Tag: Football féminin

  • La Marseillaise et Divergence, un bouquet de bonnes ondes

    La Marseillaise et Divergence, un bouquet de bonnes ondes

    Quatre ans d’un partenariat riche en émissions « Quoi de neuf », commencé en septembre 2022 et devenu depuis une aventure collective, dans un nouveau lieu pour un nouveau projet. Nous pouvons résumer en ces termes le compagnonnage de La Marseillaise avec radio Divergence, une des plus anciennes radios associatives de Montpellier et de sa région.

    Avec sa signature sonore inimitable (à la pointe des musiques actuelles) et une grille d’émissions aussi variée qu’instructives et ludiques, Divergence s’est développée sans renier ses origines historiques, celles des radios libres, citoyennes et impertinentes. Une « ligne éditoriale » en phase avec les valeurs de La Marseillaise, née dans la Résistance en décembre 1943 et toujours animée, en 2026, par l’exigence de l’information juste et des combats progressistes du mouvement social et politique. Pour Divergence, la question sociale est aussi au cœur de la plupart de ses émissions. « Nous sommes en train de travailler à un partenariat avec la CGT de l’Hérault », précise Bruno Bertrand, le directeur des programmes.

    Football féminin et LineUp

    Cette dimension sociale se traduit également par le choix de confier des émissions à des associations telles que la Fédération des aveugles de France. Autre projet en cours de construction « un partenariat avec le Montpellier Football Club, 100% féminin, auquel La Marseillaise sera partie prenante », ajoute Bruno Bertrand. Ce sera une façon différente de raconter le sport et d’accompagner la croissance à échelle humaine de ce club qui évolue dans l’élite. La dimension culturelle, dans l’ADN de Divergence, prend également un nouvel élan puisque la radio travaille avec le tiers lieu « Restanque » géré par LineUP, fabrique culturelle et artistique. Le site est à proximité du pôle médias composé de radio Divergence, radio Clapas, autre grand média associatif de Montpellier, et de La Marseillaise. Un quartier en pleine transformation, baptisé Montpellier Sud où le pôle médias entend jouer un rôle citoyen. Aux côtés de Bruno Bertrand, pour mettre en ondes la grille des programmes de Divergence, diffusés sept jours sur sept, la réalisatrice Alice Rollet est aux manettes de la console à raison de « cinq à six enregistrements par jour » et d’« une dizaine de diffusions quotidiennes », explique la jeune femme. « La diversité des animateurs fait que chaque émission ne se ressemble pas. » Un métier où il faut conjuguer savoirs techniques et sens de l’humain puisqu’une trentaine de bénévoles assurent les émissions. Alice Rollet insiste aussi sur l’importance de la médiation, sa formation d’origine, avant de devenir une professionnelle de la radio. « Nous devons créer du lien avec le public », conclut Alice Rollet. Une ambition reçue cinq sur cinq.

  • Premier gros test lyonnais pour Les Marseillaises

    Premier gros test lyonnais pour Les Marseillaises

    Duel des dernières invaincues du championnat. Les Marseillaises, quatrièmes avec deux victoires et trois matches nuls acquis successivement ces dernières semaines, se déplacent ce samedi (à 21h) sur la pelouse de l’OL Lyonnes, leaders de Première Ligue sur un sans-faute. Ces dernières se sont toujours imposées jusqu’ici avec un minimum de quatre buts d’écart au score final, dont une dernière leçon infligée au Paris Saint-Germain de Sakina Karchaoui, originaire de Miramas. « C’est comme en Espagne avec le FC Barcelone, il y a Lyon d’un côté et le reste de l’autre », compare Nicolas Chabot, entraîneur des Marseillaises. « Quand tu as quasiment dix meilleures joueuses que l’adversaire quand tu joues le match, c’est compliqué. Surtout que leur banc est d’aussi bonne qualité que le onze titulaire. C’est une machine bien rodée », poursuit-il.

    Investissement collectif

    Fortes des expériences qu’elles ont vécues sur ce début de saison, à l’image de la dernière journée contre Fleury avec l’égalisation dans les derniers instants de la partie (2-2), Mathilde Bourdieu et ses coéquipières débarquent dans le Rhône avec « de bons signaux », selon Nicolas Chabot. « On a développé une force de caractère incroyable », souligne Louise Fleury, l’autrice du but crucial le week-end dernier à Turcan, où les entrantes ont apporté un second souffle à l’équipe.

    « Il y a celles qui commencent le job et celles qui le termine. Je ne vois pas de baisse de niveau en changeant les joueuses. C’est une vraie richesse pour nous », se réjouit le technicien marseillais, persuadé que toutes ses joueuses devront se donner à fond pour essayer de contrecarrer les plans lyonnais.

    La rencontre sera diffusée
    au bar «
     Boom »,
    au 21 Rue André Poggioli (Marseille 6
    e)

  • Les Marseillaises sauvées par leurs seconds couteaux

    Les Marseillaises sauvées par leurs seconds couteaux

    Un match se joue jusqu’à la dernière seconde. Une leçon appliquée à la lettre par les Marseillaises, dimanche après-midi au stade Francis-Turcan, à Martigues, à l’occasion de la cinquième journée de Première Ligue face à Fleury 91. Elles ont vécu un troisième match nul consécutif contre les Franciliennes (2-2), désormais neuvièmes du championnat grâce à ce deuxième succès, après ceux survenus à Montpellier et à Strasbourg, grâce à un but inscrit dans les dernières secondes de la rencontre par Laura Fleury.

    De leur côté, les Olympiennes conservent toutefois leur quatrième place au classement, avec deux points d’avance sur Strasbourg et Le Havre. « J’aurais aimé un scénario plus tranquille avec une victoire, mais la force d’équipe et ce groupe qui vit bien se retranscrit par ce genre de prestation », souligne Nicolas Chabot, l’entraîneur de la formation phocéenne, satisfait de préserver son invincibilité depuis le début du championnat après ce match nul « logique » à ses yeux. « On est capables de faire mieux, mais on est tombé sur une belle équipe. On savait qu’elles allaient être très tranchantes sur nos pertes de balles », poursuit-il, avec l’espoir que la piégeuse pelouse martégale sera de meilleure qualité dans les prochaines semaines.

    Second souffle décisif

    Devant 3 553 spectateurs, nouveau record d’affluence au stade Francis-Turcan depuis la réception du Paris Saint-Germain la saison passée, les Marseillaises ont éprouvé des difficultés à prendre leurs marques. Elles ont notamment commis de nombreuses erreurs techniques, tout en développant par séquences des phases de jeu pas toujours très claires.

    Menées d’un but au tableau d’affichage vers l’heure de jeu, les coéquipières de la capitaine Mathilde Bourdieu, trop peu touchée aussi bien en profondeur que dans un rôle principalement de pivot, ont pu compter sur les entrées de Naomie Bamenga et Laura Fleury, toutes les deux auteures des buts égalisateurs marseillais, pour insuffler un second souffle.

    « Certaines remplaçantes m’ont déplu à Strasbourg et je l’ai fait savoir. Pour le coup, j’ai aimé l’intensité et l’énergie qu’elles ont mis cette fois-ci », souligne l’ancien technicien nantais, déjà focalisé sur le déplacement périlleux, samedi prochain (à 21h), chez les leaders lyonnaises. Une montagne à gravir en soi.

    MARSEILLE 2 (0)

    FLEURY 2 (0)

    5e journée de Première Ligue

    Stade Francis-Turcan, à Martigues (3 553 spectateurs)

    Arbitres : Mme Dru, assistée par Mmes Todeschini et Tanguy

    Buts : Chossenotte (54’), Caputo (81’) pour Fleury ; Bamenga (77’), Fleury (90+3’) pour Marseille

    Avertissements : Garbino (23’), Bamenga (90+1’) pour Marseille ; Butel (67’) pour Fleury

    MARSEILLE : Burns – Bea, Baltrip-Reyes, Cosson (Thibaud, 90+1’), Rodrigues – Elisor, Missimo (Fleury, 46’), Garbino (Bamenga, 76’) – Lavogez, Bourdieu (cap), Ouedraogo (Perret, 76’).

    Entraîneur : Nicolas Chabot

    FLEURY : Talaslahti – Goetsch, Butel (cap), Mefformetou, K.Louis – Laurent (Calba, 85’), Blanc, Chossenotte (Mssoudy, 75’), Fernandes – B.Louis (Caputo, 64’), Ribadeira (Cance, 76’).

    Entraîneur : Antoine Ponroy

  • L’Arkema Première Ligue se modernise cette saison

    L’Arkema Première Ligue se modernise cette saison

    Inspirer, rassembler et agir. Voici le mantra de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) pour l’avenir du football féminin français. À un an de la coupe du monde qui se déroulera au Brésil, la Ligue a décidé d’accélérer pour faire grandir l’Arkema Première Ligue. Paul-Hervé Douillard, directeur de l’organisation, explique : « Avec la généralisation de la VAR sur l’entièreté des matches, le nombre de caméras a doublé cette saison. La venue de la MGEN et de Butagaz Eco-énergie en tant que sponsors permet de mieux accompagner les clubs et de développer le championnat. »

    Il a notamment glissé un petit mot sur la présence des Marseillaises depuis deux ans dans l’élite : « Marseille est une ville importante, une marque impactante, avec une dynamique très positive qui est porteuse pour la Ligue. »

    Viser plus grand

    Une hausse de 41% des affluences de l’Arkema Première Ligue a été enregistrée, la saison dernière, avec en prévision une hausse de 15% cette saison, selon le directeur de la LFFP : « C’est le troisième rang des championnats européens cette saison, devant l’Espagne et derrière l’Allemagne. »

    De plus, les jeunes talents auront la place de s’exprimer avec le lancement du challenge espoir afin de faciliter la passerelle entre le centre de formation et le club professionnel. Une visibilité en hausse accompagnée d’une autre avancée majeure, la protection des joueuses. La première convention collective du football féminin a vu le jour cet été, avec des mesures fortes, notamment le maintien du salaire en cas d’arrêt lié à la grossesse, l’allaitement rémunéré sur le temps de travail et un suivi médical adapté.

  • Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    « Mon style est assez simple : j’ai envie de m’asseoir sur un banc et d’aimer ce que je vois », a souligné Nicolas Chabot, récemment nommé à la tête des Marseillaises, la section féminine de l’OM. Derrière cette réponse, banale de prime abord, se cache en réalité une réflexion plus complexe sur le football féminin. « Je pense qu’il n’y a pas un style de jeu qui permette de gagner tous les matches. Mais on veut un style qui corresponde aux qualités du foot féminin et à l’identité de Marseille, notamment la technicité. Les filles ont de vraies qualités techniques, là où l’aspect athlétique est davantage prédominant chez les garçons », analyse l’ancien entraîneur du FC Nantes, très attaché à la capacité de ses joueuses à combiner sur le plan relationnel.

    Deux écoles de pensée

    Cette capacité cognitive, qui dépend de facteurs techniques et sociaux, est aussi appelée « socio-affective ». Pour Nicolas Chabot, l’étape suivante après cette connexion est l’influence footballistique, qu’il divise en deux grandes écoles : espagnole et anglaise. « Les Espagnols montrent qu’en termes d’intelligence collective, de capacité à se connecter entre eux, ils sont au-dessus de tout le monde », souligne le technicien de 31 ans, qui a nourri sa passion pour le ballon rond devant les matches de Premier League. « J’adorais les matchs qui finissaient à 4-4, ceux où il y avait 3-3 à cinq minutes de la fin, avec des buts dans tous les sens », ajoute-t-il.

    Avec ce mélange des genres, l’entraîneur marseillais veut avant tout apporter un sens du spectacle « à la fois intense, technique, collectif, tactique et qui colle parfaitement à l’identité marseillaise où les gens font les choses avec le cœur ».

    Il n’y a plus qu’à le montrer sur le terrain tout au long de la saison.

  • Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    A contrario de l’équipe masculine, la section féminine de l’Olympique de Marseille – appelée « Les Marseillaises » depuis son accession à l’Arkema Première Ligue la saison passée – a profité du mercato estival pour se refaire une santé. Treize recrues ont été annoncées tout au long de l’intersaison, dont les internationales tricolores Claire Lavogez (35 sélections) et Julie Thibaud (3 sélections).

    Mais l’arrivée la plus marquante dans la cité phocéenne reste celle de Nicolas Chabot. Au terme de sa douzième saison au FC Nantes la saison passée, le technicien de 31 ans a été élu meilleur entraîneur du championnat, après avoir mené « les Canaries » à la quatrième place grâce à un bilan de 12 victoires, 5 nuls et 5 défaites.

    « Nicolas incarne tout ce que l’on veut représenter humainement : le travail, l’humilité et l’ambition », souligne Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises. « C’est un très jeune entraîneur, mais avec un profil de bâtisseur, comme il l’a prouvé à Nantes », poursuit-il, conscient que son nouvel homme fort était à la recherche d’un nouveau challenge.

    « J’ai fait le meilleur de ce que je pouvais faire à Nantes », estime le natif de Rezé, en Loire-Atlantique, persuadé que le club phocéen « mérite de figurer dans la première moitié de tableau » en Arkema Première Ligue. « On a essayé de construire un effectif pour faire mieux que la saison passée », ajoute Nicolas Chabot, dont la préparation s’est révélée fructueuse avec cinq victoires, dont deux succès en Coupe de la Ligue LFFP.

    De Turcan au Vélodrome

    Leur première journée de championnat aura lieu dès ce samedi à 21h, avec la réception du Havre au stade Francis-Turcan. Comme la saison dernière, l’enceinte martégale reste l’antre des Marseillaises. « On se sent très bien à Martigues. C’est la meilleure option que nous avons à moyen terme, même si on cherche toujours des solutions à Marseille. Mais ce n’est pas évident de trouver le moyen de s’y installer durablement », confie le directeur général.

    L’équipe olympienne délocalisera tout de même l’un de ses rendez-vous au Vélodrome, comme lors de la rencontre face à Montpellier, le 28 mars dernier. « La Prise du Vel’ » avait alors attiré plus de 35 000 spectateurs, établissant le record d’affluence pour une rencontre de football féminin. « On a envie de le refaire, mais les détails restent à définir. Ce ne sera peut-être pas seulement un match au Vélodrome, mais plusieurs. Mais on ne veut pas brûler les étapes », insiste Stéphano Petruzzo.

  • Les Marseillaises s’imposent face à Toulouse

    Les Marseillaises s’imposent face à Toulouse

    Un premier match officiel a toujours une certaine importance. Il donne le ton de ce qu’une équipe est capable de faire. Cette saison, c’est par la Coupe de la Ligue que les Marseillaises sont entrées dans le vif sujet. Avec l’accueil de Toulouse, un promu en Première Ligue dont le plan de jeu aura tenu vingt minutes.

    Le temps pour les coéquipières de Jenny Perret de trouver les bons réglages. Ceux permettant notamment à Mathilde Bourdieu d’ouvrir son compteur but. Les Olympiennes retournaient aux vestiaires avec un avantage, mérité, d’un but. Avantage qui allait rapidement gonfler, dès la reprise, avec un deuxième but, signé Jenny Perret, à la conclusion d’une offensive éclair.

    Pour les Toulousaines, c’était le coup de massue. D’autant plus qu’au tournant de l’heure, alors que leur entraîneur tentait un coup de poker, les Marseillaises triplaient la mise, quelques secondes après qu’Antoine Gérard ait lancé du sang neuf chez les « violettes ». Avec trois buts d’avance, les Marseillaises pouvaient voir venir. Et Nicolas Chabot faire tourner, en vue des prochaines échéances. Avec un déplacement à Montpellier, le 29 août, pour la deuxième journée de la Coupe de la Ligue, puis la reprise du championnat, le 6 septembre avec la réception du Havre, toujours à Martigues.

    Les Marseillaises – Toulouse 3 – 0 (1 – 0)

    1re journée de Coupe de la Ligue.

    Stade Francis Turcan

    Arbitre : E. Daupeux.

    Buts : Bourdieu (20), Perret (47), Rodriguez (62)

    Avertissements : Lavogez (5), Bamenga (30) à l’OM, Bogi (44) à Toulouse.

    LES MARSEILLAISES : Burns (Sieber, 46) – Rodriguez, Baltrip, Cosson, Fleury – Garbino (Ouédraogo, 62), Bamenga (Elisor, 62), Lavogez (Thibaud, 82) – Pina, Bourdieu ( c ), Perret (Missimo, 72). Entraîneur : N. Chabot.

    TOULOUSE : Fernandes – Rabanne (Pardon, 61), Bogi, Gallo, Tapia – Solanet (Jurado, 61), Marty (Ferreira, 69), Atamaniuk – Gavory (Grinfan, 69), Gay, Altunkulak ( c, Bironien, 69). Entraîneur : A. Gérard.

  • L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’histoire entre l’Olympique de Marseille et Corinne Diacre est déjà finie. Les deux parties ont décidé, d’un commun accord, de ne pas prolonger leur collaboration à l’issue de la saison.

    Arrivée à la tête de l’équipe avec l’ambition d’accompagner le projet sportif du club, Corinne Diacre a contribué, avec son staff, à atteindre les objectifs fixés cette saison, notamment le maintien des Marseillaises en Arkema Première Ligue.

    L’OM tenait à remercier l’ancienne sélectionneuse des Bleues pour « son investissement, son professionnalisme et le travail accompli tout au long de son passage au sein du club ».

  • Les Marseillaises hôtes de Dijon pour la der’ de la saison

    Les Marseillaises hôtes de Dijon pour la der’ de la saison

    C’est bien la première fois que les Marseillaises abordent un match, cette saison, en ayant une pression moindre. Suite à leur victoire, la semaine dernière, face au RC Lens, les joueuses de Corinne Diacre sont assurées d’évoluer en Arkema Première Ligue en 2026-2027. Ce mercredi, à 17h, Dijon, 6e du championnat, débarque dans les Bouches-du-Rhône pour la dernière journée de la saison.

    Les enjeux sont donc moins importants lors de cette rencontre au stade Francis-Turcan de Martigues. Les Dijonnaises peuvent encore aller chercher la 5e place, devant Fleury, alors que les Marseillaises ont également la possibilité de dépasser Le Havre, 8e, en cas de succès.

    Cette dernière sortie sera l’occasion de savourer après un exercice éprouvant, mais historique. Historique grâce à ce maintien, qui va permettre de continuer à construire le projet mis en avant depuis un an. La section féminine se structure, peu à peu, en interne, mais également avec l’intronisation de Corinne Diacre, coach reconnue. Historique aussi par cette venue au stade Vélodrome, lors du match contre Montpellier à la fin du mois de mars (1-2). Un événement qui a permis de faire un pas vers un retour au cœur de Marseille.

    Sans vouloir faire un bilan avant même que tous les matches soient terminés, les Olympiennes ont assuré face à leurs adversaires au maintien, se donnant une marge ce printemps. En Coupes de France et de la Ligue, il y a aussi eu un parcours. Huitième de finale, quart de finale, à chaque fois avec une élimination par l’ogre lyonnais. Il ne reste plus qu’une marche avant de boucler cette année de retour dans l’élite. Suivra des vacances puis un retour au travail pour faire mieux et continuer de se développer.

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.