Le second tour aubagnais sera une triangulaire. En choisissant l’union, les listes de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani rebattent les cartes d’un premier tour qui positionnait comme favoris la droite et l’extrême droite. Les listes d’union de la gauche et divers centre ont choisi de s’unir, face à l’arrivée en tête de la candidate RN, Joëlle Mélin, avec 24,9% des voix, suivie de près par le maire sortant Gérard Gazay (LR), à 24,8%. Dès dimanche soir, Jean-Pierre Squillari, à la tête de la liste Aubagne en commun, a affirmé sa volonté d’une union avec les listes « anti-Gazay et anti- RN ». Une union voulue et confirmée ce lundi.
De la gauche au centre, si « la culture politique n’est pas la même au départ, c’est sur l’urgence pour Aubagne que la convergence s’est faite », confie David Chiousse, directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. Théoriquement, l’addition des votes de la liste Aubagne en commun (DVG), troisième, qui a obtenu 23,35% des suffrages exprimés, et celle d’Aubagne mérite mieux (DVC), arrivée à 16%, les mènerait en pole position dimanche prochain.
La liste LFI menée par Élodie Malek, qui a obtenu 4% au premier tour, n’a donné aucune consigne de vote à l’heure actuelle, mais la possibilité d’un report de voix reste envisageable. Si Jean-Pierre Squillari avait ouvert, dimanche, le dialogue avec toutes les listes hors celles du RN et de Gérard Gazay, la liste de Mohammed Salem (DVD), « n’a pas souhaité poursuivre les discussions engagées », comme le rapporte David Chiousse. Elle avait obtenu 6,5% des suffrages exprimés… À ses électeurs de faire leur choix dimanche prochain. En tout cas, l’union entre Jean-Pierre Squillari et Giovanni Schipani fait basculer la campagne aubagnaise.
Si les deux candidats viennent de familles politiques différentes, Jean-Pierre Squillari a insisté sur l’importance du rassemblement, face « au risque, devenu réel, de voir le Rassemblement national diriger notre ville ». Pour le candidat de gauche « le constat est simple : ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ». Il affirme « partager l’essentiel » avec son nouvel allié : « Refuser le déclin, défendre les valeurs républicaines, protéger l’avenir de notre ville. »
Giovanni Schipani s’est déclaré « très heureux d’être aux côtés de Jean-Pierre Squillari dans cette liste et prêt à travailler autour de ce projet ». Et à Jean-Pierre Squillari d’insister :
« Nous refusons de laisser notre ville tomber aux mains de l’extrême droite, nous refusons aussi que rien ne change après douze ans d’immobilisme », assure-t-il. Le second tour est une véritable bataille pour le candidat, qui refuse de le qualifier « d’affrontement classique », et préfère y voir un « moment de vérité, lors duquel, dimanche, chaque voix comptera ».
Des voix qui laissent, théoriquement, une porte grande ouverte à la nouvelle liste d’union. En pratique, Jean-Pierre Squillari a d’ores et déjà annoncé que la fusion des listes se ferait « sur la base d’une représentation issue des urnes ». Les deux listes seront rebattues à hauteur des voix et présenteront un programme, visiblement consensuel, précise David Chiousse, qui voit dans celui d’Aubagne mérite mieux, « un programme 100% compatible avec celui d’Aubagne en commun ». Plus de temps à perdre pour les deux candidats, qui tiendront leur premier meeting commun mercredi soir, à la salle du Bras d’or.
Meeting de campagne de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani, le mercredi 18 mars,
à 18h30, salle du Bras d’or.

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