Tag: Marc Pena

  • À Aix, des interpellations provoquent la colère

    À Aix, des interpellations provoquent la colère

    Alors que le blocus lycéen se disperse devant le lycée Cezanne, aux alentours de 9h, un appel est lancé : « Qui veut aller soutenir les camarades qui se sont fait arrêter ? » Plusieurs lycéens rapportent avoir été témoins d’interpellations survenues plus tôt dans la matinée, pendant leur action sur le parvis de l’établissement. Plus tard dans la matinée, c’est au cours d’un rassemblement au lycée Célony qu’une autre interpellation a eu lieu. En fin de journée, la police fait état de 11 interpellations.

    Direction le commissariat donc, proche de la gare routière. Le groupe doit d’abord passer par une fouille de sacs mise en place par les forces de l’ordre, aux abords de la rue Thomas de Villeneuve, avant de passer par le centre-ville où un arrêt est effectué sur la Rotonde, puis de déambuler vers le commissariat. « Libérez nos camarades ! » scande, en boucle la foule de lycéens, rejointe par les étudiants. « On soutient les lycéens et on sait que les gardés à vue entendent de l’intérieur. On vient aussi faire du bruit pour qu’ils sachent qu’on les soutient. Cela fait plusieurs semaines qu’on est confrontés aux forces de l’ordre en nombre excessif », détaille une étudiante pour la Fédération syndicale étudiante (FSE). En milieu d’après-midi, plusieurs jeunes étaient toujours assis devant le poste de police. « On est beaucoup, ça galère à nous faire entrer en cellule. Ils sont sous l’eau », rapporte un étudiant, qui sort d’une courte garde à vue.

    Nombreux classements sans suite

    Interpellé plus tôt dans la matinée, « au motif de rébellion » selon lui, le jeune indique que son cas a été « classé sans suite, comme beaucoup j’ai l’impression ». Me Louana Palo, avocate et membre du SAF (syndicat des avocats de France) accompagne bénévolement plusieurs lycéens et étudiants interpellés ce jour. « Pour les deux personnes que j’ai assistées, pas de retour du parquet. J’ai entendu que pour beaucoup d’autres, la garde à vue avait été levée au motif du classement 21, soit une infraction insuffisamment caractérisée. »

    Le député (PS) Marc Pena, a également écrit à la préfète de police des Bouches-du-Rhône et la commissaire divisionnaire d’Aix-en-Provence pour faire part de sa « vive inquiétude » concernant les gardes à vue des manifestants et « exige donc que soient clarifiés sans délai les motifs précis » de leur placement.

  • Aix Avenir lance son plan pour une ville plus fraîche

    Aix Avenir lance son plan pour une ville plus fraîche

    « Nous avions déjà dans notre programme cette ambition. Nous n’avons pas gagné les élections, mais on ne peut pas rester les bras ballants. » Ainsi résume Marc Pena, à la tête du groupe d’opposition de gauche Aix Avenir, l’initiative présentée dans son local du Puits-Neuf. Dès ce jeudi soir et pour les prochains mois, le groupe propose des réunions publiques de travail autour de la construction d’un « plan fraîcheur ». Un condensé de propositions « réalisables » pour faire face aux canicules dès l’été prochain, qui seront ensuite soumises à la majorité municipale.

    Le contexte est présenté dès l’ouverture de cette première rencontre : un été marqué par trois épisodes caniculaires, d’autant plus difficiles à vivre à Aix-en-Provence, dont « les projections sont particulièrement inquiétantes », estime Marc Pena. Celui-ci rappelle que « d’ici à 2100, Aix pourrait devenir la ville la plus chaude de France, avec une hausse des températures pouvant atteindre 4,8 degrés de plus ».

    L’élu poursuit : « Alors que le gouvernement prévoit de diviser, dans ce budget, par trois les crédits du Fonds vert (…), nous ne pouvons plus compter sur l’état pour porter nos politiques à la hauteur de l’urgence. » Avant de prévenir la dizaine de participants présents : « L’opposition ne peut pas simplement s’opposer, elle doit être proactive. Mais attention, à tous ceux qui ne sont pas des élus ou engagés autour de nous, on ne veut rien instrumentaliser. » Le plan, se veut « sérieux, une politique publique qui concerne tout le monde, sans oublier une catégorie de la population. Il faut qu’elle concerne tous le territoire et tous les aspects de politique publique de cette ville. On n’a eu que des réponses fragmentées, jusque-là, de la majorité », précise Cyril Di Méo, élu d’Aix Avenir.

    « être force de proposition »

    Avant de se mettre au travail, un premier tour de table a été organisé autour du ressenti de chacun après les fortes chaleurs de cet été. Deux groupes ont ensuite été constitués : l’un chargé de réfléchir aux mesures « à court terme », l’autre aux mesures « à moyen ou long terme ».

    Parmi les participants, les canicules subies ces derniers mois ont souvent constitué la principale motivation pour assister à cette première réunion. « Terrible. Je me suis dit “il faut faire quelque chose” », déroule Laurence. Si elle ne sait « pas trop » quoi attendre des réunions, elle assure « écouter ».

    « Un mois d’octobre à 25 degrés, ce n’est pas normal. J’espère être force de proposition. Mais on a tous des idées, notamment en prenant exemple sur des villes et villages qui ont déjà beaucoup plus avancé sur l’adaptation [climatique, Ndlr] », espère de son côté Evelyne, militant Les écologistes.

  • Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    Des réunions publiques pour mieux affronter les canicules à Aix

    On a vécu un été caniculaire terrible, avec cinq canicules en cinq mois. À Aix-en-Provence, il n’y a eu quasiment aucune mesure d’urgence de prise, quand d’autres villes ont, par exemple, ouvert les piscines municipales gratuitement », constate Clément Frel-Cazenave, militant Les Écologistes et élu dans le groupe d’opposition municipale à gauche (Aix Avenir).

    Ses membres veulent, dès ce jeudi soir, lancer une série de réunions de concertations et de « coconstruction » en vue de travailler « sur des mesures pour créer un plan fraîcheur à Aix, qu’on proposera à partir d’avril ou de mai », précise Clément Frel-Cazenave, qui poursuit : « Il faut qu’on prenne le relais, il faut que le groupe municipal se saisisse de la question, mais pas pour travailler tout seul, pour travailler avec les habitants, les associations, les entreprises, la société civile, tous ceux qui le veulent (…). Ce ne seront pas des meetings politiques, ce seront vraiment des réunions de travail ». Chacun est invité à s’inscrire, pour participer aux rencontres, qui auront lieu tous les deuxièmes jeudis du mois, dans le local du Puits Neuf qu’occupe le groupe d’opposition.

    « Mettre les mains dans

    le cambouis »

    Le premier rendez-vous est prévu ce jeudi 8 octobre, dès 18h30. L’idée première, selon les élus, est de recenser les différentes problématiques liées à la canicule, rapportées par les Aixois, la façon dont elles ont été vécues, avant d’élaborer et proposer des mesures. « Ce sera ensuite notre rôle d’élus de voir ce qui est faisable, voir ce qui relève de la compétence communale, ce qui relève de la compétence métropolitaine ou régionale… », déroule Clément Frel-Cazenave.

    Reste la question de leur mise en œuvre dans un contexte budgétaire contraint, alors que la Métropole peine à voter son budget. Pour le groupe, certaines mesures pourraient être déployées sans peser lourdement sur les finances publiques. Exemple : ouvrir les piscines municipales gratuitement, comme plusieurs villes alentour ont pu le faire lors des grosses vagues de chaleur. « Mais faire de la politique, c’est aussi faire des choix, des arbitrages. Ce seront nous qui ferons (les) premiers. Ensuite, à la municipalité de décider, où non, s’ils reprennent quelques propositions (…). Je veux bien constater l’inaction chaque année, mais à un moment, il faut mettre les mains dans le cambouis pour que l’on puisse avancer (…). Les orientations budgétaires peuvent être revues, on ne dit pas qu’il faut démolir pour ensuite construire des parcs, on dit qu’il y a aussi de l’existant à remettre en place. Ce sera tout l’intérêt de ces réunions », tranche l’élu Les Écologistes. Les inscriptions aux réunions, restent ouvertes.

    Inscriptions via : contact@aixavenir.fr

  • Pour sa rentrée, Marc Pena déjà tourné vers 2027

    Pour sa rentrée, Marc Pena déjà tourné vers 2027

    À l’aube de l’examen du dernier budget du mandat, c’est à Septèmes-les-Vallons que le député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, Marc Pena, a tenu à faire sa rentrée politique, « une ville qui vote toujours à gauche aux municipales, et j’entends qu’elle vote à gauche à d’autres élections », justifiait-il dans un sourire.

    Dans cette rentrée marquée par les mobilisations sociales, il appelle le gouvernement à entendre la colère des lycéens, « plutôt que d’y répondre par la répression ». « Lorsqu’ils réclament des professeurs, ce n’est pas parce qu’ils ne veulent rien faire du matin au soir ! » ironise-t-il. S’il condamne les violences, il souligne que ces jeunes mobilisés « ont une conscience aiguë que leurs parents triment et ne trouvent pas toujours de quoi subvenir aux besoins de leur famille ».

    Cette rentrée politique est aussi l’occasion pour lui de jouer depuis Septèmes-les-Vallons le match retour du dernier conseil municipal aixois. « Madame Joissains n’est pas toujours calme », ironise-t-il. Tandis que la maire (UDI) d’Aix disait être prête à quitter la Métropole, le député réplique : « Oui, il faut réformer la Métropole, mais il ne faut pas la défaire à tout prix ».

    Saluant la victoire de la gauche unie aux sénatoriales, disant sa fierté de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes, il alerte sur le budget dont l’examen va commencer, « une véritable provocation ». « Pour l’instant, nous n’allons pas transiger sur les lignes rouges, annonce-t-il. Si ce sont les classes populaires, les classes moyennes qui portent l’essentiel de l’effort pour le pays, ce sera sans nous ! »

    Défendre l’union

    Mais surtout, il a le regard tourné vers les échéances de 2027, face à la menace de l’extrême droite. « Les propos de Jordan Bardella, même s’ils ont dix ans, sont les propos qui structurent le RN depuis sa construction », attaque-t-il. Certain que les anciens ministres macronistes seront sanctionnés par les électeurs, lui qui s’affichait auprès d’Olivier Faure à Marseille assure qu’il peut « y avoir une gauche républicaine, sociale, parlementaire, responsable tout en étant sur ses fondamentaux extrêmement exigeante qui peut encore séduire ».

    Il l’assure, il reste « un défenseur continu de l’union de la gauche », celle de la gauche qui lui « est chère », dans laquelle il ne cite pas les insoumis. « Ce qui se joue devant nous est bien plus important que nos différences », l’appuie l’adjoint PS marseillais Yannick Ohanessian. « C’est à nous, les militants de base, de faire remonter les choses pour qu’au plus haut on ait les conditions de créer une véritable union », défend aussi le maire (PCF) de Septèmes, André Molino. « Jamais on n’aurait pensé que cette circonscription soit à gauche, reconnaît de son côté Marc Pena, au moment d’aborder les législatives. Je suis persuadé qu’elle peut le rester et que l’on sera au rendez-vous. » Comme une annonce de candidature.

  • Débat houleux à Aix-en-Provence autour d’un budget municipal dans le flou

    Débat houleux à Aix-en-Provence autour d’un budget municipal dans le flou

    Nous en sommes au troisième temps de notre valse financière à quatre temps. Une valse, puisque nous sommes dans un tourbillon financier », imageait Dominique Augey, adjointe aux Finances, qui présentait au conseil municipal le vote du budget supplémentaire. Comprenez, l’étape entre le vote du budget primitif, voté en début d’année, qui permet une mise à jour de celui-ci et la clôture des comptes. « On a à peu près six mois pour le faire », rappelait l’élue. Ce lundi, en ouverture de ce conseil municipal, c’est un budget supplémentaire d’un peu plus de 25 millions d’euros, incluant plusieurs « variations de dépense » qui a été égrené. En toile de fond, une situation budgétaire tendue. Avec notamment les 144 millions que la Métropole doit trouver pour boucler son budget 2027 et un coup de hache dans les dotations globales de fonctionnement (DGF), allouées par l’État aux collectivités territoriales. Si le budget supplémentaire prenait en compte une baisse de 500 000 euros, pour la Ville, de la DGF, ce sont finalement 613 000 euros de plus. À cela s’ajoute une perte estimée de 1,4 million d’euros si la dotation de solidarité communautaire (DSC) venait à être sabrée – scénario proposé par Nicolas Isnard et rejeté par les conseillers métropolitains lors du vote du 10 septembre dernier – 4,5 millions d’euros si les attributions de compensation (AC) venait à être sabrées – soit la solution proposée par le Préfet. Si aucune des solutions n’est retenue, « cela impliquerait de trouver les 53 millions d’euros manquants dans des économies nouvelles ».

    Si le scénario d’une baisse d’1,4 million d’euros était retenu, la majorité annonce « mettre en place un processus assurantiel qui nous permette d’encaisser un choc financier et sanctuariser un certain nombre de dépenses ». Et d’un autre côté, un travail des services pour mettre en place un « effort de rationalisation (…) ce n’est pas un budget de pénurie ! » tient à assurer l’adjointe. Un ensemble de mesures économiques à hauteur de 1,475 million d’euros « sur les budgets existants ». Côté RN, Jean-Louis Geiger s’empresse de rappeler que son groupe, comme celui de la majorité, a voté la proposition portée par Nicolas Isnard. A contrario de ses « collègues socialistes ». Du côté de l’opposition de gauche, le ton monte.

    « Irresponsables ! »

    « Vous êtes le facteur de mesdames Augey et Joissains. Vous êtes ses supplétifs, ceux qui ont voté avec eux à la Métropole une proposition qui était intenable », répond Marc Pena (PS). Le chef de file du groupe d’opposition de gauche campe sur ses positions. Son refus de vote le 10 septembre ? « Ça ne veut pas dire qu’on donne la main à l’état (…) ça veut dire qu’on réfléchit ensemble aux solutions possibles dans cette Métropole », poursuit l’élu, qui voudrait rouvrir le débat pour dessiner un « pôle métropolitain revu (…) ou alors il y aura le constat d’un échec (…) c’était ça, le sens de nos votes », rétorque Marc Pena, remonté à l’idée que les élus aixois soient accusés d’avoir « tiré contre leur camp ». Ce à quoi Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, après avoir réexpliqué son vote pour une mesure qui « aurait permis de commencer à compenser les subventions qui ne pourront être versées aux associations », bondit : « Vous avez été irresponsables ! Vous vous êtes battus pour des intérêts politiciens et non politiques au niveau de ce vote ! Et c’est ce que je vous reproche ! » Un débat qui ne manquera pas de rebondir à la Métropole.

  • La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    « Nous avons la volonté d’être unis face à la mairie de droite et aussi face à l’extrême droite qui est entrée dans le Conseil municipal. Une grosse responsabilité », affiche en ce 12 septembre Marc Pena (PS).

    À la tête d’Aix Avenir, principal groupe d’opposition – passé de six à neuf élus – à la maire d’Aix Sophie Joissains (UDI), il entend être force de « proposition » et « animer les discussions en conseil municipal qui sont souvent refusées par la majorité actuelle ». Dans son local de la rue du Puits-neuf, le groupe ne compte pas ses critiques envers la première magistrate de la ville, pointant « la dégradation » de l’état des écoles. « Des classes ont fermé à la rentrée comme à l’École Daudet. D’autres sont encore menacées de fermeture comme l’école maternelle Campra, dernière maternelle publique du centre-ville intra-muros », déplore David Tessier. L’élu communiste souligne à quel point « un rapport de force » est nécessaire et « peut payer comme l’a montré la lutte victorieuse des parents d’élèves et personnels de l’école les Floralies ».

    Porte-voix des Aixois

    S’appuyer sur l’expérience et les revendications du monde associatif, syndical et des habitants en général pour s’en faire l’écho en conseil municipal : telle est la démarche d’Aix Avenir, qui va par exemple collecter « à partir d’octobre, les propositions des Aixois » contre les chaleurs extrêmes pour les porter dans l’hémicycle afin que « les effets de l’été que l’on vient de connaître ne se reproduisent plus », situe le conseiller PS Cyril Di Meo. « Entre mai et septembre, Aix a connu cinq canicules. La mairie n’a pris aucune mesure d’urgence, n’a pas ouvert les piscines municipales gratuitement à tous, a réduit les horaires des musées. Au lieu de ça, la mairie construit un parking sur le parc de la Torse, bétonise les champs d’amandiers à la Constance… À Aix, on vit encore comme il y a 50 ans », regrette quant à elle l’élue municipale Cécile Cristofari.

    Parmi les autres thématiques évoquées, celle du patrimoine municipal et de la « mise en vente des bijoux de famille aixois », l’Hôtel de Venel dernièrement. « Depuis un quart de siècle, la droite aixoise sert le même discours selon lequel elle n’a pas les sous pour la réhabilitation. Un autre chemin est pourtant possible », explique le conseiller municipal Hervé Guerrera.

    La mise à mal du tissu associatif aixois a aussi été abordée, notamment l’arbitraire des subventions qui lui est alloué. Philippe Amsellem

  • À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    « C’est pour qui l’inscription, pour le loulou ? » « Il est déjà prêt et en tenue ! », lance une mère dans la file d’attente du stand des Golgoths 13. Parmi les centaines de chapiteaux blancs installés sur la pelouse du complexe sportif du Val de l’Arc, où se tenait ce samedi 5 septembre la 27e édition du Salon des sports, réunissant le public et les associations sportives de la ville, le club aixois de basket enregistre les inscriptions et présente ses calendriers. « Il y a une corrélation entre la fréquentation des clubs et les derniers JO, observe Max, directeur sportif des Golgoths 13. Il y a un impact sur le nombre d’inscrits. C’est le cas notamment pour le club de basket. »

    Un peu plus loin, l’association du Club handisport aixois interpelle les passants, flyers étalés sur la table. « Je dois dire que notre club se porte bien ! On est l’un des meilleurs clubs français en natation et en tennis de table, on est plutôt bien soutenus, estime Azzedine Mzouri, directeur sportif. Au niveau du Département, de la Région, la Ville, on n’est pas mal lotis. Même si l’on sait que ça va aller de pire en pire. Il va falloir qu’on compense, qu’on essaie de voir. »

    273 structures

    Pour l’instant, l’heure est surtout à la promotion des valeurs « de partage », conclut le sportif. Au club d’Escrime Pays d’Aix (EPA), on estime « que le cas est différent, on est un sport de niche », décrit Camille Leprince, président de l’EPA. Il ajoute : « On survit aux modes passagères, c’est là, c’est ancré. On a un savoir-faire exceptionnel. »

    Entre deux visites de stands, Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, qui a inauguré l’événement, rappelle les distinctions obtenues par la ville, le label Terre de Jeux 2024 et le titre de Ville européenne du sport 2024 : « C’est très important d’être regardé de cette manière-là, parce que ça attire évidemment les subventions – les temps sont complexes et le seront encore plus demain – mais c’est aussi une fierté pour tout le monde associatif que la ville soit qualifiée de cette manière. » L’élue qualifie Aix de « ville d’excellence sportive ». Hervé Liberman, adjoint aux sports, met en avant « l’engouement » pour la pratique du sport dans la capitale de Provence : 273 clubs sportifs, pour 60 disciplines et 35 000 licenciés, un chiffre « qu’on maintient ». La Ville indique consacrer aux associations sportives un budget de 3,2 millions d’euros en fonctionnement et de 810 000 euros en investissement. Sur le terrain du Salon étaient aussi présents des élus de l’opposition municipale de gauche, dont le député Marc Pena (PS). Ils appellent « la mairie à rouvrir une Maison des associations ».

  • Viol d’une étudiante à Aix : plusieurs élus réagissent

    Viol d’une étudiante à Aix : plusieurs élus réagissent

    Christian E., vient d’être mis en examen et placé en détention provisoire pour « enlèvement, séquestration, viols et agressions sexuelles avec menace ou usage d’une arme, menaces de mort, le tout en récidive légale », après avoir enlevé, puis violé une étudiante de 19 ans devant sa cité universitaire, vendredi soir dernier (voir notre édition du 13 juillet). Immédiatement, de nombreuses réactions ont occupé le débat public. Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, a répondu à la presse sur le sujet, lors de sa venue à Aix, ce jeudi. « C’est un événement dramatique. J’ai une pensée triste et émue, profondément, pour la victime (…). Il y a une enquête qui est en cours et on regardera ses conclusions, ainsi que la décision de justice qui iront derrière, a d’abord insisté le ministre. Cette question de sécurité des campus est au cœur des préoccupations à la fois des universités, des Crous, des rectorats… On est extrêmement attentifs. Il faut aussi donner un message de confiance aux étudiants. Les dispositifs sont en place aujourd’hui. Peut-être qu’il faut les renforcer (…) » à ses côtés, Benoit Delaunay, recteur d’académie, rappelle que « la mission de l’école comme de l’université est à la fois d’instruire et de protéger ceux qui nous sont confiés. Dans cette mission-là, les Crous jouent un rôle formidable. Il ne faut pas que cette affaire efface le travail quotidien mené par (ses) agents. » Plus tôt dans la semaine, Marc Péna, député PS de la 11e circonscription et conseiller municipal d’opposition appelle à l’examen et l’adoption « rapide » de la proposition de loi-cadre portée par la députée Céline Thiébault-Martinez « visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants ». Le maire de Gardanne, Hervé Granier (LR), est lui aussi monté au créneau, alors que Christian E. a été repéré comme habitant de « sa » commune. Une présence dont il explique ne pas avoir été informé. Il adresse une lettre aux parlementaires, demandant de « donner des moyens aux maires de protéger leurs concitoyens face aux auteurs d’infractions sexuelles ». Ce jeudi, la section du PCF d’Aix estime « qu’il est urgent de donner aux services publics les moyens d’agir » et « exige l’adoption d’une loi intégrale contre ces violences. »

  • Le Cercle de silence persévère à Aix

    Le Cercle de silence persévère à Aix

    « Nous avons pu compter sur la force de notre présence et de notre volonté de ne pas nous laisser intimider » affirme Philippe Sénégas, coprésident de la section du pays d’Aix de la Ligue des droits humains. Le rassemblement du Cercle de silence, en solidarité avec les migrants et les étrangers, s’est tenu sans perturbation de l’extrême droite ce samedi matin à l’entrée des Allées provençales.

    Une mobilisation pacifique et silencieuse pour rappeler « la solidarité avec les migrants à une époque où le système législatif français et européen se durcit », selon Philippe Sénégas. Même son de cloche pour le député (PS) Marc Pena, présent aux côtés d’élus du groupe d’opposition de gauche dont David Tessier (PCF). « Nous exprimons notre solidarité avec les personnes étrangères et rappelons que la fraternité, la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux ne sont pas négociables », écrit sur ses réseaux le député.

    Car l’extrême droite sévit

    L’initiative du 13 juin avait été perturbée par un groupuscule de jeunes hommes d’extrême droite, avec banderole « Lola, Philippine : face aux massacres, plus de silence », mégaphone en main pour scander « ne plus vouloir des assassins […] ceux que les gauchistes nous imposent » sous les caméras du média Frontières. Une scène à rapporter à un premier raid du collectif Nemesis en novembre, toutes deux condamnées et signalées au sous-préfet par le député Pena. « Ces gens dangereux nous poussent à continuer le cercle », affirme le responsable de la Ligue.

  • Marc Pena en visite au centre pénitentiaire de Luynes

    Marc Pena en visite au centre pénitentiaire de Luynes

    Chaque matin, les remontées d’effectifs arrivent sur les bureaux de la direction. Ce matin-là, au centre pénitentiaire de Luynes, plus de 2 000 détenus sont recensés sur le vaste site, pour une capacité d’accueil de 1 420. Un état des lieux dressé devant Marc Pena, député (PS) de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, en visite inopinée, dans le cadre de son travail parlementaire, comme l’autorise la loi. Après avoir visité deux Centres de rétention administrative (CRA), le député se rend pour la première fois dans un centre pénitentiaire, où prévenus en attente de jugement et condamnés pour de courtes peines sont incarcérés. « On sait que la surpopulation est évidente, elle est même plus élevée que la moyenne nationale », estimait le député, juste après avoir annoncé sa venue au portique de sécurité. La période choisie pour cette visite ne tient pas du hasard, non plus. Alors que le département connaît une nouvelle vague de chaleur, les conditions de détention et de travail pour les personnels sont d’autant plus rudes.

    « Équilibre » à tenir

    Première étape de visite dans le bâtiment historique de la prison (Aix 1) pour le député, les bureaux minimalistes de la direction, où les plans de l’établissement, composé de deux bâtiments principaux, ont été expliqués par Jean-Pierre Charpentier-Tity, directeur de la prison, aux côtés d’une co-directrice de détention. « Est-ce que vous êtes capables de construire les possibilités d’une réinsertion ? » pose Marc Pena. Avec un schéma chronique « d’effectifs en moins », « en soi, tout est impacté pour une réinsertion optimale », résume Jean-Pierre Charpentier-Tity. Rapidement, les conditions ici, un sujet récurrent, sont établies. « On ne connaît pas nécessairement de baisse de budget », contextualise le directeur d’établissement. Mais plutôt une « multiplication des missions », pour lesquelles on « affecte du nouveau personnel ». À ses côtés, sa consœur détaille une organisation obligatoirement rodée. « La détention, c’est un équilibre qu’il faut tenir », résume cette dernière. Un surveillant gradé, présent au cours des échanges, estime que sur la région Paca, ce sont « 600 postes qui ne sont pas ouverts budgétairement ». Ce premier échange bouclé, direction le quartier des jeunes majeurs, où une activité est animée des personnels associatifs et éducateurs. « Il fait 40 degrés ici, regardez comme on transpire », lance l’un des jeunes détenus. Un peu plus loin, dans le quartier des mineurs, des ateliers cuisines sont en cours : on prépare la remise des diplômes, barreaux aux fenêtres. On ouvre les portes des cellules débordantes d’affaires à l’improviste. En détention ordinaire, certains sont deux dans une cellule d’un, ou trois dans un espace pour deux. « Si je fais le bilan général (…) on a le côté classique, des effectifs de détenus extrêmement importants, une surpopulation carcérale, des petits moyens pour faire des choses que l’on voudrait plus efficaces », résume le député. Ces constatations, explique le député, permettront de poursuivre un travail législatif, d’abord en vue du prochain budget. « Je vais faire des amendements pour avoir des arbitrages financiers, et faire d’autres propositions concernant les peines et la prison », propose le député. À terme, il voudrait voir « un aménagement différent des peines ». Sur Luynes, spécifiquement, une question écrite devrait être adressée au garde des Sceaux. Eva Bonnet-Gonnet