Tag: Ligue des Champions

  • L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’amour entre Marseille et la Grèce ne date pas d’aujourd’hui. Historiquement, bien entendu, les liens sont étroits, mais une relation footballistique s’est tissée depuis la fin des années 1980. À travers ses nombreuses joutes européennes, l’OM a croisé à 14 reprises des clubs grecs et une statistique ressort de ces différentes confrontations. Dix victoires et 71% de réussite, ceci représente le meilleur ratio des Olympiens face à une nation de l’UEFA.

    Club ami des ultras marseillais, l’AEK Athènes est la première équipe hellène croisée sur les terrains continentaux. C’était en 1989 à l’occasion des huitièmes de finale de la Coupe des clubs champions. Après une victoire 2-0 au Vélodrome, les Phocéens ont assuré le coup en Grèce avec un match nul (1-1). Il a fallu attendre 34 années supplémentaires pour recroiser les Jaunes et Noirs. Placés dans le même groupe en Ligue Europa, les hommes de Gennaro Gattuso n’avaient pas tremblé pour battre leurs homologues 3-1 puis 2-0. Mbemba, Ismaïla Sarr ou Veretout étaient les buteurs.

    Toujours aussi récemment, lors de la saison 2021-2022, l’OM a également affronté le PAOK, club de Salonique. Lors des quarts de finale de la Ligue Conférence, les Phocéens ont aussi fait le boulot. 2-1 au match aller, sur le boulevard Michelet, dont un but de Dimitri Payet qui a frôlé le Prix Puskas de plus belle réalisation de l’année. Pour le retour dans le nord de la Grèce, le Réunionnais était encore buteur (1-0), alors qu’Amine Harit, titulaire, est le seul survivant de cette époque.

    Le Panathinaïkos, blessure ouverte

    Le match OM-Olympiakos, jeudi, sera la 7e confrontation entre les deux formations. Le bilan face au club du Pirée, le grand port athénien, est de 4 victoires pour 2 défaites. Tout avait commencé en 1994, quelques mois après l’affaire VA-OM, ayant rétrogradé l’équipe de Bernard Tapie en deuxième division. Malgré tout qualifiés pour la Coupe UEFA, les Marseillais découvrent l’Olympiakos et le match aller-retour marque les esprits. 5-1 au cumulé, des buts de Jean-Christophe Marquet ou encore Tony Cascarino permettent aux Ciel et Blanc de passer un tour supplémentaire.

    En 2011 et 2020, retrouvailles en phase de poules de la Ligue des Champions avec, cette fois, un statu quo. Au début de la décennie 2010, les Grecs iront gagner à Marseille, Marseille ira gagner en Grèce, Lucho Gonzalez étant le seul buteur phocéen. L’OM tombera cette année en quarts de finale face au Bayern (0-4), futur finaliste. En pleine crise Covid, devant des tribunes vides, les hommes de Villas-Boas s’imposeront au Vel (2-1), après une défaite à Athènes (0-1).

    Le Panathinaïkos, affronté au cœur de l’été 2023, en 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, reste un crève-cœur important pour les fans olympiens. Dans sa quête de phase de groupes, l’OM va buter en Grèce, non sans de nombreuses polémiques arbitrales, avant d’aller jusqu’à la séance de tirs au but au retour. L’ambiance du Vélodrome n’y changera rien et Marseille est douché par le club au trèfle (2-2, 5-3 aux t.a.b.). Un épisode jamais vraiment digéré, le coach espagnol Marcelino tombera peu après.

    La préfecture de police rétropédale

    La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a sérieusement cafouillé en interdisant, dans un premier temps, par un arrêté rendu public mardi matin, aux supporters de l’Olympiakos et de l’Étoile Rouge de Belgrade d’assister au match au stade Vélodrome et de se déplacer dans le centre-ville. Une annonce vivement critiquée. Quelques heures plus tard ce mardi, la préfecture de police se contredit et a rendu un arrêté « portant abrogation » du précédent arrêté d’interdiction. Elle autorise donc « toute personne se prévalant de la qualité de supporter [de l’Olympiakos] et de l’Étoile rouge de Belgrade prise en charge par les effectifs de police d’accéder au stade Cepac Vélodrome de Marseille, le jeudi 15 octobre 2026 ». Il est vrai que plus de 3 000 supporters grecs ont leur billet en poche et certains sont déjà arrivés.

  • Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
    (32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.

    Pause avant deux chocs

    Au-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
    (30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre.

  • Le CNM réussit sa rentrée européenne

    Le CNM réussit sa rentrée européenne

    L’essentiel est assuré pour le Cercle des Nageurs. Pour leur entrée sur la scène européenne, les Marseillais ont vaincu les Grecs du Panathinaïkos sur le score de 12 à 11. Même si les locaux ont toujours mené dans cette partie, les Verts se sont battus jusqu’au bout pour échouer à une longueur.

    Un ancien du CNM, Stathis Kalogeropoulos, a d’ailleurs lancé les siens en marquant deux buts dans le premier quart-temps. Mais Marseille était déjà bien en place offensivement et gardait une tête devant à la pause (8-6).

    Les deux dernières périodes ont été moins prolifiques, plus agressives, avec des bancs bondissants à chaque décision, ou presque, des arbitres. Le Cercle a su garder la tête froide pour contenir un Pana qui découvrait la Ligue des Champions avec envie. Meilleur marqueur de la partie avec 4 buts, le capitaine, Ugo Crousillat, réagissait à la sortie du bassin : « C’est une équipe avec de grandes ambitions, on savait qu’ils allaient se battre. à un moment donné, à +2 ou +3, on aurait pu passer ce cap, mais on a résisté et gagné. »

    MARSEILLE 12 (8)

    PANATHINAIKOS 11 (6)

    1ère journée de Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau, Marseille

  • [Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta

    [Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta

    Tenant en titre de l’Euro Cup, le Cercle des nageurs de Marseille (CNM) court, ou plutôt nage, après un deuxième titre européen.

    Face aux Catalans de Barceloneta, vainqueurs de la Ligue des Champions au terme d’une campagne invaincue, les poloïstes phocéens disputent ce mercredi à Barcelone (à 19h30) la finale de la Supercoupe d’Europe, trophée réunissant les vainqueurs des deux compétitions continentales. « C’est un titre rare dans une carrière à avoir dans sa collection, parce qu’il faut soit avoir la chance de gagner une Coupe d’Europe ou intégrer l’équipe qui l’a gagnée la saison précédente », lance Ugo Crousillat, le capitaine de la formation marseillaise.

    Vainqueur de la Ligue des champions en 2017 avec le club hongrois de Szolnok, l’international français n’a pourtant pas eu l’occasion de disputer la finale de la Supercoupe d’Europe quelques mois plus tard. Après son premier sacre européen, il avait rejoint le Pays d’Aix Natation (PAN), avant de finalement vivre avec le Cercle des nageurs de Marseille en 2019, son premier rendez-vous à ce stade de la compétition, alors qu’il n’avait pas été membre de l’équipe championne d’Europe la même année. « Ce n’est pas le match le plus important de la saison, mais en même temps, quand tu as des opportunités comme ça de gagner des trophées, il ne faut pas les rater », souligne Crousillat, conscient que leurs adversaires du jour n’ont pas été défaits depuis le 29 novembre 2025, toutes compétitions confondues (défaite en championnat 14-15 contre Sabadell).

    Duo de Catalans

    Barceloneta reste sur une série de 34 victoires consécutives depuis, avec des succès notables contre les Grecs de l’Olympiakós, les Hongrois de Ferencváros et les Italiens de Pro Recco. « Comme au football, les Espagnols sont très fort tactiquement. Et dès que tu fais la moindre connerie, ils te punissent direct », reconnaît le capitaine marseillais, titulaire lors des dernières confrontations très serrées au tableau d’affichage. L’un de ses coéquipiers actuels était il y a encore deux saisons dans l’autre camp : Marc Larumbe. Le défenseur espagnol a porté le bonnet de bain catalan durant neuf saisons avant de rejoindre la plage des Catalans. Il ne sera toutefois pas sur la feuille de match ce mercredi, suite à son carton rouge écopé lors de la finale retour de l’Euro Cup à Split, en Croatie, au mois de mai.

    « Je suis très déçu de ne pas jouer, d’autant plus que ça se passe à Barcelone, dans ma ville. Quand j’ai appris ma suspension, j’ai passé la semaine la plus difficile depuis mon arrivée à Marseille », confie le double champion du monde avec la Roja. Selon lui, le CNM doit « rester fidèle à lui-même » pour éviter de tomber dans le piège de Barceloneta. Côté absent, la pointe néerlandaise Bilal Gbadamassi est toujours blessé. Mais pour cette finale, les Marseillais ont un atout supplémentaire dans leur manche.

    Recruté durant l’intersaison aux côtés du gardien australien Nic Porter et l’international monténégrin Vasilije Radovic, l’Espagnol Marc Rodriguez a été formé à Mataró, une commune de la province de Barcelone. « Barceloneta est le leader incontesté en Espagne depuis pas mal d’années et figure parmi les meilleures équipes d’Europe », estime le jeune catalan de 20 ans, considéré comme l’un des plus grands espoirs du water-polo espagnol.

    Avec ses anciens coéquipiers, il n’est jamais parvenu à vaincre la bête noire des Phocéens. « Leur plus grande force, c’est que la plupart des internationaux espagnols jouent ensemble toute l’année, avec le club et en sélection », insiste Larumbe, persuadé que le système de jeu entre Barceloneta et l’équipe nationale d’Espagne est sensiblement identique.

  • Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier s’évalue depuis une vingtaine d’années sur l’échelle européenne. Et se mesure à la référence absolue : Barcelone, treize fois vainqueur de la Ligue des champions. Avec son air d’enfant terrible, longtemps incarné par le manager Patrice Canayer, il n’a eu de cesse de contester le maître.

    En quatorze confrontations, il y a eu des étincelles. Des coups de gueule, des coups de Jarnac, des histoires dignes d’une rivalité avec un grand frère épié. Qu’en sera-t-il jeudi 17 septembre à la Sud de France Arena pour les retrouvailles entre les deux clubs ?

    Novembre 2000. Le MHB trône sur le handball français. Il défie Barcelone, sextuple champion d’Europe. Le mythe. À cette époque-là, Puigségur, Golic, les frères Anquetil ou encore Jérôme Fernandez, aux origines catalanes, regardent le Barça avec des yeux envieux. Modèle de prestige, de rayonnement européen, d’identité de jeu. Ils rêvent d’imiter Masip, O’Callaghan, Barrufet…

    Le 11 novembre, ces deux mondes se croisent pour la première fois en Ligue des champions. Bougnol tremble. Et se moque des consignes de sécurité. Avec des spectateurs dans tous les coins, les coursives, les escaliers.

    Les vieux grognards du MHB marchent vers l’éternité. Ils accrochent le Barça (25-25). Ce nul majuscule les propulse, après une victoire fin décembre à Gdansk (Pologne), vers un premier quart de finale. En janvier, sept d’entre eux seront champions du monde. À Bercy.

    Deux ans plus tard, Jérôme Fernandez, métamorphosé au Mondial sous les coups de gueule de Daniel Costantini, file à Barcelone. Premier transfert d’une longue série : Dolenec, Fabregas, Richardson…

    2002. À l’aube de la saison, à Agde, Montpellier croise Barcelone pour un match tout sauf amical. Le MHB mène largement à quelques secondes de la fin. Patrice Canayer demande un temps mort. Et plonge dans une colère noire le mythique entraîneur catalan Valero Rivera (1984-2003).

    Dix mois plus tard, Montpellier décroche la lune. Et le Pampelune de Jackson Richardon. Il s’adjuge sa première Ligue des champions au bout d’une finale renversante. Battu au Pays basque (27-19), vainqueur au retour (31-19). Avec un attentat pas réprimandé de Greg Anquetil, onze buts de Michaël Guigou et les verres fracassés par Stefanovic, laissé sur le banc, au Trinque-Fougasse. Avec Karabatic, Guigou, Omeyer, Dinart, Burdet, Martini… : Le socle des Bleus qui vont dominer l’Europe et le Monde.

    2004. Un an après le sacre européen, et dix ans après son arrivée à la tête du club, Patrice Canayer est sur le point de quitter Montpellier. Pour Barcelone. Où le manager Joan Marin l’a choisi pour succéder à Valero Rivera. Tout le monde tombe d’accord en janvier lors de l’Euro en Slovénie.

    Au cours de l’été, Patrice Canayer signe son contrat à Perpignan. Un contrat suspendu aux élections à la tête du Barça. À la surprise générale, sur fond d’élan catalan, Joan Laporta accède au pouvoir.

    Suite à ce renversement politique, l’entraîneur et manager du MHB propose un gentlemen’s agreement. Et renonce à s’engager sur ce terrain miné. Sans réclamer la moindre indemnité.

    2018. Montpellier plane sur le championnat. En 8e de finale, il tombe sur le Barça. Avec Ludovic Fabregas entre présent et futur. Le pivot de l’équipe de France, éblouissant au Mondial en 2017, joue son ultime saison avec le MHB, son club formateur, avant de rejoindre Barcelone, non loin de sa ville natale : Banuyls (Pyrénées Orientales).

    Avec Fabregas, une tête au-dessus de tout, Montpellier ébrèche à Bougnol le roc européen (28-25). Au retour, au Palau Blaugrana, mené de six buts, à dix minutes de la fin, il s’incline de deux buts (28-26). Et écarte pour la première fois le Barça. La voie du titre est ouverte. Il assomme les Allemands de Flensburg, dompte le champion d’Europe : Vardar Skopje, puis Nantes. Entre dans la légende.

    2024. Ce diable de Canayer crache ses derniers feux. Au cours de l’hiver, le MHB s’impose à Barcelone (34-37), avec onze buts du Brésilien Bryan Monte. En quart de finale, il croise l’autre monument du hand européen : Kiel. Il désagrège les Allemands (39-30) à Bougnol, mais chute au retour sur les bords de la Baltique (31-21). Patrice Canayer ne reverra pas Cologne, ni le Final Four. L’empreinte de son palmarès s’accommode de ce dernier faux pas.

  • Handball : Montpellier, remise en selle et en salle

    Handball : Montpellier, remise en selle et en salle

    Les Argentins ne sont pas tous détestés en France. Certains sont mêmes adulés. Ou étaient adulés. Diego Simonet, meneur de jeu de l’équipe d’Argentine de handball, n’est plus un joueur de Montpellier Handball depuis juin dernier. « Chino » a mis un terme à sa carrière, à treize ans de vie au MHB.

    Joueur spectaculaire, homme solaire, vainqueur de la seconde Ligue des champions, Simonet (36 ans) n’est plus le trait d’union entre le public de Bougnol et le MHB. Avec l’ailier suédois Lucas Pellas, ils ne sont qu’eux deux à quitter Montpellier, mais Simonet laisse une empreinte profonde dans l’histoire d’un club, qui se cherche un après depuis la funeste affaire des paris en 2012.

    Montpellier perd l’un des piliers de son âme, mais bouge peu d’une saison à l’autre. Il prône la stabilité pour mieux reconquérir un trône qui lui échappe depuis 2012. Il mise pour ça sur la nouvelle formule du championnat, bouclé désormais par un inédit play-off (1), et son goût des grands rendez-vous.

    Depuis que Érick Mathé a pris le relais en 2024 de Patrice Canayer, entraîneur et manager légendaire, le MHB a réappris à gagner. Avec deux Coupes de France et un trophée des champions.

    Samedi 29 août (20h) à Aix-en-Provence, Montpellier s’offre une nouvelle occasion d’enchaîner par un 46e sacre. Il ouvre sa saison par un nouveau trophée des champions face à l’incontournable champion de France : Paris SG. Un premier test qui préfigure la saison. « On a envie de conserver ce Trophée des Champions et de bien lancer notre saison. Affronter Paris est toujours un bon moyen de se jauger face à l’une des meilleures équipes du championnat. Avec l’arrivée des play-offs, on sait que les confrontations directes et les matchs couperets auront encore plus d’importance cette saison », résume le capitaine Valentin Porte, tout proche de ses 36 ans.

    Un automne de muerte

    Avant de se projeter sur l’issue de la saison, Montpellier va devoir tenir le choc dans une aventure au très long cours. Et probablement très incertaine. Pour la première fois depuis l’intronisation de Mathé à ses commandes, il s’apprête à jongler entre un championnat, toujours très dense, et une Ligue des champions, aussi excitante qu’éprouvante.

    Sous l’effet de l’élargissement de la Ligue des champions, promise au troisième club français, le MHB embarque au côté des légendes du hand européen. Veszprem, Kielce, la pléiade
    des clubs allemands, dont Magdebourg, et bien sûr Barcelone, champion en titre.

    Faveur ou vertige, le MHB s’apprête lors du premier tour à défier le Barça et son ancienne pépite : Ludovic Fabregas, issu de son centre de formation. Au-delà de ce rendez-vous de prestige, le 17 septembre, il devra résister au Dinamo Bucarest et aux Danois de Aahrus pour accrocher la seconde place, qualificative pour le tour principal. Autre vrai enjeu.

    Le double champion d’Europe va devoir survivre à un automne de muerte. Avec un doublé défi : exister dans la nouvelle Ligue des champions et rester en vie en championnat, où il va croiser dès septembre la route de Nîmes, requinqué sous la patte du nouveau coach Guillaume Saurina, et Nantes, dauphin du PSG.

    Comme souvent, le plus gros palmarès du handball français vivra ses plus belles affiches à la Sud de France Arena et les autres matchs à Bougnol, siège ancestral rebaptisé au gré du naming. Depuis une décennie, le club présidé par Julien Deljarry attend une nouvelle salle. Une enceinte moderne de 6 000 places environ.

    Au cours de la dernière campagne municipale, le maire Michaël Delafosse, réélu au printemps pour un second mandat, a promis la construction d’un nouveau lieu de vie. Qu’en sera-t-il ? La glorieuse incertitude du sport gagne le champ politique.

    À l’issue de la saison régulière,
    le play-off opposera les quatre premiers du championnat.
    Avec deux demi-finales en aller et retour. Et une finale sur un seul match.

  • Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    En manquant le cadre sur le cinquième tir au but de son équipe, Gabriel a offert au PSG sa seconde Ligue des Champions.

    Ironie de l’histoire, les Parisiens vont pouvoir broder une seconde étoile sur le maillot grâce au coup de pouce d’un ancien de Ligue 1. En effet, avant de rejoindre Arsenal en 2021, Gabriel a porté le maillot de Lille durant deux saisons. Une seconde étoile qui a été plus dure à décrocher que la première.

    Car la finale à Budapest face aux Gunners anglais a été plus indécise que celle de Munich, où le PSG avait surclassé l’Inter (5-0). Il aura fallu l’habituel penalty providentiel, transformé par Ousmane Dembélé peu après l’heure de jeu, pour que les Parisiens reviennent dans le match.

    La suite est connue. Arsenal a joué la montre, misant sur les tirs au but. Et c’est le PSG qui s’est montré plus efficace dans cet exercice. « Le secret, ça a été de ne rien changer. Nous avons fait ce que nous devions faire… Nous avons un entraîneur qui nous pousse vers l’avant, depuis le premier jour du retour de vacances, il nous a parlé de ce deuxième titre. Il nous a montré le chemin… Le Paris Saint-Germain mérite d’être tout en haut », a confié Marquinhos, le capitaine parisien.

    Passage à l’Élysée

    Après une première nuit de célébrations dans la capitale hongroise, mais aussi à Paris et un peu partout en France, avec leurs cortèges d’exactions (lire ci-contre), la délégation parisienne est rentrée au pays.

    L’avion a quitté la Hongrie en début d’après-midi. Mais dès le petit matin, ils étaient près de 100 000 à se masser sur le Champ de Mars, à Paris, où était prévu un défilé des désormais doubles champions d’Europe.

    Malgré la chaleur et la très longue attente, le vol des Parisiens ayant pris du retard, la foule est restée. Ainsi que celle massée aux abords du Parc des Princes, point d’orgue annoncé de commémorations qui sont passées par un stop dans les jardins de l’Élysée, où Emmanuel Macron a reçu la délégation parisienne.

    Pour faire monter l’ambiance, des écrans géants diffusaient le voyage des deux bus des joueurs, partis de Roissy à 17h30. Des animations musicales, avec des concerts en direct, avec la Tour Eiffel en toile de fond, accompagnaient les acclamations de fans prenant leur mal en patience. Ainsi, des « Ousmane ballon d’or » ont fusé à plusieurs reprises pour saluer la performance du
    buteur parisien Ousmane Dembélé, tenant du trophée et désormais favori à sa succession. « La Marseillaise » a même été entonnée.

    C’est à 18h09 exactement que le cortège a débuté son défilé sur le Champ de Mars. En sortant par le grand portail de l’École militaire les coéquipiers de Marquinhos ont fait leur triomphale apparition devant le peuple de la capitale. Le capitaine brésilien du PSG portant la coupe aux grandes oreilles en tête du cortège remontant vers la Tour Eiffel.

    La fête gâchée

    Laurent Nuñez a annoncé dimanche que 780 personnes avaient été interpellées dans 71 villes de France lors des festivités consécutives à la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.

    Le ministre de l’Intérieur a précisé que ces interpellations avaient donné lieu à 457 gardes à vue. Il a souligné qu’il y avait eu en France « 219 participants blessés dont huit graves, ainsi que 57 représentants des forces de l’ordre ».

    Avant que le parquet de Paris ne confirme le décès d’une personne, victime d’un accident sur le boulevard périphérique, obstrué par des blocs de béton.

  • OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    Que dire ? Quels mots choisir pour faire le bilan d’une telle saison de football ? Des crises, l’OM en a vécu et en vivra d’autres dans le futur, c’est une évidence. Dix ans après le départ surprise de Marcelo Bielsa dès la 1ère journée, l’année a débuté par un autre événement majeur. Défaite à Rennes, « bagarre » dans le vestiaire puis exfiltration des deux protagonistes que sont Adrien Rabiot et Jonathan Rowe. Les turbulences se font déjà sentir alors que le mois d’août n’est pas encore achevé.

    Pourtant, l’automne olympien est bon. En Ligue 1, la cadence infernale du PSG est assez tenue, voir l’Olympique de Marseille sur le podium est on ne peut plus logique. Sur la scène européenne, avec trois victoires face à Newcastle, l’Ajax et l’Union Saint-Gilloise, le top 24 se dessine favorablement. Les revers face à l’Atalanta et le Sporting sont frustrants, mais les hommes de Roberto De Zerbi ont une marge de manœuvre. Pour résumer, la fin d’année 2026 est tout à fait correcte, l’OM suit sa ligne de conduite et ses stars marchent à plein régime. Mason Greenwood est toujours le meilleur joueur du club et d’autres individualités se plaisent ici, comme le nouveau venu Igor Paixao ou encore Timothy Weah et Emerson.

    De Zerbi et Longoria

    s’en vont

    C’est en 2026 que la planète OM va arrêter de tourner rond. Premier élément déclencheur : le Trophée des Champions. Sans titre depuis 2012, les Marseillais passent à quelques secondes de battre le PSG début janvier. Un crève-cœur qui amène des premières tensions entre le groupe et Medhi Benatia, ce dernier attaquant frontalement le capitaine Leonardo Balerdi en privé. Second élément déclencheur : la débâcle de Bruges. La goutte d’eau a fait déborder le vase, amenant un raz-de-marée ne s’arrêtant pas jusqu’au 17 mai, date de la fin de saison. La piteuse prestation (0-3) combinée à la sortie de route ubuesque liée au but du gardien de Benfica crée une véritable rupture.

    Peu à peu fragilisé, Roberto De Zerbi quitte la Commanderie le 11 février. Dimanche soir, Medhi Benatia évoquait le départ du technicien italien : « Roberto disait : “Si nous deux, on n’arrive pas à donner à l’équipe plus de passion, plus de sang, personne n’y arrivera.” On n’a pas réussi à avoir ce supplément d’âme, ce qui a donné des résultats catastrophiques et mes sorties que je ne regrette pas. »

    Pour suppléer le natif de Brescia, l’ancien défenseur olympien Habib Beye débarque. Un événement qui marquera également la fin des cinq années de présidence de Pablo Longoria. Cinq jours après « RDZ », l’Espagnol quitte le navire et Benatia réalise un vrai-faux départ. Vers la sortie, le Marocain reste finalement jusqu’à la fin de la saison. L’ère Habib Beye sera à l’image de son premier match à la tête de l’OM. Sous une bruine brestoise, les Phocéens prennent l’eau (0-2) et ne redresseront jamais vraiment la barre.

    Élimination précoce en Coupe de France, plusieurs débâcles en championnat, les points échappés ne seront pas revus. Frustration et gâchis résument au mieux cette saison, malgré une 5e place synonyme de ticket pour la Ligue Europa. Medhi Benatia acquiesce : « Bien sûr que c’est du gâchis, évidemment. Si on m’avait fait signer en début d’année pour faire 3e, j’aurais dit non. On cherchait au minimum la 2e place, on était ambitieux, on se devait d’aller chercher plus haut. » Emerson enchaîne : « On voulait être le plus haut possible, on a eu cette opportunité, on n’est pas satisfaits, car on voulait se qualifier pour la Ligue des Champions. » Entraîneur, directeur sportif, joueurs… Tout risque une nouvelle fois de changer cet été. Un nouveau cycle à enclencher.

    LA SAISON EN CHIFFRES

    16

    L’ailier britannique Mason Greenwood a inscrit 16 buts cette saison. Il est deuxième au classement des buteurs de la Ligue 1, ex-aequo avec Joaquin Panichelli.

    11

    L’OM a connu onze défaites cette saison. Un cap qui n’avait pas été atteint depuis la saison 2018-2019 (13).

    2 715

    Le milieu danois Pierre-Emile Hojbjerg a disputé 2 715 minutes cette saison, soit le recordman du groupe olympien.

  • L’OM cherche son Havre de paix

    L’OM cherche son Havre de paix

    Mis à part quelques éclats de rire provoqués par Pierre-Emerick Aubameyang, ce vendredi, lors de l’entraînement collectif, les sourires se faisaient rares dans les rangs olympiens. Heurtés et touchés, les Marseillais traversent une fin de saison chaotique, à l’image de l’ensemble de leur exercice. Avec seulement quatre points pris lors des six dernières rencontres, les Phocéens ont décroché au classement de la Ligue 1 et occupent désormais la septième place. À deux journées de la fin, ils ne peuvent plus espérer retrouver la troisième place, directement qualificative pour la UEFA Champions League. « On est dans une situation difficile », reconnaît l’entraîneur de l’OM, Habib Beye.

    Le technicien franco-sénégalais a passé toute la semaine à La Commanderie avec son groupe, dans le cadre d’une mise au vert destinée à préparer « le mieux possible » le dernier déplacement de la saison, dimanche soir, au Havre. « Je fais un métier différent en ce moment », souffle-t-il, préférant toutefois concentrer son discours sur l’adversaire à venir. « Ce sera un match difficile face à une équipe de qualité, qui l’a encore démontré lors de ses dernières sorties », glisse-t-il, conscient que les Ciel et Marine restent sur une série de cinq matches nuls. « Il va falloir répondre à l’intensité qu’ils sont capables de mettre et surtout égaler leur envie. Quand vous recevez une équipe comme l’OM, il faut être immédiatement prêt, parce qu’on sait que l’entame sera très intense. C’est aussi une équipe qui, à mes yeux, dégage beaucoup de qualités techniques dans le jeu », poursuit Habib Beye, avant de saluer le travail de Didier Digard.

    Pour sauver leur saison, les Olympiens devront impérativement s’imposer au Havre. Une mission qui ne semble toutefois pas inquiéter le vestiaire marseillais. « Je ne pense pas qu’il y ait énormément de pression. C’est simplement la réalité de la situation. Il faut vivre les choses à fond, prendre du plaisir et continuer à travailler dur », insiste le milieu de terrain Tochukwu Nnadi.

    Arrivé cet hiver en provenance du SV Zulte Waregem, l’international nigérian de 22 ans, longtemps discret sous le maillot phocéen, bénéficie désormais d’un temps de jeu plus conséquent. « Je me sens bien et je joue, c’est le plus important pour moi. Je suis heureux d’être ici et reconnaissant pour toutes les opportunités que j’ai reçues », poursuit-il, avant d’affirmer son souhait de poursuivre l’aventure avec l’OM la saison prochaine. Les deux dernières rencontres, décisives pour l’avenir du club provençal, pourraient également avoir une influence directe sur le sien.

    REPÈRES

    Retour d’Abdelli et de Rulli dans le groupe

    Le milieu international algérien Himad Abdelli et le gardien international argentin Geronimo Rulli font leur retour dans le groupe olympien, en vue du déplacement au Havre. Le premier était écarté par Habib Beye, tandis que l’autre avait loupé le match à Nantes à cause d’un lumbago.

    Invaincu au Havre depuis 2001

    L’Olympique de Marseille reste sur une série de onze matches sans défaite consécutifs au Havre. Leur dernière défaite remonte au 6 janvier 2001,en 16e de finale de la Coupe de la Ligue. Par ailleurs, c’est au stade Océane quel ’OM a acquis, la saison passée, sa qualification pour la Ligue des Champions 2025-2026(victoire 3-1, le 10 mai2025).

    Habib Beye s’interroge sur la bonne formule

    En signant les pires débuts d’un entraîneur de l’OM depuis plus de quarante ans, Habib Beye cherche encore la formule pour relancer son équipe. Pour le technicien marseillais, le principal enjeu reste toutefois mental.

    « Pour être une équipe vivante, il faut aimer jouer au football et aimer jouer ensemble », souligne l’entraîneur olympien. « Aujourd’hui, la réalité, c’est qu’il n’y a pas de réponse sur le terrain dans les matches que nous disputons. La question est de comprendre pourquoi cette réponse n’existe pas », poursuit-il.

    Persuadé que son groupe traverse avant tout une crise de confiance, Habib Beye insiste sur la nécessité de retrouver de l’énergie et de la cohésion.

    « Cela nous demande beaucoup d’énergie de chercher des solutions aux problèmes que nous rencontrons. Mais, dimanche, nous aurons l’opportunité de mettre tout cela de côté et de montrer un autre visage. Il faudra être très différents de ce que nous avons montré contre Nantes », martèle l’ancien défenseur phocéen.

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.