Une bonne heure de lecture du rapport du Conseil consultatif civil et citoyen a donné lieu à de vifs échanges sur la sécurité lors du dernier conseil municipal.
Un rapport « précieux et utile », souligne Marc Pena, candidat PS aux élections municipales, à la tête d’une union à gauche. Et certains points « méritent une réflexion un peu plus approfondie », estime l’élu d’opposition. Et d’appeler l’assemblée à ne pas adopter « une politique de l’autruche » sur la question du narcotrafic qui, selon lui, « se développe à une vitesse vertigineuse dans notre société. Les points de deal deviennent importants, durs, à Aix-en-Provence, qui ne peut pas y échapper, même si c’est en partie importé (…) C’est une dizaine de points de deal que nous avons à Aix ».
« Hors sol ! », rétorque Fathi Benjilali, élu de la majorité. « Il n’y a pas de point de deal à Aix », lance-t-il. Sophie Joissains, maire sortante (UDI) tient à l’occasion de ce débat à défendre son bilan : « Au niveau du narcotrafic, j’avais été heurtée d’entendre que la DZ Mafia puisse être sur Aix. J’ai demandé des explications, il se trouve que non », pose la première magistrate. Et de lister les différentes initiatives : un recrutement continu de policiers municipaux, du lien « accru entre la police nationale et la police municipale », auxquelles s’ajoutent les douze agents de la police nationale récemment positionnés par l’ex-ministre de l’Intérieur. « Aujourd’hui, la délinquance, ce que l’on peut voir dans d’autres communes n’existe pas à Aix », assure-t-elle. « Je ne dis pas qu’il n’y a pas des actes isolés, mais nous avons la chance d’être dans une ville préservée, ici il n’y a pas la DZ mafia, poursuit le maire. Il n’y a pas de gros point de deal à ce jour sur Aix. Il y a en revanche des transports de drogue par livraison. » À ce jour, d’après la majorité, Aix-en-Provence compte 1 policier municipal pour 1 000 habitants, soit 10 pour 10 000.

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