Tag: panneaux solaires

  • L’autoconsommation collective mise à l’honneur à la cité administrative de Toulon

    L’autoconsommation collective mise à l’honneur à la cité administrative de Toulon

    La production des panneaux photovoltaïques positionnés sur les toitures de la cité administrative des Lices, réalisée par Engie, bénéficie également aux autres bâtiments de l’État installés dans le quartier, dans le cadre d’une boucle d’autoconsommation collective (ACC).

    Inscrit dans le Code de l’énergie, ce dispositif permet en effet de partager localement une production d’énergie renouvelable entre plusieurs bâtiments grâce à l’infrastructure du réseau et aux compteurs communicants.

    Dans le Var, on dénombre 39 opérations en service et 40 actuellement en projet. Avec 17 collectivités déjà équipées. 30 autres ont mis le sujet l’étude.

    La seule exigence est que les consommateurs soient situés dans un rayon de deux kilomètres autour du site de production.

    Un levier concret de décarbonation des territoires qui permet de consommer localement une énergie produite à partir d’énergie renouvelable tout en favorisant les circuits courts, a rappelé le préfet du Var, Simon Babre.

    Ce dispositif s’inscrit pleinement dans les orientations nationales en matière de souveraineté énergétique et de transition écologique. L’État entend ainsi en encourager le développement afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone fixé pour 2050.

  • Des panneaux solaires pour les toitures sud-alpines

    Des panneaux solaires pour les toitures sud-alpines

    Installer des panneaux photovoltaïques sans raser des forêts : tel est l’objectif de la société coopérative Solarcyt Durance, qui propose de les placer sur les toitures de copropriétés, de bâtiments agricoles ou encore d’écoles. Avec une réunion publique organisée ce jeudi à Oraison, la coopérative espère trouver une trentaine de clients particuliers pour lui acheter son électricité, vendue comme « plus locale, éthique et écologique », explique Jean-François Bataille, son président. Avec des charges importantes, Solarcyt risque autrement de se retrouver « au pied du mur » et de devoir arrêter son activité, regrette-t-il. L’idée de cette réunion publique est ainsi de « se faire connaître » et de « lancer l’activité » de la société qui existe depuis un an.

    Pour acheter de l’électricité à Solarcyt, les particuliers doivent obligatoirement garder un fournisseur principal, et utilisent la coopérative comme fournisseur secondaire. Ils deviennent également actionnaires de la société.

    Solarcyt vend son électricité en circuit court, dans un périmètre restreint. Jean-François Bataille affirme qu’elle propose les mêmes tarifs que les principaux fournisseurs, comme Engie et EDF, sauf pour certains clients professionnels qui bénéficient de contrats négociés. La coopérative promet « un prix stable ».

    Mardi, des bénévoles de Solarcyt ont rencontré le maire d’Oraison, Benoît Gauvan (Ren.), et ont tenté de le convaincre qu’installer des panneaux solaires sur les toitures était une bonne solution pour la commune, alors que l’édile avançait en conférence de presse fin septembre que ses tentatives d’installer des panneaux sur des toits avaient été « infructueuses ».

    La coopérative est également en discussion avec l’Ehpad d’Oraison, qui comporte de potentiels lieux d’installation pour des panneaux solaires et que Solarcyt espère fournir en électricité.

    Ce jeudi à 18h, salle Louise-Bruneteaud, 4 rue Giai-Miniet, Oraison.

  • Les pompiers de Vaucluse dotés de panneaux solaires

    Les pompiers de Vaucluse dotés de panneaux solaires

    Elle est déjà opérationnelle depuis l’an dernier avec des panneaux sur les toits de l’état-major et du gymnase, pour une superficie de 1 000m2. Une nouvelle étape a été franchie avec la mise en service de panneaux situés sur le parking du centre de secours, soit 1 300m2 de panneaux photovoltaïques. Le Sdis note que « depuis l’installation de la centrale photovoltaïque en toiture, 36% d’économies sur les factures d’électricité du site ont été réalisées, représentant une économie de 91 500 euros. Grâce à ces dispositifs, le Sdis produira un surplus d’énergie, qui sera ensuite valorisé et revendu au Conseil départemental à tarif préférentiel grâce à la mise en œuvre d’une boucle d’autoconsommation collective.

  • À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    Jeudi, le maire d’Oraison, Benoît Gauvan (Ren.), évacuait la salle du conseil municipal de tout le public et les journalistes présents, sans aucune concertation avec les conseillers municipaux. Agacé par le bruit et l’agitation provoqués par la vingtaine de militants présents pour protester contre la construction d’une centrale photovoltaïque, il déclarait d’office le huis clos à la fin du conseil, avant la délibération en question. La mise au vote est pourtant obligatoire pour décider le huis clos, comme l’indique l’article L. 2121-18 du Code général des collectivités territoriales : le conseil municipal doit « décider (…) à la majorité absolue (…) qu’il se réunit à huis clos ». « Sans ce vote préalable, la séance est irrégulière », selon un arrêt du Conseil d’État du 18 janvier 1967.

    « Cette situation soulève la question sur la régularité des délibérations adoptées ensuite qui pourraient être contestées et annulées par le juge. Il est également possible de saisir le préfet pour examen de la légalité », a réagi Isabel Gamba, à la tête de l’opposition DVC, qui avait voté contre la délibération. Elle attend des précisions et des réponses du maire « avant de décider des suites à donner ».

    Le collectif contre les centrales photovoltaïques qui a appelé à manifester pendant le conseil, Elzéard Lure en Résistance, indique également être en train d’étudier « toutes les suites juridiques possibles ». Le chef de file de l’opposition RN, Jean-Michel Angelvin, qui s’était abstenu, indique de son côté compter « sur la bonne foi du maire » et ne pas initier de démarche. Contacté, Benoît Gauvan n’a pas souhaité s’exprimer avant la conférence de presse qu’il organise ce lundi soir.

  • Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un ancien champ de tir militaire transformé en parc photovoltaïque de 4,5 hectares : l’aboutissement d’un projet mûri depuis sept ans, parti de la volonté d’une association d’habitants de la vallée, a été inauguré vendredi. Le chantier a commencé à l’été 2025, avec la dépollution complète du site. De nombreux explosifs, grenades ou encore obus ont alors été retrouvés et déterrés. L’armée avait quitté cet ancien champ de tir en 2009, sans le dépolluer. Ne sachant que faire du terrain, l’association d’habitants propriétaire du terrain a alors eu l’idée d’y implanter une centrale solaire pour reconvertir le site dégradé.

    « L’idée était de profiter de ce terrain qui ne pouvait pas être cultivé, qui était impropre à d’autres activités, et qui est très bien exposé pour une centrale solaire », explique Virginie Gallon, codirectrice du fournisseur d’électricité renouvelable et citoyenne Enercoop Paca. « L’Ubaye est encore largement importatrice d’énergie, de l’ordre de 60 à 70%. C’est un vrai souci, parce que cette énergie vient des pays du Golfe, du Nigeria, du Venezuela, avec des impacts environnementaux très forts. C’est de ça qu’est partie cette volonté d’essayer de voir ce qu’on pouvait faire pour l’Ubaye », explique Denis Roche, de la coopérative locale d’habitants EMU (Energies Modernes Ubaye).

    De nombreuses réunions de concertation avec les habitants ont été organisées dès le départ pour faire en sorte qu’ils « puissent être informés, mais aussi avoir leur mot à dire », insiste Virginie Gallon. « À chaque fois qu’on a un projet, on a un groupe moteur, de suivi, avec des habitants, des élus, des acteurs locaux, qui va suivre le projet tout le long du développement et émettre des avis, notamment sur l’implantation des panneaux, la taille de l’emplacement du parc » ou encore les mesures environnementales mises en place, détaille la codirectrice d’Enercoop Paca. « On a essayé de faire remonter les attentes des habitants plutôt que d’être dans une logique descendante pour faire quelque chose qui ait du sens », avance Sylvain Gombert, responsable d’investissement pour Energie Partagée, qui accompagne et finance les projets locaux de production d’énergie renouvelable portés par des citoyens. L’idée est également « de ne pas venir en mode colonial sur le territoire, mais bien comprendre toutes les appréhensions, le fonctionnement des associations locales », lance Sophie Picard, chargée de concertation chez Enercoop Paca.

    Investissement

    « L’une des grosses particularités du projet, c’est qu’il y a plus de 85% qui sont détenus par de l’épargne citoyenne, donc de l’actionnariat citoyen », explique Sylvain Gombert. 7 600 citoyens investissent leur épargne chez Energie Partagée, qui sert donc à investir dans ce type de projets de parcs photovoltaïques. « C’est un acte militant », affirme Sylvain Gombert.

    La coopérative d’habitants EMU fait partie des actionnaires du projet. « On va leur céder nos participations, s’effacer, pour faire entrer une coopérative plus locale », explique Sylvain Gombert. « Le pire du pire, c’est quand c’est des fonds de pension, des investisseurs étrangers qui n’ont rien à voir avec le territoire qui sont actionnaires de ces projets-là. La valeur s’enfuit complètement du territoire », regrette le responsable d’investissement.

  • Le collectif « Halte aux nucléaires Gard » entre en campagne

    Le collectif « Halte aux nucléaires Gard » entre en campagne

    C’est par un communiqué envoyé fin août que le Collectif a posé la première pierre de sa nouvelle campagne pour dénoncer les dangers du nucléaire civil. L’objectif est annoncé : le but est bien de peser sur l’élection présidentielle en tentant de porter de nouvelles informations à la connaissance des électeurs. Et pendant que prenait fin la quatrième vague caniculaire de l’été, le Collectif Halte aux Nucléaires Gard a souhaité s’appuyer sur les nombreux réacteurs à l’arrêt pour souligner l’inefficacité de cette énergie.

    « Le 12 août par exemple, un cinquième du parc, soit 20,4% de sa capacité de production, était indisponible, soit à cause du débit insuffisant des fleuves ou de leur température trop élevée, mais aussi comme à Gravelines à cause de la multiplication de méduses s’écrasant contre les prises d’eau de mer et les bouchant », écrit-il. Pierre Peguin, l’un des porte-parole du collectif explique la démarche : « Par cet exemple, nous voulions montrer que les réacteurs construits au bord des fleuves ont une production plus aléatoire, ce qui est souvent reproché aux énergies renouvelables. »

    L’objectif est également de montrer l’impact du nucléaire civil sur l’environnement qui dépasse le problème de la gestion des déchets radioactifs. « L’État a décidé la construction de trois paires de réacteurs, deux à Penly (Seine-Maritime), deux Gravelines (Nord) et deux à Bugey (Ain). Ces derniers nous concernent puisque l’Ain est un affluent du Rhône qui refroidit déjà un certain nombre de réacteurs. Ces nouveaux réacteurs vont donc à nouveau fragiliser le fleuve. »

    Peser sur le débat

    Pour convaincre, Pierre Peguin souhaite montrer que le nucléaire est une énergie « dangereuse, qui coûte cher, qui met du temps à être déployée entre la prise de décision et la réalisation ». Une démonstration qu’il compte renouveler pendant les huit prochains mois. « On sent bien qu’on n’a pas gagné la bataille idéologique. L’État et le lobby du nucléaire sont arrivés à convaincre la population que le nucléaire est une énergie décarbonée, ce que nous contestons. On espère que la présidentielle va permettre de mettre ce sujet dans le débat, sachant que les partis qui remettent en cause le nucléaire ne sont pas les plus nombreux. »

    Le physicien tente notamment de convaincre les militants du Parti communiste, dont le parti continue de soutenir le déploiement du nucléaire : « Le PCF s’oppose au nucléaire militaire mais il soutient le nucléaire civil. Nous défendons aussi l’idée, qui s’appuie sur des faits avérés, que le nucléaire civil soutient le nucléaire militaire. Pour exister en France en particulier, le nucléaire militaire a besoin d’un nucléaire civil actif qui permet d’élaborer les matériaux nécessaires à l’armement qui sont l’uranium, le plutonium, mais aussi le tritium. Ils forment les cadres scientifiques et techniques qui permettent de faire fonctionner les installations et ces cadres peuvent passer du civil au militaire. On cherche donc à montrer la contradiction qu’il y a entre souhaiter la relance du nucléaire civil et s’opposer au militaire. »

    Le collectif souhaite également que le prochain gouvernement s’appuie « sur la sobriété » et développe en même temps les énergies renouvelables dont notamment la captation solaire avec des panneaux installés « sur tous les bâtiments industriels et commerciaux ».

    Une stratégie loin d’être mise en place par les derniers gouvernements macronistes vis-à-vis de qui Pierre Peguin reste très critique : « L’État est à contre-courant du raisonnable, à contre-courant de la réalité économique, parce que le nucléaire coûte de plus en plus cher. L’État est en difficulté financière et pourtant il choisit la solution onéreuse. Mais il est aussi à contre-courant au niveau technologique puisqu’il veut construire des réacteurs et relancer une industrie qui fut efficace un temps mais qui ne l’est plus et qui est aujourd’hui menacée par le climat, la montée des eaux, le réchauffement des fleuves et la diminution des débits. »

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    Les savoirs prennent sens lorsqu’ils répondent aux préoccupations des personnes. Les animations scientifiques commencent souvent par une question : Pourquoi le ciel est-il bleu ? Comment fonctionne un panneau solaire ? Pourquoi certains déchets se recyclent-ils ?

    Les Petits Débrouillards s’appuient sur les interrogations des habitants pour construire les activités. Cette démarche permet de montrer que chacun possède déjà des connaissances et que la science est un outil pour mieux comprendre son environnement.

    À Manosque, aux côtés de Perrine et Mathilde, les enfants se sont interrogés sur le thème des saveurs savantes : comment décrire un goût ? Peut-on manger du requin ? Que fait une abeille de ses journées ? Des jeux autour de ces questions ont été proposés : sentir et toucher à l’aveugle, cap ou pas cap de tester des plats du monde, une course par équipe pour aller polliniser un max de fleurs… ça a bien plu !

  • Vaucluse : des panneaux solaires sur les toits des collèges

    Vaucluse : des panneaux solaires sur les toits des collèges

    Sont concernés les collèges Alphonse Tavan de Montfavet,
    Jean Giono à Orange et Vallis Aeria à Valréas. Ce sont au total 514 panneaux photovoltaïques bifaciaux de dernière génération qui seront déployés jusqu’à la fin de l’année. Un investissement de près de 1,5 million d’euros qui permet de générer une puissance cumulée de 234 kWc. Des travaux qui comprennent également la rénovation des toitures afin « d’améliorer durablement la performance énergétique des bâtiments, leur confort d’usage et leur résistance », précise le Département.

  • La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    La ligne très haute tension de Fos en réponse à une forte demande

    « On est reparti en légère hausse. » Ce jeudi, dans le siège régional de RTE (Réseau de transport d’électricité) à Marseille, Gilles Odone, délégué de RTE en Méditerranée, entend rester « factuel » lors de la présentation du bilan électrique de la région Sud pour l’année passée. « La consommation est de l’ordre de 39,3 TWh [térawattheure, Nldr.], c’est 1,4% de plus qu’en 2024 », campe-t-il. Une consommation à mettre au regard de la production régionale : 17,3 TWh. « On représente un peu moins de 10% de la consommation nationale mais on ne représente que 3,2% de la production nationale », résume Gilles Odone. Lequel rappelle les particularités locales : « La production hydraulique [via les barrages par exemple, Ndlr.] c’est le premier moyen de production de la région (…) environ 40% de l’électricité consommée vient d’en dehors de la région. »

    Un bilan qui amène l’acteur à assurer que « les conditions sont réunies pour accélérer l’électrification ». Comprenez par là, le passage au tout électrique et la décarbonation de l’industrie. Et c’est justement pour ses projections vers l’avenir que l’acteur est attendu au tournant, puisque porteur du projet de construction de ligne très haute tension (THT) de 400 000 volts entre Jonquières (Gard) et Fos-sur-Mer en vue de cette décarbonation. « La ligne THT est aujourd’hui en instruction », élude Gilles Odone, sans rentrer dans les détails. Concrètement, RTE avance un premier chiffre illustrant les exigences à venir : « Les besoins en électricité de l’ensemble de la région sont évalués à environ 4 000 MW [Megawatt, Nldr.] à l’horizon 2030. » Et un autre qui montre aussi l’ampleur des sollicitations : « On a reçu plus de 6 000 MW de demandes de raccordement, c’est l’équivalent de la consommation actuelle de la région. »

    « Même sans Carbon… »

    Cette demande exponentielle s’explique par deux facteurs : « Il y a des besoins diffus, liés à l’électrification du pays : raccordement de bornes électriques, des navires à quai dans les ports, installation de pompes à chaleur… Il y a aussi les industriels, par exemple sur la zone de Fos, qui vont se décarboner, car ils n’ont pas le choix. » Mais la décarbonation sur le pourtour de l’Étang de Berre reste au stade de la lettre d’intention pour l’heure. Et les projets structurants de son électrification sont en suspens, voire pire comme avec l’exemple de l’usine géante de panneaux solaires, Carbon, qui a été abandonnée. « Il n’y en a pas beaucoup qui ont des décisions d’investissements », reconnaît Gilles Odone. Mais pas d’inquiétude du gestionnaire du réseau : « Même sans Carbon, on est au-delà de 6 000 MW de demandes. Nos infrastructures doivent être robustes. » D’autant que géographiquement, c’est bien cette zone qui concentre les besoins à venir : « Sur les 6 000 MW de demandes de raccordement, les deux tiers concernent la zone de Fos-sur-Mer. » Et même dans le pire des scénarios, où l’électrification des industries se ferait a minima, RTE assure qu’un renforcement des infrastructures serait quand même nécessaire : « Il y aura des sujets à résoudre. » Il cite notamment la question de la production hydraulique au regard du changement climatique. Autre argument : Sur les 4 000 MW estimés, environ 20% vient des « besoins diffus » qui sont eux aussi grandissants. En bref : « La structure du réseau très haute tension du Sud-Est n’est plus adaptée à cette hausse des consommations. »

  • Philippe Maurizot enterre cinq projets d’urbanisme

    Philippe Maurizot enterre cinq projets d’urbanisme

    « Nous ne signerons aucun chèque en blanc pour des projets qui risquent de finir comme d’autres, soit bien plus chers qu’au départ. » Philippe Maurizot, maire d’extrême droite de Fos-sur-Mer, a présenté sa volonté de stopper net cinq projets d’aménagement confiés à la Société publique locale (SPL) Sens urbain, détenue par la Ville, lors du conseil municipal de mercredi soir.

    Les cinq mandats confiés à la SPL par la Ville lors du dernier mandat consistaient en la rénovation de la maison des Salins, de la Halle de basket avec augmentation de la jauge des tribunes, de la requalification et création de logements à la Maison du gardien de la Cartonnerie, du réaménagement de la cuisine du foyer pour seniors Farigoule et de la création de centrales photovoltaïques, pour un montant total de 11,2 millions d’euros.

    « Après réexamen, nous estimons que ces projets ne répondent plus aux objectifs et priorités que nous avons fixés » justifie l’édile. Le conseiller d’opposition Nicolas Féraud (PCF) pointe le fait que « les honoraires forfaitaires de plus de 500 000 euros resteront à payer après résiliation » et que « la note de synthèse reconnaît explicitement que les éléments permettant la résiliation ne sont pas réunis ».

    Un contre-projet solaire

    La note motivant la délibération stipule qu’à date, les éléments permettant de connaître les conséquences techniques, administratives et financières de cette décision ne sont pas finalisés, et qu’il s’agit d’un vote de principe. Ce qui est assumé par le maire : « Nous les arrêtons pour que ça coûte le moins cher possible. Le risque est de perdre plusieurs millions sur ces chantiers », selon Philippe Maurizot, arguant du « fiasco » d’un autre chantier de résidence senior confié à la SPL, à l’arrêt pour cause de liquidation judiciaire.

    Le plus gros projet stoppé est celui d’équiper les bâtiments publics de panneaux solaires pour autoconsommation, pour 7 millions d’euros. « Nous avons un autre projet plus économique et rentable », oppose l’édile. L’opposant (PS) Jean-Michel Leroy estime que le projet original « profitait au plus grand nombre, on voulait équiper les bâtiments publics de panneaux pour faire profiter les riverains. C’était une manière de leur ramener du pouvoir d’achat », plaide-t-il.

    « Notre projet est de ne pas perdre d’argent », objecte Philippe Maurizot, voulant « anticiper les baisses d’aides financières à l’énergie » des collectivités. Le contre-projet est déjà pensé : « On pourrait produire l’équivalent d’un quart de notre consommation électrique avec 3 ha d’ombrières solaires sur Parsemain » développe-t-il. L’opposition s’est abstenue et les résiliations sont adoptées à la majorité.

    Le contre-projet doit être présenté ultérieurement.