« Nous ne signerons aucun chèque en blanc pour des projets qui risquent de finir comme d’autres, soit bien plus chers qu’au départ. » Philippe Maurizot, maire d’extrême droite de Fos-sur-Mer, a présenté sa volonté de stopper net cinq projets d’aménagement confiés à la Société publique locale (SPL) Sens urbain, détenue par la Ville, lors du conseil municipal de mercredi soir.
Les cinq mandats confiés à la SPL par la Ville lors du dernier mandat consistaient en la rénovation de la maison des Salins, de la Halle de basket avec augmentation de la jauge des tribunes, de la requalification et création de logements à la Maison du gardien de la Cartonnerie, du réaménagement de la cuisine du foyer pour seniors Farigoule et de la création de centrales photovoltaïques, pour un montant total de 11,2 millions d’euros.
« Après réexamen, nous estimons que ces projets ne répondent plus aux objectifs et priorités que nous avons fixés » justifie l’édile. Le conseiller d’opposition Nicolas Féraud (PCF) pointe le fait que « les honoraires forfaitaires de plus de 500 000 euros resteront à payer après résiliation » et que « la note de synthèse reconnaît explicitement que les éléments permettant la résiliation ne sont pas réunis ».
La note motivant la délibération stipule qu’à date, les éléments permettant de connaître les conséquences techniques, administratives et financières de cette décision ne sont pas finalisés, et qu’il s’agit d’un vote de principe. Ce qui est assumé par le maire : « Nous les arrêtons pour que ça coûte le moins cher possible. Le risque est de perdre plusieurs millions sur ces chantiers », selon Philippe Maurizot, arguant du « fiasco » d’un autre chantier de résidence senior confié à la SPL, à l’arrêt pour cause de liquidation judiciaire.
Le plus gros projet stoppé est celui d’équiper les bâtiments publics de panneaux solaires pour autoconsommation, pour 7 millions d’euros. « Nous avons un autre projet plus économique et rentable », oppose l’édile. L’opposant (PS) Jean-Michel Leroy estime que le projet original « profitait au plus grand nombre, on voulait équiper les bâtiments publics de panneaux pour faire profiter les riverains. C’était une manière de leur ramener du pouvoir d’achat », plaide-t-il.
« Notre projet est de ne pas perdre d’argent », objecte Philippe Maurizot, voulant « anticiper les baisses d’aides financières à l’énergie » des collectivités. Le contre-projet est déjà pensé : « On pourrait produire l’équivalent d’un quart de notre consommation électrique avec 3 ha d’ombrières solaires sur Parsemain » développe-t-il. L’opposition s’est abstenue et les résiliations sont adoptées à la majorité.
Le contre-projet doit être présenté ultérieurement.

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