Pascal Chamassian n’en revient pas : « 900 inscriptions en 2024. Sold out cette année ! Si on avait continué à prendre les demandes, on atteignait les 3 000 ! » L’association dont il est le président d’honneur et fondateur, Courir pour la Mémoire, est organisatrice de cet événement sportif créé en 2015 à Marseille à l’occasion des 100 ans du génocide arménien.
Un succès fulgurant qu’il faudra « analyser la tête froide », selon Gérard Kirkorian, président de l’association, encore tout occupé aux préparatifs de la course. Il avance cependant des premières pistes : « Un regain d’intérêt pour la course à pieds chez les moins de 30 ans, la régularité de ce rendez-vous » et le bénéfice « d’être chapeauté par la Drajes ».
Cette année, les 5 et 10 km de la Mémoire sont en effet inscrits dans un partenariat placé sous l’égide de la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), qui réunit quatre courses marseillaises (avec Marseille en rose, Algernon et Marseille-Cassis) à fort caractère inclusif et citoyen, qui se déroulent en octobre. « Marseille est la première Ville à concrétiser l’inclusion avec une action par le sport », souligne André Giraud, l’ex-président de la fédération d’athlétisme. D’autant plus heureux que cet événement sportif, qui porte haut la volonté « de ne pas laisser un nouveau génocide se reproduire en toute impunité », rappelle Pascal Chamassian, se décline dans dix villes, à l’international, cette année.
Initialement prévue le 19 octobre, la course, qui bénéficie du parcours et de la sécurité du dispositif de la Ville, La Voie libre, a dû être décalée en novembre. Le parcours reste inchangé, avec un départ à 8h45 depuis le village installé sur le parking de la plage du Prophète, pour longer le « plus beau balcon suspendu au monde », en direction l’anse de Malmousque, avant un demi-tour pour revenir au village, avec deux tours pour les 10 km.

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