Tag: Foot féminin

  • « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    Utiliser le football comme outil de lien social, d’expression et de réappropriation de l’espace public. Telle est l’ambition portée par Archipel 13, association marseillaise d’éducation populaire, sportive et artistique, à travers son événement « Foot 2 Meufs ». Organisée en partenariat avec l’US Endoume Catalans, cette deuxième édition, mêlant football féminin, culture, pratiques artistiques et initiatives associatives, s’est tenue dimanche au stade Francis Di Giovanni.

    Sortir des préjugés

    « Le projet est parti du besoin d’un groupe de filles qui expliquaient qu’il leur était compliqué de pratiquer le football, que ce soit à l’école ou en club », raconte Léna Jimenez, cofondatrice de l’association. Elle souligne notamment que certaines jeunes filles se heurtaient à des difficultés financières pour assumer le coût de la licence et de l’équipement nécessaire. Mais l’obstacle principal résidait surtout dans le regard porté sur elles. « Elles recevaient sans cesse des jugements, y compris de la part de leur entourage. Nous avons donc voulu apporter une réponse à ce problème », insiste l’ancienne présidente. Dans l’imaginaire collectif, le football reste encore trop souvent considéré, à tort, comme un sport masculin. Au fil de ces temps de partage autour du ballon rond, l’association a également ouvert la réflexion à d’autres thématiques. Des ateliers culturels, comme la photographie, mais aussi des échanges autour de questions sociétales, notamment sur la place des femmes et des personnes minorisées dans le football, ont ainsi trouvé leur place au sein du projet.

  • Les Marseillaises battues par Dijon

    Les Marseillaises battues par Dijon

    Dans un match dominé par le DFCO, ce sont bien les Dijonnaises qui se sont imposées
    (0-1) pour cet ultime match. Suite à un penalty manqué par Leclercq, Gabriela Grzybowska a fini par conclure alors que le temps additionnel de la première période était bien entamé. En fin de partie, la jeune Sarah Compaoré a été expulsée côté Olympiennes. La course au maintien a été folle jusqu’au bout avec Saint-Etienne, reléguée à la suite d’un but de Fleury à la dernière minute. Lens descend aussi, Montpellier est sauvé.

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.

  • Saez revient aux commandes

    Saez revient aux commandes

    Il a à peu près tout connu à sa tête, mais il ne s’attendait pas à une telle année. Jean-Louis Saez, homme fort des filles de Montpellier, a entamé le 11 mars face à Lens une nouvelle expérience. Celle de pompier de service.

    Ce technicien respecté ne fait pas de miracles. Son équipe a perdu le match de la peur face à Lens (2-1) et a plongé à la dernière place. « On a un pied en D2, mais on n’a pas dit notre dernier mot », consent-il.

    Jean-Louis Saez, ancien directeur sportif, a été intronisé dans l’urgence à la tête de l’équipe féminine de Montpellier, engagée dans la course au maintien en Première Ligue.

    Saez (58 ans) a succédé jeudi 5 mars à l’ancien entraîneur Yannick Chandioux, démis de ses fonctions le 11 février et remplacé provisoirement par son adjoint Baptiste Merle. L’ex-coach, âgé de 50 ans, dirigeait l’équipe montpelliéraine depuis l’été 2021, où il était arrivé en provenance de Dijon. Il a payé les mauvais résultats de son équipe, plongée à la dernière place de la Première Ligue après avoir concédé 11 défaites en 15 journées.

    Saez possède une expérience certaine de l’équipe féminine qu’il a dirigée durant six saisons (2013-19) et lui a permis de disputer le quart de finale de la Ligue des champions face à Chelsea. Le fils de Louis Saez, décédé en décembre, a par ailleurs l’avantage d’avoir créé le centre de formation et donc de connaître les jeunes joueuses, envoyées au feu pour sauver le club en pleine transition.

    Cet entraîneur fédérateur, proche de Laurent Nicollin, avait vécu aux premières loges la vente du club au cours de l’automne. Début octobre, la famille Nicollin, pionnière du football féminin en France, a vendu la section féminine à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. Montpellier, pionnier de la professionnalisation du football féminine, n’avait jamais connu jusque-là un parcours aussi compliqué.

  • [Entretien] Margot Shore : « Quand un club est ambitieux, tu veux en être »

    [Entretien] Margot Shore : « Quand un club est ambitieux, tu veux en être »

    La Marseillaise : Après avoir évolué plusieurs saisons en Italie (Lecce, Bari, Hellas Vérone et Bologne), vous avez décidé cet été de tenter le pari du championnat français en rejoignant les Marseillaises. Comment vivez-vous cette nouvelle aventure ?

    Margot Shore : Au début, c’était un peu difficile avec le changement de pays, de culture et de club. Mais, j’ai eu beaucoup d’aide de l’équipe, et maintenant, je me sens très bien. Avec tous les matches qu’on a fait, on sent vraiment qu’on a le soutien de la ville et que le club est très suivi. Et c’est très beau. Ça met de la pression aussi, mais on adore ça. Je réalise à quel point l’OM est un club très important. On fait partie d’un projet très important. Quand un club ambitieux est, tu veux en être. J’ai joué plusieurs années en Italie, mais j’avais besoin de connaître un changement dans ma carrière. Et quand j’ai eu cette opportunité de jouer dans l’un des meilleurs championnats au monde, j’ai tout de suite voulu venir.

    Vous avez connu votre première titularisation le 19 septembre face au Havre (défaite 2-1). Comment avez-vous vécu ce grand moment au stade Turcan ?

    M.S. : Ce n’était pas prévu que je joue. Mais j’étais prête parce que, quand tu figures comme remplaçante sur la feuille de match, c’est ton job d’être prête. Alors moi, j’étais quand même assez tranquille. Je n’étais pas contente aussi, parce qu’on n’est jamais contente quand on voit une coéquipière qui s’est blessée. Mais j’ai voulu saisir l’opportunité qui s’est présentée à moi et faire le meilleur match possible. C’était ma première fois en Arkema Première Ligue et je trouve que le niveau est très haut. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de jeux de transition dans le championnat français. En Italie, on joue plutôt sur la tactique, avec une défense placée. Mais dorénavant, je dois être vigilante sur la vitesse des joueuses, tout en gérant bien les espaces.

    Vous évoluez désormais sous les ordres de Corinne Diacre, ex-sélectionneuse des Bleues. Quelles sont vos premières impressions sur votre coach ?

    M.S. : Je la connaissais seulement de nom. Je sais qu’elle était avec l’équipe de France féminine, mais personnellement, je ne la connaissais pas avant son arrivée. Je ne pense pas que ça mette de la pression. Au contraire, je pense surtout que son arrivée est un bon signal pour nos objectifs. On veut faire des choses importantes. Je pense qu’elle apporte beaucoup d’expérience et de la rigueur, ce qui est une bonne chose. Elle accorde beaucoup d’attention au détail. Quand il y a quelque chose qui ne va pas, elle va le dire tout de suite. Et elle va aussi apporter une solution. Moi je suis une personne qui aime savoir les choses tout de suite. Quand ça va bien ou quand ça ne va pas bien. Comme ça, on résout tout de suite les choses.

  • Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Si l’été des Olympiennes était au beau fixe avec des recrutements intéressants, à l’instar des signatures de Melissa Herrera, Margaux Le Mouël et Mathilde Bourdieu, il a pris une tout autre tournure à deux semaines de la rentrée tant attendue. Une bagarre entre les joueuses de l’OM et celles du Club Esportiu Europa, lors d’un match amical organisé le 20 août, a complètement changé la donne en provoquant la mise à pied de l’entraîneur principal, Frédéric Gonçalves. « Ce n’est pas une situation facile à vivre, mais le groupe doit continuer à vivre », souligne Laura Bourgouin. La milieu offensive de 32 ans, qui a évolué pendant dix saisons à l’ASJ Soyaux en D1 Arkema, a connu par le passé « des mouvements de la sorte ».

    Une montagne à gravir

    « Quand quelqu’un est mis à pied, on se pose des questions. On se demande ce qui se passe, mais on reste professionnelles. On respecte la décision du club et on se focus sur la préparation du prochain match », poursuit celle qui évolue désormais sous les ordres de Dalin Anrifani. Adjoint de Gonçalves, le Marseillais assure « l’intérim sur le banc de l’équipe professionnelle féminine afin de garantir la continuité sportive », comme l’a écrit l’OM dans un communiqué. Sa nouvelle aventure à la tête de la formation phocéenne débute par un gros morceau : un déplacement ce dimanche (17h30) chez les Lyonnes, dix-huit fois championnes de France sur ces dix-neuf dernières années. « Au-delà d’être un cador, c’est une référence européenne », lance-t-il avec respect, conscient d’affronter un adversaire qui a remporté huit fois la Ligue des Champions depuis 2011. « On va rechercher avant tout à rentrer idéalement dans ce championnat en proposant un jeu qui ressemble le plus à ce que l’on a travaillé, en ressortant les valeurs que l’on met en avant au quotidien », ajoute Anrifani.

    1ère journée – Arkema 1ère Ligue

    À 17h30, au Parc OL

    Match diffusé en clair sur Canal+