Habituellement, Olivier Galzi n’est pas avare en communication et sait orchestrer toute nouvelle décision. Le maire (DVD) n’avait pourtant pas fait la promotion d’un nouvel arrêté réglementant l’occupation de l’espace public, publié sur la seule page internet des actes administratifs de la Ville. Si la municipalité a répondu aux diverses sollicitations presse, Olivier Galzi a attendu ce mardi pour évoquer l’arrêté sur ses réseaux sociaux.
Et ce, en se servant d’un fait divers, relaté par Vaucluse matin, où le 15 août sur fond de forte alcoolisation, un individu a arraché un bout de menton à un autre pour cause de refus de cigarette. « Notre arrêté entend donner à la police municipale une base légale pour intervenir avant que de tels drames ne se produisent ! », assure le premier magistrat, visiblement agacé des critiques de son « opposition de gauche et leur réseau d’associations »… À l’instar de la Ligue des droits de l’homme ou de la fédération des acteurs de la solidarité, prête à attaquer en justice l’arrêté (notre édition de mercredi) qualifié « d’anti-mendicité ».
Olivier Galzi accuse la gauche d’une forme d’angélisme : « Elle refuse de voir le lien entre la présence de groupes de marginaux dans la rue et l’insécurité qui peut en découler… Elle fait croire que nous nous en prenons aux “pauvres” comme si la pauvreté impliquait toutes les dérives décrites dans notre arrêté. Quel mépris pour eux et quel aveuglement coupable envers les victimes ! » La gauche et les associations s’interrogent sur la durée (6 mois) de l’arrêté et quelle politique plus globale est mise en place à destination de ce public vulnérable.

Leave a Reply