Tag: RCT

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.

  • Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et un vrai tremplin vers le monde du rugby. Pour sa dixième année d’existence, l’initiative du fonds de dotation du RC Toulon « Rugby Cœur Toulonnais », à l’attention des jeunes des quartiers prioritaires, se réinvente. Exit « RCT au cœur des quartiers », place à « Coup d’envoi », un programme en trois dates (contre six auparavant), qui va permettre à plus de 200 enfants (72 l’an dernier) de 6 à 12 ans de découvrir le monde du rugby et de se familiariser avec ce qui est aussi leur club.

    Un an de licence

    et des équipements offerts

    Deux prochaines journées auront ainsi lieu à Fréjus, en février, et en Provence verte, en avril. « Au lieu d’avoir les mêmes enfants qui viennent mensuellement, on a choisi d’en avoir sur trois journées et différents endroits », explique Bastien Leccia, assistant RSO et fonds de dotation du RCT. Cela dans le but d’élargir au maximum l’opportunité, car « socialement ou économiquement, on n’a pas forcément l’habitude de jouer au rugby dans ces quartiers, ou de penser que c’est accessible ».

    Pour la première étape, 90 enfants étaient réunis au stade Léo-Lagrange de Toulon, mercredi. La matinée était consacrée à la découverte du rugby, en compagnie de joueurs professionnels du RCT (Gaël Dréan, Rabah Slimani, Mathieu Smaïli et Patrick Tuifua). L’après-midi, place à des ateliers liés au handicap, à la citoyenneté et à l’environnement : découverte du rugby fauteuil avec les joueurs du RFCTPM, discussions et jeux avec la police municipale et des associations de protection de la Méditerranée… « Ça fait un parallèle avec les valeurs du rugby, le respect de la règle, de l’arbitre », justifie Baptiste Leccia. « Ça leur permet de pouvoir approcher différemment ces structures-là, notamment la police, d’être dans l’échange, parce qu’ils en sortent avec une tout autre image », plussoie Besma Djeribi, directrice adjointe du centre de loisirs « Des enfants, un quartier, la vie » à Toulon, qui avait déjà participé au programme les années précédentes.

    Et si des vocations naissaient de ces journées, le RC Toulon propose de payer la première année de licence et les équipements aux jeunes piqués par l’ovalie, pour que ce projet dure dans le temps. « Deux ou trois de nos jeunes étaient intéressés, l’année dernière. Ils vont pouvoir continuer la pratique. C’est un très beau cadeau », se réjouit l’éducatrice.

  • Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    C’est le meilleur match depuis le début de saison. » Au sortir d’un succès bonifié d’ampleur face à une Section Paloise 2e du Top 14, et qui ne s’était inclinée qu’une fois, Maxime Petitjean, l’entraîneur du jeu au pied toulonnais, savourait la prestation aboutie de ses joueurs, qui ont « respecté ce qu’on voulait faire ». Avec, en particulier, « un grand coup chapeau aux avants qui ont dominé la rencontre. C’est plus facile de jouer quand ils sont dominants comme ça ».

    Ceux-ci ont souvent permis de mettre le RCT dans l’avancée. Mais aussi de défendre farouchement la ligne d’en-but en première période, lors d’une longue séquence paloise qui aurait pu changer le cours du match si elle avait été au bout. « On a mis beaucoup d’énergie en défense, on crée du turnuvoer, on joue plutôt bien, même si tout n’est pas parfait », résume Maxime Petitjean. Une qualité de jeu qui s’est traduite au tableau d’affichage. Les Rouge et Noir ont offert un festival offensif à leur public pendant 50 minutes, durant lesquelles ils ont parfois semblé irrésistibles, chaque attaque ou presque se concluant par un essai.

    « Faire preuve d’humilité »

    Une affaire de confiance ? « Oui, ça en fait partie. On ose tenter des coups, on ne les réussit pas tous mais on est moins frileux qu’il y a un mois », constate l’entraîneur adjoint toulonnais, qui ose parler de « match référence », et avoue que « si on nous avait dit en début de semaine qu’on prendrait 5 points, je ne sais pas si on y aurait cru ». « La confiance vient avec les victoires », appuie Zach Mercer, qui semble revigoré, alors que le meilleur joueur du Top 14 2022 peine à convaincre depuis son arrivée dans la Rade.

    Il n’est pas la seule satisfaction de la soirée. Huw Jones, arrivé cet été dans un secteur du centre plus que jamais fourni, a inscrit son premier essai en rouge et noir. « Il faut lui laisser le temps de s’adapter, mais aujourd’hui, on a vu le vrai Huw Jones », salue Maxime Petitjean. Mais l’homme du match se nomme Melvyn Jaminet. Déjà étincelant à Édimbourg la semaine passée, l’arrière toulonnais a signé le premier triplé de sa carrière, et confirmé son retour en forme après un début de saison raté ponctué d’une mise à l’écart face au Racing. Ce qui lui donne droit aux hommages de son entraîneur du jeu au pied : « Ça montre que c’est un grand compétiteur, il a été piqué d’être sorti du groupe. On le retrouve à son niveau, plein d’envie et d’énergie ».

    L’envie, un dénominateur commun à tout le groupe selon Teddy Baubigny : « On avait la rage. Pau venait avec sa meilleure équipe et beaucoup d’ambition. Après le bordel (sic) qu’on a vécu, on a mis beaucoup de caractère, on avait vraiment envie de gagner ». Mais cette victoire n’est pas une fin en soi, même si le talonneur avoue que « que ces dernières semaines sont différentes. On prend du plaisir, mais il faut faire preuve d’humilité ». Et « garder les pieds sur terre. On sait où on était il y a trois semaines », rappelle Maxime Petitjean, avant un déplacement périlleux à Perpignan. Et malgré un petit bond qui lui permet d’entrevoir le top 6, « le classement reste très serré, un faux pas et on peut se retrouver dans les dernières places ». Alors, à Toulon, une fois n’est pas coutume, « on ne s’enflamme pas ».

    « Ces dernières semaines sont différentes,
    on prend
    du plaisir »

  • Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Face à la Section Paloise, dauphin du Stade Toulousain, le RC Toulon avait droit à un défi de taille pour tenter d’enchaîner un troisième succès de rang toutes compétitions confondues ce samedi soir à Mayol.

    Alors que les visiteurs s’étaient créé deux occasions d’ouvrir la marque, par Marta sur un petit par dessus, puis par Desperes, qui manquait une pénalité, ce sont les Toulonnais qui ouvraient les hostilités. Après un turnover en leur faveur, Jaminet était trouvé en bout de ligne et aplatissait en coin (5-0, 9e).

    Si les joueurs de la Section prenaient les points par deux fois pour passer devant grâce à Desperes (12e, 17e), le RCT, lui, choisissait la touche. Et avec succès, puisque cela permettait à Jaminet, trouvé par Albornoz après un groupé-pénétrant, d’aller inscrire un doublé (12-6, 23e).

    Solide défensivement, à l’image d’une longue séquence durant laquelle les Palois ont pilonné la ligne d’en-but sans parvenir à scorer, les hommes de Franck Azéma pouvaient aussi compter sur leurs avants pour les mettre dans l’avancée. Et au bout du compte, Jaminet, visiblement revigoré par sa performance XXL à Édimbourg la semaine dernière, y allait de son triplé, à nouveau trouvé en bout de ligne (17-6, 33e).

    Et le festival toulonnais ne s’arrêtait pas là. Après un par dessus d’Albornoz mal négocié par une défense béarnaise sonnée par la furia varoise, le ballon transitait jusqu’à Jones qui, en force, aplatissait son premier essai toulonnais entre les perches (24-6, 38e), pour rentrer aux vestiaires avec une marge confortable.

    Près de 20 minutes d’infériorité, mais le RCT tient son bonus

    À la reprise, les coéquipiers de Lewis Ludlam ne relâchaient pas l’étreinte. Après une nouvelle série d’assauts sur l’arrière garde paloise, Brex trouvait Cowie d’une passe sautée, qui leur permettait de prendre le large (31-6, 46e). Les entrants ne se privaient pas de participer à la fête. En sortie de ruck, Serin (qui n’aura passé que 2 minutes sur le terrain avant de sortir sur protocole commotion) servait Gigashvili, qui prenait de vitesse (!) une défense béarnaises aux étonnantes largesses sur un rush de 20 mètres (38-6, 52e).

    En infériorité numérique suite au carton jaune d’Ametlla, les Rouge et Noir allaient souffrir pendant dix minutes, durant lesquelles Tokolahi (38-11, 61e), puis Grondona (38-20, 70e), allégeaient un peu le score. Et alors que le pilier varois venait tout juste de revenir sur la pelouse, c’était fois Tuicuvu qui laissait ses coéquipiers finir la rencontre à 14, sur un carton jaune un brin sévère pour une épaule qui remontait légèrement sur un plaquage (73e).

    Mais cette fois-ci, Pau, visiblement émoussé, n’en profitait pas. C’était même Jaminet qui mettait un point final à la rencontre, sur une ultime pénalité après la sirène, permettant au RCT de passer la barre des 40 points. Et de s’offrir un troisième succès de rang, qui plus est bonifié, qui le replace en huitième position, provisoirement à deux points du 3e, Bordeaux, qui affronte La Rochelle ce dimanche.

    TOULON 41 – 20 PAU (MT : 24-6)

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Points Toulon : 6E Jaminet (9e, 23e, 33e), Jones (38e), Cowie (46e), Gigashvili (52e) ; 4T Jaminet (23e, 38e, 46e, 52e) : 1P Jaminet (80e)

    Points Pau : 2E Tokolahi (61e), Grondona (70e) ; 2T Despres (61e, 70e) ; 2P Desperes (12e, 17e)

    Cartons jaunes : Ametlla (59e), Tuicuvu (73e) pour Toulon

    Toulon : Gros (Ametlla, 51e), Baubigny (Damond, 51e), Sinckler (Gigashvili, 51e) ; Rebbadj, Ribbans (Kpoku, 68e) ; Mercer, Ollivon (Abadie, 51e), Ludlam (Cap.) ; White (Serin, 51e ; White 53e), Albornoz ; Tuicuvu (Gros, 67e ; Tuicuvu, 70e), Brex (Frish, 53e), Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili (Parrou, 55e), Montoya (Delhomel, 55e), Laclayat (Tokolahi, 55e ; Laclayat, 65e) ; Auradou, Pesenti (Maximin, 41e) ; Grondona, Zegueur (Isa, 51e), Gorgadze (Cap.) ; Garcia (Souverbie, 51e), Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie (Mondinat, 59e), Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    Ne lui demandez pas de gérer les causeries d’avant-match. S’il se considère davantage « comme un soldat que comme un leader », Jean-Baptiste Gros reste un homme fort du vestiaire toulonnais. « Je ne vais pas me forcer à prendre la parole à partir du moment où d’autres le font très bien », assume l’intéressé. « Quand tu es international, que tu fais ton boulot, tu n’as pas besoin de beaucoup parler », complète son entraîneur. « Le groupe le connaît par cœur. Il est là depuis un moment. S’il a besoin de parler, il en est capable, en tête à tête. »

    Son tempérament le pilier de droit de 27 ans, devenu une référence à son poste, sans jamais feindre l’humilité, l’affiche par le geste plus que par la voix. « Pour lui, c’est match tous les jours », rigole Setariki Tuicuvu. « Il chope les mecs, il leur rentre dedans. Il est toujours à 100%. » « S’il est exigeant envers lui-même, ça impose un standard pour les autres », ajoute Franck Azéma.

    Après une préparation tronquée par une blessure, le natif d’Arles enchaîne depuis son retour. « Il a eu des séances différentes pour revenir. C’est bon de pouvoir compter sur sa forme du moment », se réjouit l’entraîneur toulonnais, qui ne tarit pas d’éloges sur un joueur qui l’avait impressionné lors de son premier passage dans la rade, en 2021 : « Dès qu’un trois quart “brêchait”, il était le premier à hauteur. Je me demandais d’où il sortait. Je n’avais jamais vu un pilier se déplacer comme ça. » Un minot qui « avait déjà ces standards », qu’il assortit désormais à « cinq ans d’expérience en plus et au statut international ».

  • Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Pour la première fois depuis le début de saison, le Rugby Club Toulonnais a enchaîné deux victoires et s’est imposé hors de ses bases, à Edimbourg (17-27), vendredi dernier, en ouverture de la Challenge cup. Avec une équipe remaniée et des joueurs peu utilisés jusqu’ici qui ont su saisir leur chance. « Toute l’équipe a marqué des points », se réjouit Franck Azéma. « Quand on fait appel à toi, tu réponds présent. C’est notre objectif de construction : avoir un groupe de 30-35 joueurs pros et des garçons issus de la formation qui soient prêts. »

    Au-delà de l’aspect comptable et de la sempiternelle question de « l’électrochoc », sur laquelle l’entraîneur toulonnais ne veut « pas revenir chaque semaine », ce qui importe, désormais, c’est « comment on se comporte en compétition. Il y a une trêve dans deux semaines. On verra où on en est et vers quoi il faut aller, dans la qualité, l’efficacité de ce qu’on produit, sur comment on fonctionne à l’intérieur, dans le management… ».

    Il y a indiscutablement du mieux, dans le jeu comme dans les attitudes, même si Jean-Baptiste Gros estime que le groupe « n’a pas changé grand-chose depuis le départ de Pierre [Mignoni]. Peut-être que le fait de devoir se remobiliser nous a fait du bien. On essaye de jouer le plus simplement possible et de retrouver cette confiance ». Mais c’est encore loin d’être une fin en soi pour le pilier gauche des Bleus, qui rejoindra Marcoussis, dimanche, pour préparer la tournée de novembre : « Il faut continuer. Il y a eu deux bons matches, mais il ne faut pas rester sur nos acquis. »

    « Être au-dessus de nos standards »

    D’autant plus qu’en face arrive la Section Paloise, valeur montante du Top 14. Quatrièmes la saison dernière après avoir longtemps occupé les deux premières places, actuels dauphins du Stade Toulousain, les coéquipiers de l’ancien toulonnais Facundo Isa n’ont perdu qu’une fois, cette saison, et possèdent la meilleure attaque du Top 14. Ce n’est pas pour rien si cinq des six Béarnais appelés par Fabien Galthié pour le rassemblement automnal du XV de France sont des trois-quarts. Particulièrement à l’aise dans le jeu aérien, leurs qualités ont poussé Franck Azéma à « mettre le focus là-dessus, mais pas que. Ils sont offensivement très en place, marquent plus de cinq essais par match. Ils ont une défense consistante, une conquête de qualité. C’est le standard d’une équipe de haut du tableau ».

    Mais l’enjeu de ce test sera, pour l’entraîneur varois, de « maîtriser ce qu’on fait. Je ne peux pas passer la semaine à apprendre les lancements de Pau ». Car il demeure certain que si ce RCT est en progrès, « il va falloir sortir un match au-dessus de nos standards actuels », affirme-t-il, pour espérer un succès qui peut ramener les Rouge et Noir dans le top 6.

    REPÈRES

    Plusieurs joueurs en sélection

    Outre Ollivon, Gros et Ferté, avec les Bleus, Shioshvili (Géorgie), Brex et Lucchesi (Italie), Albornoz (Argentine) vont rejoindre leurs sélections pour le Championnat des nations. White et Jones (Écosse) pourraient les imiter.

    Deux légendes mises à l’honneur

    Samedi à 9h, le quart de tribune situé entre les tribunes Delangre et Bonnus sera renommé en l’honneur d’Eric Melville, double-champion de France avec le RCT, décédé il y a 9 ans. Le parvis du stade portera désormais le nom d’André Herrero, disparu l’an dernier.

    TOULON– PAU

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Ribbans ; Mercer, Ollivon, Ludlam (Cap.) ; White, Albornoz ; Tuicuvu, Brex, Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili, Montoya, Laclayat ; Auradou, Pesenti ; Grondona, Zegueur, Gorgadze (Cap.) ; Garcia, Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie, Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    En prévision des mobilisations de samedi, le préfet du Var, Simon Babre, en concertation avec les représentants des pouvoirs publics locaux, a annoncé, mercredi, la mise en place d’un « dispositif pour empêcher ce qu’il s’est passé le 17 octobre de se reproduire ».

    À commencer par plusieurs arrêtés préfectoraux, actant un couvre-feu « pour les mineurs non accompagnés d’un adulte dans certains secteurs du centre-ville de Toulon et des centres commerciaux Grand Var et Avenue 83 », de samedi 18h à dimanche 6h. Ou encore l’interdiction de manifester samedi, de 11h à 23h59, que le préfet justifie par « l’absence de manifestation déclarée à trois jours de la date ». Enfin, la détention de feux d’artifice, d’objets destinés à dissimuler ou protéger le visage, ainsi que de tout objet pouvant constituer une arme, sera interdite. Dans la même optique, les conteneurs poubelle seront évacués et les terrasses du centre-ville réduites de 50% pour éviter l’usage du mobilier comme projectile.

    Bus à l’arrêt, maintien du match du RCT, commerces protégés…

    Le dispositif policier sera renforcé, notamment avec une meilleure coordination entre nationaux et municipaux, dans le but d’être « plus mobiles, car on a parfois été trop lents samedi dernier », précise Jérôme Martin, contrôleur général de la police nationale du Var, qui compte doubler les effectifs d’opérateurs de police justice, samedi, « afin de traiter davantage d’opérations ».

    Pour protéger les commerçants, que le préfet et une délégation de représentants des collectivités ont rencontrés mercredi, cinquante vigiles seront positionnés près des commerces vandalisés, qui « resteront ouverts car il ne faut pas céder et envoyer un mauvais message », appuie Basile Gertis, président de la CCI du Var. Des aides rapides telles que des prêts à taux zéro, des facilités de paiement des cotisations et impôts, ou encore la prise en charge de l’activité partielle sont prévues. La Région apportera quant à elle une aide de 5 millions d’euros et financera des dispositifs de vidéosurveillance dans le cadre du plan « Région sûre ».

    La maire de Toulon et présidente de la Métropole, Josée Massi, annonce par ailleurs qu’aucun bus du réseau Mistral ne circulera dans la Métropole, samedi. « L’intérêt public passe avant tout », insiste-t-elle. Le match du RC Toulon et le concert de Vanessa Paradis, prévus samedi soir malgré leurs incidences sur l’espace public, sont maintenus.

  • Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Un peu plus de six mois après l’installation de sa nouvelle équipe municipale, Josée Massi a dressé, mercredi matin, un deuxième bilan de son début de mandature. Une conférence de presse qui a permis à la maire (sans étiquette) de détailler les actions engagées autour de ses trois priorités : la sécurité, la proximité et l’attractivité. Sur les 110 engagements et 20 priorités de sa feuille de route, elle revendique un taux de réalisation de 87%. « Écouter, concerter et décider », résume-t-elle pour rappeler sa méthode.

    Sur le volet sécurité, la municipalité met en avant le renforcement de la présence policière au Pont-du-Las et à Saint-Jean-du-Var. Depuis la mise en place des points d’appui, 519 patrouilles ont été effectuées dans le premier quartier et 249 dans le second. La Ville annonce également 387 doléances traitées et plus de 350 verbalisations ou interventions dans ces secteurs. Et le cap qui fixe le recrutement de dix policiers municipaux supplémentaires chaque année est maintenu au budget 2027.

    Autre annonce : un arrêté doit paraître aujourd’hui pour encadrer l’usage des trottinettes et autres engins motorisés dans l’hypercentre, avec une interdiction de circulation dans la zone piétonne ainsi que le port du casque et du gilet jaune qui devient obligatoire. Il rentrera réellement en vigueur dès lundi, le temps de laisser les usagers s’équiper, mais avec des verbalisations annoncées à partir de cette date.

    La maire entend également mieux coordonner les maraudes auprès des personnes sans domicile fixe, tout en demandant à l’État de renforcer les capacités d’hébergement d’urgence. « Chacun doit faire sa part », insiste-t-elle.

    Pour couper court définitivement aux rumeurs concernant la construction d’un nouveau stade alimentées par le président du RCT, Josée Massi a une nouvelle fois affirmé que « Mayol restera Mayol ! » En revanche, la Ville a lancé une étude globale sur son devenir, avec une assistance à maîtrise d’ouvrage, afin d’examiner plusieurs scénarios allant de la rénovation à la réhabilitation.

    « Mayol restera Mayol ! »

    « Mayol restera Mayol. Il n’y a pas de débat », martèle la maire à nouveau, en rappelant que le stade appartient à la Ville. Mais aussi que les investissements que Toulon consacre à l’infrastructure sont réguliers et conséquents. Après plus de cinq millions d’euros destinés à l’éclairage et à la sonorisation, une pelouse hybride a été installée cet été pour 850 000 euros. Sans compter que le club s’acquitte d’une redevance et d’un loyer tellement bas que la Chambre régionale des comptes avait estimé important de le souligner, considérant presque cela comme une anomalie.

    Le premier adjoint Julien Orlandini est revenu, lui, sur la consultation citoyenne consacrée au Faron qui constitue un autre enseignement majeur de ce bilan, avec près de 3 200 personnes qui se sont exprimées. « Pour 92,4% des répondants, la priorité est claire : préserver le site naturel avant d’y développer de nouveaux aménagements », se réjouit-il. Une grosse majorité demandant même la limitation de la circulation automobile.

    Ce qui ressort également c’est le désir que l’accueil et le balisage soient améliorés. « Nous allons à présent passer de la consultation à la concertation, en associant dès novembre les associations, les services métropolitains et les acteurs concernés », ajoute Julien Orlandini. Et un plan d’action est attendu d’ici au début du mois de mars. La réflexion porte aussi sur l’évolution du zoo. « On veut absolument faire évoluer la fauverie existante, puisque c’est essentiellement de ça dont il s’agit, en une ferme pédagogique mettant en valeur la fane et la flore méditerranéennes », explique Josée Massi.

    Concernant l’attractivité, la Ville travaille aussi à une harmonisation des périodes de gratuité dans les parkings souterrains concentrées sur des créneaux plus pertinents, notamment le mercredi après-midi ou le samedi, avec l’objectif de soutenir davantage les commerces du centre-ville.

    Parmi les dossiers prioritaires sur lesquels travaille la municipalité : la demande de dérogation pour pouvoir faire bénéficier des fonds de l’Anru au quartier de Sainte-Musse et de la Grande Plaine et, entre autres, faire passer dans l’habitat social la copropriété privée délabrée qui compose ce dernier afin de la réhabiliter.

    Bref, un début de mandature placé sous le signe des engagements tenus.

  • [RCT] Jaminet a répondu de la meilleure manière

    [RCT] Jaminet a répondu de la meilleure manière

    Il a inscrit 22 des 27 points toulonnais, vendredi soir à Édimbourg, lors de la première journée de Challenge Cup. Avec deux essais, deux pénalités et trois transformations, Melvyn Jaminet a été impérial et guidé les Varois vers un deuxième succès consécutif, toutes compétitions confondues. Cette prestation, lors du premier succès de l’histoire du RCT sur le terrain d’Édimbourg – leader actuel de l’United Rugby Championship – lui permet d’effacer partiellement ses contre-performances sur le début de saison en Top 14.

    Piqué au vif

    D’ailleurs, Franck Azéma s’était passé de ses services lors de la dernière journée de championnat avec la réception du Racing 92, samedi dernier, où il n’était pas présent sur la feuille de match. « Il n’est pas au rendez-vous », avait lancé l’entraîneur des Rouge et Noir. Sa « pique » a finalement agi comme un électrochoc pour l’arrière international français, dont la réussite face aux perches était bien en deçà de ses standards.

    Le rugbyman hyérois n’avait plus inscrit autant de points depuis la rencontre face à l’USA Perpignan, le samedi 22 mars 2025 à domicile, où il avait inscrit 25 points. Logiquement élu homme du match sur les terres écossaises, Melvyn Jaminet va dorénavant devoir prouver qu’il est capable d’enchaîner les grandes performances. Surtout en Top 14, où Toulon pointe à la 10e place, avec deux victoires seulement après six journées. Le RC Toulon recevra la Section Paloise au stade Félix-Mayol, samedi prochain, avant d’accueillir les Géorgiens de Black Lion à l’occasion de la 2e journée de Challenge Cup.

  • [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    Il aura fallu attendre plus d’un an pour voir Patrick Tuifua débuter un match avec le RCT. Annoncé comme un grand espoir du rugby mondial à son arrivée à Toulon en 2025, le natif de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), chipé au nez et à la barbe de la franchise néo-zélandaise des Hurricanes et du Super Rugby alors qu’il évoluait en terre maorie depuis cinq ans (et que les All Blacks lui faisaient les yeux doux en dépit de ses sélections avec les U20 français) n’a, jusqu’ici, porté le maillot rouge et noir qu’à quatre reprises.

    La faute à une blessure au genou qui l’a éloigné des terrains une grande partie de la saison dernière, au cours de laquelle il n’a disputé que deux matches. « Ça a été une période difficile, avec les gens qui parlaient sur les réseaux aussi », avoue le troisième ligne de 22 ans. « Heureusement, mes proches m’ont soutenu. » Entré en jeu face à La Rochelle et Castres, il sera titulaire ce vendredi, après avoir repris le rythme avec les espoirs la semaine dernière.

    « Un grand jour » pour lui, malgré « une petite appréhension » liée à son genou, après avoir reçu « un coup qui l’a fait gonfler il y a deux semaines ». « Mais je pense à ce que j’ai vécu pendant ma convalescence. Ça a été dur, alors maintenant je veux tout donner », explique-t-il. Dans une compétition que celui qui sera une des curiosités du jour pour les supporters a hâte de découvrir : « Mon père me parlait tout le temps de la coupe d’Europe. Ça va être spécial, surtout si on va au bout ».