Tag: Rugby

  • Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.

    « Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).

    L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »

    « Il fallait les agresser »

    Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.

    Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».

    Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.

    L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.

  • Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour sa première sans Mignoni, le Toulon domine le Racing 92 à Mayol

    Pour la première fois depuis septembre 2022 – à l’exception d’une rencontre la saison dernière sur le terrain du LOU, alors que l’ancien demi-de-mêlée du RCT avait été victime d’un burn-out -, Pierre Mignoni, qui a quitté ses fonctions de directeur du rugby du club toulonnais mardi, n’a pas pris place sur le banc, ni dans les tribunes de Mayol ce samedi après-midi face au Racing 92.

    Après une semaine de préparation difficile, et un début de saison raté, les hommes de Franck Azéma espéraient repartir de l’avant, mais montraient des signes de fébrilité dès le coup d’envoi. Albornoz envoyait inexplicablement le ballon en touche, permettant aux Franciliens d’obtenir une mêlée et de s’installer dans le camp toulonnais. S’ensuivait une succession de phases de jeu visiteuses, pour autant de fautes varoises, qui conduisaient à un carton jaune pour Kyle Sinckler (7e), symbole de la nervosité des siens.

    Une efficacité offensive retrouvée, le sans faute d’Albornoz au pied

    Mais après avoir résisté à l’orage, les Rouge et Noir reprenaient le jeu à leur compte. Avec une adresse retrouvée ballon en main, ils parvenaient, comme trop peu souvent depuis le début de saison, à mener des attaques rapides et étaient logiquement récompensés grâce à Gros, en force (7-0, 21e). Six minutes plus tard, Baubigny, sur un maul porté consécutif à une touche, concrétisait une deuxième fois la domination varoise (14-0, 28e). Mais piqué, le Racing réagissait dans la minute, grâce à Gibert, qui exploitait les largesses sur la droite de la défense toulonnaise pour aplatir sous les perches (14-7, 31e). Juste avant la pause, le Racing se voyait refuser un essai pour un en-avant du passeur Naituvi, et malgré dix dernières minutes plus difficiles, le RCT regagnait les vestiaires avec l’avantage au score.

    Dans un second acte plus cadenassé, le RCT s’en remettait au pied de Tomas Albornoz. L’ouvreur argentin (43e, 58e, 63e, 68e) profitait de l’indiscipline parisienne pour donner jusqu’à 16 points d’avance au RCT et faisait oublier les maladresses de Melvyn Jaminet dans ce secteur ces dernières semaines. Les hommes de Patrice Collazo réduisaient cet écart par Hughes, en force (26-15, 70e).

    Les dix dernières minutes s’avéraient une nouvelle fois compliquées pour les coéquipiers de Lewis Ludlam, en infériorité numérique après le carton jaune reçu par Quere-Karaba (74e). Mais Albornoz poursuivait son sans-faute et enquillait une nouvelle pénalité de 50 mètres (77e) pour entériner une victoire plus que bienvenue avant de se déplacer à Édimbourg, vendredi prochain, pour la première journée de Challenge Cup.

    RC Toulon – Racing 92 (MT : 14-7)
    6e journée de Top 14
    Samedi 10 octobre, 16h35
    Stade Félix-Mayol, Toulon
    13 225 spectateurs
    Arbitre : M. Marbot
    Points RCT : 2E Gros (20e), Baubigny (27e) ; 2T Albornoz (21e, 28e) ; 5P Albornoz (43e, 58e, 63e, 68e, 77e)
    Points Racing : 2E Gibert (30e), Hughes (70e) ; 1T Seunes (31e) ; 1P Seunes (55e)
    Cartons jaunes : Sinckler (7e), Quere-Karaba (75e) pour le RCT

    RCT : Gros (Ametlla, 59e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Gigashvili, 56e) ; Kpoku (Cancoriet, 51e), Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer (Quere-Karaba, 69e) ; Serin (White, 64e), Albornoz ; Ferté (Jones, 41e, Rebbadj 75e), Fickou, Brex, Tuicuvu (Gigashvili, 12e ; Tuicuvu, 17e) ; R. Rebbadj (Keletaona, 72e). Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke (Kharaishvili, 56e), Escobar (Basse, 76e), Bamba (Tupou, 56e) ; Lainault (Martins, 46e), Taofifenua (Joseph, 48e) ; Diallo (Hughes, 46e), Manyarara (Sanconnie, 69e), Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.) (Spring, 64e). Entraîneur : Patrice Collazo

  • Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Le séisme provoqué par la démission de Pierre Mignoni mardi a fait trembler le sol du campus RCT toute la semaine durant. « Pour tout le monde, c’est dur. C’est une surprise, un choc », avoue David Ribbans, l’un des capitaines et hommes de base du désormais ex-homme fort du RCT, qui a « signé ici aussi pour lui » au moment de quitter Northampton en 2023. Et c’est visiblement ce qu’a tenté de provoquer l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avec ce départ que le président Bernard Lemaître, et le désormais seul entraîneur Franck Azéma, ont tenté d’empêcher, en vain. « Ce n’est pas ce que je souhaitais, mais je peux comprendre ce qu’il veut faire », commente ce dernier. « Quand tu es chez toi, que tu as démarré le rugby ici, joué ton premier match en première à Mayol, entraîner ce club, c’est particulier. Plus qu’à l’équipe, tu as envie de donner à ta région, à ta ville. Je pense que c’est une façon pour Pierre de secouer tout le monde. J’espère que ça va avoir cet effet. »

    Malgré le presque prophétique burn-out de Mignoni en février dernier, cette décision était donc inattendue. Mais les joueurs, Baptiste Serin en tête, en assument la responsabilité, après la rouste reçue à Montpellier dimanche, épilogue d’un début de saison raté (4 défaites en 5 matches) et de huit derniers mois compliqués : « Je pense que ça nous pendait au nez. On n’a pas fait assez pour garder Pierre, mais c’est à la hauteur de la personne que c’est, il ne faut pas qu’on oublie qu’il se sacrifie pour nous. »

    « Se concentrer sur nous »

    S’il est trop tôt pour observer les effets de ce bouleversement, Franck Azéma voit déjà « des attitudes chez certains joueurs sur l’engagement, sur la prise de conscience. Mais ce sont les performances qui vont donner une indication sur ce qu’on est capable de réaliser. » Celle-ci arrive rapidement, avec la réception du Racing 92 ce samedi, que l’entraîneur toulonnais aborde avec l’objectif de revenir à l’essentiel : « En se concentrant sur nous, notre jeu, sur ce qu’on va être capable de maîtriser, les fondamentaux, la construction du match. En essayant d’avoir un socle solide pour bâtir dessus ». Car en face, le club francilien, qui se remet tout juste d’un début de saison guerre plus brillant que celui des Rouge et Noir, arrive avec l’envie de profiter de la situation : « C’est une belle équipe qui a beaucoup de qualités physiques. Dans leurs têtes, ils se disent certainement “ils ont un genou à terre, il faut les finir“. On en est conscients », analyse l’entraîneur varois. Un appel à faire preuve de fierté pour relever l’étendard. Car une chose est sûre : « On ne peut pas se satisfaire de voir Toulon comme il est en ce moment », appuie Baptiste Serin. Ses coéquipiers et lui ont les cartes en main.

    Décrié depuis le début de saison, notamment pour son manque d’efficacité au pied, encore visible face à Montpellier, Melvyn Jaminet, l’arrière du RCT, n’est pas dans le groupe convoqué par Franck Azéma ce samedi. Ce dernier s’en justifie : « Sur son début de saison, il n’est pas au rendez-vous. Il a besoin d’aller chercher au plus profond de lui pour trouver d’autres ressources. Il y a des choses qu’il peut mieux maîtriser. Il fait partie de ces garçons qui ont un niveau, un standard international. Il est largement capable d’aller chercher ce niveau-là. Encore faut-il qu’il fasse l’effort de le faire. Il y a la concurrence. Nous, on a besoin de performance le week-end. »

    RC Toulon –Racing 92 – 6e journée de Top 14

    Samedi 10 octobre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Marbot

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Kpoku, Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer ; Serin, Albornoz ; Ferté, Fickou, Brex, Tuicuvu ; R. Rebbadj.Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke, Escobar, Bamba ; Lainault, Taofifenua ; Diallo, Manyarara, Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.). Entraîneur : Patrice Collazo

  • Le O’Brady’s passe le cap des 30 ans

    Le O’Brady’s passe le cap des 30 ans

    Le dix octobre est une date historique du côté de Sainte-Anne.

    Il y a trente ans, jour pour jour, Jean-Luc Bardy réalisait son rêve de gosse. « Ce projet est né alors que j’étais sur les bancs du collège du Roy d’Espagne. Je n’arrêtais pas de dire qu’un jour, je serai derrière le comptoir d’un pub irlandais ! » Alors qu’il dit ces mots, dans un coin de son rêve devenu réalité, Lionel Laugier acquiesce. Ami d’enfance de l’intéressé, le président de l’Ovale beach Marseille ne peut que confirmer.

    D’autant plus qu’il y a trouvé un lieu pour préparer les tournois de son équipe. Et y célébrer les titres européens. Car, en trente ans, le O’Brady’s s’est ancré dans le paysage festif et sportif marseillais. Devenant le lieu de rendez-vous des amateurs de rugby, mais aussi de football et d’autres sports. « Tous sont les bienvenus pour partager un moment de convivialité », invite Jean-Luc.

    Dans une vaste salle aux couleurs de l’Irlande, et du Celtic, club mythique de la communauté irlandaise en Ecosse, les meilleurs whiskeys venus de la verte Erin sont à la carte. « Il n’y a que des whiskeys et pas de whiskies, nous sommes amateurs d’Irlande, pas d’Ecosse », précise-t-il. Sans oublier les bières, avec la fameuse Guiness, la meilleure de Marseille d’après les spécialistes, que Michæl Freer, le plus Marseillais des Irlandais, a mis deux ans avant « de trouver le moyen de la tirer comme à Dublin ».

    Balle au pied

    Si le rugby est au cœur de l’univers du O’Brady’s, le ballon rond a aussi sa place. Car, quelques semaines après la création du pub, une équipe de football a suivi. Avec ses maillots cerclés vert et blanc, elle écume les stades de France et de Navarre et y a glané 4 coupes de France FSGT et une Coupe La Marseillaise.

    « Nous avons plusieurs sections, des seniors, des vétérans, mais aussi une équipe à 7 et du walking foot », détaille le président Sylvain Darmagnac. Ses joueurs se retrouvent les lundi et vendredi soir, plus le mardi concernant le walking foot. « Au début, nous avions beaucoup d’étudiants anglo-saxons. Aujourd’hui, c’est plus mélangé. Nous avons près de 150 licenciés, des hommes, des femmes, de 18 à 75 ans » confie-t-il. L’association organise des déplacements pour supporter le Celtic. « Nous avons pu assister à quelques Old Firm, le derby contre les Rangers », indique-t-il. Et la date du 21 janvier, qui verra l’OM se rendre à Glasgow, est soulignée.

    Ce qui fait aussi la renommée du O’Brady’s, c’est sa carte de mets typiquement irlandais. Ainsi que sa cheminée, « elle fonctionne toujours, même si nous avons dû remplacer la tourbe par du bois », confie Jean-Luc Bardy. C’est autour de cet âtre, élément incontournable d’un pub authentique, que chaque lundi a lieu une soirée où un orchestre joue en live, des classiques de la musique gaëlique.

    « C’est chaleureux et convivial. J’étais là dès la première soirée. Avec celui qui est devenu mon mari, nous avons commandé notre première Guiness. C’était le début d’une longue et belle histoire qui continue. Notre table est toujours là, elle nous accueille chaque fois que nous passons par là », confesse Catherine.

    Samedi, ce sera donc la fête. Avec musique irlandaise, bien sûr. Dégustation de plats traditionnels et partage du gâteau des trente ans. Quant à savoir pourquoi le pub s’appelle O’Brady’s ? Certains font le rapprochement avec le nom de son fondateur, Jean-Luc Bardy. « C’est un clin d’œil. Brady, c’est Martin pour les noms de famille irlandais. L’entraîneur du Celtic au moment de l’ouverture s’appelait Liam Brady. J’ai ajouté le O apostrophe pour faire plus irlandais ! »

    378 avenue de Mazargues

    www.obradys.com

  • Provence Rugby face à l’obstacle Angoulême

    Provence Rugby face à l’obstacle Angoulême

    Il y en aura des déplacements compliqués durant la saison. Se renbdre au stade Charles-Mathon d’Oyonnax sera d’une difficulté certaine, voyager en Corrèze, jusqu’à Brive, le sera aussi. Ce vendredi, le périple jusqu’en Charente ne sera pas une partie de plaisir. Provence Rugby débarque sur la pelouse synthétique de Soyaux-Angoulême pour le compte de la 6e journée de Pro D2 (19h). L’an passé, les Aixois avaient été surpris d’entrée de saison par les Violets, s’inclinant 28-25. Un premier revers qui n’avait pas permis de débuter du bon pied et les hommes de Philippe Saint-André ont traversé le premier bloc sans être vraiment eux-mêmes.

    Comptablement, les choses ont évolué positivement lors de ces cinq premiers matches de l’exercice 2026-2027. Le cinq sur cinq réussi par Provence Rugby place le club dans le peloton de tête. Mais il y a les chiffres et ensuite la réalité du terrain. Après deux succès convaincants contre Agen et Colomiers, le jeu aixois s’est effrité, de toute évidence.

    Invaincu à domicile

    Les prestations face à Narbonne et Aurillac n’ont pas plu à grand monde et l’ex-sélectionneur du XV de France souhaite une réaction de ses joueurs. « Si tu crois que tu vas gagner un match seulement en portant le maillot de Provence Rugby, ce n’est pas possible. Contre Aurillac, on a été complètement absent dans le combat. On s’est fait défoncer dans les rucks, on a loupé de nombreux placages… » Joris Cazenave apaisait les esprits et semblait faire un bilan plus positif avant d’attaquer cette nouvelle série de matches : « Il n’y a rien d’alarmant, nous sommes en haut du tableau, c’est ce qu’on voulait. »

    La première trêve de la saison a permis de reposer les têtes et les corps, au moins pour quelques jours. Les Noirs se sont ressourcés et ont repris le chemin de l’entraînement avant d’affronter un second bloc à trois déplacements pour deux réceptions. Surtout que Soyaux-Angoulême, 5e du championnat, a été imbattable sur ses terres, depuis le début de la saison. Colomiers, dernier demi-finaliste ? Battu 38-26. Montauban, encore en Top 14 au mois de mai ? Battu 45-7. Agen a subi le même sort en tombant sur le score de 36-22. Le SA XV sera donc un gros morceau.

    Deux changements

    dans le XV

    L’encadrement a décidé d’apporter quelques modifications à son groupe pour cette rencontre, même si elles ne sont pas nombreuses. Nous retrouvons 13 des joueurs titulaires face à Aurillac dans le XV de départ pour ce déplacement en Charente. Seuls les arrières Baptiste Lenoir et Léo Drouet laissent leur place à Finau et Tui. Le tout jeune Paul Cellio-Zwiler est de nouveau aligné, tout comme celui qui a été désigné par ses pairs meilleur joueur de Pro D2 la saison dernière : Setareki Bituniyata. Le Fidjien conserve sa place au centre, alors qu’aucun changement n’est à signaler du côté des avants.

    Les Provençaux font face à de nombreuses blessures mais le recrutement, plus ciblé que lors des précédentes saisons, permet de conserver une densité. Les finisseurs ont été précieux face à Aurillac, les Gambini, Nyemsi ou encore Waqa le seront encore en Charente.

    ANGOULÊME – PROVENCE

    6e journée de Pro D2

    Stade Chanzy (19h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    ANGOULÊME : Darrelatour – Farissier, Proult, Lafon, Rasaku – Botica, Aprasidze – Lemardelet, Sentubery, Texier – Javakhia, Labarthe – Boutemmani, Meite, Balakrev

    PROVENCE : Vareiro – Cellio-Zwiler, Bituniyata, Finau, Tui – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien

  • Pierre Mignoni démissionne de ses fonctions au RC Toulon

    Pierre Mignoni démissionne de ses fonctions au RC Toulon

    Coup de tonnerre à Toulon. Pierre Mignoni a décidé de mettre fin à sa mission de directeur du rugby, mardi, avec effet immédiat, suite à l’acceptation du club. « Cette décision intervient dans un contexte de résultats sportifs insuffisants depuis le début de la saison », est-il indiqué dans un communiqué. En effet, les rugbymen rouge et noir ont subi quatre défaites après les cinq premières journées de Top 14 seulement, dont une leçon encaissée lors du dernier déplacement à Montpellier, dimanche soir (défaite 28-0), et pointent à la treizième et avant-dernière place au classement.

    « Face à cette situation, Pierre Mignoni a choisi d’assumer pleinement ses responsabilités. Après avoir mobilisé l’ensemble des leviers à sa disposition, il a estimé qu’un changement était désormais nécessaire pour redonner un nouvel élan au groupe professionnel. Par cette décision, il souhaite permettre au collectif de retrouver rapidement le chemin de la performance », ajoute le club varois.

    Franck Azéma, jusqu’ici simplement installé au poste d’entraîneur principal depuis son retour dans la rade cet été, a pris dès lors « la responsabilité du groupe professionnel » et « assurera la direction sportive de l’équipe jusqu’à nouvel ordre ». La formation varoise n’avait plus connu un tel début de saison depuis l’exercice de 2021-2022, moment où un certain Franck Azéma avait été invité à prendre les rênes de l’équipe sportive et remplacer Patrice Collazo.

    « Vous n’êtes pas

    des professionnels »

    Comme l’a révélé L’équipe, le président du RCT, Bernard Lemaître, a tenté de convaincre Pierre Mignoni que son départ « n’était pas la solution ». « La solution n’est pas chez lui, ni dans le staff, elle est chez les joueurs, et c’est à eux de la trouver », pointe le dirigeant toulonnais. Ce dernier s’est adressé, mardi matin, de manière sèche aux joueurs. « Je leur ai dit : “Vous n’êtes pas des professionnels, vous faites joujou. Vous donnez l’impression d’être professionnels, vous vous mentez à vous-mêmes. Vous faites semblant” […] À partir du moment où les joueurs sont à l’origine du départ de Pierre, je leur en veux », révèle-t-il, sans avoir sa langue dans sa poche.

    Avec la démission de Pierre Mignoni, définit par le président Lemaître comme « un pilier du projet RCT », les fondations de la stratégie post-formation, « dont on voyait enfin les effets », se retrouvent fragilisées. Contre Castres, le 19 septembre, une dizaine de joueurs formés au club était présents dans le groupe varois. Soutenu par le successeur de Mourad Boudjellal, l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avait pourtant perdu l’adhésion d’une grande partie des supporters.

    Un certain nombre d’entre eux réclamait son départ depuis quelques semaines. « Il faut créer un électrochoc et je ne vois qu’une solution, que Mignoni s’en aille » ou « Mignoni, si tu aimes le club comme tu nous le dis, tu dois partir », pouvait-on notamment lire sur les réseaux sociaux. Au-delà du staff, les fidèles de Mayol déplorent le jeu développé par leurs héros sur le carré vert, surtout lors du dernier match à Montpellier.

    L’arrière Melvyn Jaminet, qui a notamment manqué d’efficacité dans l’occupation et face aux perches, est particulièrement décrié par les supporters. Il n’a plus inscrit la moindre pénalité depuis la deuxième journée de championnat contre La Rochelle.

    « Tous les buteurs du monde ont des périodes creuses. L’important, c’est de la rendre la plus courte possible », souligne Maxime Petitjean, responsable de la stratégie du jeu au pied au RCT, à nos confrères de Var Matin. « Melvyn, c’est ce qui se fait de mieux dans le monde au niveau du jeu au pied et, croyez-moi, il n’a pas perdu tout son génie en l’espace de trois semaines. C’est une période difficile à passer, mais il va retrouver la confiance », poursuit-il, en évoquant la possibilité que Jaminet puisse souffler un peu et voir, ainsi, le poste de buteur être confié à un autre joueur.

  • Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    La scène est immuable. Un dimanche matin, alors que le jour pointe, débute le va-et-vient des voitures sur le parking d’un stade ou d’un gymnase.

    Ces ballets où parents et bénévoles de clubs se rencontrent, pour organiser les déplacements des jeunes aux quatre coins d’un département, voire plus loin, est mis à mal par l’inflation galopante du prix des carburants. « Nous avons un budget qui tourne autour de 90 000 euros, dont le tiers pour les frais de déplacement. Avec un gasoil qui a augmenté de 40%, forcément, cela complique tout. » Loïc Pons voit désormais dans chaque week-end un nouveau sujet d’inquiétude. Car le club de rugby qu’il préside est situé à Briançon. « Pour nous, chaque équipe qui doit jouer hors de la ville signifie des dépenses de plus en plus lourdes à supporter. »

    Même si son club a recours à des minibus pour assurer le transport de ses équipes, « avec pour la sortie la plus proche au moins trois-quart d’heure de voyage », précise le dirigeant, « nos transporteurs subissent eux aussi la hausse des prix du carburant ».

    La situation est la même du côté de Digne-les-Bains. Car, même si le club de rugby local a investi dans sept véhicules, « afin de ne pas solliciter les parents pour nos déplacements », les factures ne cessent de grimper pour Jérémy Teyssier. Le président du club, organisateur de la Coupe du monde de rugby amateur, a déjà convoqué une réunion de crise avec ses dirigeants. « Nous avons comme priorité de ne pas sacrifier les gamins. C’est pourquoi nous faisons le dos rond en maintenant les déplacements coûte que coûte. » Néanmoins, il a conscience que son club risque d’accuser un fort déficit. « Si rien n’évolue, nous organiserons une réunion avec les parents, pour voir dans quelle mesure ils pourraient nous aider. » La décision de la Fédération de football, qui a annoncé ce week-end une aide d’un million d’euros pour les clubs amateurs, sous forme de bons, devrait apporter un peu de répit. Du côté de Briançon, Loïc Pons ne veut pas solliciter les parents. « Il ne faut surtout pas que le chien se morde la queue et éviter de pénaliser les familles. » C’est pourquoi il a proposé à d’autres clubs de la ville « de mutualiser nos déplacements, quand cela est possible ».

    Si le rugby résiste, du côté de l’Olympique rovenain, on commence à tirer sur la corde. « Certains parents ne peuvent plus accompagner leurs enfants », soupire Christophe Rouzault. Le club de football qu’il préside est un des plus dynamique en matière de formation. Ce qui signifie des équipes de jeunes qui se déplacent dans tout le pays. « Nous allons sur Bordeaux, Saint-Etienne, voire en Corse. Nous avons deux minibus, mais chaque voyage, ce sont des pleins qui dépassent désormais les 160 euros par véhicule. Et je dois reconnaître que cela commence à taper dur ! »

    Octobre, un mois crucial

    S’il n’en est pas encore à renoncer à certains déplacements, comme c’est le cas dans certaines régions, il reconnaît que la situation « devient de plus en plus tendue. Et nous aurons à faire des choix à la fin du mois d’octobre si rien ne change ».

    À Aix-en-Provence, le club phare de l’escrime français a déjà enregistré des forfaits. « Si nous pouvons encore financer nos sorties, certains parents ont déjà jeté l’éponge, y compris pour les entraînements », déplore Frédéric Negroni. Le vice-président du club d’Escrime du Pays d’Aix organise des covoiturages, « afin que les familles qui le peuvent encore puissent continuer à accompagner les jeunes. Cela fonctionne sur les petites destinations », note-t-il.

    Le covoiturage, c’est également devenu la norme au Smuc. Le club marseillais incite les familles à cette pratique. « Et nous avons aussi des minibus pour les soulager. » Mais, le président de la section rugby, Stéphane Tollet s’attend « à des lendemains de plus en plus compliqués ». Les dirigeants interrogés ont aussi conscience que leurs clubs sont pris dans un étau infernal, qui écrase tout. « Nos partenaires sont aussi à bout de souffle », explique Loïc Pons. « Certains nous suivent encore, mais jusqu’à quand ? », s’interroge-t-il. « D’autant plus que les aides institutionnelles se réduisent », déplore Christophe Rouzault.

  • Toulon à Montpellier pour confirmer sa première victoire de la saison

    Toulon à Montpellier pour confirmer sa première victoire de la saison

    Le premier succès de la saison face à Vannes (28-10), samedi dernier, a permis au RC Toulon de sortir de la zone rouge, et a, forcément, fait du bien dans les têtes. « Une victoire, c’est toujours positif et stimulant pour le groupe dans la préparation du prochain match », confirme Franck Azéma, avant d’aborder le 5e round du Top 14, dimanche, à Montpellier.

    Pas l’adversaire le plus évident pour confirmer, même si les hommes de Joan Caudullo ont chuté d’entrée à domicile, face à Pau, et que la rencontre sera délocalisée à la Mosson, en raison de l’état de la pelouse du Septeo Stadium. Et ce, même si le terrain de l’antre habituel du MHSC, club de foot de la ville, souvent victime de problèmes d’inondations par le passé, risque d’avoir souffert des intempéries qui ont copieusement arrosé l’Hérault cette semaine. Le MHR n’y a, en tout cas, évolué qu’une seule fois dans son histoire (en 2011), et n’y a donc guère plus de repères que le RCT. « C’est l’affluence qui importe, mais c’est excitant de voir ce stade. Ce sera un match stimulant, aussi pour la qualité de l’équipe en face », affirme Franck Azéma.

    Car se présente le finaliste du dernier championnat, vainqueur de la Challenge cup, et qui poursuit sa progression, selon l’entraîneur des Rouge et Noir : « Ils repartent sur les mêmes standards, sur la conquête, avec une grosse défense, mais ils sont aussi en train d’étoffer leur jeu. Ils ont pris des certitudes ».

    « On a besoin de gagner

    et d’un peu de temps »

    Des certitudes que ses hommes n’ont pas encore emmagasinées. Car les cinq points pris samedi et la solidité défensive retrouvée depuis le début de saison (2e défense du championnat) n’ont pas masqué les manques offensifs, matérialisés par les trop nombreuses maladresses, alors qu’on avait vu du mieux de ce côté-là, à Castres, il y a deux semaines. « Il faut déjà trouver pourquoi. On a toujours envie que ça aille vite, mais on a besoin de gagner pour valider ces choses-là et d’un peu de temps », tempère Franck Azéma. « On change beaucoup de système, ça demande des automatismes, de la répétition », justifie le centre toulonnais Mathieu Smaïli. « On a plus de liberté, même si ça ne se voit pas trop pour l’instant. C’est frustrant car on n’arrive pas à mettre ce qu’on veut en place. Il va falloir mettre la disquette (sic), car si tu perds trop de points d’entrée, c’est difficile de les rattraper. »

    Autre axe de progression : enfin gagner à l’extérieur, ce qui n’est arrivé que deux fois l’an passé, dont une à… Montpellier, où le RCT reste sur deux victoires. « On a montré notre caractère, car à chaque fois, on a perdu que d’un ou deux points », affirme le technicien varois, qui prévient toutefois : « Je ne veux pas voir une pièce de théâtre, mais qu’on soit dans le vrai sur ce qu’on a travaillé ».

  • Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    À 27 ans, Mathieu Smaïli, enfant du club, au RCT depuis 2010, fait désormais partie des cadres du vestiaire toulonnais, malgré un temps de jeu restreint (un match cette saison, 14 l’an dernier). « C’est un mec d’ici, un leader », décrit un autre joueur du cru, le talonneur Pierre Damond. « Il connaît l’ADN du club. En tant que jeunes, on s’inspire de joueurs comme lui ou Jérémy Sinzelle, pour apprendre et progresser. Il fait le lien, il sait ce qu’est être dans cette position. » Pour Franck Azéma, qui l’a retrouvé cet été après l’avoir connu à ses débuts, de 2021 à 2023, le natif de Hyères « a toujours les mêmes qualités. Mais je le trouve plus constant, affirmé au sein du groupe ». Néanmoins, « c’est toujours à prouver sur le terrain, par la régularité et la consistance dans les performances. C’est un joueur complet, qui comprend très bien le rugby, qui travaille beaucoup pour l’équipe. On veut le voir exploser complètement ».

    Le principal intéressé aussi. À un an de la fin de son contrat, celui qui est arrivé au club en 2010 sait que son avenir est en jeu, alors qu’il doit faire face une concurrence dantesque (Brex, Fickou, Jones…). « C’est l’année où j’en ai le plus, pourtant, j’en ai eu ! », retrace-t-il. « Mais c’est excitant, il faut s’en inspirer. » Sans faire de calcul, pour l’instant : « Pour l’avenir, je ne sais pas. La direction prendra des décisions, moi aussi. Je ne vais pas dire que je n’y pense pas, car c’est mon club de cœur. Mais je donne tout sur chaque opportunité, j’essaie de m’éclater, de prendre du plaisir ».

  • S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    Les poings rageurs et les sourires ne trompaient pas samedi, en fin d’après-midi, sur la pelouse de Mayol. Longtemps en difficulté face au promu vannetais, le RCT a, malgré tout, enfin enclenché la première, s’offrant un shot de soulagement qui lui évite une crise qui pointait le bout de son nez à la mi-temps.

    « Il ne faut pas galvauder l’adversité », appuyait Franck Azéma après la rencontre. « Vannes a été fidèle à ses trois premiers matches, on s’attendait à cette résistance. » Si celle-ci fut plus que vive dans un premier acte au cours duquel ses joueurs ont subi la domination bretonne, les trop nombreuses approximations, fautes de main et pénalités concédées (7) expliquent aussi, toutes ensemble, le fait que Toulon soit rentré au vestiaire avec trois points de retard. « On est tombé dans leur faux rythme. On a eu du déchet, on a dû défendre dans notre camp donc on a eu moins d’énergie », analyse Corentin Mézou. « On doit passer par ce déchet, mais on n’a pas le temps. Il faut aller plus vite dans l’apprentissage et les repères », avertit son entraîneur.

    « Un prisme différent

    pour le prochain match »

    Ce dernier se veut malgré tout positif : « Ce n’est pas un problème de concentration, il faut trouver le bon timing, les automatismes, faire les passes devant. On a fait tomber quatre ou cinq ballons sur des opportunités, mais ça va finir par aller mieux ». Du mieux, il y en a eu en deuxième mi-temps. Même si tout fut loin d’être parfait, et qu’un certain nombre d’erreurs techniques ont persisté, le ballon a changé de mains, et le score s’est inversé.

    D’abord grâce à Ribbans, dont le retour à la compétition va faire le plus grand bien aux Rouge et Noir. Puis grâce aux entrants, entre un Serin qui a apporté du dynamisme, un Ollivon percutant dans les rucks défensifs comme offensifs, et un Fickou qui a inscrit son premier essai sous le maillot de son club formateur. « Le coaching de Toulon nous fait très mal », déplore Jean-Noël Spitzer, l’entraîneur vannetais. « Ce sont des garçons de qualité, internationaux. Ils nous ont boosté, notamment dans la capacité à gagner les contacts qui nous mettent dans l’avancée », salue Franck Azéma. Ils ont contribué à la résistance du bloc varois dans une fin de match au cours de laquelle ce fameux bonus aurait aussi pu tomber dans l’escarcelle du promu. « J’ai aimé la qualité défensive près de la ligne, à résister, faire des turnovers, c’est ce qui permet d’aller chercher ce bonus. » Acquis grâce à Kpoku, servi par Serin, suite à « un choix couillu (sic) », dixit Azéma, de Thomas Albornoz, de jouer une pénalité à la main, alors que les visiteurs pilonnaient l’en-but toulonnais depuis de longues minutes. L’Argentin, auteur d’un essai solitaire de classe en première mi-temps, a bien mérité son titre d’homme du match. « Tommy est magique. C’est un facteur x », lâche, admiratif, Juan Ignacio Brex. « Il amène cette énergie, cette confiance autour de lui », abonde Franck Azéma. Une confiance nécessaire pour progresser, et une victoire qui permet, selon le coach du RCT, en plus de quitter la zone rouge, « d’avoir un prisme différent pour préparer le prochain match ». « Il y aura plus de sourires et d’énergie à l’entraînement, ces cinq points font du bien », appuie Corentin Mézou. Il faut désormais travailler à les confirmer.

    « Le coaching de Toulon nous a fait très mal »