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  • Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Après une saison décevante en championnat, la direction du Rugby Club Toulonnais a choisi de remanier son staff sportif. Pierre Mignoni, omniprésent dans l’encadrement la saison dernière, prend désormais du recul en endossant le rôle de directeur du rugby. De son côté, Franck Azéma retrouve le banc toulonnais, qu’il avait déjà occupé pendant deux saisons, entre 2021 et 2023.

    Le technicien haut-savoyard de 55 ans sera épaulé par deux « nouveaux » visages. L’Anglais Alex Codling succède à Sergio Parisse au poste d’entraîneur des avants, tandis que Cédric Beal, responsable du centre de formation, intègre le staff en tant qu’intervenant sur la touche et le secteur du jeu d’avants.

    « Je suis très heureux de retrouver le groupe. C’est rassurant, car je connais des gens. Je sais où je mets les pieds », confie Franck Azéma. « Il y a aussi des nouveaux que je dois apprendre à connaître. Il y a de l’excitation. Je connaissais des gens du staff. Il y a un mélange intéressant. Et puis, vous savez, je n’avais que de bons souvenirs de Toulon. Avec Pierre (Mignoni), nous avions toujours gardé des contacts. Ce n’est pas des retrouvailles, car on s’appelait souvent pour parler de rugby et pour prendre des nouvelles de la famille. Maintenant, on retrouve le quotidien. Pour moi, je dois retrouver des repères dans ce rôle. Je dois aider le plus possible. Je dois retrouver ce projet. Depuis mon départ, il a continué de grandir, avec l’ensemble du club. Je suis vraiment là pour aider le club », poursuit celui qui a entamé des discussions avec l’équipe nationale des Fidji durant l’intersaison.

    Mais le projet présenté par le président Lemaître l’a visiblement convaincu. « Je veux que l’équipe fonctionne, être au service de l’équipe. Vous savez, ça fait quelques années que j’entraîne. Ce qui m’intéresse, ça reste le terrain, le collectif, l’état d’esprit. Oui, les rôles ont un peu changé, mais c’est aussi parce que le projet a grossi. Pierre a mené ça, et je n’ai aucun souci avec cela. Les standards ont aussi grimpé, avec un bâtiment de plus au Campus. C’est vraiment un outil formidable. Maintenant, avec l’exigence du Top 14, nous devons être alignés, au service de l’équipe. (…) La pression est partout, encore plus à Toulon. On veut vivre les moments de la fin de saison. Pour l’instant, il ne faut pas trop se projeter. Il y a un temps pour tout. On doit construire une nouvelle saison et partager les bonnes choses. Il y aura aussi des moments difficiles, et il faudra, alors, être costaud et compact », prévient le nouveau manager principal du RCT.

    Identité à faire évoluer

    « On veut essayer de poser des soucis à l’adversaire, le mettre sous pression avec et sans le ballon », explique Franck Azéma, reprenant les principes défendus par son adjoint Alex Codling. « Bien évidemment, il faut dominer l’engagement pour produire. Par rapport à l’effectif que l’on a, on doit avoir de l’alternance dans les formes de jeu avec pour but de toucher les espaces. C’est le rugby, c’est simple sur le papier, mais ce n’est pas le plus facile à proposer. Ça demande beaucoup plus de lecture. On va beaucoup insister sur la lecture de jeu et sur l’intensité que l’on va mettre. (…) Bien évidemment, on ne pourra pas être à contre-courant de l’ADN du club. Toulon, ça reste du rugby rugueux, de combat, avec du jeu d’avants. Maintenant : comment trouver l’équilibre et surprendre ? Il faut un mélange. On croit en ça, c’est même un passage obligé pour réussir. À Toulon, pour du jeu direct, on n’aura pas besoin de forcer le trait. Ça plaît, et il faut respecter ça et l’état d’esprit que l’on veut. Quand je parle d’état d’esprit, ça fait partie de comment se comporter à la maison et à l’extérieur », ajoute l’ancien entraîneur de Perpignan, encore « en colère » et frustré après cette aventure compliquée chez les Sang et Or. De quoi le rebooster pour cette nouvelle saison.

  • L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    Les batteries sont rechargées, les ballons gonflés, le mental aussi. Ce jeudi marquait l’heure de la reprise pour le Rugby club toulonnais, après un mois et demi de vacances. Le moment d’écrire les premières lignes d’un chapitre 2026/2027 que les Rouge et Noir espèrent meilleur que le précédent, décevant tant en termes de résultats que de contenu, malgré l’éclaircie de la demi-finale de Champions Cup disputée face au Leinster.

    « Je suis excité et content, on l’est tous. On a envie de faire une grande saison, montrer notre ADN et ce qu’on a envie de faire », lance Pierre Mignoni, le directeur du Rugby du RCT, qui annonce « le top 6 et jouer la Coupe d’Europe à fond » comme objectifs. Pour ce faire, il sera épaulé, tel qu’annoncé en fin de saison, par un staff renouvelé. Exit Andréa Masi, entraîneur des trois-quarts. C’est Franck Azéma, de retour dans la Rade comme entraîneur principal, qui sera dédié à cet aspect du jeu, et partagera le banc avec son binôme de la saison 2022/2023, en charge de l’organisation générale et du jeu défensif. Un secteur que vient renforcer Alex Codling, qui occupait cette fonction au Munster. Exit également Sergio Parisse, remplacé à la touche par Cédric Béal. Promu en équipe première l’an dernier, le responsable du centre de formation garde ses attributions tout en devenant officiellement intervenant sur la touche et le jeu d’avants. Enfin, Maxime Petitjean (assistant jeu au pied et manipulation), Richie Gray (consultant attitude aux contacts) et Mathieu Bastaraud (team manager) restent en place.

    Concurrence au centre

    L’effectif aussi a connu quelques ajustements. Notamment au centre, avec l’arrivée des expérimentés Gaël Fickou et Huw Jones, dans un secteur où « on avait besoin de talent et d’expérience », justifie Pierre Mignoni. Avec les présences de Brex, Smaïli, Cowie, Frisch, Tuicuvu et même Sinzelle, qui a prolongé d’une saison et « donnera un coup de main sur le programme RCT Passion, pour préparer la suite », il y aura « de la concurrence, et je veux qu’elle nous pousse à tout donner, surtout à l’extérieur », ambitionne le directeur du rugby du RCT.

    Pour le reste, un mélange entre l’expérience de Rabah Slimani, la polyvalence de Judicaël Cancoriet, la vitesse de l’ailier fidjien Apete Narogo, et la jeunesse (lire ci-dessous) des frères Luka et Tana Keletaona, du 2e ligne Argentin Luciano Asevedo et de Junior Kpoku, transféré définitivement du Racing 92. Pas de joker en vue malgré les longues indisponibilités (Villière, Dréan, Priso, Halagahu, Domon).

    Si une large partie du groupe a repris, d’autres éléments se font encore attendre : les internationaux (White, Brex, Lucchesi, Garbisi) ne reprendront que le 16 août, au moment du stage à Serre Chevalier, au même titre que Ribbans et Cowie, qui seront réintégrés à l’entraînement collectif à ce moment-là. Fickou, demi-finaliste du Top 14 avec le Racing, reprendra le 27 juillet. Un seul match amical est prévu, le 28 août, à Issoire, face à Clermont, avant de retrouver le championnat le 5 septembre sur le terrain de Bayonne.

    La jeunesse au cœur du projet

    Cette année encore, Pierre Mignoni insistera sur le lien entre le centre de formation et l’équipe première, à travers la « cellule rouge », composée de joueurs intégrés au groupe pro ou proches de l’être et la « cellule rouge minots » pour les plus jeunes, qui « s’entraîneront parfois avec les pros », précise l’homme fort du RCT. « Le but, c’est d’avoir un certain pourcentage de joueurs formés au club en équipe une l’an prochain », ajoute-t-il.

    Outre la formation, le recrutement a également permis de signer de jeunes joueurs internationaux comme Luka et Tana Keletaona (France U20), Junior Kpoku (Angleterre U20) et l’impressionnant 2e ligne argentin Santiago Asevedo (2,03m, 125 kg), 22 ans, déjà appelé dans le groupe des Pumas sans jamais entrer en jeu. Ad.B.

  • Rugby : les calendriers dévoilés

    Rugby : les calendriers dévoilés

    Le Top 14 reprendra le week-end du 5 septembre. Montpellier, finaliste malheureux, débutera sa campagne à domicile, avec la réception de Pau. Toulon de son côté sera en déplacement à Bayonne.

    En Pro D2, Provence rugby, finaliste du dernier championnat et battu en barrage d’accession au Top 14 par Perpignan, aura aussi son match de reprise à domicile. Les Aixois accueilleront Agen, le 27 ou le 28 août.

  • Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Le stade Vélodrome va accueillir, ce samedi soir (21h05), ce qui s’apparente à l’une des rencontres les plus dantesques de la saison. Bien sûr, la volonté de gagner cette demi-finale est immense pour les deux équipes, mais le duel risque d’être épique. Montpellier et le Stade Français, soit les meilleures formations du Top 14 en 2026. Des clubs quasiment invincibles, avec une confiance extrêmement élevée avant de jouer pour retrouver la finale du championnat. Le MHR est un récent finaliste, et même champion (2022), alors que les Parisiens patientent depuis 2015.

    Les deux entités se sont surtout relevées de la plus belle des manières après deux derniers exercices plus que compliqués. En 2024, Montpellier s’est retrouvé à une minute de tomber en Pro D2, lors d’un barrage renversant à Grenoble (20-18). L’an passé, les Héraultais ont terminé 9e, manquant les phases finales, alors que les pensionnaires du stade Jean-Bouin se sont sauvés pour un point. 12e juste devant Perpignan, ce qui leur a permis d’éviter le stress de l’access match.

    Depuis, le soleil brille de Montpellier à Paris. Le club propriété du milliardaire Mohed Altrad n’a connu la défaite qu’à deux reprises en 2026. Deux revers contre Toulon et Toulouse et pour le reste, une pluie de victoires, de Montauban à Lyon en passant par les provinces irlandaises. Car le MHR a survolé la Challenge Cup, éparpillant en finale l’Ulster, à Bilbao (59-26).

    Le Stade Français confiant après son barrage gagnant

    L’entraîneur Joan Caudullo évoquait ces six premiers mois de l’année hors-norme. « Je crois au fait que, quand on met un projet en place, il marche. Et quand il y a une continuité, il marche, quel que soit celui qui est à la barre. Là, on a de la stabilité, obligatoirement, ça marche, mais je ne pensais pas que ça allait marcher aussi vite. »

    Le duel s’annonce exceptionnel face au Stade Français, les soldats roses sortant d’un quart de finale de premier plan face à la Rochelle. 45-5, les hommes de Ronan O’Gara ont pris la leçon. Le deuxième ligne Paul Gabrillagues cite le changement d’état d’esprit du groupe cette saison. « Nous avons beaucoup de confiance en nous depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match. C’est ce qui permet ensuite d’être plus serein. On l’avait déjà vu sur certains matchs pendant la saison. Il faut être honnête, ce n’est pas le même visage que l’an dernier. » Le Vélodrome s’apprête à vivre une demi-finale bouillante et indécise.

    Demi-finale de Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Montpellier : Banks – Ngandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti, Price – Vunipola, Bécognée, Nouchi – Duguid, Verhaeghe – Haouas, Uelese, Erdocio

    Stade Français : Barré – Dakuwaqa, Ward, Nene, Marchand – Carbonel, Kerr Barlow – Tanga, Briatte, Halaifonua – Pesenti, Gabrillagues – Alo, Nicotera, Iscaro

  • Montpellier, l’histoire recommencée

    Montpellier, l’histoire recommencée

    On a eu peur que les joueurs soient éblouis. Ils l’ont été durant les premières minutes », raconte Eric Béchu peu après la demi-finale du Top 14 au stade Vélodrome entre Montpellier et le Racing 92 le 28 mai 2011. Une première demi-finale pour le MHR, une déflagration de sentiments rivée à la mémoire.

    Eric Béchu est alors l’entraîneur adjoint de Fabien Galthié. Le mentor humaniste du futur sélectionneur de l’équipe de France au style plus abrasif. Un homme au crépuscule de sa vie, que l’on voudrait encore entendre à la veille de la demi-finale samedi 20 juin entre Montpellier et le Stade français. Un homme disparu en janvier 2013 d’un cancer fulgurant.

    L’après-midi incandescent du mythique Vélodrome éblouit les joueurs de Montpellier. Le virage Sud, celui des Ultras de l’OM, se drape dans ses couleurs préférées : le bleu et blanc. Au moins 25 000 Montpelliérains ont pris la route vers Marseille dans une procession populaire. Avec une station dans les bistrots qui longent le boulevard Michelet.

    « C’est mon meilleur souvenir sous le maillot de Montpellier. Cette année-là était assez particulière et folle », souffle l’ancien capitaine emblématique Fulgence Ouedraogo. « Je ne me souviens pas forcément du match, mais des à-côtés. Je me souviens de notre arrivée en bus. On avait dormi dans un château à côté de Marseille. On était au vert et au calme. Et puis, il y a ce virage vers le stade. Et là, tous les gens sortent des bars et commencent à taper contre le bus. Cette marée de personnes et leurs drapeaux bleus, l’entrée dans le stade avant l’échauffement, tout ce monde dans les gradins… Je me suis dit, mais on est où ? » raconte-t-il, le souvenir vibrant et vivant.

    Ce jour-là, Montpellier bascule dans un autre monde. En un seul jour, un seul coup. Tout ce que les gamins du Pic Saint-Loup : Ouedraogo, François Trinh-Duc, Kélian Galletier, Geoffrey Doumayrou… ou d’autres comme Julien Tomas voulaient vivre, ils le vivent là. Ils vivent le moment d’une vie avec leur club formateur. Eux, mais aussi le Géorgien Mamuka Gorgodze ou Benoît Paillaugue portent ce club balbutiant en finale du championnat face au Stade toulousain. Au bout d’une demi-finale indécise face au Racing 92 de Chabal, Nallet, Steyn… ou Pierre Berbizier.

    « C’est l’acte de naissance du MHR au plus haut niveau. C’est là où on a vraiment franchi un cap et joué nos premières phases finales », juge Fulgence Ouedraogo.

    À Marseille, Montpellier est au bout de la saison des premières fois. D’une première campagne en phase finale, d’un premier barrage arraché à Castres sur une pénalité ratée par le buteur tarnais Romain Teulet. Un échec qui efface tout, qui ne s’efface pas. Après cette première victoire en phase finale, les joueurs de Montpellier n’écoutent que leur joie. Et s’arrêtent au bar en bord de route à Saint-Pons de Thomières.

    Une semaine plus tôt, au stade Du Manoir, ils avaient arraché leur place en phase finale face à l’équipe de Toulon de Philippe Saint-André, Mourad Boudjellal et Jonny Wilkinson. Au bout d’un match de feu, d’une passe d’armes entre Boudjellal et Galthié, au bout d’une saison débutée par un succès face au Racing 92, où les prémices de sa révélation étaient là. Galthié, l’éternel insatisfait, soufflera : « des matchs comme ça, on n’en fait pas deux ».

    Au cours de l’été 2010, celui de son arrivée, Fabien Galthié avait failli tout plaquer. Eric Béchu, son ancien éducateur à l’école de rugby de Colomiers, l’en avait dissuadé. L’ex-consultant des Pumas (2008-10) et entraîneur du Stade français (2004-08) était au cœur d’un imbroglio politique et d’une bataille souterraine. Entre Georges Frêche, patron de l’Agglo et André Vézinhet, président du Département et beau-père du président du MHR, Thierry Pérez.

    Montpellier brûlait de mille feux. Et de contre-feux. L’histoire du MHR était en marche sur cette poudrière. Avec, comme étincelle ultime, la demi-finale à Marseille, inscrite à jamais dans les souvenirs des uns et des autres. « C’est le plus beau souvenir de ma carrière », avouera aussi Joan Caudullo, remplaçant entré en cours de jeu au Vélodrome. Ouedraogo et Caudullo vivront pourtant la finale au Stade de France face à Toulouse. Une finale qui leur a échappé d’un doigt. Celui de Ouedraogo fracturé au Vélodrome.

  • Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Le gratin du rugby français fait étape le temps d’un week-end au stade Vélodrome. L’écrin habituellement utilisé par l’Olympique de Marseille reçoit, vendredi et samedi, les demi-finales du Top 14. La discipline est une habituée des lieux entre les délocalisations du RC Toulon, mais aussi l’accueil de ces mêmes demi-finales en 2017 et de la finale il y a deux ans. Le Stade Toulousain et le Racing 92 seront les deux premières équipes à fouler l’herbe marseillaise, ce soir (21h05).

    Une rencontre au sommet, dans un antre que les deux coachs, Ugo Mola et Patrice Collazo, apprécient tout particulièrement. « Je suis content de venir au Vélodrome. Pour moi, c’est le plus beau stade de France, voire du monde. Je trouve que c’est un endroit rêvé pour le rugby, que ça donne une dimension à ces demi-finales. C’est un stade avec une caisse de résonance monstrueuse », appuyait Collazo. Mola le Toulousain a aussi raconté que le pèlerinage au Vélodrome était commun, lorsqu’il était joueur, dans les années 1990.

    Les Racingmen savent pertinemment qu’ils sont loin d’être favoris lors de cette rencontre. Ce costume leur sied à merveille, vu qu’ils viennent simplement d’infliger à Pau sa seule et unique défaite de la saison à domicile (33-31), lors du barrage. Avec ce phrasé qui lui colle à la peau, Patrice Collazo a évoqué un Toulouse « en formule all inclusive », avec toutes ses stars disponibles pour le choc de la soirée. Surtout que les différentes statistiques à propos des phases finales ne penchent pas en faveur des Franciliens. Depuis 2018, aucun barragiste n’a atteint la finale du Top 14. Pire encore, les Haut-Garonnais sont des monstres de réussite lorsque l’été approche. Terminer parmi les deux premiers du championnat les amène forcément en finale par la suite. 7 sur 7 lors des deux dernières décennies.

    Dupont IN, Ramos OUT

    Patrice Collazo a d’ailleurs catégoriquement refusé d’évoquer la soi-disant méforme de son adversaire. « Ce sont les médias qui ont dit ça. Ça fait deux semaines qu’ils étaient dans les eaux profondes. Pour connaître un peu la maison, quand ils ferment les écoutilles et qu’ils descendent dans les eaux profondes, ça veut dire qu’ils se préparent. Heureusement, il y a des articles qui sont réapparus un peu aujourd’hui. Je vous laisse interpréter la saison de Toulouse, je n’ai pas la prétention d’interpréter. »

    Ugo Mola n’a pas laissé planer le doute trop longtemps en révélant qu’Antoine Dupont sera dans le groupe pour ce match. Il sera même titulaire aux côtés de Romain Ntamack. Seule ombre au tableau, Thomas Ramos est absent. D’après les explications de son entraîneur, il a lui-même préféré ne pas tenter le coup pour le bien de l’équipe. Blair Kinghorn le remplace au poste de numéro 15.

    Demi-finale du Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Pierre Brousset

    TOULOUSE : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel – Ntamack, Dupont – Roumat, Willis (cap.), Cros – Meafou, Brennan – Merkler, Mauvaka, Neti

    RACING : James – Manu, Fickou, Tuisova, Spring – Gibert, Carbonneau – Hughes, Manyarara, Baudonne – Taofifenua, Hill – Bamba, Tarrit, Gogichashvili

    Plusieurs animations à travers la ville

    Marseille se met, le temps d’un week-end, au rythme du rugby. Des animations liées à la discipline sont prévues dans les prochains jours sur le Vieux-Port et sur le parvis du stade Vélodrome. De nombreuses activités et initiations sont au programme, avec entrée gratuite pour tous, fans de rugby ou non.

    Un village éphémère a été installé, face à la mer, en partenariat avec plusieurs sponsors du Top 14 et de la Ligue Nationale de Rugby. Une « Sensory Room » a également été mise en place au Vélodrome et sera destinée à des personnes souffrant de troubles sensoriels, cognitifs ou neurodéveloppementaux. 28 personnes suivront les matches en audiodescription, pour une immersion totale.

  • La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    Clap de fin pour Provence Rugby. Leur défaite dimanche au stade Maurice-David, lors du barrage d’accession en Top 14 face à l’USA Perpignan (24-47), a définitivement condamné les Aixois à rester en Pro D2.

    « C’est étonnant parce qu’on domine 30 minutes, on mène 10-0, ça peut être 17-0, ils prennent un carton orange (32e), mais on manque d’expérience. On est une équipe jeune et on prend deux essais à zéro passe (36e et 39e). Sur le deuxième, on se replace à deux à l’heure. On tourne à 10-14 à la mi-temps alors qu’on doit être devant. En deuxième période, ils sont puissants et efficaces. Ils n’ont rien fait pendant cinquante minutes mais ils mettent quatre essais à zéro passe. C’est dur mais je suis fier de la saison des joueurs », souligne Philippe Saint-André, manager de Provence Rugby, persuadé qu’il faut finir parmi les deux premiers de la saison régulière pour avoir le plus de chances d’accéder au plus haut niveau français.

    « Là, on a joué les six derniers matches (les deux derniers de saison régulière, les trois de phase finale de Pro D2 et l’access-match) comme des finales et on l’a payé. Cet extra-match contre Brive (en barrage) a coûté cher. On a perdu les deux derniers matches, les deux plus importants. Quand on reviendra la saison prochaine, il faudra être plus précis, plus dur sur les intensités. Il faut revenir avec un gros appétit et être plus constants sur notre saison », poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France, conscient que l’affrontement face à Brive a mis un coup à l’énergie des Provençaux.

    Optimisme pour l’avenir

    Cette aventure a quand même conduit les Noirs vers leur première finale de Pro D2, puis vers leur premier barrage d’accession pour accéder en Top 14. « C’était dur, mais je suis très fier de mes joueurs », encense Philippe Saint-André. Il sait que ses protégés ont beaucoup appris cette saison, notamment concernant les habitudes de l’entraîneur. « Ils n’avaient pas l’habitude de s’entraîner comme moi », confie l’ex-ailier de Montferrand. « Ils étaient fatigués. Mais j’ai apprécié cet état d’esprit. J’ai apprécié le leadership de certains joueurs qui se sont distingués. J’ai apprécié le fait que nous ne nous soyons jamais plaints. Même avec 18 joueurs blessés, nous n’avons rien dit. À la fin de la saison, ils ont été incroyables : leur implication, leur travail, leur détermination », enchaîne Saint-André, en espérant que le meilleur est à venir.

    Une vision partagée par les supporters. « On est déçus forcément, mais on apprend encore. On a tous envie d’être en Top 14, mais c’est un long chemin et une réalité sportive différente de la simple envie d’y accéder », estime Adrien, suiveur assidu de l’institution aixoise, optimiste sur l’avenir de son club de cœur. « On est très fier de notre équipe, on a vécu une très belle saison », lance Anne, fan inconditionnelle de Provence Rugby. « La montée en Top 14 se fera un jour. Et on sera là pour les supporter », ajoute-t-elle avec la conviction qu’Aix-en-Provence est devenu une terre de rugby.

  • Le rêve du Top 14 s’envole pour les valeureux aixois

    Le rêve du Top 14 s’envole pour les valeureux aixois

    Un tel scénario laisse forcément de gros regrets. Auteur de deux essais dans les 25 premières minutes du match, sans oublier l’avertissement puis l’exclusion d’un joueur adverse quelques minutes plus tard, Provence Rugby semblait disposer d’une main plus qu’idéale pour obtenir le précieux sésame qu’il convoite depuis quelques saisons : l’accession en Top 14.

    Mais la paire d’As que les Aixois avaient entre leurs mains à ce moment de la partie a nettement et progressivement perdu de sa valeur lorsque Perpignan, lanterne rouge du plus haut niveau national, a retrouvé de la confiance devant les plusieurs centaines de supporters qui ont fait le déplacement en Provence.

    Le rêve s’est donc rapidement transformé en cauchemar pour le capitaine Zafra et ses coéquipiers, déjà passés à côté d’une occasion de monter en Top 14, samedi dernier au stade Ernest-Wallon, à Toulouse, lors du match pour le titre de Pro D2 face au RC Vannes (14-18).

    Déjà menés au score à la mi-temps, les Noirs n’ont pas résisté à l’endurance des Catalans, plus opportunistes devant la zone d’en-but aixoise. Cette défaite condamne Provence Rugby à rester en Pro D2 la saison prochaine. « Il faut accepter qu’ils aient été plus forts que nous, même s’ils n’ont rien fait pendant 50 minutes », lance Philippe Saint-André, manager de l’institution aixoise, conscient que son équipe est « encore jeune » et « manque d’expérience ».

    Comme il l’a rappelé, seuls trois de ses pensionnaires ont connu une finale dans leur carrière. Et aucun d’entre eux n’a vécu un « access-match ». À l’heure où Perpignan a remporté son quatrième barrage d’accession en cinq saisons.

    « Le club grandit »

    Derrière la déception, qui pouvait clairement se lire sur le visage du manager provençal, se cachait une réelle fierté. « Le club grandit », martèle Saint-André en évoquant plus globalement l’état d’esprit de ses joueurs sur l’ensemble de la saison. « J’ai particulièrement apprécié le leadership qu’ont incarné certains d’entre eux. Malgré 18 blessés, on a pris des coups et on n’a rien dit. Ils ont été incroyables d’investissement et de détermination. Je pense que la saison prochaine sera meilleure que cette saison », poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France (2011-2015), qui vivait son premier mandat à la tête d’une formation de Pro D2.

    « Provence Rugby a prouvé qu’elle est devenue une terre de rugby », souligne Laurent Labit, manager de l’USA Perpignan, persuadé que ses protégés ont fait la différence en seconde période grâce à des séquences longues. « Il fallait arrêter de faire des fautes stupides pour éviter à Provence de connaître un second souffle », ajoute l’ex-arrière du Castres Olympique. Institution que les Catalans, portés par leur fan-base mythique, retrouveront dès septembre en Top 14.

    PROVENCE RUGBY 24 (10)- PERPIGNAN 47 (14)

    Match d’accession en Top 14

    Stade Maurice-David, à Aix-en-Provence (8 574 spectateurs)

    Arbitre : V. Blasco Baque

    Essais : Jalagonia (20’), Zafra (25’), Drouet (59’), Pifeleti (73’) pour Provence ; Yalo (36’, 51’), Former (39’), Oviedo (43’, 77’), Ruiz (65’), De La Fuente (80’) pour Perpignan

    Transformations : Vareiro (59’, 73’) pour Provence ; Allan (37’, 40’, 43’, 51’, 77’, 80’) pour Perpignan

    Carton jaune : Zafra (37’), Bituniyata (42’) pour Provence : Tetrashvili (16’) pour Perpignan

    Carton rouge : Malolo (32’) pour Perpignan

    PROVENCE RUGBY : Vareiro – Lapègue, Bituniyata, Finau (Lucas, 62’), Drouet – (o) Muntz, (m) Coville (Cazenave, 75’) – Gambini, Jalagonia (Tuisue, 33’), Harrison (Okuya, 43’) – Youyoutte (Rodda, 49’), Zafra (cap) – Francis (Ndiaye, 49’), Latterade (Pifeleti, 51’), Julien (Vernet, 43’).

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    PERPIGNAN : Allan – Joseph (Ruiz, 34), Duguivalu, De La Fuente (cap), Forner (Devaux, 18’) – (o) McIntyre (Petaia, 66’), (m) Hall (Ecochard, 63’) – Van Tonder (Le Corvec, 40’), Oviedo, Hicks – Gray (Tuilagi, 53’), Tanguy (Yato, 28’) – Brookes (Ceccarelli, 53’), Malolo, Tetrashvili.

    Entraîneur : Mathieu Cidre

  • L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    Face aux maîtres incontestés des access matches, Provence Rugby y aura cru. Après un début de match en-dessous de tout, les Catalans ont redressé la barre pour vaincre les locaux sur le score de 47 à 24. Les Aixois évolueront une année de plus dans l’antichambre de l’élite.

    Cette première période avait si bien commencé. Comme souvent cette saison, Provence Rugby apprend de ses erreurs et a parfaitement entamé sa partie. Parasitant le jeu de l’Usap, les locaux ont empêché la formation de Top 14 de développer même une seule attaque. Les fautes de mains catalanes ont été nombreuses et Perpignan s’est également retrouvé à 14 contre 15 au quart d’heure de jeu, suite à un plaquage haut de son pilier gauche. Les Aixois en ont profité pour prendre le large grâce à deux essais coup sur coup. Jalagonia puis le capitaine Andres Zafra ont visité l’en-but, mais le pourtant si adroit Manuel Vareiro n’a pas transformé. 10-0, l’avantage était court et, malgré un carton orange pour l’Usap, les Rouges et Jaunes sont revenus dans le match. Ils ont subi et ont fini en trombes avec, eux aussi, deux essais qui ont frappé un grand coup derrière la tête des Provençaux, pourtant auteurs d’une très bonne première mi-temps (10-14, 40e).

    Perpignan sérieux et d’un grand réalisme

    Mais voilà, Perpignan est le club le plus habitué à disputer un access match depuis son instauration. L’expérience du Top 14, l’expérience de ce type de rencontre, cela compte. Toujours. Dès la reprise, 14 points supplémentaires pour les visiteurs grâce à un ballon porté et un essai du bout du monde, suite à une interception (10-28). Léo Drouet a entretenu l’espoir en aplatissant dans l’en-but à l’heure de jeu.

    Déjà la semaine dernière, à Toulouse, contre Vannes, les Aixois sont revenus à 11 longueurs avant d’échouer à quatre malheureux points. Cette fois, « Perpi » a enfoncé le clou et s’est assuré une place en Top 14 grâce à un nouvel essai. Les quelques unités égarées en première période, au pied, ont coûté chers aux hommes de Philippe Saint-André. Comme lors des derniers access matches, l’Usap a fait tourner la partie en sa faveur. Pour le plus grand bonheur de leurs bruyants fans, qui ont fini par envahir la pelouse du stade Maurice-David.

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)