Tag: centre

  • Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Combien de listes aux sénatoriales seront à la disposition des quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens le 27 septembre ? Si les candidatures ne seront officiellement déposées qu’à partir du 7 septembre, les prétendants sont déjà en campagne. De manière officielle, comme les sénateurs sortants Jean-Baptiste Blanc (LR) et Lucien Stanzione (PS), ou encore en sous-main pour d’autres qui n’ont pas encore officialisé ou réfléchissent.

    Notamment au centre droit. Actuellement, l’espace se polarise autour de Jean-Baptiste Blanc, qui a reçu l’investiture LR, et rêve d’une « liste d’union sacrée » qui pourrait viser au moins deux sièges. Le sénateur discute toujours avec Olivier Glazi, maire (DVD) d’Avignon, qui compte « peser » dans la campagne. La majorité avignonnaise doit arrêter une position dans la semaine et valider la candidature de l’adjointe Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi. Une rencontre Blanc-Galzi-Hausmann est prévue le 15 juin mais l’hypothèse d’une alliance n’est pas la plus épaisse.

    D’autres Vauclusiens sont tentés par un rapprochement avec Olivier Galzi. Comme Adrien Morenas, ex-député macroniste de la 3e circonscription jusqu’en 2022. « Je prospecte pour une liste d’union du centre, d’Édouard Philippe au centre gauche, confie l’ex-parlementaire, adhérent Renaissance, mais aujourd’hui sans mandat. Je discute avec des élus locaux, je suis en contact avec Olivier Galzi, sa méthode est intéressante, j’adorerai qu’il m’apporte son soutien, si j’y vais c’est pour mener la liste. » À ce stade, difficile d’imaginer le maire d’Avignon se ranger derrière un ex-député macroniste. « Soit je porte la liste, soit je n’y vais pas », assure Adrien Morenas.

    L’élue régionale Sylvie Viala « prépare une liste »

    S’il ne cherche pas le soutien de Renaissance, l’ex-présidente du parti macroniste en Vaucluse, Malika Di Fraja a, elle, fait acte de candidature à l’investiture. Et ce, il y a un mois dans un communiqué assez lunaire où elle se lance juste en réponse à la diffusion de « Maréchal nous voilà » dans les rues de Carpentras le 8 mai. Sollicitée, Malika Di Fraja est aux abonnés absents. Lors de la campagne des municipales, on l’avait aperçue à plusieurs reprises lors de meetings d’Olivier Galzi. Éric Bruxelle, adjoint au maire (Renaissance) à L’Isle-sur-la-Sorgue pourrait prétendre à l’investiture. Enfin, la présidente vauclusienne du Modem, Sylvie Viala, est aussi sur les rangs, sans exclusive de son parti. « Je prépare une liste et un projet mais il est trop tôt pour en parler », nous confie l’Avignonnaise, également conseillère régionale, donnant rendez-vous « à la fin du mois ». Tout en précisant qu’il n’y aurait « que des élus » sur sa liste. Fermant donc la porte à Adrien Morenas ou Malika Di Fraja.

  • [Sénatoriales] Dans le Var, la gauche veut essayer de limiter le RN à un siège

    [Sénatoriales] Dans le Var, la gauche veut essayer de limiter le RN à un siège

    L’état actuel des forces progressistes dans les municipalités varoises ne laisse que peu de place à l’espoir. En 2020, l’ex-socialiste André Guiol avait raflé l’un des quatre sièges (avant de quitter le PS dans la foulée) avec une liste centriste, soutenue par LREM, alors que le reste de la gauche (PCF, Écologistes) s’était dispersé.

    Il ne pourra pas en être de même en septembre, au vu du faible nombre de grands électeurs dont elle disposera. « Même si on aura peut-être une réserve de voix dans le centre-Var et le haut-Var », lance Pierre Daspre, secrétaire départemental du PCF, qui espère également que la maire de Toulon Josée Massi, et d’autres grandes municipalités, « au nom de la démocratie », favoriseront la nomination des délégués de gauche. Tout le monde en convient : il faudra se rassembler, ne serait-ce que pour éviter que le RN (qui pourrait une nouvelle fois s’allier à l’UDR), à l’appétit aiguisé par ses conquêtes aux municipales, et dont la liste sera menée par Franck Giletti, son délégué départemental, ne prenne deux sièges.

    Mais avec quelles modalités ? Chacun prendra le temps de se réunir en famille, avant de commencer à échanger avec les autres formations d’ici le 5 juin. « Il y aura des discussions au niveau national pour désigner la tête de liste », prévoit Pierre Daspre. Pour Jean-Pierre Luquand, responsable des Écologistes varois « peu importe qui ce sera. Il faut l’union autour d’une personnalité qui rassemble ».

    Union jusqu’au

    centre-gauche ?

    Dès lors, pour Jacques Blandin, secrétaire de section du Parti socialiste, ce rassemblement « devrait être le plus large possible ». Jusqu’au centre gauche ? « Je dirais volontiers que nécessité fait loi. Les LR vont récupérer deux sièges. Je ne vois pas comment le RN pourrait ne pas en avoir au moins un. Il faut donc essayer d’en prendre un, avec une liste de barrage, plus large qu’une simple alliance avec le PCF et les Écologistes. »

    S’il souhaite, dans l’idéal, rester dans un « périmètre de gauche », Jean-Pierre Luquand pourrait s’y résoudre lui aussi, « mais à condition d’avoir une place pour la gauche, reconnue, et active dans la campagne ». Dans cette optique anti-RN, se ranger derrière LR serait-il envisageable ? « On n’est pas là que pour faire barrage, on espère gagner », veut croire Jacques Blandin.

    Côté LR, c’est la sortante Françoise Dumont qui mènera la liste, tandis que ses deux confrères Michel Bonnus et Jean Bacci ne se représentent pas. Elle devra faire face à la concurrence d’un futur ex-Républicain, en la personne du conseiller départemental Marc Lauriol. Il partira sans étiquette, mais non sans ambition, sa cote de popularité auprès des élus demeurant importante eu égard à la proximité liée à sa fonction.

    Enfin, au centre, André Guiol passe aussi la main. Jean-Pierre Colin, conseiller régional, ex-colistier de Nathalie Bicais à la Seyne, et un temps candidat aux municipales, tentera de rafler un siège malgré une conjoncture qui ne lui est pas plus favorable qu’à la gauche.

  • Plan de Campagne bientôt accessible en train

    Plan de Campagne bientôt accessible en train

    Les travaux sont lancés, « en reliant par train Plan de Campagne aux deux villes majeures du territoire, cette infrastructure permettra à la zone commerciale de franchir une étape décisive dans son attractivité », se félicite dans un communiqué ce mercredi 22 avril, Kévin Robert, porte-parole de la zone commerciale de Plan de Campagne, évoquant la future halte ferroviaire et son pôle d’échanges multimodal.

    L’idée : mieux desservir cette zone de 250 hectares, très fréquentée, avec plus de 500 commerces et près de 50 millions de visiteurs annuels tout en réduisant la pollution provoquée par la circulation automobile. Un site qui constitue aussi un poids économique majeur dans la région, générant 7 500 emplois directs et indirects.

    Pas moins de 2 000 voyageurs attendus

    Après la mise en place du Zénibus, un bus à haut niveau de service inauguré début janvier entre le Technoparc des Florides et Plan de Campagne, le projet mené par la métropole Aix-Marseille-Provence prévoit une gare routière dotée de 9 quais, deux quais de bus sur la RD 543, une halte ferroviaire, deux parkings de 118 et 170 places et un abri vélos de 40 places. De quoi relier Plan de Campagne à la gare Saint-Charles de Marseille et la gare d’Aix centre. Pas moins de 2 000 voyageurs par jour sont attendus. Le pôle multimodal devrait permettre de diminuer la pollution de l’air dans le secteur en réduisant le nombre de voitures de 17 000 véhicules par kilomètre et par jour d’ici à 2030 et jusqu’à 28 000 en 2035.

    Coût total de l’opération : 16,9 millions d’euros hors taxe, cette dernière figurant parmi les 16 projets prioritaires du volet mobilité du plan Marseille en grand. La mise en service est prévue pour début 2029 au plus tard.

  • Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Une certitude ce dimanche soir, Martine Vassal (DVD) jouait les outsiders. Arrivée en troisième position au 1er tour avec 12,41% des voix, la candidate de la droite et du centre avait eu du mal à digérer ce revers mais avait fait le choix de se maintenir.

    La chute sera plus dure encore au second tour, cette dernière rassemblant selon les estimations au mieux moitié moins de suffrages, avec 6,3% des voix. C’est très émue que Martine Vassal a pris la parole. Respectant « le choix des Marseillaises et des Marseillais », elle estime qu’il s’agit là d’« un moment de vérité », dénonçant une campagne « difficile » et les effets de la loi PLM qui a entraîné de la « confusion ». Ce chiffre résulte pour elle d’une « fatigue démocratique ».

    Finie la métropole

    Un score qui lui permettrait de remporter 5 sièges au maximum au conseil municipal. En dessous des 5%, son parti en serait exclu. Martine Vassal a annoncé dans la foulée qu’elle ne se présenterait pas à la tête de la collectivité, « un choix de cohérence et de responsabilité ». « Je n’ai jamais trahi les maires le savent » a-t-elle commenté des sanglots dans la voix. Et de promettre de concentrer « toute [son] énergie au Conseil départemental ».

  • À Roquevaire, Hélène Spinelli et la gauche ont un sérieux défi à relever

    À Roquevaire, Hélène Spinelli et la gauche ont un sérieux défi à relever

    Hélène Spinelli (DVG) est arrivée en tête du premier tour dimanche dernier avec 38,06 % des voix. Derrière elle, Éric Bouillé (DVC) est deuxième avec 25,71 %, suivi de Marie-France Bertin (UDR) avec 18,88% et de Judith Dossemont (DVD) avec 17,35 %. Une quadrangulaire s’annonçait donc à l’issue du premier tour. Mais une fusion a été actée entre les listes d’Éric Bouillé, Mieux vivre Roquevaire, et de Judith Dossemont, Roquevaire avenir.

    En additionnant les voix du premier tour, la fusion permet théoriquement aux candidats arrivés en deuxième et quatrième positions de totaliser 43,06 % des voix… La candidate de gauche, en tête au premier tour, se retrouverait à présent en ballotage défavorable. Hélène Spinelli qui se dit « sereine » compte sur les abstentionnistes et ses voix de réserve pour maintenir la mairie à gauche. Mais le scrutin s’annonce serré.

  • Avantage à la gauche et au centre à Aubagne

    Avantage à la gauche et au centre à Aubagne

    Le second tour aubagnais sera une triangulaire. En choisissant l’union, les listes de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani rebattent les cartes d’un premier tour qui positionnait comme favoris la droite et l’extrême droite. Les listes d’union de la gauche et divers centre ont choisi de s’unir, face à l’arrivée en tête de la candidate RN, Joëlle Mélin, avec 24,9% des voix, suivie de près par le maire sortant Gérard Gazay (LR), à 24,8%. Dès dimanche soir, Jean-Pierre Squillari, à la tête de la liste Aubagne en commun, a affirmé sa volonté d’une union avec les listes « anti-Gazay et anti- RN ». Une union voulue et confirmée ce lundi.

    De la gauche au centre, si « la culture politique n’est pas la même au départ, c’est sur l’urgence pour Aubagne que la convergence s’est faite », confie David Chiousse, directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. Théoriquement, l’addition des votes de la liste Aubagne en commun (DVG), troisième, qui a obtenu 23,35% des suffrages exprimés, et celle d’Aubagne mérite mieux (DVC), arrivée à 16%, les mènerait en pole position dimanche prochain.

    La liste LFI menée par Élodie Malek, qui a obtenu 4% au premier tour, n’a donné aucune consigne de vote à l’heure actuelle, mais la possibilité d’un report de voix reste envisageable. Si Jean-Pierre Squillari avait ouvert, dimanche, le dialogue avec toutes les listes hors celles du RN et de Gérard Gazay, la liste de Mohammed Salem (DVD), « n’a pas souhaité poursuivre les discussions engagées », comme le rapporte David Chiousse. Elle avait obtenu 6,5% des suffrages exprimés… À ses électeurs de faire leur choix dimanche prochain. En tout cas, l’union entre Jean-Pierre Squillari et Giovanni Schipani fait basculer la campagne aubagnaise.

    L’union contre la division

    Si les deux candidats viennent de familles politiques différentes, Jean-Pierre Squillari a insisté sur l’importance du rassemblement, face « au risque, devenu réel, de voir le Rassemblement national diriger notre ville ». Pour le candidat de gauche « le constat est simple : ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ». Il affirme « partager l’essentiel » avec son nouvel allié : « Refuser le déclin, défendre les valeurs républicaines, protéger l’avenir de notre ville. »

    Giovanni Schipani s’est déclaré « très heureux d’être aux côtés de Jean-Pierre Squillari dans cette liste et prêt à travailler autour de ce projet ». Et à Jean-Pierre Squillari d’insister :
    « Nous refusons de laisser notre ville tomber aux mains de l’extrême droite, nous refusons aussi que rien ne change après douze ans d’immobilisme », assure-t-il. Le second tour est une véritable bataille pour le candidat, qui refuse de le qualifier « d’affrontement classique », et préfère y voir un « moment de vérité, lors duquel, dimanche, chaque voix comptera ».

    Des voix qui laissent, théoriquement, une porte grande ouverte à la nouvelle liste d’union. En pratique, Jean-Pierre Squillari a d’ores et déjà annoncé que la fusion des listes se ferait « sur la base d’une représentation issue des urnes ». Les deux listes seront rebattues à hauteur des voix et présenteront un programme, visiblement consensuel, précise David Chiousse, qui voit dans celui d’Aubagne mérite mieux, « un programme 100% compatible avec celui d’Aubagne en commun ». Plus de temps à perdre pour les deux candidats, qui tiendront leur premier meeting commun mercredi soir, à la salle du Bras d’or.

    Meeting de campagne de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani, le mercredi 18 mars,
    à 18h30, salle du Bras d’or.

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».

  • Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Pour ses vœux à la presse, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, s’est voulue résolument offensive, préférant insister avant tout sur son programme. Non sans oublier tout de même de viser sa cible première, l’extrême droite, jusqu’à appeler au « vote utile » en sa faveur évidemment dès le premier tour.

    « L’ADN de cette ville n’est pas et ne sera jamais le RN », a-t-elle martelé d’entrée. Parce qu’à Marseille, « on vit les uns à côté des autres », qu’« elle ne supporte pas les replis identitaires et ceux qui, en politique, viennent d’ailleurs », analyse Martine Vassal. Si elle dit comprendre « la colère », elle en appelle à la « responsabilité des électeurs », sans pour autant donner de consignes de vote. « On n’est pas propriétaire des voix », assène-t-elle, éludant la question d’un éventuel retrait au second tour, persuadée qu’il y aura alors quatre candidats.

    Ce qui compte aux yeux de Martine Vassal, c’est de pouvoir confronter sa vision de la ville. Une Marseille « balnéaire » où les « 57 km de littoral » seraient rendus aux habitants, de l’Estaque à la Pointe Rouge, une Marseille tournée vers son port, l’international, avec le développement des data centers, capable de convaincre des investisseurs.

    Plein pot sur le tram

    Elle repose sa proposition de créer un conseil de développement économique, social, culturel, sportif… Sur les transports, ce sera du tout tramway, « quatre fois moins cher qu’un métro », avec un développement « en étoile » : de Saint-Marcel à Saint-Loup, de Saint-Antoine à la Bricarde, de la Belle de Mai à Saint-Jérôme, des Caillols à la Valentine, de la Blancarde à la Pointe Rouge, mais en oubliant la Corniche, car « il faut aller vite ». Tout cela étant faisable le temps du mandat, a-t-elle calculé. Pour les financements, elle promet d’aller « les chercher avec les dents », du côté de l’État, de la Région et de l’Europe. Et si celle qui est aussi présidente (DVD) de la Métropole, autorité organisatrice des transports, a « perdu du temps » jusque-là, c’est parce que dans certains quartiers, on lui a mis « des bâtons dans les roues ».

    Parce qu’elle a bien compris la leçon de son échec en 2020, où « on avait fait travailler des experts » et produit un glossaire de plusieurs centaines de pages, Martine Vassal le martèle : elle a construit son programme « au fil des personnes qui [la] rejoignent » et préfère le distiller savamment. Un « teasing » pour « accrocher » l’électeur. « Mais vous verrez, d’ici la mi-février, tout sera calé » et révélé affirme-t-elle.

  • [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    En 2020, il avait remporté l’hôtel de ville de cette commune d’environ 6 000 habitants grâce à 30 voix en sa faveur par rapport à la liste de Jérôme Orgeas (DVD), l’ex édile.

    La Marseillaise : Pourquoi vous présenter à nouveau ?

    Marc del Grazia : Sur le premier mandat, nous avons commencé d’importantes réalisations comme la construction d’une école primaire de 16 classes, dont le chantier est en cours. L’actuelle école était trop petite, et n’était plus aux normes. Elle devrait être livrée en 2027. Nous avons aussi lancé, en 2022, avec la Ville et le bailleur social Erilia, le projet d’une maison intergénérationnelle sociale qui permet aux personnes âgées de bénéficier d’appartements, 59 logements adaptés, et 30 logements pour les jeunes, avec une crèche à l’intérieur. En dépit de concertations, le permis a été attaqué par les voisins. La Ville a gagné en première instance au tribunal administratif mais les opposants ont souhaité aller en appel. Je ne me présente pas sous une étiquette politique. Je suis là pour rassembler le plus large possible, simplement des gens qui ont envie de travailler pour la commune.

    Comment concevez-vous votre rôle de maire ?

    M.d.G. : Travailler, travailler, toujours travailler, essayer de comprendre les habitants et être attentif aux besoins de la population. Je me déplace souvent à pied dans la commune pour rentrer chez moi, donc ça fait que je suis en contact permanent avec la population.

    Que vous demandent les habitants ?

    M.d.G. : Un des problèmes est celui des transports. On les a pas mal améliorés, mais on pourrait mieux faire, avec par exemple des rapprochements avec Aubagne ou La Ciotat. Et puis la sécurité. Les habitants souhaitent que les moyens soient mis en place pour qu’ils se sentent en sécurité. Nous avons beaucoup de pavillonnaire, des maisons relativement isolées, sujettes à des cambriolages, par périodes. D’autres communes des environs, comme Cassis, Carnoux, jusqu’à Ceyreste connaissent cela. Depuis que je suis élu, les caméras de vidéosurveillance sont passées d’une vingtaine à 55. Cela aide à la résolution des affaires.

    Quels thèmes allez-vous privilégier durant cette campagne ?

    M.d.G. : Surtout, terminer ce qu’on a commencé, éviter de faire du suréquipement, améliorer les équipements qu’on a. Par exemple, aménager les espaces autour de la future école. Nous avons quand même un grand projet en collaboration avec la Métropole Aix-Marseille, celui de créer une médiathèque.

    Quels sont les défis à relever dans votre commune ?

    M.d.G. : C’est déjà préserver notre environnement. Le deuxième défi, c’est développer notre viticulture puisque Roquefort-la-Bédoule a une place privilégiée dans le monde du vin. Dans le prochain Plan local d’urbanisme (PLU), que l’on doit commencer à réviser fin 2026, on veut pouvoir donner des espaces aux viticulteurs pour planter des vignes.

  • [Entretien] Guillaume Le Jeune : « je voulais m’intéresser à l’histoire de la ville où je suis né et où j’ai grandi »

    [Entretien] Guillaume Le Jeune : « je voulais m’intéresser à l’histoire de la ville où je suis né et où j’ai grandi »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire l’histoire de Marseille ?

    Guillaume Le Jeune : C’était un exercice personnel à l’origine. Je voulais m’intéresser à l’histoire de la ville où je suis né et où j’ai grandi. Je la connaissais assez peu finalement. J’ai lu beaucoup de livres et je me suis rendu compte qu’on comprenait différemment la ville quand on prenait un peu de hauteur. Ça n’a pas toujours été une ville pauvre. Ça a été un centre national, continental, méditerranéen pendant des années. Si on se rend compte que la ville a été autre chose il n’y a pas si longtemps, la marche paraît moins haute pour remettre la ville au niveau de ce qu’elle a été par le passé. C’est ma conviction de Marseillais que l’on n’est pas à la place à laquelle on devrait être.

    Comment avez-vous travaillé pour retracer toute l’histoire de la cité phocéenne ?

    G.L.J. : J’ai pris ça avec beaucoup d’humilité, je ne suis pas historien. Ça a été très scolaire au début. Donc, je me suis appuyé sur plusieurs livres : L’histoire de Marseille de Judith Aziza, Marseille de Roger Duchesne et Jean Contrucci ou encore le livre édité par la Ville.

    Quelle forme cet ouvrage, en autoédition, prend-il ?

    G.L.J. : Ce livre est entre le manifeste, l’essai et le récit d’histoire. C’est un medley, très scolaire et très factuel. Et par-dessus, je rajoute une couche légère. J’y ajoute ce que m’évoque toute cette temporalité de Marseille. J’en tire quelques conclusions à la fois personnelles, mais aussi documentées, sur ce qu’est la ville aujourd’hui.