Tag: Sophie Joissains

  • Un « grand plan » pour protéger les soignants des agressions

    Un « grand plan » pour protéger les soignants des agressions

    À l’échelle du territoire national, ce sont 21 000 incidents recensés à l’encontre de soignants en 2024, rappelait mardi le préfet, Jacques Witkowski. Et 130 « plaintes ont été recueillies, contre 120 l’année précédente » dans le département. « Pour une plainte déposée, on peut supposer que nombre de faits restent en dessous de la ligne de flottaison », poursuit le préfet, qui insiste : « J’engage les professionnels de santé à faire savoir lorsqu’ils sont agressés. »

    Au pied de la Maison de santé du quartier d’Encagnane, les représentants de l’État, la Région, de l’Agence régionale de santé (ARS) et la maire (UDI), Sophie Joissains, ont présenté, face aux soignants, leur Pacte régional pour la sécurité des soignants, conjointement signé. Une association « inédite ». Dans un contexte de hausse de violences à l’égard des professionnels de santé, cette stratégie vise à renforcer les dispositifs de sécurité sur les lieux de santé et protéger l’intégrité physique des médecins sur place, ou libéraux.

    Sécuriser, accompagner

    Il s’agit aussi de garantir un meilleur accompagnement des médecins victimes d’agressions. « Nous avons des difficultés à recruter des confrères qui préfèrent s’installer dans des quartiers considérés comme plus faciles », témoigne le docteur Charlotte Lévêque. « C’est d’autant plus d’actualité qu’hier [lundi] au CHU de Nice, il y a eu une agression de deux soignants et deux pompiers », alerte Yann Bubien, le directeur général de l’ARS, avant de détailler longuement ce plan.

    Celui-ci se décline en six volets avec notamment un axe « zéro impunité », incluant un numéro dédié aux professionnels de santé et un référent chez les forces de l’ordre. Second axe, un volet « sécurisation des établissements de santé. Chez l’ARS, on finance ce plan de sécurisation en fonction des établissements », précise Yann Bubien. Il permet aux établissements de santé de demander des interphones, visiophones, vitrages pour les guichets d’accueil, des systèmes d’alarmes dans les cabinets, boutons d’alerte… « Pour l’année 2026, à partir de maintenant et pour les six mois qui viennent, ce sont 3 millions d’euros de sécurisation pour les établissements de santé, 500 000 euros pour les Maisons de santé, 500 000 euros pour les professionnels à domicile », précise Yann Bubien. Soit « 4 millions d’euros rien que cette année ».

    Côté Région « on a fait un plan global qui s’appelle une “Région Sud, une région sûre”. On est passé sur une autre logique dans ce budget global ou l’on paie à 80% les demandes validées par l’ARS et le service hospitalier, précise Renaud Muselier, le président (Ren.) de l’institution régionale. En fonction des moyens et des plans qui sont conjoints avec l’État et donc l’ARS, les mairies, nous ont fait l’effort de moyens financiers et techniques. Sur l’ensemble de la Région, on est pratiquement à 20 millions d’euros », précise-t-il.

  • Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    La Région Sud est le point culminant français en matière culturelle et artistique. Nous ne voyons pas la culture comme une dépense mais comme une identité, notre force », amorce Sophie Joissains. « Du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence à Marsatac, en passant par le Festival d’Avignon ou les Chorégies d’Orange », « la culture est un ferment d’espoir et un lien entre tous », estime la vice-présidente de la Région en charge de la culture lors d’une conférence de presse organisée vendredi 29 mai. En dépit d’une baisse de 4% de son budget alloué à la culture, 52,5 millions en 2026, et à l’approche de la saison des grandes manifestations de l’été, l’occasion est donnée de faire un point sur les gros festivals que la collectivité territoriale soutient.

    Primeur de la parole à Richard Galy, président de la Société publique locale (SPL) des Chorégies d’Orange, qui note d’emblée la « nécessité de passer à un autre statut plus adapté, l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC), déjà voté par la Région, le Département et la Ville. Nous attendons l’arrêté qui nous permettra d’y associer l’État ». Directeur démissionnaire de la manifestation, Jean-Louis Grinda annonçait il y a quelques mois une « saison 2026 light », divaguant du 19 juin au 18 juillet de La Traviata de Verdi avec Jessica Pratt dans le rôle-titre, à un concert symphonique de Philippe Katerine. « Un nouveau directeur artistique des Chorégies sera nommé la semaine prochaine. Avec l’objectif de proposer ce qui fait l’ADN des Chorégies, le lyrique et la mise en scène », annonce avec soulagement Richard Galy.

    Successions et bougies

    Nommé à la suite de Pierre Audi, décédé il y a un peu plus d’un an, Ted Huffman, nouveau directeur du Festival d’Aix-en-Provence qui se tiendra du 2 au 22 juillet, réaffirme quant à lui que « l’opéra doit demeurer un art vivant. Il faut sortir de l’idée selon laquelle l’art lyrique est un musée. C’est le moment d’aller vers des choses inattendues », souligne le metteur en scène américain. Parmi les « 250 festivals et manifestations » soutenus par la Région sur le millier existant, certains sont présents comme Marsatac, dont la date du 13 juin réunissant Théodora et Disiz est « bientôt sold out », annonce sa directrice Béatrice Desgranges, Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon dont la 80e édition s’élance le 4 juillet, ou encore Michaël Dian, directeur artistique du Festival de Chaillol qui souffle ses 30 bougies dans les Hautes-Alpes dès le 17 juillet. Sans oublier la présence d’Hugo Lucchino, nommé l’été dernier à la tête de la Villa Noailles, à la suite de la mise à pied de Jean-Pierre Blanc par le ministère de la Culture. Avec une programmation articulée autour du festival international de la mode, de la photographie et d’accessoires d’Hyères ainsi que du festival Design Parade à Toulon et dans la région. Aurélie de Lanlay, directrice adjointe des Rencontres d’Arles, tenues du 6 juillet au 4 octobre, met l’accent, elle, sur les différents dispositifs dispensés aux élèves de tous âges autour de l’initiation à la lecture de l’image. « Pour donner des clefs pour permettre aux jeunes de décrypter les images qui les entourent. »

    Le 15e vice-président de la Région en charge de la jeunesse, des sports et de la vie étudiante, Ludovic Perney enchaîne et se félicite pour sa part des « 4 800 élèves » qui ont pu bénéficier de ces ateliers de « lecture de l’image à Arles », mais aussi des parcours initiés au Festival d’Aix ainsi que du nombre de « lycéens accompagnés au Festival d’Avignon ».

    « Mode de vie occidental »

    Si « l’État baisse non seulement ses budgets mais demande aussi aux collectivités un effort pour rembourser la dette nationale », rappelle Sophie Joissains, « il faut faire en sorte que les structures et festivals passent ce mauvais cap ». De son côté, Ludovic Perney voit aussi la culture comme un moyen de s’opposer « aux attaques contre le mode de vie occidental ». Une formule qui laisse pantois, mais que ce candidat à la présidence de la fédération LR des Bouches-du-Rhône « assume », avant de se vautrer dans des explications alambiquées pour tenter de déminer la polémique. « Quand on était à l’école, l’Occident était au milieu de la carte du monde avec l’Europe, et nous, au milieu. Et bien, aujourd’hui, l’axe du monde a changé. Il faut préserver ces valeurs qui sont fondamentales pour conserver la maîtrise de notre destin », dit celui qui aime à citer le moraliste nationaliste et controversé Ernest Renan. Avec tous ces festivals, l’été sera chaud. Mais gare aux coups de soleil idéologiques sur la nuque.

  • Six associations pointent les zones de flou du projet de la Tech Valley

    Six associations pointent les zones de flou du projet de la Tech Valley

    Elles sont six associations, à contester le projet Tech Valley. Il y a près d’un mois, la Ville d’Aix-en-Provence, l’association des entreprises du pôle des Milles et la maire, Sophie Joissains, annonçaient officiellement le lancement du projet : un pôle technologique de quinze hectares, entièrement dédié à l’innovation en matière d’aéronautique, au spatial et à la défense. Le projet, n’a pas manqué de faire réagir. Six associations s’interrogent d’un même ton sur le projet. Sur son aspect économique, pratique… L’Adava, Association pour le développement des alternatives à la voiture à Aix, le Cercle Mirabeau, le Comité d’intérêt de quartier Millois, mais aussi l’association Devenir, la Fédération nationale des usagers de transports (FNAUT) et France nature environnement (FNE13) signent un courrier commun. « Celui-ci nous interroge quant à sa finalité et à l’absence de desserte en transports dignes de ce nom (…) et quant à l’insuffisance de l’offre de logements pour héberger les futurs employés et contribuer ainsi à réduire les mouvements pendulaires », pointent, dans un premier temps, les signataires.

    Un « moratoire » demandé

    Ils s’interrogent aussi de l’arrivée d’un tel projet, au vu de la situation financière de la Métropole. Celle-ci, présente un déficit de 123 millions d’euros et est « particulièrement préoccupante, au regard des moyens nécessaires pour pallier ces carences et attirer ainsi ces nouvelles entreprises (…) Les investissements requis pour pallier les retards pris en matière de transport : 150 millions d’euros HT pour un hypothétique BHNS, par ailleurs véritable tortillard, mettant le centre d’Aix à 45 minutes du pôle d’activités, sachant qu’un projet de création d’une 3evoie sur la RD9 aurait pu, à moindre coût, contribuer à largement désengorger ces accès ». Pour rappel, fin 2025, la Métropole annonçait pour la fin 2030, une nouvelle ligne BHNS, notamment pour faciliter la desserte au pôle d’activité. De façon générale, les associations appellent à une « approche globale » et demandent un « moratoire, dans ces aménagements », pour être entendues et concertées, Lors de la présentation du projet, Sophie Joissains, maire d’Aix, avait rassuré sur le point des financements. « Sachez que les collectivités qui voient les prélèvements de l’état se poursuivre d’année en année, sont évidemment très inquiètes. Nous avons d’autant plus besoin d’avancer, et de faire en sorte que notre économie soit florissante et apparaisse comme une économie d’avenir », rappelait-elle.

  • Un centre de recherches « Cezanne » au Jas de Bouffan

    Un centre de recherches « Cezanne » au Jas de Bouffan

    « Cela fait 25 ans que l’on en rêve, qu’on travaille pour ça, et voilà, ça arrive », résume avec émotion Denis Coutagne. En petit comité, dans une ambiance solennelle, le cofondateur et président de la Société Paul Cezanne s’est vu remettre les clés de la ferme du Jas de Bouffan, qui jouxte la Bastide, maison familiale de Paul Cezanne. Entre ces quatre murs ou seront abritées une bibliothèque de « plus de 5 000 livres » et des archives autour du peintre aixois, un petit comité de spécialistes du maître aixois œuvrera à faire de ce lieu un centre de recherche et de documentation.

    C’est ici, à Aix, que sera conservé, travaillé et pérennisé le catalogue raisonné de Cezanne, sorte de répertoire répondant à une logique scientifique, qui permet de retracer le parcours artistique du peintre. De repérer, authentifier puis collectionner les œuvres qu’il a laissées, et retrouvées au gré des siècles.

    Pérenniser le travail

    Dans ce catalogue se trouvent notamment les fresques du jeune Cezanne peintes à même les murs du salon de la Bastide du Jas, alors en réhabilitation en vue de l’année 2025, dédiée au peintre. Ce lieu deviendra un espace dans « lequel on va installer un centre de recherche et de documentation international sur Cezanne ». Un projet imaginé dès 1979 par Denis Coutagne, alors tout juste arrivé sur Aix. « C’est la volonté que nous avons à Aix de rapatrier Cezanne à Aix et de le faire rayonner d’ici. Maintenant qu’on est dans la ferme, on va commencer à créer intellectuellement, scientifiquement cette dimension », précise Denis Coutagne. Pour retracer brièvement l’histoire de ce catalogue raisonné, la première des encyclopédies le composant fut publiée en 1936, par Venturi. Suivi de trois autres éditions, en 1973, puis en 1984 et en 1996. Jusqu’en 2011, année de publication du catalogue raisonné de Cezanne en ligne, sous la responsabilité de David Nash, Walter Feichenfeldt et Jane Warman, présente pour la cérémonie de ce jour. Pour son travail, le clou « Cezanne » de la Ville, lui a été offert. Désormais, la tâche est entre les mains de la Société Paul Cezanne, composée d’une petite centaine de spécialistes, mais dont un comité restreint sera attaché au travail dans la ferme du Jas de Bouffan. Le lieu, sera à terme ouvert au public. « Aujourd’hui, le monde entier sait que Cezanne est à Aix, que Cezanne est chez lui, comme nous l’avons tant répété au cours de cette année Cezanne 2025 », conclut le maire (UDI), Sophie Joissains.

  • La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    Le budget a été voté à Aix, juste à temps, les communes ayant jusqu’au 30 avril pour l’adopter. Ce jeudi, les élus du conseil municipal se sont réunis deux semaines après avoir débattu du rapport d’orientations budgétaires (ROB) en salle des États de Provence. Budget décliné en plusieurs « axes majeurs », rappelle Dominique Augey, adjointe aux Finances, et sur lesquels repose aussi le budget primitif : proximité, qualité de service public, une préparation à la « ville de demain » mais surtout – et c’est une promesse de campagne – la préservation du pouvoir d’achat des Aixois. Néanmoins, pour l’année à venir, la Ville prévoit un budget à 330,5 millions d’euros. Le budget de fonctionnement s’élève à 238 millions d’euros de recettes. Et à 222 millions d’euros de dépenses, qui inclut 59,9% de dépenses en personnel. « Des recettes supplémentaires aux dépenses ça permet de dégager une marge de 15,6M d’euros, qu’on bascule dans le budget investissement, précise Dominique Augey. En complétant ce budget issu du fonctionnement par un certain nombre de recettes qu’on détaillera tout à l’heure pour un montant de 64 millions d’euros, on peut programmer des investissements qui sont à peu près à hauteur de 80 millions d’euros. » Quant aux 330,5 millions de budget total, ce chiffre inclut entre autres 110 millions d’euros de recettes fiscales (taxes foncières et autres taxes directes). 57 millions proviennent également de la Métropole (dotation de solidarité communale et attributions de compensation). La dotation globale de fonctionnement, chute de 4,9%. « Elle baisse de 50% sur les 15 dernières années. Il faut faire avec ces diminutions », précise Dominique Augey. Les grandes priorités du budget ont elles été présentées en « polyphonie ». Soit des « flashs sur un projet et des programmes variés en 2026 », présenté par plusieurs adjoints. Côté sports, Hervé Libermann estime que « le budget est à nouveau ambitieux et s’établit autour de 3,2 millions d’euros de dépenses de fonctionnement et de 810 000 en investissement ». Les aides aux associations et clubs sportifs s’élèvent à 1,6 million d’euros. Côté sécurité, parmi les sujets en poupe de la majorité, Mireille Lazare annonce notamment, la volonté de la Ville de « moderniser ses outils » avec l’agrandissement du centre de supervision urbain, la construction d’un nouveau commissariat de police municipale et « l’engagement de la Ville » dans le réseau Radio du futur (RFF). Les investissements dans les écoles se poursuivent eux aussi, notamment par la végétalisation des cours d’écoles, tout comme les investissements liés à l’environnement et la transition énergétique.

    Oppositions en désaccord

    « Face au désengagement de l’État, et pour préserver le pouvoir achat des Aixois, vous n’augmentez pas la taxe d’habitation des résidences secondaires. (…) Vous faites des choix, celui de préserver le pouvoir d’achat de certains Aixois. À côté de ça, on continue à payer la pénalité SRU (…) il faut prendre l’argent là où il est ! », pointe Agnès Daures (DVG, groupe Aix en Partage). Dans le même groupe, Magali Bailleul regrette qu’« il manque pourtant un aspect essentiel de la vie des enfants à l’école : le périscolaire. Il y a des attentes, ce qu’on demande est, dans ce budget, on ne voit pas une augmentation des ressources financières humaines suffisantes pour pouvoir améliorer le service tel qu’attendu par les parents. Pour la rentrée 2026, ce ne sera pas le cas ? ». Siégeant aux côtés de Philippe Klein, Cyrille Blint, conseiller départemental, regrette « un choix de baisser les investissements, d’endetter les Aixois, ou de céder les biens fonciers de la Ville. Je m’aperçois que vous avez fait les trois ». Le budget sera finalement, voté, contre l’avis de l’ensemble des oppositions.

  • Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Un centre de référence en matière de technologies de pointe pour la défense, d’aéronautique, de spatial : le projet de « Tech Valley » du pôle d’activités d’Aix-en-Provence est lancé. Ce mercredi, ce nouveau pôle du Paap, qui se veut être « d’envergure nationale » a été présenté dans l’un des amphithéâtres de The Camp. Sur quinze hectares dont 40 000m2 de bureaux et de locaux d’activité, des laboratoires de recherche, des centres de formation « positionnés sur les marchés civils et militaires de l’aéronautique légère », seront installés sur une zone de l’aérodrome d’Aix les Milles, labellisé France 2030.

    Un projet d’ampleur

    Ici, seront aussi développés l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les technologies à « haute valeur stratégique »… « Ce projet, est d’ores et déjà sur le bureau du commissaire européen [aux stratégies industrielles] », précise Jean-François Dubost, président du Paap et ex-adjoint aux finances de la Ville. Le projet, qui se veut d’ampleur, est porté par l’association des entreprises du Pays d’Aix (Paap), Edeis concessions, délégation de service public de l’aérodrome, la sous-préfecture, pôle de compétitivité Safe mais aussi la Ville, et la Semepa, en charge de la réhabilitation d’un site de trois hectares, comprenant un ancien bâtiment de l’État-Major de la région aérienne sud. « Nous sommes en ordre de bataille pour apporter notre pierre à ce bel édifice, rapporte Éric Chevalier, son président et premier adjoint de la Ville. L’objectif, en accord avec l’état et sous l’impulsion de Jean-François Dubost était d’acquérir auprès de l’état des terrains et de concevoir le projet pour permettre l’installation de cette cité [spatiale]. On avance rapidement. »

    Justement, où en est ce projet ? Selon Sabine Montiès, directrice des investissements Edeis Concessions, les études de conception sont finalisées. Les premiers travaux pourraient être lancés à la mi-2027.

    « La première filière industrielle de la région, c’est l’aéronautique. pointait Jérôme Perrin, directeur général du pôle Safe, qui a mené des études sur les besoins et filières aéronautiques, autour de la future Tech Valley. Depuis le spatial sur l’est de la région et l’aéronautique sir la partie Ouest, avec une concentration forte dans mes Bouches-du-Rhône et sur le territoire de la Métropole. » Installer la Tech Valley à Aix suit donc une logique économique, et vise « une capacité d’accueil » d’emploi de 2 500 personnes ainsi qu’une réserve pour la formation et une pépinière d’entreprises d’environ 5 000m2. Si le projet est économiquement « faisable » selon Jérôme Perrin, ce dernier précise « qu’on n’a pas de grand groupe qui nous dit s’installer sur le site d’Aix-en-Provence. Il va falloir aller convaincre au cas pas cas ». Pour le maire (UDI), Sophie Joissains, ce projet et une aubaine pour « avancer » vers une « économie florissante et d’avenir, qui nous permette dans les années qui viennent d’être les plus performants possibles ». Tout en restant« réservée » sur l’aéronautique :« Nous avons des riverains extrêmement vigilants sur les nuisances sonores. » Autre point de vue sur ce projet, dessiné par le Colonel Guillaume Michel, directeur de cabinet du Général commandant de l’école de l’air et de l’espace, la défense. Et préparer « Les esprits. Non pas pour la guerre, mais pour l’éviter ».

  • Les maires de la Métropole refusent de voter le budget

    Les maires de la Métropole refusent de voter le budget

    Le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan avait alerté, dès vendredi. « Si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux », assurait-il sur les ondes de France info (notre édition du 18/04). Le premier pas a été franchi ce mardi après-midi, lors de la première conférence métropolitaine des maires du mandat, qui a largement approuvé le fait de refuser de voter le budget de l’institution, lors du prochain conseil, le mardi 28 avril.

    « Les maires menacent de ne pas voter le budget métropolitain, annonçait par communiqué la Métropole, après un vote à main levée qui a donné une large majorité à cette option. Ils entendent ainsi protester contre l’insoutenabilité de la baisse continue des dotations de l’État qui les place dans l’impossibilité d’équilibrer le budget 2026. »

    Mais le vote était loin d’être gagné d’avance. Plusieurs maires avaient déjà averti des possibles conséquences dès la présentation des orientations budgétaires de la Métropole, le 16 avril dernier, avec la découverte d’un trou de 123 millions d’euros dans les finances.

    Un mur budgétaire attendu depuis 2023

    « Utiliser cette arme fatale risque de se retourner contre nous », alertait alors le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, craignant que l’État n’en profite pour sabrer les attributions de compensations reversées aux communes par la Métropole face à la perte de la taxe professionnelle. « La mise sous tutelle serait une erreur, la première chose que ferait l’État serait de réduire les attributions de compensations », dénonçait en arrivant, ce mardi, le maire (DVD) de Meyreuil Jean-Pascal Gournès, à la tête du deuxième groupe dans l’hémicycle, celui des Maires de Provence.

    Alors, en arrivant, le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, rappelait sa méthode : « Ce sont les maires qui, dès que nécessaire, seront ensemble pour décider des orientations. » Reconnaissant que « sur le fond, on aurait peut-être aimé ne pas se réunir aussi vite ».

    Plusieurs maires, pourtant, ont rappelé que cette situation n’était pas une surprise. « La découverte n’est pas une vraie découverte ! Les transports voulus et votés par tous doivent aujourd’hui être payés ! Il n’y a pas de trou juste des factures à payer », glissait-on dans l’entourage de l’ex-présidente (DVD) de l’institution, Martine Vassal. Le pacte financier et fiscal voté par tous, en 2023, prévoyait bien qu’« un abondement de ressources est à prévoir après 2026 ». Mais pas à un tel niveau, face aux coupes de l’État.

    Alors, trois options ont été posées sur la table, lors de cette conférence des maires. La hausse au maximum des impôts étant refusée par tous, restait le choix d’adopter un budget entre un « plan d’économies d’urgence » (à hauteur de 30 millions d’euros) laissant 90 millions à trouver notamment par la hausse des taxes, ou de refuser de voter le moindre budget face aux 120 millions d’euros de coupes budgétaires de l’État imposées en deux ans. Avec le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, ils étaient une douzaine à vouloir prendre la première voie. Le bras de fer avec l’État a finalement été choisi.

    « L’État renvoie ses difficultés vers les territoires et ce sont les territoires qui sont exsangues alors qu’ils n’y sont pour rien », accuse Nicolas Isnard, qui a défendu cette option avec les maires de Marseille et Aix. « Je ne suis pas satisfaite, partage l’édile aixoise (UDI) Sophie Joissains. C’est un appel à l’aide, pas autre chose. »

    Crainte pour la gratuité des transports

    « Maintenant, il faut prendre son courage à deux mains et dire que ça ne peut pas fonctionner, voir avec l’État quelles solutions nous pouvons trouver », défend Benoît Payan. Même si la crainte d’une tutelle de la préfecture, après les allers-retours réglementaires avec la chambre régionale des comptes, n’est pas loin, entre coupes de subventions et d’emplois contractuels et augmentations drastiques d’impôts. Avec des menaces sur le service rendu et les acquis gagnés. « Si la gratuité des transports était remise en cause, on se battrait », assure le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, qui a adressé ce mardi une lettre aux maires du pays d’Aubagne afin de faire front commun. Avant ce « coup de semonce pour faire comprendre que nous sommes fatigués d’être tondus ».

  • Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Le numéro 3 de la rue des Cordeliers, à Aix, est toujours vidé de ses habitants ce jeudi matin. Mardi, en fin d’après‑midi, la voûte de la cave de cet immeuble s’est effondrée, « en raison d’une fuite de canalisation », selon la Ville, contraignant les occupants à être évacués par les sapeurs‑pompiers par mesure de sécurité. L’immeuble est composé de trois étages et de deux commerces en rez‑de‑chaussée.

    Par principe de précaution, l’immeuble mitoyen, situé au numéro 11 de la rue de la Verrerie, a lui aussi été évacué, tout comme les numéros 16 et 18 de cette même rue. Dans le même temps, la maire Sophie Joissains s’est rendue sur place et a signé dans la foulée des arrêtés de mise en sécurité concernant les quatre immeubles.

    Selon les pompiers du SDIS 13, une vingtaine de soldats du feu sont intervenus pour les évacuations et la sécurisation des bâtiments, et 18 appartements étaient concernés par un éventuel relogement. L’Unité de sauvetage, d’appui et de recherche (USAR) était également mobilisée. Dans la soirée, et « à la suite des investigations », indique la municipalité, les habitants des numéros 16 et 18 ont pu regagner leur logement. En revanche, ce jeudi matin, ceux du 3, rue des Cordeliers, et du 11, rue de la Verrerie, n’avaient toujours pas pu revenir chez eux.

    Selon nos informations, ils ont toutefois été relogés chez des proches, sans que le CCAS n’ait, pour l’instant, eu à intervenir. « Pour les logements dont les occupants sont actuellement absents ou non identifiés, le numéro du CCAS a été affiché sur les portes afin qu’ils puissent, à leur retour, contacter les services compétents pour être accompagnés et orientés dans leurs démarches », précisait la Ville. Tôt ce mercredi matin, les pompiers indiquaient que « suite à l’évaluation, l’eau présente en sous‑sol n’a pas d’impact sur la façade des bâtiments » et que « des travaux doivent être réalisés avant que les occupants puissent regagner leur logement », soit dans une dizaine de jours environ.

    Des travaux en cours

    Si la rue des Cordeliers était fermée à la circulation automobile mercredi soir, celle‑ci est de nouveau ouverte ce jeudi matin, aussi bien aux piétons qu’aux voitures. Seul « le tronçon de la rue de la Verrerie, entre la rue des Marseillais et la rue des Cordeliers, soit environ cent mètres, reste accessible aux piétons mais pas aux véhicules », indique la Ville, qui rappelle que l’incident « n’est pas structurel à l’échelle du quartier, mais lié à une inondation dans une cave. Cela relève du domaine privé ».

    Au moment où nous écrivons ces lignes, le syndic de copropriété, l’Agence de l’Étoile, n’avait pas répondu à nos sollicitations. Des travaux de consolidation ont néanmoins débuté dès ce jeudi matin dans la cave du numéro 3, désormais barricadée. « Nous allons remettre une poutre de fondation et reconstruire un mur porteur, explique Emmanuel Alongi, de LA Constructions. Avec la fuite d’eau, le mur s’est entièrement effondré : l’immeuble est aujourd’hui sans mur porteur côté façade. Nous allons le reconstruire au maximum. Il faudra une bonne semaine de travail. »

  • Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Les premières délégations ont été publiées sur le site de la Ville, ce vendredi.

    Plus de dix jours après l’installation du maire, Sophie Joissains (UDI) réélue au second tour avec plus de 47% des voix, les premières délégations de ses 21 adjoints au conseil municipal se dévoilent. Parmi les élus déjà installés sur le mandat de 2020, Éric Chevalier retrouve sa place de premier adjoint, et empoche la gestion du personnel municipal, de la vidéo verbalisation et de l’éclairage public. Dominique Augey, deuxième adjointe, reste aux finances et au budget, Karima Zerkani-Raynal, quatrième adjointe retrouve la délégation de l’attractivité, des relations internationales et du tourisme, Brigitte Billot, placée sixième adjointe, est toujours en charge du social et du CCAS. On retrouve aussi Laurent Dilinger, ancien adjoint en charge du quartier de Luynes, désormais troisième adjoint en charge de la Santé publique et de la Relation avec les hôpitaux publics et privés. Laure Scandolera, conseillère municipale sous le précédent mandat se hisse à la place de seizième adjoint et déléguée à l’Éducation. Parmi les nouveaux noms, on retrouve Patrick Ardizonni, référent aixois de la Chambre des commerces en charge de l’Économie et des relations avec les entreprises. Hervé Liberman, conseiller régional et président de la Commission sport et préparation des JO 2030 se retrouve en neuvième place sur la liste, délégué aux sports, juste derrière Julie Davico-Pahin, entrepreneuse en charge du développement durable et de la transition énergétique. L’ancienne commissaire Mireille Lazare, quatorzième adjoint, sera déléguée à la sécurité et la police municipale. Elisabeth Huard, conseillère municipale d’opposition dans le groupe d’Anne-Laurence Petel en 2020, intègre la majorité comme dixième adjoint en charge de la Politique de la Ville.

    E.B-G.

  • La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    Derrière le pupitre installé au cœur de l’hémicycle pour sa première prise de parole, Nicolas Isnard s’empresse de célébrer : « La Métropole des maires est en marche ! » Seul candidat en lice, le maire de Salon-de-Provence a été élu ce mardi midi président de la Métropole Aix-Marseille-Provence par 199 voix pour, et 38 votes blancs. Sans les voix de l’extrême droite, donc. De quoi ouvrir un nouvel acte pour cette institution de tout juste dix ans, après les présidences successives de Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal.

    Pas candidate à sa propre succession, celle-ci avait eu « la responsabilité exigeante et fondatrice de mettre en place cette Métropole », lui a rendu hommage le doyen de l’assemblée présidant la séance, le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Mais s’il salue sa « détermination », il n’en appelait pas moins à franchir « une nouvelle étape dans la clarté, la confiance, l’efficacité ». « L’équilibre à construire est connu, une Métropole stratégique et des communes pleinement respectées dans leurs responsabilités », insistait celui qui, par deux fois, s’était porté candidat à la présidence de la Métropole.

    Équilibre de l’exécutif

    Ce respect des communes faisait figure de programme pour le maire de Salon-de-Provence, depuis de longs mois en campagne. « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes, défend-il après son élection. Ce que nous avons entre les mains, c’est un outil de coopération, qui doit être le fruit des communes de travailler ensemble. » Et notamment avec la première d’entre elles, Marseille, « qui doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ». La distribution des vingt vice-présidences, après une longue interruption de séance, illustre la recherche de cet équilibre à la fois politique et territorial. Les quatre premières vice-présidences sont accordées aux quatre premières villes, une suggestion qui avait été faite, il y a deux ans, par le député Éric Woerth chargé d’un rapport sur les compétences locales. Surtout, la majorité marseillaise, enfin, hérite de cinq vice-présidences. « C’est un grand soulagement, cette élection à Marseille nous a permis de provoquer le grand changement espéré dans cette Métropole », célébrait son maire (DVG) Benoît Payan qui en arrivant au Pharo attendait « des preuves d’amour » du futur président. La gauche métropolitaine au total hérite de huit vice-présidences, proportionnelle à son poids dans l’hémicycle. L’extrême droite n’a aucun siège, « une ligne que nous ne voulions pas franchir », se réjouit Gaby Charroux. « Mais il y a un vrai trou à l’Est de l’étang de Berre », déplore le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Face aux menaces de suspension de séance, la désignation des onze autres membres du bureau est repoussée au 16 avril.

    Pour ce nouvel exécutif, la priorité est donnée à la décentralisation de la Métropole. « Avant d’avoir des ambitions, il faut d’abord organiser la maison », explique face à la presse Nicolas Isnard. « Cette Métropole a trop souffert de ces querelles du quotidien, ces difficultés à gérer les compétences de proximité », déplore-t-il. Dans l’hémicycle, il redit sa volonté de laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer ces compétences de proximité que nous connaissons mieux que quiconque ».

    Décentraliser les services

    De quoi répondre aux attentes des maires. « Sur la collecte des ordures ménagères, la gestion de l’eau et de l’assainissement, si demain il y a un arrêté, je signe ! » fête Gaby Charroux. « C’est depuis la Métropole que Marseille s’occupera de ces questions-là », défend pour sa part Benoît Payan, demandant deux ans au moins « pour commencer à voir des résultats ». Même s’il reste « des cliquets législatifs à lever pour aboutir sur les transferts de certaines compétences », alerte la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    Cette décentralisation prendra une forme concrète à travers des Maisons de la Métropole, « de véritables antennes métropolitaines installées au cœur des territoires qui auront vocation aussi bien à accueillir les habitants qu’à être des espaces de rencontre pour les maires », présente Nicolas Isnard, qui souhaite les associer à des contrats de projet. Elles devraient servir de point d’appui à une réorganisation de l’administration, avec l’installation de directeurs et la décentralisation de certains services. « Si on ne se dispute plus pour un abribus ou un passage de benne, nous aurons plus d’énergie à dépenser pour trouver de vraies solutions aux vrais problèmes de la Métropole, le premier d’entre eux étant le transport », résume son nouveau président. Une priorité suivie du développement économique, de la construction de logements, de la transition écologique, de la gestion des déchets… « Nous avons un devoir, de réussir ensemble dans un climat apaisé », conclut-il. Même si le maire de Marseille reconnaît : «Il y a des sujets qui seront éminemment plus politiques, et nous aurons des débats, qui seront peut-être compliqués. »

    Grand Avignon mercredi, Toulon PM jeudi

    Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous ce mercredi matin (9h30), à la salle polyvalente de Montfavet, pour élire le président de l’Agglomération. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    L’élection du président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) aura lieu ce jeudi 9 avril à 9h, en préfecture du Var. La présidence de l’institution devrait revenir à Josée Massi (SE), réélue maire de Toulon au second tour des municipales.