Trois jours de rencontres pour lutter contre la xénophobie

Une première journée riche en information. Depuis ce mercredi matin, l’association Réseau Sanctuaire, et son fondateur Jean-Pierre Cavalié, ainsi que des bénévoles du collectif Marseille Hospitalités ont réuni des participants variés, travailleurs sociaux, étudiants, militants. La thématique : l’accueil des personnes étrangères à Marseille, qui est rentrée en 2020 dans le programme Anvita, l’Association nationale des villes et territoires accueillant. Le contexte : la montée de l’extrême droite et la recrudescence de la xénophobie en France et dans le monde. « On vit dans une culture de l’hostilité généralisée. Nous voulons enraciner une culture de l’hospitalité », explique Jean-Pierre Cavalié. En s’inspirant des « villes sanctuaires » américaines, dont les lois permettaient de protéger les personnes sans-papiers, le militant défend des pratiques de désobéissance civile douces. « Le droit à l’hébergement est un droit fondamental. C’est la base de tout. Il faut que les citoyens s’emparent de cette cause. »

Le matin, plusieurs rencontres ont eu lieu, dont une avec des associations d’hébergement solidaire à la Friche Belle de Mai, comme le Collectif des habitants organisés du 3e (CHO3) mais aussi On le fait pour nous. « Ces associations sont le relais de la Cimade à l’échelle des quartiers », explique Bernadette, bénévole à l’accueil de la Cimade Marseille qui œuvre pour l’accès aux papiers.

Trouver des solutions

Une visite d’exposition au Musée d’Histoire de Marseille revenait sur son histoire postcoloniale. Cette visite était organisée par la doctorante Marie-Aude Salomon, dont la thèse dresse un parallèle entre l’accueil à Marseille et à Bristol, en Angleterre, qui fait partie du réseau des villes sanctuaires.

Après un repas partagé sur la place de la Porte d’Aix, organisé par le collectif Les Anges du Bonheur 13, place à la réalisation d’une fresque collective sur la résistance active à Marseille. Durant deux jours, à l’Institut méditerranéen, auront lieu des tables rondes autour de la question de l’hospitalité, avec des chercheurs internationaux. En point d’orgue, une mise en commun et un bilan des trois jours de discussion se tiendront vendredi à partir de 14h.

Au programme

Ce jeudi 28 mai, à partir de 9h, rencontre avec des chercheurs. Repas partagé à midi.

L’après-midi, deux tables rondes et une visio sur les réseaux sanctuaires aux États-Unis.

Puis, vendredi 29 mai, à partir de 9h30, trois tables rondes, suivi d’un repas partagé, puis d’une mise en commun à partir de 14h et enfin un bilan de ces trois jours de rencontres.

À l’IMVT (Porte d’Aix), programme complet sur www.marseille.archi.fr/agenda

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