l’arrière-garde troyenne. Alors qu’aux avant-postes, Igor Paixão n’était que l’ombre de lui-même.

    Mais un OM qui devait finalement prendre les commandes, grâce à un but digne d’un coup de billard. Avec Amine Harit, qui s’était fait oublier dans le dos des défenseurs aubois. Sa réussite apportait du baume aux cœurs des Marseillais. Et ravivait les chants des supporters.

    L’OM faisait alors un pas de géant vers un succès ô combien important, car synonyme de sortie de la zone rouge. Mais un OM qui devait faire face à la révolte auboise, dans des dernières minutes crispantes. Et après sept minutes de temps additionnel, dans lequel Kelyann Bezahaf a fait preuve de sang froid et de maturité dans ses interventions,

    Un OM qui aura même le mot de la fin. Avec un penalty transformé par Himad Abdelli au bout du temps additionnel.

    TROYES 0 (0)

    OM 2 (0)

    6e journée de Ligue 1

    Stade de l’Aube (19 000 spectateurs)

    Arbitre : G. Paradis

    Buts : Harit (50), Abdelli (90+7 sp).

    Avertissements : Maronnier (22), Karim (58), Mille (88), Beach (90+6), à Troyes, Gomes (45) à l’OM.

    TROYES : Beach – Maronnier, Monfray ( c ), Diaz, Gozzi – Diop (Nkada, 78), Karim (Batola, 78) – Diawara (Picard, 69), Mille, Gomis (Ripert, 61) – le Douaron (Phliponeau, 78).

    Entraîneur : S. Dumont

    OM : de Lange – Bezahaf, Egan-Riley, Aguerd, Palmieri ( c ) – Kamissoko (Nnadi, 73), Gomes (Kondogbia, 87), Abdelli – Harit (Abdallah, 63), Gouiri (Maupay, 63), Paixão (Moumbagna, 87).

    Entraîneur : B. Genesio

  • L’OM à l’heure du réveil

    L’OM à l’heure du réveil

    Troyes-OM, sur le papier, c’est un peu David qui accueille Goliath.

    Mais cette saison, au regard du classement, c’est le barragiste qui accueille le premier relégable. Un choc de bas de tableau dont le perdant s’enfoncera un peu plus dans le marasme. Avec d’un côté des Aubois habitués à gérer la problématique d’une équipe placée dans les relégables potentiels, du fait de leurs antécédents. De l’autre un OM pas forcément rodé à se battre pour garder sa place en Ligue 1.

    Si certains estiment qu’après avoir mangé leur pain noir lors des cinq premières journées, ponctuées de quatre défaites consécutives, Bruno Genesio joue la prudence. « Les équipes comme Troyes ne sont pas des faire-valoir. Il ne faut pas s’attendre à gagner très facilement nos trois prochains matches, à commencer par celui de dimanche. Il faudra être capables de reproduire ce que nous avons fait contre Paris, mais avec plus de continuité sur la durée du match. Être performants et à 100% pour gagner », lance-t-il.

    Côté terrain, Angel Gomes voit dans le match de dimanche « un premier test ». L’international anglais a bien vécu les trois semaines de trêve. « Nous avons pu bien travailler. Progresser sur certains aspects. À Troyes, le moment est venu de rectifier le tir. Montrer de quoi nous sommes capables ! »

    Si Bruno Genesio a apprécié la longue trêve, une première dans le calendrier, « car elle nous a permis de travailler physiquement et tactiquement, de voir d’autres jeunes aussi », il a suivi avec inquiétude les sorties de ses internationaux.

    Deux sont revenus blessés, Pierre-Emile Højbjerg et Derek Cornelius. Deux autres, Amine Gouiri et Himad Abdelli, ont connu des alertes. « Pour eux deux, c’est finalement moins grave que prévu », a-t-il soupiré. Autre alerte, sans conséquence visiblement, du côté de CJ Egan-Riley. En revanche, alors qu’il revenait bien, Bamo Meïté s’est tordu la cheville jeudi et ne saura que samedi s’il est apte.

    Le reste du groupe, en dehors de Timothy Weah suspendu, est donc disponible pour Troyes. Où la carte jeune sera sans doute à nouveau abattue pour pallier certaines absences. Notamment dans le couloir droit de la défense, où Ulisses Garcia et Kelyann Bezahaf sont en balance. Tandis qu’au milieu, Tochukwu Nnadi, rétabli de sa blessure au genou, devrait compenser l’absence de Pierre-Emile Højbjerg.

    À Troyes, l’OM va lancer un nouveau cycle de 5 matches en deux semaines. À l’issue duquel Bruno Genesio saura dans quelle catégorie placer son équipe pour la suite. « J’attends plus de continuité dans nos intentions de jeu », admet-il. Ses joueurs savent donc ce qu’il attend d’eux.