Après avoir réussi leur grande rentrée à Montpellier samedi dernier (17-27), les rugbymen toulonnais vont effectuer leur grand retour dans leur antre, ce samedi soir (21h05), pour le compte de la deuxième journée de Top 14 face aux Castrais. « On a un match très difficile à aborder, non seulement à cause de la météo qui ne s’annonce pas favorable, mais surtout parce que c’est une équipe que l’on connaît bien », souligne Pierre Mignoni. Le manager varois a affronté à trois reprises les pensionnaires du Castres olympique lors de la saison passée : une première victoire serrée à domicile au mois de septembre, avant de s’incliner par deux points d’écart seulement chez eux et de conclure par le match de barrage à Mayol, où le score final ne reflétait pas la physionomie de la partie. « Les trois rencontres se sont, à chaque fois, jouées dans les dernières minutes », martèle l’entraîneur toulonnais.
« Même s’ils viennent de faire une contre-performance [défaite (15-17) contre la Section paloise à domicile, Ndlr], je ne m’attends pas à un match facile », ajoute-t-il, tout en étant persuadé que le CO « n’a pas du tout changé son identité de jeu » depuis leur dernière confrontation. « C’est une équipe forte sur les fondamentaux et dans le jeu, mais leur gros point fort reste leur combativité. Ça fait partie de leur identité, de leur philosophie et de leur mentalité. Ils s’accrochent tout le temps. Tu as l’impression que tu les as, alors que non. Il ne faut pas les lâcher une seconde. Ensuite, c’est un groupe qui joue bien au rugby, avec des joueurs, que ce soit devant ou derrière, qui ont une capacité à faire vivre le ballon et à casser les lignes après contact. C’est une formation à la fois physique et joueuse, assez complète, qui la rend redoutable. Il va falloir qu’on mette la pression sur leur défense », détaille Mignoni. Et cela passera notamment par un trio d’avants solides. Parmi eux, le Géorgien Beka Gigashvili retrouve grâce aux yeux du manager. « Son rôle est toujours le même : il ne parle pas beaucoup, mais il fait beaucoup sur le terrain. Je le trouve bien mieux que la deuxième partie de saison dernière. Je le retrouve comme il y a deux ans, avec du peps et de l’énergie », se réjouit le tacticien de 48 ans, conscient que les trois mois d’arrêt de son pilier droit, suite à sa blessure aux adducteurs en début de saison passée, l’ont impacté. « J’ai beaucoup parlé avec lui, parce que je l’aime beaucoup. Il a une histoire ici à Toulon et une histoire personnelle qui est très attachante. Ça me rendait triste de le voir en difficulté, aujourd’hui je suis heureux de le voir comme ça, en pleine possession de ses moyens physiques et mentaux. » Depuis, il a repris ses fonctions de « papa géorgien », au service d’Owen Sorhaindo et Nikoloz Narmania, comme avait pu l’être Mamuka Gorgodze en son temps.

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