L’OM n’a jamais abdiqué face à Newcastle

Vingt-et-un ans après leur seule confrontation, l’OM retrouvait Newcastle, ce mardi. Des retrouvailles qui n’avaient pas la même saveur. En 2004, les deux équipes se disputaient un billet pour une finale de coupe UEFA. Alors qu’en ce froid mardi soir de novembre, les Olympiens cherchaient à rester en vie dans la course aux barrages de la Ligue des Champions, tandis que les Anglais espéraient conserver leur place dans le top 8, synonyme de qualification directe pour les 8e de finale.

Les ingrédients étaient réunis pour une nouvelle soirée légendaire. Et ce fut le cas. Avec comme fil conducteur une entame ratée. Celle de l’OM en première période, qui voyait Harvey Barnes assener un uppercut qui laissait groggy le Vélodrome, après seulement six minutes de jeu.

Celle de Newcastle, en seconde, était plus spectaculaire. Car elle permettait à Pierre-Emerick Aubameyang de marquer deux fois en quatre minutes. Ce qui lui donnait l’occasion de prendre sa revanche sur une première période durant laquelle il avait échoué à quatre reprises face à Nick Pope.

Le doute s’effaçait petit à petit. à chaque ballon intercepté. Sur chaque ballon capté par Gerónimo Rulli. Après chaque ballon qui arrivait dans les pieds de Pierre-Emerick Aubameyang, le capital confiance remontait côté phocéen.

Toutefois, il fallait éviter une certaine euphorie qui aurait pu avoir l’effet contraire de celui recherché par Roberto De Zerbi. En appelant Matt O’Riley à la rescousse, il donnait plus e volume à son entre-jeu. Afin de contenir la réaction des Magpies.

L’OM s’accrochait à son but d’avance. Utilisait la moindre faiblesse anglaise pour repousser le jeu dans le camp adverse, afin d’éloigner le plus possible le danger du but de Gerónimo Rulli. Le gardien marseillais avait retrouvé sa place, après avoir été laissé au repos à Nice. Et, malgré un coup à l’oreille juste avant le repos, l’Argentin devait conserver la tête froide jusqu’au bout. Ne pas hésiter dans ses sorties. Et s’appliquer dans ses interceptions de ballons.

Il s’affirmait comme le pendant idéal à Pierre-Emerick Aubameyang. Avec d’un côté le buteur. De l’autre celui qui empêchait l’adversaire d’en marquer. Au fil des minutes, même si Newcastle était plus souvent aux abords de la surface olympienne, le parfum de la victoire devenait de plus en plus prégnant.

Du côté du Vélodrome, les chœurs poussaient comme un seul homme derrière des Phocéens qui avaient tout donné. Et qui, au bout de cinq minutes d’un temps additionnel interminable, sont allés chercher cette deuxième victoire, la première face à un club anglais après douze échecs consécutifs.

Si l’OM parvient à accrocher une place en barrages, au soir de son voyage à Bruges, sa prestation contre Newcastle a peut-être été le détonateur d’une belle remontée.

RÉSULTATS

OM 2 (0) Newcastle 1 (1)

5e journée

Stade Vélodrome (64 521 spectateurs)

Arbitre : M. Mariani (ITA).

Buts : Aubameyang (46, 50) pour l’OM, Barnes (5) pour Newcastle.

Avertissements : Balerdi (3), Bakola (34), Emerson (53), Greenwood (68), Vermeeren (84) à l’OM, Willock (20), Gordon (43), Burn (66) à Newcastle.

OM : Rulli – Weah, Pavard, Balerdi ( c), Emerson – Höjbjerg, Vermeeren, Bakola (O’Riley, 61) – Greenwood (Gomes, 88), Aubameyang (Vaz, 90+2), Paixão.

Entraîneur : R. De Zerbi.

NEWCASTLE : Pope – Livramento (Hall, 60) ,Thiaw, Schär ( Elanga, 60), Burn – Guimarães ( c ), Tonali, Willock (Ramsay, 73) – J. Murphy (Miley,60), Gordon ( Woltemade,73) Barners.

Entraîneur : E. Howe.

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