Tag: Jean-Pierre Squillari

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • Après une nouvelle panne, le maire d’Aubagne interpelle Enedis

    Après une nouvelle panne, le maire d’Aubagne interpelle Enedis

    Déjà au mois de juin puis au mois de juillet dernier l’édile avait demandé des explications face à des coupures de courant répétées. « La situation atteint désormais un niveau d’urgence critique », s’inquiète la municipalité face à des pannes qui ont touché notamment une résidence senior mais aussi l’usine de potabilisation du Pin Vert. En cause, l’enchaînement de vagues de chaleur qui s’ajoutent à un réseau vétuste dépassé par les nouveaux usages et l’urbanisation des dernières années sans mise à niveau proportionnée du réseau, selon la Ville. « Enedis doit maintenant déployer les moyens financiers et techniques à la hauteur des besoins d’Aubagne. Les Aubagnais ont droit à un service public de l’électricité fiable et durable », demande donc Jean-Pierre Squillari en se disant prêt à simplifier les procédures et fournir du foncier, et saluant les salariés mobilisés sur le terrain.

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.

  • La céramique et les santons mis à l’honneur tout l’été à Aubagne

    La céramique et les santons mis à l’honneur tout l’été à Aubagne

    Le cours Maréchal-Foch fourmille de visiteurs. À Aubagne, le traditionnel marché à la céramique et aux santons débute sa saison. Il est organisé en partenariat avec l’association des céramistes et santonniers du Pays d’Aubagne et l’Office de tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Une inauguration « émouvante », selon Jean-Pierre Squillari (DVG), maire de la ville, qui salue une initiative lancée par l’ancien premier magistrat communiste Edmond Garcin. À ses côtés, Florence Amy, présidente de l’association organisatrice, était présente.

    Neuf exposants peuvent faire découvrir leur savoir-faire et leurs créations. Les arts de la table, de la décoration et des santons sont mis à l’honneur par les artisans présents. Des santons, des assiettes, des vases, des tasses, des pots de beurre ou encore des cigales ornent les étagères.

    Un marché pour les curieux et les habitués

    Parmi les artisans, il y a des habitués. C’est le cas de Marie-Claude, artisane pour la faïencerie Louis Sicard. Cette enseigne a sa place sur le marché depuis le début de son existence, en 1968. La faïencerie est connue pour ses célèbres cigales, créées par Louis Sicard. « Ce marché, c’est une opportunité de se faire connaître, pour que les gens viennent nous voir ensuite au magasin », explique Marie-Claude.

    Cette vitrine est également très importante pour les nouveaux exposants, comme Aurélie, céramiste à Ceyreste. Elle crée surtout des bijoux. C’est la deuxième année consécutive qu’elle vient sur le marché. Elle se dit heureuse d’être ici : « Il faut que je sorte de mon atelier, c’est important d’être au contact de sa clientèle. » Aurélie proposera également un atelier participatif lors des nocturnes du marché : « Les visiteurs pourront décorer leur propre assiette en terre cuite avec de la peinture acrylique, et repartir avec. » Ces nocturnes auront lieu tous les vendredis soir, de 18 à 21 heures.

    « Une ambiance chaleureuse »

    Au milieu des neuf tonnelles qui abritent les œuvres des artisans, des petites tables et chaises sont mises à disposition du public par le bar-tabac Le Week-End. Un village au cœur de la ville. « On vient tous les matins pour boire le café, on habite à côté », dit Hervé, sa tasse à la main. Et de préciser : « Ce que j’aime ici, c’est l’ambiance provençale. » Sa compagne, Françoise, raconte qu’elle vient au marché depuis son enfance. Elle, aussi, est santonnière : « On salue nos collègues, l’ambiance est chaleureuse. »

    Le marché est ouvert tous les jours jusqu’au 23 août, de 10 à 19 heures, et les vendredis soir jusqu’à 21 heures. Entrée libre.

  • Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Petit à petit, l’hôpital fait son nid. Après la signature de la Déclaration d’utilité publique (DUP) la semaine passée, indispensable pour engager les négociations sur l’acquisition du foncier, le projet de construction d’un hôpital, dans la zone de Gargues à Aubagne, a passé, mercredi, une nouvelle étape. Les maires des 19 communes concernées par l’arrivée potentielle d’un nouvel établissement sur le territoire se sont réunis en fin d’après-midi, à la demande de Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville. Au menu : état des lieux détaillé du niveau d’avancement du projet et discussions autour de l’achat du terrain. À l’origine prévu à la seule charge d’Aubagne, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari avait invité, début juin, les autres municipalités à mettre au pot. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement. Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait-il alors déclaré. Et cette première assemblée des maires semble de bon augure pour ses réclamations : trois communes se sont engagées à participer financièrement et plusieurs promettent d’y réfléchir. Parmi les mairies d’ores et déjà motivées : celle de Gémenos, dirigée par Roland Giberti, maire (DVD) de la ville depuis 2001. « C’est une très bonne nouvelle, très symbolique », s’enthousiasme une source proche de la mairie d’Aubagne. Et de poursuivre : « Il est normal qu’il y ait un temps de réflexion, mais au moins les choses sont présentées de manière officielle et les maires peuvent y voir plus clair. C’est une première approche, le début de quelque chose ».

    Réduire les frais,

    sans brusquer

    Restent les municipalités qui, dès mercredi, ont exposé leurs réticences, ne voyant pas « comment faire un effort dans le cadre de leur budget et des difficultés financières auxquelles sont confrontées les collectivités », est-il rapporté de la réunion. Quoi qu’il en soit, les négociations s’annoncent complexes pour une mairie qui cherche à amoindrir les dépenses tout en ménageant les actuels propriétaires de la zone. « Il faut qu’on parvienne à être au prix le plus bas possible tout en trouvant un accord avec les propriétaires, note la ville d’Aubagne. Parce que s’il n’y a pas d’accord, la DUP pourrait être attaquée en justice, ce qui nous ferait perdre de précieux mois et poserait une incertitude réelle sur le projet. » D’autant que d’autres frais connexes accompagnent l’acquisition du terrain : le déplacement de la ligne à haute tension actuellement en place sur la zone prévue ainsi que la réalisation de réseaux et de routes pour aménager le site l’hôpital. « L’idée est pour nous de travailler sur le financement de ces coûts-là, qu’on aimerait faire porter à d’autres opérateurs, pour réduire la participation des communes au simple achat des lieux », poursuit la municipalité. La mairie d’Aubagne espère régler ces questions de financement avant la fin de l’année, afin que les budgets des communes puissent être votés en conséquence.

  • À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    Un nouveau contrat pour une nouvelle ville. Le maire d’Aubagne récemment élu, Jean-Pierre Squillari (DVG), s’est félicité, ce mardi 30 juin, de la signature du nouveau Contrat de Ville. Il fait suite à un appel à projets pour 2027, où associations et habitants étaient invités à proposer des actions concrètes pour la ville.

    À Aubagne, le quartier prioritaire de Charrel et ceux « poches de précarité », à la Tourtelle et dans le centre-ville, sont placés au cœur des priorités de la mairie. Un tournant dans la politique de la ville, menée durant deux mandats par l’ancien maire LR, Gérard Gazay. À travers ce nouveau Contrat de Ville, le conseil municipal entend réorienter ses engagements et ses projets en faveur des habitants.

    Le Contrat de Ville est un dispositif de l’État, piloté par la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard, la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Département et la Ville d’Aubagne.

    Les besoins des habitants au cœur du dispositif

    Dans le programme du contrat, certaines subventions ont été réexaminées. Ainsi, 8 000 euros supplémentaires ont été injectés pour les séjours de vacances proposés par la Ville, dans le cadre du projet « Quartiers d’été ». « Davantage de jeunes pourront ainsi partir à Saint-Vincent-les-Forts (Alpes-de-Haute-Provence). C’est une action très attendue par les jeunes aubagnais pour pouvoir sortir de la ville pendant l’été », explique la mairie.

    Le contrat vise également à « réévaluer les finances pour renforcer les actions de certaines associations, notamment Contact Club ». Des structures qui œuvrent notamment pour l’accès au droit des habitants.

    La Ville d’Aubagne souhaite enfin multiplier les animations de proximité grâce aux fêtes de quartier : « Tous les mois, un quartier est mis à l’honneur lors d’un moment festif, avec un repas partagé. » Ces événements sont principalement organisés par les maisons de quartier. La prochaine fête se tiendra le 11 juillet dans le quartier de Charrel.

  • Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    « Un passage en force » validé par le « silence assourdissant de la Métropole », discréditant « la promesse d’une Métropole des maires [ laquelle devait, selon son président Nicolas Isnard (LR), laisser les compétences de proximité aux communes] ». C’est l’accablante analyse que fait la Ville d’Aubagne de l’élection de Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive et vice-président de la Métropole Aix-Marseille, à la tête de la Société publique locale (SPL) L’Eau des collines.

    Cette structure publique est responsable de la gestion du service de collecte et de transport des eaux usées de l’ensemble des communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, ainsi que de la production et de la distribution de l’eau potable dans les communes d’Aubagne, La-Penne-sur-Huveaune, Cuges-les-Pins et Saint-Zacharie. La Métropole et les communes en sont actionnaires. La SPL est depuis sa création présidée par un élu aubagnais. Mais, lundi soir, lors du conseil d’administration de la SPL, c’est la candidature du maire de Cadolive qui a remporté les suffrages.

    La Ville veut quitter la SPL

    « Comment un élu, dont la commune n’est même pas desservie par le réseau, peut-il justifier de présider un outil dont les habitants de Cadolive ne sont même pas usagers ? C’est un mépris total de l’histoire et du travail des communes fondatrices », s’est indigné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    En réaction, il annonce le retrait de ses élus du conseil d’administration de la SPL, l’engagement immédiat de « démarches pour préparer la sortie de la Ville d’Aubagne de la SPL » et l’ouverture d’une « réflexion approfondie, avec l’ensemble de la majorité municipale, pour définir un nouveau chemin et une nouvelle stratégie en matière d’intercommunalité. » « Cette structure est-elle encore un outil au service des habitants, ou est-elle devenue un obstacle à notre autonomie et à notre action ? Nous attendons des actes, pas des promesses. Aubagne sera respectée », conclut-il.

    La mairie indique n’avoir pour l’instant pas obtenu de réponse officielle de Nicolas Isnard, président (DVD) de la Métropole.

  • Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Trois mois après la destruction d’archives municipales dans les couloirs de la mairie d’Aubagne, au soir du second tour, le parquet de Marseille a indiqué ce vendredi matin à La Marseillaise avoir ouvert une enquête pour destruction ou dégradation de biens, confirmant une information de nos confrères de La Provence. Ces investigations font suite à un signalement adressé le 20 mai dernier au parquet par le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, après avoir été alerté par la préfecture de ces destructions de documents au lendemain de la défaite de la droite aux municipales.

    Ce 24 mars, vers 17h, la directrice des archives départementales s’était rendue en toute urgence à la mairie d’Aubagne suite à un signalement, décrivait le secrétaire général de la préfecture de région au maire nouvellement élu. Au rez-de-chaussée, à proximité immédiate de l’accueil, douze sacs-poubelles et un conteneur à déchets, remplis de documents. Sept sacs contenaient ainsi des papiers déchiquetés par une broyeuse électrique, « de manière irrémédiable », explique le préfet. Dans un autre, des dossiers d’archives publics, avec le tampon de la municipalité, ont été « grossièrement déchirés à la main ». Dans trois autres sacs, celles-ci étaient encore intactes, mélangées à de la documentation, et ont pu être récupérées pour être analysées. De même, trois autres conteneurs remplis de documents intacts ont été retrouvés derrière l’accueil, un dernier dans le couloir du service patrimoine. « Ces documents semblent provenir du cabinet du maire ou d’élus dans l’exercice de leurs fonctions », indiquait la préfecture. Et leur destruction doit donc être approuvée par le directeur des archives départementales, sans quoi les contrevenants risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. De quoi faire des vagues en ouverture du conseil municipal ce mercredi, lors duquel le maire sortant (LR) Gérard Gazay s’est défaussé de toute responsabilité, renvoyant au témoignage de ses secrétaires, tandis que son ancien premier adjoint décrivait une opération habituelle. « On ne broie pas l’histoire d’une ville parce qu’on perd le pouvoir. Ce n’est pas une simple péripétie administrative, c’est un délit pénal », réagit Jean-Pierre Squillari, promettant d’ouvrir la page, « ambitieuse, de la transparence à Aubagne ».

  • Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    « Il est hors de question que nous supprimions la gratuité des transports tel que nous l’avons obtenu », scande Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’Union syndicale des retraités (USR) des Bouches-du-Rhône. C’est devant la préfecture que l’USR 13 s’est rassemblée, ce mardi à Marseille, pour contester une suppression de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans, menacée dans la cadre du déficit de la Métropole.

    De nombreux retraités utilisent désormais cette mesure, qui a fait preuve de son utilité. « Avant, je ne prenais jamais le bus, je faisais tout en moto. Mais maintenant que c’est gratuit, je me déplace quasiment qu’en métro », témoigne Jacques Racanelli, syndiqué à l’USR 13. La gratuité permet également de réaliser des économies, avec des retraites parfois très précaires. « J’économise environ 480 euros à l’année » , souligne Aubert Ananos, lui aussi syndiqué.

    Rendre les transports gratuits, c’est aussi lutter contre la pollution. Nicole Blanquart, retraitée, vit à Aubagne et ne se déplace qu’en transports en commun, gratuits depuis 17 ans dans cette ville. « J’envisage à titre responsable de ne plus avoir de véhicule. Alors, s’il n’y a plus de transport, comment on va bouger ? », demande-t-elle. Un avis partagé par Marie-Claude Mausset, Vitrollaise, syndiquée à l’USR 13 depuis 1969 : « En plus de payer l’essence, on va payer les parkings. Je me sens moins stressée dans un bus. »

    « Un choix de société »

    pour le maire d’Aubagne

    Avec la mise sous tutelle de la Métropole Aix-Marseille, l’avis budgétaire de la chambre régionale des comptes préconisait 91 millions d’euros de coupes. Le préfet a notifié à la collectivité son budget, ce mardi [lire par ailleurs]. « Le coût de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans représente 10 millions d’euros. Alors, supprimer la mesure ne réglera pas le trou de la Métropole. C’est une véritable régression sociale et environnementale », pointe Jean Pugens, du bureau de l’USR 13.

    Face aux risques de remise en cause de cet acquis, le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), indique avoir saisi officiellement le préfet des Bouches-du-Rhône : « Nous ne laisserons pas démanteler ce qui fait notre cohésion. Nous défendons un choix de société, un investissement politique assumé pour la transition écologique. » Le maire propose une alternative : l’alignement du taux du Versement mobilité des grandes entreprises sur les standards parisiens.

  • Un nouveau casse-tête pour les maires de la Métropole

    Un nouveau casse-tête pour les maires de la Métropole

    C’est peu dire que l’option retenue, ce mardi, par le préfet pour arrêter le budget métropolitain, de renvoyer la grenade dégoupillée aux élus pour arbitrer les 53 millions de coupes entre les différentes communes, les a pris pour la plupart de court. En urgence, les maires de la Métropole se sont réunis par visioconférence, en fin d’après-midi. Avec pour principale interrogation les moyens à leur disposition pour exécuter la copie rédigée par l’état, ou la réécrire collectivement. Face aux autres édiles, le président (LR) de l’institution, Nicolas Isnard, a ainsi plaidé pour reprendre les préconisations de la chambre régionale des comptes qui sabrait la dotation de solidarité communautaire (DSC). Dans son entourage, on estime que le budget signé par le préfet, qui coupe dans les attributions de compensations, n’est pas applicable puisque la Métropole s’est engagée, le 15 décembre dernier, sur des montants pour chaque municipalité. En fin d’année, elle n’aurait donc plus de crédits pour remplir ses obligations. D’autant plus que toute modification doit être validée par une majorité qualifiée et l’ensemble des communes. Une lecture qui diffère de l’appréciation du préfet.

    Quitte ou double à Marseille

    « Il va falloir s’entendre pour sortir de l’impasse », souffle-t-on dans l’entourage du maire de Marseille. Les projecteurs braqués sur les attributions de compensation, dont le mode de calcul n’est pas favorable à la capitale régionale, vont dans le sens du discours défendu par Benoît Payan (DVG), et on « prend acte de la décision courageuse du préfet ». Reste la menace d’un retour à la copie de la chambre régionale des comptes, qui faisait perdre 36 millions d’euros à la commune en touchant à la dotation de solidarité communautaire. « Ce serait étrange que les maires reviennent sur le seul acte politique qu’ils ont posé dans le mandat, pointe-t-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. Revenir à une coupe sans contexte et sans réflexion de la DSC, ce serait bafouer toute forme de solidarité métropolitaine. » En pointant les coupes opérées dans les transports, le fonctionnement métropolitain, ses subventions. « Une réforme structurelle de la Métropole est nécessaire et inévitable », insiste-t-on.

    Une autre voie pour Martigues

    « Nous pouvons faire autrement, avec une augmentation très modérée de l’impôt pour sortir de ce mauvais pas », plaide pour sa part le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. Une voie jusqu’ici refusée par les magistrats financiers, le préfet et le président de la Métropole. « Il y a quelque chose de dogmatique dans ce refus, il faut trouver des ressources », défend l’édile, les entreprises contribuant trois fois plus que les ménages. « Si on touche aux attributions de compensation, bon nombre de maires voteront contre, si on supprime la DSC, le maire de Marseille aura raison de s’opposer, ces deux solutions n’existent plus », détaille-t-il. Défendant la nécessité de créer un établissement dédié aux mobilités, avec un versement revalorisé.

    Une alerte pour Aubagne

    Le maire (DVG) d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, confie : « Je note avec satisfaction que cette feuille de route budgétaire confirme la pérennité de la gratuité des transports, dans l’immédiat. » L’élu reste cependant en alerte sur ce sujet [lire ci-contre]. « En modulant les attributions de compensation, le préfet a ouvert un dossier complexe, que beaucoup qualifiaient jusqu’ici de “boîte de Pandore” », alerte par ailleurs l’édile. Et d’asséner : « La solidarité est une valeur cardinale que je revendique pour notre territoire, mais elle ne doit pas servir de variable d’ajustement pour compenser des déséquilibres historiques dont les communes ne sont pas responsables ».