Tag: Ligue des Champions

  • Le CNM reste invaincu en Ligue des Champions

    Le CNM reste invaincu en Ligue des Champions

    Les Marseillais étaient en voyage à Bucarest et ont empoché la victoire. Un succès 14 à 10 face au Steaua, mythique club omnisports local. Après deux premiers quarts en dents de scie, le CNM a largement accéléré inscrivant 10 de ses 14 buts en seconde période. Menés d’une longueur à la mi-temps, ils ont renversé leurs hôtes pour s’imposer une deuxième fois en deux rencontres européennes. Place maintenant à deux matches de championnat, avant d’accueillir un géant d’Europe, les Hongrois de Ferencvaros, en Ligue des Champions.

  • [Entretien] Thomas Vernoux, CNM : « La Ligue des Champions est un objectif majeur »

    [Entretien] Thomas Vernoux, CNM : « La Ligue des Champions est un objectif majeur »

    La Marseillaise : Vous avez remporté vos trois premiers matches, dont la réception du Panathinaïkos (12-11). Comment vous sentez-vous sur ce début de saison irréprochable ?

    Thomas Vernoux : Tout se passe bien pour le moment, nous avons gagné tous nos matches et c’est évidemment positif pour la confiance du groupe. Ce n’est jamais simple de débuter une saison, il faut trouver ses repères, créer des automatismes et apprendre à bien jouer ensemble, mais jusqu’à présent, tout se passe bien et nous sommes satisfaits de notre début de parcours. En championnat, nous avons eu un début plutôt abordable, même si chaque match demande de la concentration. La rencontre face au Panathinaïkos était plus compliquée. C’était une très bonne équipe, avec de la qualité, de l’intensité et beaucoup de pression. Ils ont joué de manière très agressive et nous ont posé des problèmes, mais nous avons su rester fidèles à notre plan de jeu.

    Comment appréhendez-vous cette deuxième journée de Ligue des Champions à Bucarest ?

    T.V. : C’est une très bonne équipe, qui propose toujours un jeu de qualité et qui sait mettre beaucoup d’intensité dans ses matches. On sait qu’ils vont probablement essayer de nous mettre la pression dès le début, de nous sauter dessus et de nous empêcher de développer notre jeu. De notre côté, on va devoir rester solides collectivement et ne pas nous laisser déstabiliser par leur agressivité. Je pense que la clé sera de rester sereins, concentrés sur nous-mêmes et sur ce qu’on sait faire. On connaît la plupart de leurs joueurs, même si on ne les affronte pas très souvent, donc on sait qu’ils ont de vraies qualités. À nous de répondre présents.

    Quelle importance ont ces rendez-vous européens dans la saison ?

    T.V. : Notre ambition reste de gagner la Ligue des Champions. C’est bien beau de remporter l’Euro Cup, c’est une compétition importante et une belle expérience, mais quand on joue à ce niveau, on veut forcément aller chercher les plus grands titres disponibles. La Ligue des Champions représente un objectif majeur dans notre saison, c’est ce qui nous pousse à travailler au quotidien pour continuer à progresser et être compétitifs face aux meilleures équipes.

  • Petar Tesanovic décrypte le poste de gardien de but au CNM

    Petar Tesanovic décrypte le poste de gardien de but au CNM

    Faut-il forcément être un géant pour défendre seul une cage de 3 mètres de long pour 1 mètre de haut ? Pas besoin d’une copie double et de quatre heures pour y répondre, mais cette question mérite d’être posée. Le poste de gardien de but au water-polo est unique et infiniment opposé au reste du jeu. Même si la défense sert à aiguiller le portier dans ses parades, au final, le dernier rempart est bien le seul à pouvoir arrêter les tirs adverses.

    Petar Tesanovic est le gardien du CNM et international monténégrin. Un homme d’expérience, connaissant parfaitement son rôle. « Pour moi, c’est une tradition familiale. Mon père était gardien et mon grand frère joue dans le championnat grec, au poste de centre. Le sujet a toujours été sur la table, donc j’ai voulu moi aussi commencer », explique-t-il. Ce dernier détaille également les principales qualités pour devenir un bon protecteur de cage. « Je pense que le gardien est un peu différent du reste de l’équipe, c’est même un sport complètement différent. Pour moi, la concentration, la confiance en soi et le calme sont des qualités importantes. » Celui qui débute sa troisième saison au Cercle met le doigt sur un point clé. L’envergure permet également aux gardiens de réussir plus de parades. L’avantage peut être naturel – « je fais entre 2m et 2m05 d’envergure [pour une taille de 1m95, Ndlr] » –, mais aussi la façon de se grandir dans le but.

    Tesanovic parmi les meilleurs de la planète

    Concrètement, est-ce que c’est difficile de garder un but aussi grand ? La réponse est claire. « Bien sûr que oui, nous assure Petar Tesanovic. Dans de nombreuses situations, il faut couper les angles pour être sur le ballon, bien anticiper, et savoir où la balle va aller. Il y a beaucoup de choses, mais au final, les gardiens ne sont pas seuls. C’est pour ça que les joueurs de terrain vous aident beaucoup avec leur positionnement et leur compréhension du jeu. »

    En étalant toutes les caractéristiques de ce poste, une idée nous est venue. Gardien de water-polo et gardien de handball, les différences ne sont finalement pas si nombreuses. Ses deux sports sont très populaires au Monténégro, mais le portier du CNM n’est pas aussi catégorique. « Je ne pense pas que ce soit comparable. Être gardien de handball est un peu plus difficile, parce que le ballon est très rapide. Dans certaines situations, c’est impossible de réagir. Au water-polo, à 5 ou 6 mètres, tu peux réagir à chaque tir. Les tirs à l’intérieur sont plus comme au handball, il faut vraiment être prêt. »

    Depuis Bucarest, où il joue mercredi son 2e match de Ligue des Champions de la saison, Petar Tesanovic désigne les meilleurs gardiens du monde actuellement. Ils sont au moins deux à le devancer, d’après lui. « En ce moment, je dirais que c’est Unai Aguirre, l’Espagnol (Barceloneta), mais aussi Soma Vogel, le gardien hongrois (Ferencvaros). Les deux ont beaucoup gagné, ils sont techniquement bons et jouent dans les meilleurs clubs du monde. » Bref, un excellent gardien est capable de faire basculer un match du bon côté, mais il aura toujours besoin de l’appui de ses défenseurs pour réaliser les parades cruciales. Un poste complètement à part et une pièce majeure dans la construction des victoires d’une équipe.

    Arrêt roumain

    Après leur victoire sur le fil à domicile face aux Grecs du Panathinaïkós (12-11), les poloïstes marseillais se déplacent dans le bassin du Steaua Bucarest, champion de Roumanie, ce mercredi (17h30), à l’occasion de la 2e journée de Ligue des Champions. « On se sent supérieurs, mais on sait qu’il faudra le démontrer sur le terrain. On devra imposer notre rythme dès la première minute et construire progressivement notre confiance, notamment en défense », souligne l’entraîneur Milos Scepanovic. Il devra composer avec les absences d’Adam Nagy, blessé, et de Bilal Gbadamassi, en fin de rééducation.

  • L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’amour entre Marseille et la Grèce ne date pas d’aujourd’hui. Historiquement, bien entendu, les liens sont étroits, mais une relation footballistique s’est tissée depuis la fin des années 1980. À travers ses nombreuses joutes européennes, l’OM a croisé à 14 reprises des clubs grecs et une statistique ressort de ces différentes confrontations. Dix victoires et 71% de réussite, ceci représente le meilleur ratio des Olympiens face à une nation de l’UEFA.

    Club ami des ultras marseillais, l’AEK Athènes est la première équipe hellène croisée sur les terrains continentaux. C’était en 1989 à l’occasion des huitièmes de finale de la Coupe des clubs champions. Après une victoire 2-0 au Vélodrome, les Phocéens ont assuré le coup en Grèce avec un match nul (1-1). Il a fallu attendre 34 années supplémentaires pour recroiser les Jaunes et Noirs. Placés dans le même groupe en Ligue Europa, les hommes de Gennaro Gattuso n’avaient pas tremblé pour battre leurs homologues 3-1 puis 2-0. Mbemba, Ismaïla Sarr ou Veretout étaient les buteurs.

    Toujours aussi récemment, lors de la saison 2021-2022, l’OM a également affronté le PAOK, club de Salonique. Lors des quarts de finale de la Ligue Conférence, les Phocéens ont aussi fait le boulot. 2-1 au match aller, sur le boulevard Michelet, dont un but de Dimitri Payet qui a frôlé le Prix Puskas de plus belle réalisation de l’année. Pour le retour dans le nord de la Grèce, le Réunionnais était encore buteur (1-0), alors qu’Amine Harit, titulaire, est le seul survivant de cette époque.

    Le Panathinaïkos, blessure ouverte

    Le match OM-Olympiakos, jeudi, sera la 7e confrontation entre les deux formations. Le bilan face au club du Pirée, le grand port athénien, est de 4 victoires pour 2 défaites. Tout avait commencé en 1994, quelques mois après l’affaire VA-OM, ayant rétrogradé l’équipe de Bernard Tapie en deuxième division. Malgré tout qualifiés pour la Coupe UEFA, les Marseillais découvrent l’Olympiakos et le match aller-retour marque les esprits. 5-1 au cumulé, des buts de Jean-Christophe Marquet ou encore Tony Cascarino permettent aux Ciel et Blanc de passer un tour supplémentaire.

    En 2011 et 2020, retrouvailles en phase de poules de la Ligue des Champions avec, cette fois, un statu quo. Au début de la décennie 2010, les Grecs iront gagner à Marseille, Marseille ira gagner en Grèce, Lucho Gonzalez étant le seul buteur phocéen. L’OM tombera cette année en quarts de finale face au Bayern (0-4), futur finaliste. En pleine crise Covid, devant des tribunes vides, les hommes de Villas-Boas s’imposeront au Vel (2-1), après une défaite à Athènes (0-1).

    Le Panathinaïkos, affronté au cœur de l’été 2023, en 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, reste un crève-cœur important pour les fans olympiens. Dans sa quête de phase de groupes, l’OM va buter en Grèce, non sans de nombreuses polémiques arbitrales, avant d’aller jusqu’à la séance de tirs au but au retour. L’ambiance du Vélodrome n’y changera rien et Marseille est douché par le club au trèfle (2-2, 5-3 aux t.a.b.). Un épisode jamais vraiment digéré, le coach espagnol Marcelino tombera peu après.

    La préfecture de police rétropédale

    La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a sérieusement cafouillé en interdisant, dans un premier temps, par un arrêté rendu public mardi matin, aux supporters de l’Olympiakos et de l’Étoile Rouge de Belgrade d’assister au match au stade Vélodrome et de se déplacer dans le centre-ville. Une annonce vivement critiquée. Quelques heures plus tard ce mardi, la préfecture de police se contredit et a rendu un arrêté « portant abrogation » du précédent arrêté d’interdiction. Elle autorise donc « toute personne se prévalant de la qualité de supporter [de l’Olympiakos] et de l’Étoile rouge de Belgrade prise en charge par les effectifs de police d’accéder au stade Cepac Vélodrome de Marseille, le jeudi 15 octobre 2026 ». Il est vrai que plus de 3 000 supporters grecs ont leur billet en poche et certains sont déjà arrivés.

  • Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
    (32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.

    Pause avant deux chocs

    Au-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
    (30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre.

  • Le CNM réussit sa rentrée européenne

    Le CNM réussit sa rentrée européenne

    L’essentiel est assuré pour le Cercle des Nageurs. Pour leur entrée sur la scène européenne, les Marseillais ont vaincu les Grecs du Panathinaïkos sur le score de 12 à 11. Même si les locaux ont toujours mené dans cette partie, les Verts se sont battus jusqu’au bout pour échouer à une longueur.

    Un ancien du CNM, Stathis Kalogeropoulos, a d’ailleurs lancé les siens en marquant deux buts dans le premier quart-temps. Mais Marseille était déjà bien en place offensivement et gardait une tête devant à la pause (8-6).

    Les deux dernières périodes ont été moins prolifiques, plus agressives, avec des bancs bondissants à chaque décision, ou presque, des arbitres. Le Cercle a su garder la tête froide pour contenir un Pana qui découvrait la Ligue des Champions avec envie. Meilleur marqueur de la partie avec 4 buts, le capitaine, Ugo Crousillat, réagissait à la sortie du bassin : « C’est une équipe avec de grandes ambitions, on savait qu’ils allaient se battre. à un moment donné, à +2 ou +3, on aurait pu passer ce cap, mais on a résisté et gagné. »

    MARSEILLE 12 (8)

    PANATHINAIKOS 11 (6)

    1ère journée de Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau, Marseille

  • [Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta

    [Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta

    Tenant en titre de l’Euro Cup, le Cercle des nageurs de Marseille (CNM) court, ou plutôt nage, après un deuxième titre européen.

    Face aux Catalans de Barceloneta, vainqueurs de la Ligue des Champions au terme d’une campagne invaincue, les poloïstes phocéens disputent ce mercredi à Barcelone (à 19h30) la finale de la Supercoupe d’Europe, trophée réunissant les vainqueurs des deux compétitions continentales. « C’est un titre rare dans une carrière à avoir dans sa collection, parce qu’il faut soit avoir la chance de gagner une Coupe d’Europe ou intégrer l’équipe qui l’a gagnée la saison précédente », lance Ugo Crousillat, le capitaine de la formation marseillaise.

    Vainqueur de la Ligue des champions en 2017 avec le club hongrois de Szolnok, l’international français n’a pourtant pas eu l’occasion de disputer la finale de la Supercoupe d’Europe quelques mois plus tard. Après son premier sacre européen, il avait rejoint le Pays d’Aix Natation (PAN), avant de finalement vivre avec le Cercle des nageurs de Marseille en 2019, son premier rendez-vous à ce stade de la compétition, alors qu’il n’avait pas été membre de l’équipe championne d’Europe la même année. « Ce n’est pas le match le plus important de la saison, mais en même temps, quand tu as des opportunités comme ça de gagner des trophées, il ne faut pas les rater », souligne Crousillat, conscient que leurs adversaires du jour n’ont pas été défaits depuis le 29 novembre 2025, toutes compétitions confondues (défaite en championnat 14-15 contre Sabadell).

    Duo de Catalans

    Barceloneta reste sur une série de 34 victoires consécutives depuis, avec des succès notables contre les Grecs de l’Olympiakós, les Hongrois de Ferencváros et les Italiens de Pro Recco. « Comme au football, les Espagnols sont très fort tactiquement. Et dès que tu fais la moindre connerie, ils te punissent direct », reconnaît le capitaine marseillais, titulaire lors des dernières confrontations très serrées au tableau d’affichage. L’un de ses coéquipiers actuels était il y a encore deux saisons dans l’autre camp : Marc Larumbe. Le défenseur espagnol a porté le bonnet de bain catalan durant neuf saisons avant de rejoindre la plage des Catalans. Il ne sera toutefois pas sur la feuille de match ce mercredi, suite à son carton rouge écopé lors de la finale retour de l’Euro Cup à Split, en Croatie, au mois de mai.

    « Je suis très déçu de ne pas jouer, d’autant plus que ça se passe à Barcelone, dans ma ville. Quand j’ai appris ma suspension, j’ai passé la semaine la plus difficile depuis mon arrivée à Marseille », confie le double champion du monde avec la Roja. Selon lui, le CNM doit « rester fidèle à lui-même » pour éviter de tomber dans le piège de Barceloneta. Côté absent, la pointe néerlandaise Bilal Gbadamassi est toujours blessé. Mais pour cette finale, les Marseillais ont un atout supplémentaire dans leur manche.

    Recruté durant l’intersaison aux côtés du gardien australien Nic Porter et l’international monténégrin Vasilije Radovic, l’Espagnol Marc Rodriguez a été formé à Mataró, une commune de la province de Barcelone. « Barceloneta est le leader incontesté en Espagne depuis pas mal d’années et figure parmi les meilleures équipes d’Europe », estime le jeune catalan de 20 ans, considéré comme l’un des plus grands espoirs du water-polo espagnol.

    Avec ses anciens coéquipiers, il n’est jamais parvenu à vaincre la bête noire des Phocéens. « Leur plus grande force, c’est que la plupart des internationaux espagnols jouent ensemble toute l’année, avec le club et en sélection », insiste Larumbe, persuadé que le système de jeu entre Barceloneta et l’équipe nationale d’Espagne est sensiblement identique.

  • Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier s’évalue depuis une vingtaine d’années sur l’échelle européenne. Et se mesure à la référence absolue : Barcelone, treize fois vainqueur de la Ligue des champions. Avec son air d’enfant terrible, longtemps incarné par le manager Patrice Canayer, il n’a eu de cesse de contester le maître.

    En quatorze confrontations, il y a eu des étincelles. Des coups de gueule, des coups de Jarnac, des histoires dignes d’une rivalité avec un grand frère épié. Qu’en sera-t-il jeudi 17 septembre à la Sud de France Arena pour les retrouvailles entre les deux clubs ?

    Novembre 2000. Le MHB trône sur le handball français. Il défie Barcelone, sextuple champion d’Europe. Le mythe. À cette époque-là, Puigségur, Golic, les frères Anquetil ou encore Jérôme Fernandez, aux origines catalanes, regardent le Barça avec des yeux envieux. Modèle de prestige, de rayonnement européen, d’identité de jeu. Ils rêvent d’imiter Masip, O’Callaghan, Barrufet…

    Le 11 novembre, ces deux mondes se croisent pour la première fois en Ligue des champions. Bougnol tremble. Et se moque des consignes de sécurité. Avec des spectateurs dans tous les coins, les coursives, les escaliers.

    Les vieux grognards du MHB marchent vers l’éternité. Ils accrochent le Barça (25-25). Ce nul majuscule les propulse, après une victoire fin décembre à Gdansk (Pologne), vers un premier quart de finale. En janvier, sept d’entre eux seront champions du monde. À Bercy.

    Deux ans plus tard, Jérôme Fernandez, métamorphosé au Mondial sous les coups de gueule de Daniel Costantini, file à Barcelone. Premier transfert d’une longue série : Dolenec, Fabregas, Richardson…

    2002. À l’aube de la saison, à Agde, Montpellier croise Barcelone pour un match tout sauf amical. Le MHB mène largement à quelques secondes de la fin. Patrice Canayer demande un temps mort. Et plonge dans une colère noire le mythique entraîneur catalan Valero Rivera (1984-2003).

    Dix mois plus tard, Montpellier décroche la lune. Et le Pampelune de Jackson Richardon. Il s’adjuge sa première Ligue des champions au bout d’une finale renversante. Battu au Pays basque (27-19), vainqueur au retour (31-19). Avec un attentat pas réprimandé de Greg Anquetil, onze buts de Michaël Guigou et les verres fracassés par Stefanovic, laissé sur le banc, au Trinque-Fougasse. Avec Karabatic, Guigou, Omeyer, Dinart, Burdet, Martini… : Le socle des Bleus qui vont dominer l’Europe et le Monde.

    2004. Un an après le sacre européen, et dix ans après son arrivée à la tête du club, Patrice Canayer est sur le point de quitter Montpellier. Pour Barcelone. Où le manager Joan Marin l’a choisi pour succéder à Valero Rivera. Tout le monde tombe d’accord en janvier lors de l’Euro en Slovénie.

    Au cours de l’été, Patrice Canayer signe son contrat à Perpignan. Un contrat suspendu aux élections à la tête du Barça. À la surprise générale, sur fond d’élan catalan, Joan Laporta accède au pouvoir.

    Suite à ce renversement politique, l’entraîneur et manager du MHB propose un gentlemen’s agreement. Et renonce à s’engager sur ce terrain miné. Sans réclamer la moindre indemnité.

    2018. Montpellier plane sur le championnat. En 8e de finale, il tombe sur le Barça. Avec Ludovic Fabregas entre présent et futur. Le pivot de l’équipe de France, éblouissant au Mondial en 2017, joue son ultime saison avec le MHB, son club formateur, avant de rejoindre Barcelone, non loin de sa ville natale : Banuyls (Pyrénées Orientales).

    Avec Fabregas, une tête au-dessus de tout, Montpellier ébrèche à Bougnol le roc européen (28-25). Au retour, au Palau Blaugrana, mené de six buts, à dix minutes de la fin, il s’incline de deux buts (28-26). Et écarte pour la première fois le Barça. La voie du titre est ouverte. Il assomme les Allemands de Flensburg, dompte le champion d’Europe : Vardar Skopje, puis Nantes. Entre dans la légende.

    2024. Ce diable de Canayer crache ses derniers feux. Au cours de l’hiver, le MHB s’impose à Barcelone (34-37), avec onze buts du Brésilien Bryan Monte. En quart de finale, il croise l’autre monument du hand européen : Kiel. Il désagrège les Allemands (39-30) à Bougnol, mais chute au retour sur les bords de la Baltique (31-21). Patrice Canayer ne reverra pas Cologne, ni le Final Four. L’empreinte de son palmarès s’accommode de ce dernier faux pas.

  • Handball : Montpellier, remise en selle et en salle

    Handball : Montpellier, remise en selle et en salle

    Les Argentins ne sont pas tous détestés en France. Certains sont mêmes adulés. Ou étaient adulés. Diego Simonet, meneur de jeu de l’équipe d’Argentine de handball, n’est plus un joueur de Montpellier Handball depuis juin dernier. « Chino » a mis un terme à sa carrière, à treize ans de vie au MHB.

    Joueur spectaculaire, homme solaire, vainqueur de la seconde Ligue des champions, Simonet (36 ans) n’est plus le trait d’union entre le public de Bougnol et le MHB. Avec l’ailier suédois Lucas Pellas, ils ne sont qu’eux deux à quitter Montpellier, mais Simonet laisse une empreinte profonde dans l’histoire d’un club, qui se cherche un après depuis la funeste affaire des paris en 2012.

    Montpellier perd l’un des piliers de son âme, mais bouge peu d’une saison à l’autre. Il prône la stabilité pour mieux reconquérir un trône qui lui échappe depuis 2012. Il mise pour ça sur la nouvelle formule du championnat, bouclé désormais par un inédit play-off (1), et son goût des grands rendez-vous.

    Depuis que Érick Mathé a pris le relais en 2024 de Patrice Canayer, entraîneur et manager légendaire, le MHB a réappris à gagner. Avec deux Coupes de France et un trophée des champions.

    Samedi 29 août (20h) à Aix-en-Provence, Montpellier s’offre une nouvelle occasion d’enchaîner par un 46e sacre. Il ouvre sa saison par un nouveau trophée des champions face à l’incontournable champion de France : Paris SG. Un premier test qui préfigure la saison. « On a envie de conserver ce Trophée des Champions et de bien lancer notre saison. Affronter Paris est toujours un bon moyen de se jauger face à l’une des meilleures équipes du championnat. Avec l’arrivée des play-offs, on sait que les confrontations directes et les matchs couperets auront encore plus d’importance cette saison », résume le capitaine Valentin Porte, tout proche de ses 36 ans.

    Un automne de muerte

    Avant de se projeter sur l’issue de la saison, Montpellier va devoir tenir le choc dans une aventure au très long cours. Et probablement très incertaine. Pour la première fois depuis l’intronisation de Mathé à ses commandes, il s’apprête à jongler entre un championnat, toujours très dense, et une Ligue des champions, aussi excitante qu’éprouvante.

    Sous l’effet de l’élargissement de la Ligue des champions, promise au troisième club français, le MHB embarque au côté des légendes du hand européen. Veszprem, Kielce, la pléiade
    des clubs allemands, dont Magdebourg, et bien sûr Barcelone, champion en titre.

    Faveur ou vertige, le MHB s’apprête lors du premier tour à défier le Barça et son ancienne pépite : Ludovic Fabregas, issu de son centre de formation. Au-delà de ce rendez-vous de prestige, le 17 septembre, il devra résister au Dinamo Bucarest et aux Danois de Aahrus pour accrocher la seconde place, qualificative pour le tour principal. Autre vrai enjeu.

    Le double champion d’Europe va devoir survivre à un automne de muerte. Avec un doublé défi : exister dans la nouvelle Ligue des champions et rester en vie en championnat, où il va croiser dès septembre la route de Nîmes, requinqué sous la patte du nouveau coach Guillaume Saurina, et Nantes, dauphin du PSG.

    Comme souvent, le plus gros palmarès du handball français vivra ses plus belles affiches à la Sud de France Arena et les autres matchs à Bougnol, siège ancestral rebaptisé au gré du naming. Depuis une décennie, le club présidé par Julien Deljarry attend une nouvelle salle. Une enceinte moderne de 6 000 places environ.

    Au cours de la dernière campagne municipale, le maire Michaël Delafosse, réélu au printemps pour un second mandat, a promis la construction d’un nouveau lieu de vie. Qu’en sera-t-il ? La glorieuse incertitude du sport gagne le champ politique.

    À l’issue de la saison régulière,
    le play-off opposera les quatre premiers du championnat.
    Avec deux demi-finales en aller et retour. Et une finale sur un seul match.

  • Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    En manquant le cadre sur le cinquième tir au but de son équipe, Gabriel a offert au PSG sa seconde Ligue des Champions.

    Ironie de l’histoire, les Parisiens vont pouvoir broder une seconde étoile sur le maillot grâce au coup de pouce d’un ancien de Ligue 1. En effet, avant de rejoindre Arsenal en 2021, Gabriel a porté le maillot de Lille durant deux saisons. Une seconde étoile qui a été plus dure à décrocher que la première.

    Car la finale à Budapest face aux Gunners anglais a été plus indécise que celle de Munich, où le PSG avait surclassé l’Inter (5-0). Il aura fallu l’habituel penalty providentiel, transformé par Ousmane Dembélé peu après l’heure de jeu, pour que les Parisiens reviennent dans le match.

    La suite est connue. Arsenal a joué la montre, misant sur les tirs au but. Et c’est le PSG qui s’est montré plus efficace dans cet exercice. « Le secret, ça a été de ne rien changer. Nous avons fait ce que nous devions faire… Nous avons un entraîneur qui nous pousse vers l’avant, depuis le premier jour du retour de vacances, il nous a parlé de ce deuxième titre. Il nous a montré le chemin… Le Paris Saint-Germain mérite d’être tout en haut », a confié Marquinhos, le capitaine parisien.

    Passage à l’Élysée

    Après une première nuit de célébrations dans la capitale hongroise, mais aussi à Paris et un peu partout en France, avec leurs cortèges d’exactions (lire ci-contre), la délégation parisienne est rentrée au pays.

    L’avion a quitté la Hongrie en début d’après-midi. Mais dès le petit matin, ils étaient près de 100 000 à se masser sur le Champ de Mars, à Paris, où était prévu un défilé des désormais doubles champions d’Europe.

    Malgré la chaleur et la très longue attente, le vol des Parisiens ayant pris du retard, la foule est restée. Ainsi que celle massée aux abords du Parc des Princes, point d’orgue annoncé de commémorations qui sont passées par un stop dans les jardins de l’Élysée, où Emmanuel Macron a reçu la délégation parisienne.

    Pour faire monter l’ambiance, des écrans géants diffusaient le voyage des deux bus des joueurs, partis de Roissy à 17h30. Des animations musicales, avec des concerts en direct, avec la Tour Eiffel en toile de fond, accompagnaient les acclamations de fans prenant leur mal en patience. Ainsi, des « Ousmane ballon d’or » ont fusé à plusieurs reprises pour saluer la performance du
    buteur parisien Ousmane Dembélé, tenant du trophée et désormais favori à sa succession. « La Marseillaise » a même été entonnée.

    C’est à 18h09 exactement que le cortège a débuté son défilé sur le Champ de Mars. En sortant par le grand portail de l’École militaire les coéquipiers de Marquinhos ont fait leur triomphale apparition devant le peuple de la capitale. Le capitaine brésilien du PSG portant la coupe aux grandes oreilles en tête du cortège remontant vers la Tour Eiffel.

    La fête gâchée

    Laurent Nuñez a annoncé dimanche que 780 personnes avaient été interpellées dans 71 villes de France lors des festivités consécutives à la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.

    Le ministre de l’Intérieur a précisé que ces interpellations avaient donné lieu à 457 gardes à vue. Il a souligné qu’il y avait eu en France « 219 participants blessés dont huit graves, ainsi que 57 représentants des forces de l’ordre ».

    Avant que le parquet de Paris ne confirme le décès d’une personne, victime d’un accident sur le boulevard périphérique, obstrué par des blocs de béton.