Tag: Rugby

  • [Coupe du Monde] Les Diables Rouges arrivent lancés au Mondial face à l’Égypte

    [Coupe du Monde] Les Diables Rouges arrivent lancés au Mondial face à l’Égypte

    Arrivé en janvier 2025 à la tête d’une sélection noire-jaune-rouge traumatisée par deux tournois manqués (élimination au premier tour du Mondial-2022 et en huitièmes de finale de l’Euro-2024), le coach français a redonné de l’allant à la formation du plat pays.

    L’ancien entraîneur de Lille, l’AS Rome, l’OM, l’OL et Naples, a d’abord assuré sa légitimité en remplissant ses deux premiers objectifs : maintenir la Belgique dans le groupe A de la Ligue des nations et la qualifier pour la Coupe du monde américaine.

    Au-delà des chiffres, Garcia a surtout bien géré la passation de témoin entre la génération (a)dorée portée par Eden Hazard et la nouvelle vague de joueurs talentueux emmenée par Jérémy Doku.

    De Bruyne peut « profiter »

    De l’équipe qui avait terminé troisième du Mondial-2018, restent Thibaut Courtois, Axel Witsel, Thomas Meunier, Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku sur lesquels Garcia continue de s’appuyer pour encadrer les jeunes.

    De l’avis des médias locaux, le principal mérite du coach français est d’avoir insufflé de l’enthousiasme au sein d’un groupe plombé par des problèmes d’ambiance lors des deux derniers tournois.

    « Chapeau à Rudi Garcia pour son coaching et sa gestion. Il a su s’adapter aux éléments à sa disposition tout en créant un équilibre et une bonne ambiance dans ce groupe », a récemment souligné l’ancien sélectionneur Georges Leekens.

    Samedi en conférence de presse, Kevin De Bruyne a confirmé : « Le coach a créé un bon lien avec tout le groupe. L’ambiance est vraiment bonne et on sent que tout le monde est à fond dans le projet. »

    Le joueur de 34 ans apprécie que Garcia lui « octroie de la liberté, à (son) meilleur poste », ce qui n’avait pas été le cas sous Domenico Tedesco au dernier Euro, ni en club cette saison à Naples avec Antonio Conte.

    « Je suis à un point de ma carrière où je peux davantage profiter de ce genre de tournoi. Je comprends mieux ce que signifie représenter son pays dans quatre Coupes du monde », a ajouté De Bruyne qui se félicite du « sentiment positif » qui règne dans le groupe.

    Les joueurs arrivent au Mondial avec le plein de confiance après des succès prometteurs en préparation au début du mois, 2-0 en Croatie et 5-0 face à la Tunisie.

    Et lors d’une mini-tournée américaine fin mars, les Diables Rouges avaient surclassé les États-Unis (5-2) avant d’accrocher le Mexique (1-1).

    « KDB » prévient toutefois ses équipiers : « Le premier match est toujours difficile car tout le monde est extrêmement motivé. Lors de mes trois premières Coupe du monde, je n’ai pas souvenir d’un match facile. »

    « L’Égypte a un jeu très physique donc ce ne sera pas facile mais nous faisons tout pour être prêt pour cette rencontre », assure le génial gaucher alors qu’après leur duel face aux Pharaons de Mohamed Salah, les Belges affronteront la Nouvelle-Zélande et l’Iran.

    Deux adversaires plus abordables sur le papier, mais qui restent capables d’un exploit contre des Diables Rouges parfois trop timorés.

  • L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    Face aux maîtres incontestés des access matches, Provence Rugby y aura cru. Après un début de match en-dessous de tout, les Catalans ont redressé la barre pour vaincre les locaux sur le score de 47 à 24. Les Aixois évolueront une année de plus dans l’antichambre de l’élite.

    Cette première période avait si bien commencé. Comme souvent cette saison, Provence Rugby apprend de ses erreurs et a parfaitement entamé sa partie. Parasitant le jeu de l’Usap, les locaux ont empêché la formation de Top 14 de développer même une seule attaque. Les fautes de mains catalanes ont été nombreuses et Perpignan s’est également retrouvé à 14 contre 15 au quart d’heure de jeu, suite à un plaquage haut de son pilier gauche. Les Aixois en ont profité pour prendre le large grâce à deux essais coup sur coup. Jalagonia puis le capitaine Andres Zafra ont visité l’en-but, mais le pourtant si adroit Manuel Vareiro n’a pas transformé. 10-0, l’avantage était court et, malgré un carton orange pour l’Usap, les Rouges et Jaunes sont revenus dans le match. Ils ont subi et ont fini en trombes avec, eux aussi, deux essais qui ont frappé un grand coup derrière la tête des Provençaux, pourtant auteurs d’une très bonne première mi-temps (10-14, 40e).

    Perpignan sérieux et d’un grand réalisme

    Mais voilà, Perpignan est le club le plus habitué à disputer un access match depuis son instauration. L’expérience du Top 14, l’expérience de ce type de rencontre, cela compte. Toujours. Dès la reprise, 14 points supplémentaires pour les visiteurs grâce à un ballon porté et un essai du bout du monde, suite à une interception (10-28). Léo Drouet a entretenu l’espoir en aplatissant dans l’en-but à l’heure de jeu.

    Déjà la semaine dernière, à Toulouse, contre Vannes, les Aixois sont revenus à 11 longueurs avant d’échouer à quatre malheureux points. Cette fois, « Perpi » a enfoncé le clou et s’est assuré une place en Top 14 grâce à un nouvel essai. Les quelques unités égarées en première période, au pied, ont coûté chers aux hommes de Philippe Saint-André. Comme lors des derniers access matches, l’Usap a fait tourner la partie en sa faveur. Pour le plus grand bonheur de leurs bruyants fans, qui ont fini par envahir la pelouse du stade Maurice-David.

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)

  • Le ballon ovale à l’honneur sur les plages du Prado

    Le ballon ovale à l’honneur sur les plages du Prado

    Les maillots et écharpes pendent au plafond. Beaucoup de nations sont représentées et des souvenirs de clubs de tous les continents sont accrochés au-dessus des têtes. Le pub irlandais O’Brady’s (8e) accueille, ce jeudi matin, dans une ambiance colorée, la présentation du South beach rugby five de Marseille (17-21 juin). Comme inscrit dans le nom de l’événement, le rugby de plage est à l’honneur avec un grand tournoi qui se tiendra, la semaine prochaine, sur la plage du Prado David.

    Cette compétition s’inscrit dans le cadre du tour européen de la discipline. La première étape se dispute à Marseille, en concurrence avec Porto, « c’est pour ça que l’on n’a pas beaucoup d’équipes étrangères en lice », lâche Lionel Laugier, le fondateur, président du club local et de l’European beach rugby association (Ebra). D’autres dates sont prévues au cours de l’été, à travers l’Europe.

    Les 19 équipes

    en compétition samedi

    La journée du samedi sera consacrée à cette première étape des Ebra Series avec un tournoi masculin à 13 équipes et un autre féminin avec six formations engagées. Le reste du temps, les jeunes de clubs de la ville occuperont le terrain avec de nombreuses compétitions au programme les mercredi, jeudi, vendredi et dimanche. Pour cette 26e édition, le South beach rugby five a choisi une marraine bien locale. Joueuse du LOU et internationale française en rugby à 7, la Marseillaise Cléo Hagel, en partie formée au Smuc, a accepté de porter cette casquette. « Je suis ravie parce que c’est une ville qui compte beaucoup pour moi », a-t-elle simplement dit dans un message vidéo.

    Aujourd’hui, Marseille est l’épicentre du beach rugby en France. L’histoire a pourtant commencé par un parfait hasard, lors d’un voyage en Afrique du Sud de Lionel Laugier. « En 1996, je pars pour le travail en Afrique du Sud, à ce moment je suis encore joueur du Smuc. Un jour, lorsque je vais faire mon footing près de l’océan je vois des gens jouer au rugby sur la plage et je leur demande si je peux jouer avec eux. Ça me plaît bien et je me dis que je pourrais ramener ça à Marseille. » L’aventure se poursuit maintenant depuis plus de 25 ans. L’événement revient chaque année grâce à un parterre de partenaires (une cinquantaine) et des bénévoles motivés pour tenir la baraque. Le montage de l’arène de 4 000 places doit débuter dès lundi, pour que le village éphémère soit prêt 48 heures plus tard.

    Lors de cette matinée de jeudi, le tirage au sort des groupes s’est également tenu. Les six équipes féminines sont placées, ensemble, dans une poule unique. Concernant les hommes, trois poules sont prévues, deux de quatre et une de cinq. L’Ovale Marseille affrontera les Italiens d’Alpos, les Espagnols de Celtiberos Vacceos et les Jardiniers. Les Minots, autre équipe française, double championne en titre, joueront les Perroquets sauvages, le MRM et les Aigles de Carthage. Les marins-pompiers de Marseille feront face à Akatsuki, le RC Marseillais, l’équipe B du MRM et Curaçao. Outre la Coupe du monde de football, l’ancienne colonie néerlandaise va découvrir la compétition française de rugby de plage grâce à un mécène comptant envoyer une sélection de joueurs.

    Quelles règles pour le beach rugby ?

    Le beach rugby dispose de ses propres règles et diffère du rugby classique, sur gazon. Tout d’abord, les joueurs s’affrontent, pieds dans le sable, sur un terrain de 40 mètres de long et 30 de large. Les matches se disputent à 5 contre 5 avec minimum deux joueurs sur le banc. Dynamique et spectaculaire, le sport oblige à de nombreuses rotations pour reposer les compétiteurs.

    Les rencontres durent deux fois cinq minutes et le plaquage est remplacé par un toucher à deux mains. Au bout de trois touches, le ballon change de camp. Chaque essai vaut un seul point et les scores sont donc semblables à ceux du hockey, puisque les essais peuvent être nombreux.

  • Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    L’anecdotique défaite (38-21) sur le terrain de Castres, samedi, a sonné le glas d’un exercice 2025/2026 délicat pour le RC Toulon. « Je n’aurais qu’une envie, c’est que la saison redémarre dès maintenant pour changer les choses », confie Pierre Mignoni. Mais le manager devra malheureusement rester sur ce qu’il définit comme « une saison clairement pas aboutie ». Avec 12 victoires, un match nul et 13 défaites, pour une 9e place finale, on est effectivement loin des ambitions affichées de top 4, voire mieux. « C’est un échec que j’assume complètement. Mais, si tu regardes la saison dernière, il n’y a qu’une équipe du top 6 qui se qualifie à nouveau. Ça montre la difficulté de notre championnat », souligne l’entraîneur varois.

    Pour expliquer cette déconvenue, ce dernier invoque « le sort. Sans chercher d’excuse, on n’a pas été épargnés, avec des joueurs importants blessés de longue durée ». Le staff médical n’est pas mis en cause, malgré les changements qui vont y être opérés pour la reprise, « liés à des choix de vie ». Les choses avaient pourtant plutôt bien démarré « On a eu un début de saison correct, voire plus à domicile, on a très bien démarré à l’extérieur à Montpellier, retrace l’homme fort du RCT. Puis on a manqué de beaucoup de consistance dans certains secteurs. La saison d’avant, on prenait un point par-ci par-là, quatre parfois. Là, on en a énormément perdu, ce qui fait qu’il en manque beaucoup. »

    Notamment avec un début d’année 2026 compliqué : « On a eu 19 blessés à partir de janvier. J’ai dû utiliser les mêmes joueurs. De suite après, on a été vraiment dans le dur. On a perdu des matches à domicile comme celui de Clermont qui nous éclate. » Ce qui lui fait dire qu’« il faudra mieux gérer la période du Tournoi, l’an prochain, en espérant moins de blessés. Ça a été des semaines très difficiles. »

    Un staff remodelé, les jeunes au cœur du projet

    Elles l’ont aussi été sur le plan personnel, avec ce burn-out déclaré après le revers contre l’ASM Clermont : « J’ai beaucoup appris. Ça a été une accumulation de plusieurs années où je n’ai pas bien fait les choses. Ce n’était pas confortable pour les joueurs, mais ça leur a permis de se resserrer. Ensuite, on a fait un beau parcours européen, ça nous a redonné du carburant. »

    Une nouvelle énergie qui a mené le RCT jusqu’en demi-finale de Champions Cup, l’une des rares satisfactions de la saison : « Ça faisait une dizaine d’années qu’on n’était pas arrivés là. On était là, dans le dernier carré des meilleures équipes d’Europe, en sortant d’une poule très difficile, puis en battant les Stormers et Glasgow. »

    S’il regrette la non-qualification pour la saison prochaine, Pierre Mignoni voit en la Challenge cup « une compétition qui demande moins d’énergie et permet plus de rotation, une gestion différente ». Dans cette optique, même s’il aurait préféré un meilleur équilibre avec « des leaders trop peu souvent alignés ensemble », mais qui ont « pris la mesure des choses », la progression des jeunes joueurs, qui « ont beaucoup joué, tenu la baraque dans des moments difficiles et pris beaucoup d’expérience », est une autre satisfaction. Pour poursuivre dans cette direction, le club a constitué des groupes de performance, à savoir « une cellule des joueurs rouges, composée d’éléments très proches de l’équipe pro, et une cellule rouge minot, pour des plus jeunes également très suivis ». Avec la promesse « de revenir avec des jeunes qui ont la dalle. Ils ont un état d’esprit incroyable », salue le directeur du rugby du RCT.

    Un poste qu’il continuera d’occuper dans un staff remodelé, marqué par l’arrivée déjà annoncée de Franck Azéma, de retour dans un rôle d’entraîneur principal en charge des trois-quarts, et celle d’Alex Codling, en provenance du Munster, dans le rôle d’entraîneur des avants. Côté joueurs, Huw Jones, Rabah Slimani, Apete Narogo, Gaël Fickou, Judicaël Cancoriet, les frères Luka et Tana Keletaona, et Junior Kpoku, transféré définitivement, seront les nouveaux visages d’un groupe qui reprendra le chemin du RCT Campus le 16 juillet, avant la grande reprise du top 14, le 5 septembre.

  • Provence meurtri mais toujours en quête de Top 14

    Provence meurtri mais toujours en quête de Top 14

    Les détails font souvent la différence au rugby. En 80 minutes de jeu, les péripéties sont nombreuses, le scénario évolue et chaque fragment de match a son importance. Cette saison, Provence Rugby a eu son lot de détails, en sa faveur ou en sa défaveur. La courte défaite à domicile contre le VRDR, les victoires au forceps face à Grenoble, Oyonnax et plus récemment à Béziers. Parfois, la balance tombe du mauvais côté. Les Aixois sont tombés armes à la main face au grand favori, Vannes, samedi (14-18). Quatre petits points, moins d’un essai, et une montée directe passant entre les doigts des hommes en doré.

    Philippe Saint-André a réalisé une longue tirade de 5 minutes pour analyser cette partie rude, en appuyant sur ces minuscules détails. « Je suis très fier de mes joueurs. C’était une première finale pour 95% de l’effectif du club. Après, ça se joue à des petits détails. Ce dont je suis content, c’est qu’on a été dans le bras de fer. Les 15 premières minutes, sur les duels aériens, au lieu de n’avoir qu’un joueur qui allait sur les duels, on en avait trois. Après, il y a une situation, il y a un 2 contre 1 juste avant la pause. Une touche aussi pas droite à la 78e, alors que, si on fait un ballon porté, on a peut-être une balle de match. »

    Entré en cours de jeu et auteur du dernier essai de la partie, Joris Cazenave était forcément déçu à l’issue de cette rencontre. Le demi de mêlée notait que son équipe a su rester dans le match. « C’est compliqué de parler, mais je pense qu’ils ont fait une grosse entente de match. Ils tournent à 10-0 et on revient à 10-7. Je pense qu’on a un petit tournant en première mi-temps, à la 35e, et on ne marque pas. On leur fait un mal à la tête avant la pause. Après, en seconde mi-temps, on savait très bien que le premier qui marquait des points allait un peu partir en tête sur la fin du match. Forcément, il y a de la frustration ce soir. »

    Une atmosphère digne d’une finale

    Vannetais comme Aixois ont également mis en avant l’ambiance hors normes qui a régné autour de la finale. « PSA » a souligné « un moment exceptionnel pour le rugby, une fête fantastique ». Du cœur de l’après-midi à la tombée de la nuit, les supporters ont fêté la présence des leurs en finale. « On aurait pu remplir un stade de 30 000 ou 35 000 places », a ajouté le manager provençal.

    Provence Rugby se projette désormais vers dimanche prochain (18h), car la saison n’est pas encore terminée. Après cette défaite, un autre immense défi se tient face à eux : accueillir Perpignan, 13e de Top 14, pour l’access match. « Tu n’es pas préparé à ça. C’est sûr, quand tu viens dans une finale, tu viens pour gagner. Donc tu ne réfléchis pas à la semaine après. Là, on a perdu, on reprendra mardi. Et mardi, on se lancera dans le match de Perpignan et essayer de faire tomber cette équipe qui est préparée depuis six mois, je pense, à faire ce barrage », décrivait, tête basse, Joris Cazenave. « Je pense qu’on a quand même pris un coup dans la tête. C’est normal, c’est logique », poursuit-il. Aix doit maintenant se vider la tête pour bien aborder le choc face à l’USAP.

    Federico Wegrzyn gravement blessé lors de la finale

    Le pilier gauche argentin Federico Wegrzyn ne disputera pas l’access match, dimanche prochain à Aix, face à Perpignan. Le numéro 1 de Provence Rugby a subi une rupture du tendon d’Achille à la 33e minute de cette finale. L’Argentin s’est effondré sur une mêlée et n’a pas réussi à se relever. Il est sorti du terrain, aidé par son collègue sud-américain Andres Zafra.

    « Je n’ai jamais vu ça, disait Philippe Saint-André à la suite de la rencontre. Il y a une grosse suspicion de rupture du tendon d’Achille. Je peux vous dire qu’il ne jouera pas l’access match. » Une blessure supplémentaire pour Provence Rugby, qui avait vu son infirmerie se vider récemment. Vareiro a aussi été touché à l’épaule, mais le mal est moins important.

  • Bordeaux hors de la course au titre, le RCT 9e du Top 14

    Bordeaux hors de la course au titre, le RCT 9e du Top 14

    Un dernier multiplex dingue et une immense surprise. La saison régulière de Top 14 a rendu son verdict et, si le Stade Toulousain disputait paisiblement cette dernière journée, ce n’était pas le cas pour la plupart des équipes. Finalement, Montpellier a décroché sa qualification pour les demi-finales du Top 14 en dominant Lyon, samedi, lors de la dernière journée de la saison régulière, alors que Pau et le Racing 92 s’affronteront lors des barrages tout comme le Stade Français et La Rochelle. Pour rappel, les demi-finales se joueront au Vélodrome de Marseille les 19 et 20 juin.

    Les Montpelliérains ont validé leur deuxième place grâce à un succès étriqué à Lyon
    (28-25) et joueront en demi-finale contre le vainqueur du barrage entre le Stade Français (3e) et La Rochelle (6e) alors que l’équipe qui sortira victorieuse du duel entre Pau (4e) et le Racing 92 (5e) défiera le triple champion en titre toulousain.

    L’autre sensation de cette 26e journée vient de Bordeaux, où le double champion d’Europe en titre s’est incliné 34-31 contre Clermont et doit faire une croix sur une qualification en phases finales. Devant de dix longueurs à la pause (24-14), les Girondins se sont rapidement effondrés au retour des vestiaires. Plummer a inscrit la pénalité de la gagne à la 77e minute, ce qui a donc condamné l’UBB. Les Bordelo-Béglais, finalistes du Top 14 lors des deux dernières saisons, terminent à la huitième place. Un tremblement de terre au niveau national.

    Le Stade Français s’est incliné à La Rochelle 27-22 mais le point de bonus défensif glané lui permet de conserver la troisième place. Les Parisiens retrouveront les Maritimes mais cette fois-ci sur leur pelouse, cette victoire permettant aux Rochelais de se hisser à la sixième place.

    Pau, facile vainqueur de la lanterne rouge Montauban
    (71-35), aura aussi l’avantage du terrain en barrage puisque les Béarnais recevront le Racing 92, victorieux lors de cette dernière levée face à Toulouse. En bas du classement, la 13e place de barragiste était d’ores et déjà destinée à Perpignan, qui connaît depuis la fin d’après-midi de samedi son adversaire en barrage dimanche prochain (18h). L’Usap se déplacera sur la pelouse de Provence Rugby, pour tenter de conserver sa place dans l’élite du rugby français.

    Toulon termine par

    une défaite à l’extérieur

    Le Rugby Club Toulonnais n’avait plus rien à jouer lors de cette dernière journée de Top 14, tout comme son adversaire, Castres. En déplacement dans le sud-ouest, les Varois se sont inclinés sur le score de 38 à 21. Toulon a été malmené au cœur de la première période avec trois essais concédés. Le CO a compté jusqu’à 17 points d’avance avant l’heure de jeu, puis son 2e ligne Guillaume Ducat a reçu un carton rouge direct pour jeu dangereux. Avant la sirène, les deux formations se sont répondu avec chacune un passage dans l’en-but adverse. Le Castres Olympique a donc finalement conservé ses 17 longueurs de marge pour obtenir une dernière victoire à domicile cette saison. Au classement, le RCT se classe 9e à 13 points des phases finales. Les Castrais les suivent avec 55 points au compteur.

    Toulon a donc réalisé un exercice 2025-2026 particulier. Longtemps à la traîne en championnat, les Varois n’ont jamais réussi à accrocher le wagon des playoffs. 3e la saison dernière et seulement battu par l’UBB en demi-finale, le RCT a dégringolé au classement en un an. Une année à deux visages, finalement, avec des prestations en Top 14 loin des espérances mais un dernier carré de Coupe d’Europe atteint. En Champions Cup, les hommes de Pierre Mignoni ont failli battre le grand Leinster et rejoindre Bordeaux en finale. Cette épopée a marqué le groupe, mais cette saison aura un goût d’inachevé. Place au changement avec Franck Azéma, futur entraîneur principal à Mayol.

  • Provence Rugby échoue à 4 points de l’exploit, Vannes promu en Top 14

    Provence Rugby échoue à 4 points de l’exploit, Vannes promu en Top 14

    Le stade Ernest-Wallon, antre habituelle des Dupont, Ntamack et compagnie, recevait une belle fête du rugby, ce samedi soir. Comme les saisons dernières, Toulouse accueillait la finale de Pro D2, attribuant un ticket direct pour le Top 14. Vannes et Provence Rugby se faisaient face dans une très belle ambiance. Le Morbihan ne faisait qu’un dans l’enceinte, remplie aux deux tiers de Bretons sous marinières et tuniques bleues. Les Aixois étaient également plusieurs milliers et tentaient de se faire entendre malgré la vague bleue.

    Devant 18 632 supporters, les Provençaux y ont cru jusqu’au bout, mais ont fini par s’incliner sur un score maigre de 18-14. Un souffle, un essai non converti, pour envoyer tout un club dans l’élite du rugby tricolore. Restera “l’access match”, le 14 juin, au stade Maurice-David d’Aix-en-Provence. La victoire sera obligatoire face à Perpignan, treizième du Top 14.

    Provence Rugby à réaction

    Le RCV a décidé de frapper fort d’entrée de jeu. Les Vannetais ont produit le jeu qu’ils montrent depuis la fin août 2025, avec des sorties de balles rapides et des passes après contact usant l’adversaire. Le centre Robin Taccola a franchi la ligne d’en-but rapidement, dès la 5e minute, après une longue phase.

    La tension était palpable dans le camp provençal avec des balles rendues trop vite à leurs homologues. Il a fallu attendre la seconde partie de la première période pour les voir reprendre le dessus. Porter le ballon a été la solution et l’essai de Paul Cellio-Zwiler, 19 ans et enfant du club, a redonné un coup de boost à son équipe. Les Provençaux ont même failli doublé la mise juste avant la sirène, mais un en-avant est venu gâcher cette action bien entamée. Seulement 3 points entre les deux formations à la mi-temps, Provence était bien dans son match (7-10).

    La seconde période se lance sur le même souffle avec un match toujours équilibré, les hommes de Philippe Saint-André ne se faisant pas marcher dessus face aux vainqueurs de la saison régulière. Il a fallu attendre 15 minutes pour voir le score évoluer, mais aucune des deux équipes n’a pris le large avant l’heure de jeu.

    Irrespirable, indécise, cette finale a été grandiose de bout en bout et a montré toutes les qualités de ce championnat. Jusque dans les derniers instants, il n’était pas possible de connaître le vainqueur du bouclier. L’essai de Joris Cazenave a rapproché Provence Rugby à quatre longueurs, mais Vannes a su jouer au ralenti pour conserver sa toute petite marge. Les Provençaux sont à terre alors que les fans bretons ont envahi la pelouse pour célébrer ce succès. 365 jours après sa descente, le RC Vannes est de retour en Top 14.

  • Top 14 : Le RC Toulon pour l’honneur et avec la jeunesse à Castres

    Top 14 : Le RC Toulon pour l’honneur et avec la jeunesse à Castres

    Après les tumultes de l’hiver, et malgré un bilan forcément décevant, le RC Toulon termine sa saison dans un relatif calme. La victoire lors de sa dernière à Mayol face au double champion d’Europe en titre, l’Union Bordeaux-Bègles, dimanche dernier (27-22), y a contribué, même si elle s’est avérée insuffisante pour maintenir l’espoir du Top 8 et d’une qualification pour la Champions Cup. « L’honneur est sauf, c’est important », positivait Pierre Mignoni après ce succès de prestige, qui a montré que ses hommes avaient entendu ses appels à bien finir la saison, en dépit de l’absence d’enjeux sportifs.

    Face à Castres, « on est sur le même principe, prendre du plaisir et l’honneur », indique l’entraîneur toulonnais, dans un match qui comptera véritablement pour du beurre, les Varois étant assurés de terminer à la 9e place quel que soit le résultat. Sans pour autant occulter la lassitude et l’envie de se projeter sur la suite après ce qui fut, certainement, la saison la plus difficile de sa carrière d’entraîneur : « Ça reste difficile, il est temps que ça s’arrête entre les blessures et cette fin de saison où nous n’avons rien à jouer. On ne peut pas dire que ça excite les joueurs. » Certains peut-être un peu plus que d’autres, cependant. Car pour cette dernière, Pierre Mignoni compte « préparer la saison prochaine avec des joueurs (qu’il) veut voir. »

    Parmi eux, certains en manque de temps de jeu, comme Mattéo Garcia et Clovis Le Bail. Ce dernier, qui n’est plus apparu depuis le 11 février et la déconvenue à Mayol face à l’ASM, « n’a pas été au niveau qu’on attendait et que lui aussi attendait », regrette son entraîneur, qui reconnaît tout de même « qu’il n’a jamais lâché », malgré des blessures récurrentes. « On veut faire un bon match et si des joueurs peuvent se montrer, c’est très bien », appuie le principal concerné, se refusant à s’appesantir sur son cas personnel.

    Pierre Damond capitaine

    Les jeunes auront aussi une carte à jouer, comme souvent cette saison. Une force sur laquelle Pierre Mignoni continuera de s’appuyer : « D’autres vont pointer leur nez et même jouer l’an prochain, certains que vous ne connaissez pas. » Samedi, ce sera d’abord à quelques visages plus connus d’animer les débats : Owen Sorhaindo, Matteo Gracieux, Mikheili Shioshvili, notamment, avec en chef de file Pierre Damond. « Il sera capitaine à l’image des jeunes qui ont tenu la maison pendant de longues journées. Il est jeune et ça ne sera pas le capitaine demain, mais peut-être après-demain et je veux le voir dans ce rôle », salue le technicien varois. « Cela fait un moment qu’on joue ensemble et de le voir capitaine, c’est quelque chose d’assez incroyable, une fierté », se réjouit son pote Joe Quere-Karaba. Jouez jeunesse !

    CASTRES – TOULON

    26e journée de Top 14

    Samedi 6 juin, à 21h05.

    Lieu : Stade Pierre-Fabre

    Arbitre : Jonathan Dufort

    CASTRES (compo probable) : Chabouni – Palis, Karawalevu, Goodhue, Baget – Le Brun, Arata – Ardron, Ramototabua, Delaporte (cap.) – Staniforth, Ducat ; – Collier, Durand, Guérois.

    TOULON (compo probable) : Jaminet – Tuicuvu, Frisch, Smaili, Ferté – Garcia, Le Bail – Coulon, Mercer, Quere-Karaba – Alain’uese, Kpoku – Gigashvili, Damond (cap), Ametlla.

  • L’impact essentiel des avants aixois

    L’impact essentiel des avants aixois

    Avec un pack comme celui-ci, Provence Rugby est armé pour affronter la meilleure équipe de Pro D2. Lors de la demi-finale, vendredi dernier, sur la pelouse de Colomiers, les avants aixois ont réalisé un véritable chantier. Leurs homologues de la banlieue toulousaine ont explosé en route, accumulant les pénalités à leur encontre. Dès l’entame de la seconde période, Alexandre Etchebehere, le pilier gauche local, a reçu un carton jaune suite à une faute en mêlée.

    Même dans les rucks, les premières lignes provençales ont été agressives, parasitant les sorties de balles de Colomiers. Il est vrai, parfois à la limite de la légalité, mais ils n’ont finalement pas été tant sanctionnés que ça. « Je leur tire mon chapeau ce soir, mais il ne faudra pas trop leur dire parce que ce n’est pas fini », lâchait Arthur Coville à l’issue de la demi-finale.

    Faire dérailler le plan vannetais

    Une pression et une agressivité qu’il faudra conserver encore 80 minutes. Ajouter du désordre à la mécanique bien huilée de Vannes est l’objectif des hommes en noir. Instaurer un combat de tous les instants sera essentiel pour tenter de bousculer le vainqueur de la phase régulière. Pour cela, Philippe Saint-André ne se privera pas de faire des changements tôt dans la partie. Comme lors du match précédent, le banc sera en 6-2, soit 6 avants et 2 arrières. Un renouvellement indispensable des forces pour espérer vaincre une formation bretonne archi favorite de la finale. « On est un sport de passes, on est un sport d’évitements, mais on est aussi un sport de combat. Je suis très content parce que mes joueurs ont grandi », rappelait le manager aixois. Comptez sur Provence Rugby pour instaurer un combat permanent et ne laisser aucun ballon facile à son adversaire.