Tag: Rugby

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.

  • L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    Fêter un centenaire, rare pour un être humain, pas si fréquent pour une structure associative. C’est le bel accomplissement que va célébrer, en 2027, l’Union sportive mourillonnaise, fondée en 1927 dans « un quartier populaire, profondément marqué par la mer, les marins, les ouvriers », retrace Michel Grillot. « Le rugby y trouve naturellement sa place. L’USM devient un club de quartier, de copains qui se retrouvent autour d’un ballon et de valeurs simples : l’amitié, le courage, la solidarité, le respect. » Mais cette histoire est troublée par la Seconde Guerre mondiale, d’abord, qui met le club en sommeil de 1939 à 1946. Puis, à partir des années 1960, par les difficultés à assurer la pérennité du club. Une nouvelle dynamique émerge en 1991, avec « une bande de copains avec l’envie de refaire vivre le club. Personne ne pensait que nous serions là 35 ans plus tard ».

    Des festivités « ouvertes sur la ville »

    Aujourd’hui, l’USM compte 332 licenciés, de l’école de rugby au sport adapté jusqu’à l’équipe séniors. Il a formé plusieurs joueurs professionnels passés ensuite dans les rangs du grand frère du RC Toulon. Mais au-delà de ces réussites sportives, « nous sommes fiers de tous ceux qui ne sont pas passés pros, et disent avec le sourire qu’ils ont porté ce maillot », tient à souligner Michel Grillo. Car avant tout, « les clubs amateurs sont des acteurs essentiels de la cohésion sociale et de la vie du territoire. Leur rôle dépasse largement les limites du terrain. Ils créent des liens, là où notre société a tendance à en perdre ». Cela, grâce à une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, sans qui « le club ne tiendrait pas ». Pour les accompagner, l’embauche d’un salarié à temps plein est souhaitée, « car la pérennité d’une association ne peut reposer que sur la bonne volonté », clame le président de l’USM.

    Pour fêter ces 100 ans d’histoire, le club a prévu de nombreuses festivités pour 2027. Sur les terrains, forcément, avec un tournoi international jeunes en mars et un tournoi de rugby adapté en avril. Mais aussi avec des événements « ouverts sur la ville, pas uniquement célébrés entre ses joueurs », appuie Jean-Luc Barthélémy, responsable des projets du club. « Nous voulons que les enfants, les habitants du quartier et les partenaires puissent s’approprier cette année. » À ce titre, chacun est invité à se rapprocher du club pour partager ses souvenirs. Y figureront, d’ailleurs, en bonne place, ceux qui ont fait l’US Mourillon et qui nous ont quittés trop tôt, comme Raoul Celioli, président du club à sa refonte en 1991, Jean-Alex Fernandez, créateur de l’école de rugby, ou encore Ludovic Astier, jeune éducateur du club disparu en 1998.

  • Le coup de pouce de la Ligue Sud à la formation

    Le coup de pouce de la Ligue Sud à la formation

    C’est à Sanary-sur-Mer, salle des Oliviers, que l’opération « Passe ton Bafa » a connu son épilogue.

    Baptisée « Passe ton Bafa avec ton club », cette opération a été lancée en 2024. Jeudi dernier, la seconde promotion a reçu son diplôme, après plusieurs séances de formation.

    L’idée est de permettre à des jeunes joueurs de rugby, déjà engagés dans la vie de leur club, de bénéficier d’un financement intégral de leur Brevet d’aptitude à la fonction d’animateur (Bafa).

    Avec un double objectif, permettre aux jeunes d’acquérir un diplôme reconnu dans l’animation tout en favorisant leur insertion professionnelle par le biais des valeurs du rugby. Permettre aux clubs de s’appuyer sur des animateurs qualifiés pour encadrer les plus jeunes et développer des actions d’animation locales.

    Neuf diplômés

    « Cette initiative renforce les valeurs de partage et d’entraide au cœur de notre sport. Avec l’appui des clubs, des tuteurs engagés et de nos partenaires, ce projet marque un bel essai en faveur de l’insertion professionnelle et de l’animation éducative », précise Sébastien Rizza. Le président de la Ligue Sud de rugby a salué l’engagement des neuf candidats, dont quatre filles, qui représentaient les clubs de Martigues, Salon-de-Provence, Monaco, L’Isle-sur-la-Sorgue, Sénas-Mallemort, Smuc, Nice, Valréas et Alpha Provence.

    Lors de la remise des diplômes, des ateliers ont été animés par les bénéficiaires et des discussions sur les retours d’expérience ont clôturé la soirée. Avant que ne soit annoncée la troisième session de formation, annoncée par Mireille Dorey, directrice RH de la Ligue Sud.

    Inscriptions jusqu’au 2 novembre, auprès des clubs.

  • Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et un vrai tremplin vers le monde du rugby. Pour sa dixième année d’existence, l’initiative du fonds de dotation du RC Toulon « Rugby Cœur Toulonnais », à l’attention des jeunes des quartiers prioritaires, se réinvente. Exit « RCT au cœur des quartiers », place à « Coup d’envoi », un programme en trois dates (contre six auparavant), qui va permettre à plus de 200 enfants (72 l’an dernier) de 6 à 12 ans de découvrir le monde du rugby et de se familiariser avec ce qui est aussi leur club.

    Un an de licence

    et des équipements offerts

    Deux prochaines journées auront ainsi lieu à Fréjus, en février, et en Provence verte, en avril. « Au lieu d’avoir les mêmes enfants qui viennent mensuellement, on a choisi d’en avoir sur trois journées et différents endroits », explique Bastien Leccia, assistant RSO et fonds de dotation du RCT. Cela dans le but d’élargir au maximum l’opportunité, car « socialement ou économiquement, on n’a pas forcément l’habitude de jouer au rugby dans ces quartiers, ou de penser que c’est accessible ».

    Pour la première étape, 90 enfants étaient réunis au stade Léo-Lagrange de Toulon, mercredi. La matinée était consacrée à la découverte du rugby, en compagnie de joueurs professionnels du RCT (Gaël Dréan, Rabah Slimani, Mathieu Smaïli et Patrick Tuifua). L’après-midi, place à des ateliers liés au handicap, à la citoyenneté et à l’environnement : découverte du rugby fauteuil avec les joueurs du RFCTPM, discussions et jeux avec la police municipale et des associations de protection de la Méditerranée… « Ça fait un parallèle avec les valeurs du rugby, le respect de la règle, de l’arbitre », justifie Baptiste Leccia. « Ça leur permet de pouvoir approcher différemment ces structures-là, notamment la police, d’être dans l’échange, parce qu’ils en sortent avec une tout autre image », plussoie Besma Djeribi, directrice adjointe du centre de loisirs « Des enfants, un quartier, la vie » à Toulon, qui avait déjà participé au programme les années précédentes.

    Et si des vocations naissaient de ces journées, le RC Toulon propose de payer la première année de licence et les équipements aux jeunes piqués par l’ovalie, pour que ce projet dure dans le temps. « Deux ou trois de nos jeunes étaient intéressés, l’année dernière. Ils vont pouvoir continuer la pratique. C’est un très beau cadeau », se réjouit l’éducatrice.

  • Provence Rugby à Dax avant de penser à Oyonnax

    Provence Rugby à Dax avant de penser à Oyonnax

    Deux ans que Provence Rugby n’avait pas fait le déplacement à Dax. Non pas parce que les Landais sont promus cette saison, mais parce que, lors du dernier exercice, cette confrontation s’était déroulée à Bayonne, en raison d’inondations dans la région de Dax. Ce jeudi à 21 heures, le stade Maurice-Boyau sera bien l’hôte du face-à-face entre le 10e et le 2e du championnat. Cette rencontre a tout du match piège et les Provençaux sont bien conscients de ceci. Les Dacquois n’existent pas loin de leurs terres, mais sont tout simplement invaincus dans leur antre.

    Narbonne, Valence-Romans et Nice sont tombés coup sur coup dans le sud-ouest. Plus récemment, Montauban, pourtant dans une forme grandissante, a fini par prendre l’eau contre l’USD (54-28). « On sait qu’on est attendu, on sait qu’on a un gros rendez-vous, on sait que ça risque d’être fort dans les fondamentaux, dans les rucks. En jouant à 21h, le ballon risque d’être un peu mouillé, le terrain un peu humide, donc ce sont des conditions qui sont différentes que chez nous, à domicile, sur notre synthétique », met en avant Arthur Coville.

    Sébastien Fouassier donne également ses clés sur cette rencontre, où il met en avant les qualités de l’adversaire du soir. Il pointe, entre autres, l’intensité et le fait qu’ils utilisent chaque erreur à leur avantage. « On sait qu’ils ne vont pas se tromper sur le match de jeudi en nous recevant. C’est une équipe qui a beaucoup de caractère, avec le paquet d’avant le plus dense du championnat. Ils ont la meilleure touche offensive, un gros ballon porté. On s’attend à une grosse bataille sur le jeu au pied, ils peuvent provoquer un ping-pong très long », détaille l’entraîneur principal provençal.

    Trois ans sans victoire

    Par ailleurs, Provence Rugby vit actuellement une semaine express, où tout va très vite. Vendredi dernier, Béziers débarquait à Maurice-David, ce jeudi, rebelote pour les Aixois avec un voyage en Nouvelle-Aquitaine. Un calendrier qui a obligé le 2e de Pro D2 à s’adapter ces derniers jours. « La saison dernière, on n’avait pas rencontré ce genre de contexte, d’être en milieu de bloc comme ça, et de jouer le vendredi puis le jeudi. On s’est réadapté. Aujourd’hui [mardi], on a fait l’entraînement de notre mercredi habituel, basé sur la vitesse, et on a le voyage demain. On a vraiment laissé récupérer les joueurs durant le week-end, toute la récupération, les soins, c’était le samedi matin, avec une reprise de l’entraînement lundi », décortique Sébastien Fouassier.

    Provence Rugby a récemment eu le plus grand mal à vaincre Dax, à Dax. Il faut remonter à la première journée de la saison 2023-2024 pour retrouver trace d’une victoire aixoise. À l’époque, les marqueurs de points se nommaient déjà Arthur Coville, Adrien Lapègue et Thomas Salles. Le succès avait été large : 44 à 16. Juste avant d’accueillir Oyonnax dans un duel au sommet, Provence devra d’abord mettre à terre des Dacquois boostés à 100% devant leur public. À la clé, une neuvième victoire en autant de rencontres.

    DAX – PROVENCE

    9e journée de Pro D2

    Stade Maurice-Boyau (21h)

    Arbitre : Jonathan Gasnier

    DAX : Duprat – Oltmann, Daguerre, Sovau, Ben Alla – Seguy, Reteau – Hannoyer, Aletti, J.Barrere – Wasley, Matthews – Joel de Almeida, L.Barrere, Dréan

    PROVENCE : Vareiro – Cellio, Ibanez, Masiwini, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Harrison – Rodda, Zafra – Cotet, Giudicelli, Julien

  • Provence Rugby : Philippe Saint André s’inscrit dans la durée à Aix

    Provence Rugby : Philippe Saint André s’inscrit dans la durée à Aix

    Les bonnes nouvelles se succèdent du côté du stade Maurice-David. Provence Rugby est le dernier club invaincu en Pro D2 après huit journées. Huit victoires, un record fou pour ce club qui ne cesse de progresser. Entre les rencontres face à Béziers et Dax, une autre annonce a permis d’envisager l’avenir avec sérénité. Lundi après-midi, les Aixois ont officialisé, dans un communiqué, la prolongation de contrat de leur directeur du rugby, Philippe Saint-André : « Un engagement majeur, qui confirme la confiance partagée et la volonté de poursuivre ensemble le chemin vers le Top 14. » Deux années supplémentaires ont été ajoutées au bail de l’ancien sélectionneur du XV de France, désormais lié au club jusqu’en 2029.

    Un accord satisfaisant tout le monde à Aix-en-Provence. Le président de Provence Rugby, Denis Philippon, était aux anges après avoir convaincu PSA de se projeter dans la durée. « Avec Philippe, on se dit tout et parfois franchement. C’est exactement ce que je recherche chez un homme de ce niveau : pas de non-dits, une direction commune. Ces deux années de plus, c’est une évidence. Je ne lui ai pas demandé de rester pour prolonger ce qui marche, mais pour aller chercher ce que nous n’avons pas encore. Philippe avait le choix, il a choisi Provence. Ça, pour moi, ça vaut tous les contrats. »

    Philippe Saint-André avait le choix, ce n’est désormais un secret pour personne. Après le départ de Senirusi Seruvakula, les Îles Fidji étaient en quête d’un sélectionneur de renom, à un an de la Coupe du monde en Australie. Les noms de Philippe Saint-André, mais aussi de son ami Pierre Mignoni, ont été évoqués. Après des échanges concrets, l’ancien ailier international a fait le choix de la Provence.

    « Le club est sur la bonne voie »

    Le Top 14 est le premier objectif majeur face au directeur du rugby et il a décidé de rester aux manettes du projet. Le principal intéressé explique : « Je suis très content de poursuivre l’aventure avec Provence Rugby. Cela fait quatorze mois que nous travaillons ensemble et que nous posons les bases d’un fonctionnement de club de haut niveau. Les huit victoires consécutives de l’équipe première, comme le début de saison parfait des Espoirs, montrent que le club est sur la bonne voie. L’aventure n’est pas terminée. Avec Denis, l’ensemble du club, les supporters, les partenaires et les institutions, j’ai envie d’aller encore plus loin et de tout faire pour amener Provence Rugby à un niveau supérieur. »

    Devenu entraîneur principal durant l’été, Sébastien Fouassier était lui aussi souriant suite à cette annonce. « C’est très bien. Je suis arrivé avec Philippe, c’est lui qui m’a recruté, réplique-t-il. C’est super pour le club et nous sommes tous très contents qu’il prolonge. » Philippe Saint-André a frôlé la montée dès sa première saison à Aix et part sur des bases élevées cette saison. Co-leader avec l’US Oyonnax, les Provençaux peuvent enchaîner, jeudi soir, un 9e succès en autant de matches. Avant d’accueillir les Aindinois la semaine prochaine pour un choc au sommet. Avec l’ancien joueur de l’AS Montferrand perché en haut des tribunes pour donner ses consignes.

    De nombreuses absences à prévoir en novembre

    Si Provence Rugby caracole en tête du championnat après huit journées, c’est aussi parce qu’il possède un effectif dense. Les Aixois connaissent, comme la saison dernière, une période de blessures. Ils sont environ une quinzaine à être inaptes actuellement et lorsqu’un joueur revient, un autre rejoint l’infirmerie.

    Provence Rugby va être contraint et forcé de perdre de nouveaux joueurs tout au long du mois de novembre. En effet, ils sont quelques-uns à avoir été appelés en sélection pour participer à la suite du Championnat des nations. Tyler Ardron, Kapeli Pifeleti et Caleb Muntz sont notamment en tête de liste et concernés par cette trêve automnale.

    P.G.

  • Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    C’est le meilleur match depuis le début de saison. » Au sortir d’un succès bonifié d’ampleur face à une Section Paloise 2e du Top 14, et qui ne s’était inclinée qu’une fois, Maxime Petitjean, l’entraîneur du jeu au pied toulonnais, savourait la prestation aboutie de ses joueurs, qui ont « respecté ce qu’on voulait faire ». Avec, en particulier, « un grand coup chapeau aux avants qui ont dominé la rencontre. C’est plus facile de jouer quand ils sont dominants comme ça ».

    Ceux-ci ont souvent permis de mettre le RCT dans l’avancée. Mais aussi de défendre farouchement la ligne d’en-but en première période, lors d’une longue séquence paloise qui aurait pu changer le cours du match si elle avait été au bout. « On a mis beaucoup d’énergie en défense, on crée du turnuvoer, on joue plutôt bien, même si tout n’est pas parfait », résume Maxime Petitjean. Une qualité de jeu qui s’est traduite au tableau d’affichage. Les Rouge et Noir ont offert un festival offensif à leur public pendant 50 minutes, durant lesquelles ils ont parfois semblé irrésistibles, chaque attaque ou presque se concluant par un essai.

    « Faire preuve d’humilité »

    Une affaire de confiance ? « Oui, ça en fait partie. On ose tenter des coups, on ne les réussit pas tous mais on est moins frileux qu’il y a un mois », constate l’entraîneur adjoint toulonnais, qui ose parler de « match référence », et avoue que « si on nous avait dit en début de semaine qu’on prendrait 5 points, je ne sais pas si on y aurait cru ». « La confiance vient avec les victoires », appuie Zach Mercer, qui semble revigoré, alors que le meilleur joueur du Top 14 2022 peine à convaincre depuis son arrivée dans la Rade.

    Il n’est pas la seule satisfaction de la soirée. Huw Jones, arrivé cet été dans un secteur du centre plus que jamais fourni, a inscrit son premier essai en rouge et noir. « Il faut lui laisser le temps de s’adapter, mais aujourd’hui, on a vu le vrai Huw Jones », salue Maxime Petitjean. Mais l’homme du match se nomme Melvyn Jaminet. Déjà étincelant à Édimbourg la semaine passée, l’arrière toulonnais a signé le premier triplé de sa carrière, et confirmé son retour en forme après un début de saison raté ponctué d’une mise à l’écart face au Racing. Ce qui lui donne droit aux hommages de son entraîneur du jeu au pied : « Ça montre que c’est un grand compétiteur, il a été piqué d’être sorti du groupe. On le retrouve à son niveau, plein d’envie et d’énergie ».

    L’envie, un dénominateur commun à tout le groupe selon Teddy Baubigny : « On avait la rage. Pau venait avec sa meilleure équipe et beaucoup d’ambition. Après le bordel (sic) qu’on a vécu, on a mis beaucoup de caractère, on avait vraiment envie de gagner ». Mais cette victoire n’est pas une fin en soi, même si le talonneur avoue que « que ces dernières semaines sont différentes. On prend du plaisir, mais il faut faire preuve d’humilité ». Et « garder les pieds sur terre. On sait où on était il y a trois semaines », rappelle Maxime Petitjean, avant un déplacement périlleux à Perpignan. Et malgré un petit bond qui lui permet d’entrevoir le top 6, « le classement reste très serré, un faux pas et on peut se retrouver dans les dernières places ». Alors, à Toulon, une fois n’est pas coutume, « on ne s’enflamme pas ».

    « Ces dernières semaines sont différentes,
    on prend
    du plaisir »

  • Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Face à la Section Paloise, dauphin du Stade Toulousain, le RC Toulon avait droit à un défi de taille pour tenter d’enchaîner un troisième succès de rang toutes compétitions confondues ce samedi soir à Mayol.

    Alors que les visiteurs s’étaient créé deux occasions d’ouvrir la marque, par Marta sur un petit par dessus, puis par Desperes, qui manquait une pénalité, ce sont les Toulonnais qui ouvraient les hostilités. Après un turnover en leur faveur, Jaminet était trouvé en bout de ligne et aplatissait en coin (5-0, 9e).

    Si les joueurs de la Section prenaient les points par deux fois pour passer devant grâce à Desperes (12e, 17e), le RCT, lui, choisissait la touche. Et avec succès, puisque cela permettait à Jaminet, trouvé par Albornoz après un groupé-pénétrant, d’aller inscrire un doublé (12-6, 23e).

    Solide défensivement, à l’image d’une longue séquence durant laquelle les Palois ont pilonné la ligne d’en-but sans parvenir à scorer, les hommes de Franck Azéma pouvaient aussi compter sur leurs avants pour les mettre dans l’avancée. Et au bout du compte, Jaminet, visiblement revigoré par sa performance XXL à Édimbourg la semaine dernière, y allait de son triplé, à nouveau trouvé en bout de ligne (17-6, 33e).

    Et le festival toulonnais ne s’arrêtait pas là. Après un par dessus d’Albornoz mal négocié par une défense béarnaise sonnée par la furia varoise, le ballon transitait jusqu’à Jones qui, en force, aplatissait son premier essai toulonnais entre les perches (24-6, 38e), pour rentrer aux vestiaires avec une marge confortable.

    Près de 20 minutes d’infériorité, mais le RCT tient son bonus

    À la reprise, les coéquipiers de Lewis Ludlam ne relâchaient pas l’étreinte. Après une nouvelle série d’assauts sur l’arrière garde paloise, Brex trouvait Cowie d’une passe sautée, qui leur permettait de prendre le large (31-6, 46e). Les entrants ne se privaient pas de participer à la fête. En sortie de ruck, Serin (qui n’aura passé que 2 minutes sur le terrain avant de sortir sur protocole commotion) servait Gigashvili, qui prenait de vitesse (!) une défense béarnaises aux étonnantes largesses sur un rush de 20 mètres (38-6, 52e).

    En infériorité numérique suite au carton jaune d’Ametlla, les Rouge et Noir allaient souffrir pendant dix minutes, durant lesquelles Tokolahi (38-11, 61e), puis Grondona (38-20, 70e), allégeaient un peu le score. Et alors que le pilier varois venait tout juste de revenir sur la pelouse, c’était fois Tuicuvu qui laissait ses coéquipiers finir la rencontre à 14, sur un carton jaune un brin sévère pour une épaule qui remontait légèrement sur un plaquage (73e).

    Mais cette fois-ci, Pau, visiblement émoussé, n’en profitait pas. C’était même Jaminet qui mettait un point final à la rencontre, sur une ultime pénalité après la sirène, permettant au RCT de passer la barre des 40 points. Et de s’offrir un troisième succès de rang, qui plus est bonifié, qui le replace en huitième position, provisoirement à deux points du 3e, Bordeaux, qui affronte La Rochelle ce dimanche.

    TOULON 41 – 20 PAU (MT : 24-6)

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Points Toulon : 6E Jaminet (9e, 23e, 33e), Jones (38e), Cowie (46e), Gigashvili (52e) ; 4T Jaminet (23e, 38e, 46e, 52e) : 1P Jaminet (80e)

    Points Pau : 2E Tokolahi (61e), Grondona (70e) ; 2T Despres (61e, 70e) ; 2P Desperes (12e, 17e)

    Cartons jaunes : Ametlla (59e), Tuicuvu (73e) pour Toulon

    Toulon : Gros (Ametlla, 51e), Baubigny (Damond, 51e), Sinckler (Gigashvili, 51e) ; Rebbadj, Ribbans (Kpoku, 68e) ; Mercer, Ollivon (Abadie, 51e), Ludlam (Cap.) ; White (Serin, 51e ; White 53e), Albornoz ; Tuicuvu (Gros, 67e ; Tuicuvu, 70e), Brex (Frish, 53e), Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili (Parrou, 55e), Montoya (Delhomel, 55e), Laclayat (Tokolahi, 55e ; Laclayat, 65e) ; Auradou, Pesenti (Maximin, 41e) ; Grondona, Zegueur (Isa, 51e), Gorgadze (Cap.) ; Garcia (Souverbie, 51e), Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie (Mondinat, 59e), Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    Ne lui demandez pas de gérer les causeries d’avant-match. S’il se considère davantage « comme un soldat que comme un leader », Jean-Baptiste Gros reste un homme fort du vestiaire toulonnais. « Je ne vais pas me forcer à prendre la parole à partir du moment où d’autres le font très bien », assume l’intéressé. « Quand tu es international, que tu fais ton boulot, tu n’as pas besoin de beaucoup parler », complète son entraîneur. « Le groupe le connaît par cœur. Il est là depuis un moment. S’il a besoin de parler, il en est capable, en tête à tête. »

    Son tempérament le pilier de droit de 27 ans, devenu une référence à son poste, sans jamais feindre l’humilité, l’affiche par le geste plus que par la voix. « Pour lui, c’est match tous les jours », rigole Setariki Tuicuvu. « Il chope les mecs, il leur rentre dedans. Il est toujours à 100%. » « S’il est exigeant envers lui-même, ça impose un standard pour les autres », ajoute Franck Azéma.

    Après une préparation tronquée par une blessure, le natif d’Arles enchaîne depuis son retour. « Il a eu des séances différentes pour revenir. C’est bon de pouvoir compter sur sa forme du moment », se réjouit l’entraîneur toulonnais, qui ne tarit pas d’éloges sur un joueur qui l’avait impressionné lors de son premier passage dans la rade, en 2021 : « Dès qu’un trois quart “brêchait”, il était le premier à hauteur. Je me demandais d’où il sortait. Je n’avais jamais vu un pilier se déplacer comme ça. » Un minot qui « avait déjà ces standards », qu’il assortit désormais à « cinq ans d’expérience en plus et au statut international ».

  • Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Pour la première fois depuis le début de saison, le Rugby Club Toulonnais a enchaîné deux victoires et s’est imposé hors de ses bases, à Edimbourg (17-27), vendredi dernier, en ouverture de la Challenge cup. Avec une équipe remaniée et des joueurs peu utilisés jusqu’ici qui ont su saisir leur chance. « Toute l’équipe a marqué des points », se réjouit Franck Azéma. « Quand on fait appel à toi, tu réponds présent. C’est notre objectif de construction : avoir un groupe de 30-35 joueurs pros et des garçons issus de la formation qui soient prêts. »

    Au-delà de l’aspect comptable et de la sempiternelle question de « l’électrochoc », sur laquelle l’entraîneur toulonnais ne veut « pas revenir chaque semaine », ce qui importe, désormais, c’est « comment on se comporte en compétition. Il y a une trêve dans deux semaines. On verra où on en est et vers quoi il faut aller, dans la qualité, l’efficacité de ce qu’on produit, sur comment on fonctionne à l’intérieur, dans le management… ».

    Il y a indiscutablement du mieux, dans le jeu comme dans les attitudes, même si Jean-Baptiste Gros estime que le groupe « n’a pas changé grand-chose depuis le départ de Pierre [Mignoni]. Peut-être que le fait de devoir se remobiliser nous a fait du bien. On essaye de jouer le plus simplement possible et de retrouver cette confiance ». Mais c’est encore loin d’être une fin en soi pour le pilier gauche des Bleus, qui rejoindra Marcoussis, dimanche, pour préparer la tournée de novembre : « Il faut continuer. Il y a eu deux bons matches, mais il ne faut pas rester sur nos acquis. »

    « Être au-dessus de nos standards »

    D’autant plus qu’en face arrive la Section Paloise, valeur montante du Top 14. Quatrièmes la saison dernière après avoir longtemps occupé les deux premières places, actuels dauphins du Stade Toulousain, les coéquipiers de l’ancien toulonnais Facundo Isa n’ont perdu qu’une fois, cette saison, et possèdent la meilleure attaque du Top 14. Ce n’est pas pour rien si cinq des six Béarnais appelés par Fabien Galthié pour le rassemblement automnal du XV de France sont des trois-quarts. Particulièrement à l’aise dans le jeu aérien, leurs qualités ont poussé Franck Azéma à « mettre le focus là-dessus, mais pas que. Ils sont offensivement très en place, marquent plus de cinq essais par match. Ils ont une défense consistante, une conquête de qualité. C’est le standard d’une équipe de haut du tableau ».

    Mais l’enjeu de ce test sera, pour l’entraîneur varois, de « maîtriser ce qu’on fait. Je ne peux pas passer la semaine à apprendre les lancements de Pau ». Car il demeure certain que si ce RCT est en progrès, « il va falloir sortir un match au-dessus de nos standards actuels », affirme-t-il, pour espérer un succès qui peut ramener les Rouge et Noir dans le top 6.

    REPÈRES

    Plusieurs joueurs en sélection

    Outre Ollivon, Gros et Ferté, avec les Bleus, Shioshvili (Géorgie), Brex et Lucchesi (Italie), Albornoz (Argentine) vont rejoindre leurs sélections pour le Championnat des nations. White et Jones (Écosse) pourraient les imiter.

    Deux légendes mises à l’honneur

    Samedi à 9h, le quart de tribune situé entre les tribunes Delangre et Bonnus sera renommé en l’honneur d’Eric Melville, double-champion de France avec le RCT, décédé il y a 9 ans. Le parvis du stade portera désormais le nom d’André Herrero, disparu l’an dernier.

    TOULON– PAU

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Ribbans ; Mercer, Ollivon, Ludlam (Cap.) ; White, Albornoz ; Tuicuvu, Brex, Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili, Montoya, Laclayat ; Auradou, Pesenti ; Grondona, Zegueur, Gorgadze (Cap.) ; Garcia, Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie, Gailleton, Marta ; Atissogbe.