Tag: Football féminin

  • L’Arkema Première Ligue se modernise cette saison

    L’Arkema Première Ligue se modernise cette saison

    Inspirer, rassembler et agir. Voici le mantra de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) pour l’avenir du football féminin français. À un an de la coupe du monde qui se déroulera au Brésil, la Ligue a décidé d’accélérer pour faire grandir l’Arkema Première Ligue. Paul-Hervé Douillard, directeur de l’organisation, explique : « Avec la généralisation de la VAR sur l’entièreté des matches, le nombre de caméras a doublé cette saison. La venue de la MGEN et de Butagaz Eco-énergie en tant que sponsors permet de mieux accompagner les clubs et de développer le championnat. »

    Il a notamment glissé un petit mot sur la présence des Marseillaises depuis deux ans dans l’élite : « Marseille est une ville importante, une marque impactante, avec une dynamique très positive qui est porteuse pour la Ligue. »

    Viser plus grand

    Une hausse de 41% des affluences de l’Arkema Première Ligue a été enregistrée, la saison dernière, avec en prévision une hausse de 15% cette saison, selon le directeur de la LFFP : « C’est le troisième rang des championnats européens cette saison, devant l’Espagne et derrière l’Allemagne. »

    De plus, les jeunes talents auront la place de s’exprimer avec le lancement du challenge espoir afin de faciliter la passerelle entre le centre de formation et le club professionnel. Une visibilité en hausse accompagnée d’une autre avancée majeure, la protection des joueuses. La première convention collective du football féminin a vu le jour cet été, avec des mesures fortes, notamment le maintien du salaire en cas d’arrêt lié à la grossesse, l’allaitement rémunéré sur le temps de travail et un suivi médical adapté.

  • Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    « Mon style est assez simple : j’ai envie de m’asseoir sur un banc et d’aimer ce que je vois », a souligné Nicolas Chabot, récemment nommé à la tête des Marseillaises, la section féminine de l’OM. Derrière cette réponse, banale de prime abord, se cache en réalité une réflexion plus complexe sur le football féminin. « Je pense qu’il n’y a pas un style de jeu qui permette de gagner tous les matches. Mais on veut un style qui corresponde aux qualités du foot féminin et à l’identité de Marseille, notamment la technicité. Les filles ont de vraies qualités techniques, là où l’aspect athlétique est davantage prédominant chez les garçons », analyse l’ancien entraîneur du FC Nantes, très attaché à la capacité de ses joueuses à combiner sur le plan relationnel.

    Deux écoles de pensée

    Cette capacité cognitive, qui dépend de facteurs techniques et sociaux, est aussi appelée « socio-affective ». Pour Nicolas Chabot, l’étape suivante après cette connexion est l’influence footballistique, qu’il divise en deux grandes écoles : espagnole et anglaise. « Les Espagnols montrent qu’en termes d’intelligence collective, de capacité à se connecter entre eux, ils sont au-dessus de tout le monde », souligne le technicien de 31 ans, qui a nourri sa passion pour le ballon rond devant les matches de Premier League. « J’adorais les matchs qui finissaient à 4-4, ceux où il y avait 3-3 à cinq minutes de la fin, avec des buts dans tous les sens », ajoute-t-il.

    Avec ce mélange des genres, l’entraîneur marseillais veut avant tout apporter un sens du spectacle « à la fois intense, technique, collectif, tactique et qui colle parfaitement à l’identité marseillaise où les gens font les choses avec le cœur ».

    Il n’y a plus qu’à le montrer sur le terrain tout au long de la saison.

  • Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    Un second acte plus ambitieux pour Les Marseillaises

    A contrario de l’équipe masculine, la section féminine de l’Olympique de Marseille – appelée « Les Marseillaises » depuis son accession à l’Arkema Première Ligue la saison passée – a profité du mercato estival pour se refaire une santé. Treize recrues ont été annoncées tout au long de l’intersaison, dont les internationales tricolores Claire Lavogez (35 sélections) et Julie Thibaud (3 sélections).

    Mais l’arrivée la plus marquante dans la cité phocéenne reste celle de Nicolas Chabot. Au terme de sa douzième saison au FC Nantes la saison passée, le technicien de 31 ans a été élu meilleur entraîneur du championnat, après avoir mené « les Canaries » à la quatrième place grâce à un bilan de 12 victoires, 5 nuls et 5 défaites.

    « Nicolas incarne tout ce que l’on veut représenter humainement : le travail, l’humilité et l’ambition », souligne Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises. « C’est un très jeune entraîneur, mais avec un profil de bâtisseur, comme il l’a prouvé à Nantes », poursuit-il, conscient que son nouvel homme fort était à la recherche d’un nouveau challenge.

    « J’ai fait le meilleur de ce que je pouvais faire à Nantes », estime le natif de Rezé, en Loire-Atlantique, persuadé que le club phocéen « mérite de figurer dans la première moitié de tableau » en Arkema Première Ligue. « On a essayé de construire un effectif pour faire mieux que la saison passée », ajoute Nicolas Chabot, dont la préparation s’est révélée fructueuse avec cinq victoires, dont deux succès en Coupe de la Ligue LFFP.

    De Turcan au Vélodrome

    Leur première journée de championnat aura lieu dès ce samedi à 21h, avec la réception du Havre au stade Francis-Turcan. Comme la saison dernière, l’enceinte martégale reste l’antre des Marseillaises. « On se sent très bien à Martigues. C’est la meilleure option que nous avons à moyen terme, même si on cherche toujours des solutions à Marseille. Mais ce n’est pas évident de trouver le moyen de s’y installer durablement », confie le directeur général.

    L’équipe olympienne délocalisera tout de même l’un de ses rendez-vous au Vélodrome, comme lors de la rencontre face à Montpellier, le 28 mars dernier. « La Prise du Vel’ » avait alors attiré plus de 35 000 spectateurs, établissant le record d’affluence pour une rencontre de football féminin. « On a envie de le refaire, mais les détails restent à définir. Ce ne sera peut-être pas seulement un match au Vélodrome, mais plusieurs. Mais on ne veut pas brûler les étapes », insiste Stéphano Petruzzo.

  • Les Marseillaises s’imposent face à Toulouse

    Les Marseillaises s’imposent face à Toulouse

    Un premier match officiel a toujours une certaine importance. Il donne le ton de ce qu’une équipe est capable de faire. Cette saison, c’est par la Coupe de la Ligue que les Marseillaises sont entrées dans le vif sujet. Avec l’accueil de Toulouse, un promu en Première Ligue dont le plan de jeu aura tenu vingt minutes.

    Le temps pour les coéquipières de Jenny Perret de trouver les bons réglages. Ceux permettant notamment à Mathilde Bourdieu d’ouvrir son compteur but. Les Olympiennes retournaient aux vestiaires avec un avantage, mérité, d’un but. Avantage qui allait rapidement gonfler, dès la reprise, avec un deuxième but, signé Jenny Perret, à la conclusion d’une offensive éclair.

    Pour les Toulousaines, c’était le coup de massue. D’autant plus qu’au tournant de l’heure, alors que leur entraîneur tentait un coup de poker, les Marseillaises triplaient la mise, quelques secondes après qu’Antoine Gérard ait lancé du sang neuf chez les « violettes ». Avec trois buts d’avance, les Marseillaises pouvaient voir venir. Et Nicolas Chabot faire tourner, en vue des prochaines échéances. Avec un déplacement à Montpellier, le 29 août, pour la deuxième journée de la Coupe de la Ligue, puis la reprise du championnat, le 6 septembre avec la réception du Havre, toujours à Martigues.

    Les Marseillaises – Toulouse 3 – 0 (1 – 0)

    1re journée de Coupe de la Ligue.

    Stade Francis Turcan

    Arbitre : E. Daupeux.

    Buts : Bourdieu (20), Perret (47), Rodriguez (62)

    Avertissements : Lavogez (5), Bamenga (30) à l’OM, Bogi (44) à Toulouse.

    LES MARSEILLAISES : Burns (Sieber, 46) – Rodriguez, Baltrip, Cosson, Fleury – Garbino (Ouédraogo, 62), Bamenga (Elisor, 62), Lavogez (Thibaud, 82) – Pina, Bourdieu ( c ), Perret (Missimo, 72). Entraîneur : N. Chabot.

    TOULOUSE : Fernandes – Rabanne (Pardon, 61), Bogi, Gallo, Tapia – Solanet (Jurado, 61), Marty (Ferreira, 69), Atamaniuk – Gavory (Grinfan, 69), Gay, Altunkulak ( c, Bironien, 69). Entraîneur : A. Gérard.

  • L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’histoire entre l’Olympique de Marseille et Corinne Diacre est déjà finie. Les deux parties ont décidé, d’un commun accord, de ne pas prolonger leur collaboration à l’issue de la saison.

    Arrivée à la tête de l’équipe avec l’ambition d’accompagner le projet sportif du club, Corinne Diacre a contribué, avec son staff, à atteindre les objectifs fixés cette saison, notamment le maintien des Marseillaises en Arkema Première Ligue.

    L’OM tenait à remercier l’ancienne sélectionneuse des Bleues pour « son investissement, son professionnalisme et le travail accompli tout au long de son passage au sein du club ».

  • Les Marseillaises hôtes de Dijon pour la der’ de la saison

    Les Marseillaises hôtes de Dijon pour la der’ de la saison

    C’est bien la première fois que les Marseillaises abordent un match, cette saison, en ayant une pression moindre. Suite à leur victoire, la semaine dernière, face au RC Lens, les joueuses de Corinne Diacre sont assurées d’évoluer en Arkema Première Ligue en 2026-2027. Ce mercredi, à 17h, Dijon, 6e du championnat, débarque dans les Bouches-du-Rhône pour la dernière journée de la saison.

    Les enjeux sont donc moins importants lors de cette rencontre au stade Francis-Turcan de Martigues. Les Dijonnaises peuvent encore aller chercher la 5e place, devant Fleury, alors que les Marseillaises ont également la possibilité de dépasser Le Havre, 8e, en cas de succès.

    Cette dernière sortie sera l’occasion de savourer après un exercice éprouvant, mais historique. Historique grâce à ce maintien, qui va permettre de continuer à construire le projet mis en avant depuis un an. La section féminine se structure, peu à peu, en interne, mais également avec l’intronisation de Corinne Diacre, coach reconnue. Historique aussi par cette venue au stade Vélodrome, lors du match contre Montpellier à la fin du mois de mars (1-2). Un événement qui a permis de faire un pas vers un retour au cœur de Marseille.

    Sans vouloir faire un bilan avant même que tous les matches soient terminés, les Olympiennes ont assuré face à leurs adversaires au maintien, se donnant une marge ce printemps. En Coupes de France et de la Ligue, il y a aussi eu un parcours. Huitième de finale, quart de finale, à chaque fois avec une élimination par l’ogre lyonnais. Il ne reste plus qu’une marche avant de boucler cette année de retour dans l’élite. Suivra des vacances puis un retour au travail pour faire mieux et continuer de se développer.

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.

  • Football : Les Marseillaises assurent

    Football : Les Marseillaises assurent

    La réussite de leur attaquante permet aux Marseillaises de s’imposer à Lens (1-0), samedi, dans l’avant-dernière journée du championnat de Première ligue. Les trois points ramenés d’Artois assurent surtout le maintien aux filles de Corinne Diacre.

  • La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    Elles ont quitté la pelouse la tête basse, avec le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur de l’événement.

    Pour leur première historique au Vélodrome, samedi soir, les Marseillaises se sont inclinées face à Montpellier, pourtant lanterne rouge de l’Arkema Première Ligue. « Il y a tellement de déception », confie l’entraîneuse Corinne Diacre, quelques instants après le coup de sifflet final, consciente qu’il « vaut mieux tourner trois fois sa langue dans sa bouche » à chaud. « Il y avait beaucoup d’enjeux sur ce match, à deux niveaux : sportif et organisationnel. On est passées à côté de l’enjeu sportif. En revanche, sur l’aspect organisationnel, on peut remercier les 35 000 spectateurs qui se sont déplacés. Mais pour l’instant, on n’a pas trop la tête à faire la fête », poursuit-elle. La technicienne phocéenne estime que l’ensemble du groupe, elle comprise, n’a pas été à la hauteur du rendez-vous, tant individuellement que collectivement. Un sentiment partagé par ses joueuses. « Personnellement, je me sens honteuse », lâche la capitaine Tess Laplacette.

    Trop de pression

    La défenseure de 26 ans, originaire d’Hyères, tenait à faire bonne figure devant les 35 000 spectateurs venus les encourager. « On prend deux buts en début de chaque mi-temps. C’est une faute professionnelle. On ne va pas se voiler la face », ajoute-t-elle, en référence au contre-son-camp d’Inès Kbida dès la 40e seconde de jeu, puis au but de la jeune Justine Rouquet à la 49e minute. « Au final, j’avais raison quand je disais que les cinq premières minutes de chaque mi-temps sont déterminantes, surtout dans des événements comme celui-ci. On n’a pas su gérer la pression. On n’a pas su être à la hauteur. L’adversaire était largement à notre portée », ajoute Laplacette, persuadée que son équipe a « manqué de mouvement, de courses et de qualité technique », malgré plusieurs occasions franches, dont la réduction du score signée Mathilde Bourdieu (51e). « On ne fait pas un non-match. On peut avoir des regrets, mais on est plus déçues qu’en colère. La pression et le double enjeu ont joué aussi », analyse la milieu de terrain expérimentée Laura Bourgouin, déjà tournée vers les trois dernières journées, qui s’annoncent décisives dans la course au maintien.

  • OM féminines : un rêve nommé Vélodrome

    OM féminines : un rêve nommé Vélodrome

    C’est un jour à marquer d’une pierre blanche. Les Marseillaises vont disputer pour la première fois de leur histoire un match de championnat au stade Vélodrome, ce samedi à 18h30, à l’occasion de la 19e journée d’Arkema Première Ligue, le plus haut niveau du football féminin français, face à leurs voisines de Montpellier.

    « Pour moi, c’est un rêve d’enfant », lance Tess Laplacette, capitaine de la formation phocéenne. « Si on m’avait dit ça il y a huit ans, je n’y aurais pas cru. C’est quelque chose d’incroyable, le club en plus a mis les petits plats dans les grands. C’est ce qui fait aussi rêver tout le vestiaire et on a très hâte d’y aller », poursuit la défenseure hyéroise de 26 ans, consciente qu’elle va évoluer devant près de 50 000 spectateurs. « Je pense que pendant deux secondes, on n’aura pas les pieds sur terre », surenchérit celle qui a disputé le plus de minutes cette saison (1 521). « Dès la première seconde du match, ça va être important d’être concentrées, de faire abstraction de tout ce qui va se passer autour, et je pense que les supporters vont nous pousser, vont nous aider à garder les pieds sur terre et à nous motiver pour ce match à pression », ajoute-t-elle, en appréhendant tout de même les frissons que procure l’entrée dans le tunnel. Une atmosphère électrique qu’a bien connue Corinne Diacre lors de ses deux précédentes expériences au stade Vélodrome : le 16 août 2000 (1-0 contre l’Angleterre) en tant que joueuse de l’équipe de France et le 20 janvier 2018 (1-1 contre l’Italie) en tant que sélectionneuse. « Comme j’ai affaire à des joueuses qui ont très peu l’habitude de vivre ce genre d’événements, il faut que je puisse leur apporter mon expérience et surtout leur donner un peu de sérénité. Parce qu’on ne va pas se cacher, c’est un peu difficile pour certaines en ce moment d’appréhender ce match », révèle l’entraîneure marseillaise, en poste depuis le 6 octobre 2025, persuadée que ses protégées répondront présentes au rendez-vous. « Ce match a un enjeu particulier pour nous puisque si on bat Montpellier demain, on est à 90% assurées d’être maintenues en Arkema Première Ligue la saison prochaine », résume la technicienne de 51 ans.

    Neuvièmes du championnat avec sept points d’avance sur la lanterne rouge, les Marseillaises s’apprêtent à affronter une équipe héraultaise en grande difficulté à la dernière place et au bord d’une relégation assurée. « Je préfère être à ma place quand même qu’à la leur », souligne Diacre, qui souhaite avant tout que ses joueuses soient « efficaces » avant d’être « belles ».

    Repères

    Record battu

    Près de 50 000 personnes ont pris un billet pour assister à cette grande première historique au stade Vélodrome. Un record dans l’histoire du football féminin français, qui bat celui établi en avril 2022, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions entre le PSG et lOL (1-2) au Parc des Princes, avec 43 254 spectateurs présents.

    Des animations toute la journée

    Dès la matinée, la fête du football féminin débutera au Stade Delort, avec un tournoi des catégories U8F à U10F réunissant les jeunes joueuses de la région, de 10h à 16h. Dès 14h45, le parvis Ganay s’anime avec de nombreuses activités accessibles à tous avant le préfiltrage, dans une ambiance festive et populaire. Sans compter les animations prévues au sein de l’enceinte.

    Le pari stratégique du directeur Petruzzo

    En début de saison, Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises, s’interrogeait sur l’affiche la plus pertinente pour faire évoluer ses joueuses sur la mythique pelouse du Vélodrome. Plutôt que d’opter pour un choc face à l’une des grosses écuries du championnat, comme Lyon ou Paris, avec le risque d’un revers sévère, comme lors de récentes confrontations, le dirigeant italo-argentin a préféré miser sur une rencontre offrant une réelle chance de l’emporter. L’objectif : proposer un beau spectacle aux spectateurs. « Dès le moment où l’on a décidé de faire le match au Vélodrome, on a étudié toutes les dates et toutes les options possibles. On a voulu donner une visibilité maximale à l’équipe féminine. On a donc choisi la trêve internationale des garçons. C’est l’une des raisons », explique-t-il, enthousiaste à l’idée de vivre ce moment historique, avant de se projeter déjà vers l’avenir. « On a envie de pérenniser un rendez-vous au Vélodrome chaque saison », martèle l’ancien directeur de la stratégie au club anglais de Liverpool.