Tag: Pierre Mignoni

  • Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    L’anecdotique défaite (38-21) sur le terrain de Castres, samedi, a sonné le glas d’un exercice 2025/2026 délicat pour le RC Toulon. « Je n’aurais qu’une envie, c’est que la saison redémarre dès maintenant pour changer les choses », confie Pierre Mignoni. Mais le manager devra malheureusement rester sur ce qu’il définit comme « une saison clairement pas aboutie ». Avec 12 victoires, un match nul et 13 défaites, pour une 9e place finale, on est effectivement loin des ambitions affichées de top 4, voire mieux. « C’est un échec que j’assume complètement. Mais, si tu regardes la saison dernière, il n’y a qu’une équipe du top 6 qui se qualifie à nouveau. Ça montre la difficulté de notre championnat », souligne l’entraîneur varois.

    Pour expliquer cette déconvenue, ce dernier invoque « le sort. Sans chercher d’excuse, on n’a pas été épargnés, avec des joueurs importants blessés de longue durée ». Le staff médical n’est pas mis en cause, malgré les changements qui vont y être opérés pour la reprise, « liés à des choix de vie ». Les choses avaient pourtant plutôt bien démarré « On a eu un début de saison correct, voire plus à domicile, on a très bien démarré à l’extérieur à Montpellier, retrace l’homme fort du RCT. Puis on a manqué de beaucoup de consistance dans certains secteurs. La saison d’avant, on prenait un point par-ci par-là, quatre parfois. Là, on en a énormément perdu, ce qui fait qu’il en manque beaucoup. »

    Notamment avec un début d’année 2026 compliqué : « On a eu 19 blessés à partir de janvier. J’ai dû utiliser les mêmes joueurs. De suite après, on a été vraiment dans le dur. On a perdu des matches à domicile comme celui de Clermont qui nous éclate. » Ce qui lui fait dire qu’« il faudra mieux gérer la période du Tournoi, l’an prochain, en espérant moins de blessés. Ça a été des semaines très difficiles. »

    Un staff remodelé, les jeunes au cœur du projet

    Elles l’ont aussi été sur le plan personnel, avec ce burn-out déclaré après le revers contre l’ASM Clermont : « J’ai beaucoup appris. Ça a été une accumulation de plusieurs années où je n’ai pas bien fait les choses. Ce n’était pas confortable pour les joueurs, mais ça leur a permis de se resserrer. Ensuite, on a fait un beau parcours européen, ça nous a redonné du carburant. »

    Une nouvelle énergie qui a mené le RCT jusqu’en demi-finale de Champions Cup, l’une des rares satisfactions de la saison : « Ça faisait une dizaine d’années qu’on n’était pas arrivés là. On était là, dans le dernier carré des meilleures équipes d’Europe, en sortant d’une poule très difficile, puis en battant les Stormers et Glasgow. »

    S’il regrette la non-qualification pour la saison prochaine, Pierre Mignoni voit en la Challenge cup « une compétition qui demande moins d’énergie et permet plus de rotation, une gestion différente ». Dans cette optique, même s’il aurait préféré un meilleur équilibre avec « des leaders trop peu souvent alignés ensemble », mais qui ont « pris la mesure des choses », la progression des jeunes joueurs, qui « ont beaucoup joué, tenu la baraque dans des moments difficiles et pris beaucoup d’expérience », est une autre satisfaction. Pour poursuivre dans cette direction, le club a constitué des groupes de performance, à savoir « une cellule des joueurs rouges, composée d’éléments très proches de l’équipe pro, et une cellule rouge minot, pour des plus jeunes également très suivis ». Avec la promesse « de revenir avec des jeunes qui ont la dalle. Ils ont un état d’esprit incroyable », salue le directeur du rugby du RCT.

    Un poste qu’il continuera d’occuper dans un staff remodelé, marqué par l’arrivée déjà annoncée de Franck Azéma, de retour dans un rôle d’entraîneur principal en charge des trois-quarts, et celle d’Alex Codling, en provenance du Munster, dans le rôle d’entraîneur des avants. Côté joueurs, Huw Jones, Rabah Slimani, Apete Narogo, Gaël Fickou, Judicaël Cancoriet, les frères Luka et Tana Keletaona, et Junior Kpoku, transféré définitivement, seront les nouveaux visages d’un groupe qui reprendra le chemin du RCT Campus le 16 juillet, avant la grande reprise du top 14, le 5 septembre.

  • Top 14 : Le RC Toulon pour l’honneur et avec la jeunesse à Castres

    Top 14 : Le RC Toulon pour l’honneur et avec la jeunesse à Castres

    Après les tumultes de l’hiver, et malgré un bilan forcément décevant, le RC Toulon termine sa saison dans un relatif calme. La victoire lors de sa dernière à Mayol face au double champion d’Europe en titre, l’Union Bordeaux-Bègles, dimanche dernier (27-22), y a contribué, même si elle s’est avérée insuffisante pour maintenir l’espoir du Top 8 et d’une qualification pour la Champions Cup. « L’honneur est sauf, c’est important », positivait Pierre Mignoni après ce succès de prestige, qui a montré que ses hommes avaient entendu ses appels à bien finir la saison, en dépit de l’absence d’enjeux sportifs.

    Face à Castres, « on est sur le même principe, prendre du plaisir et l’honneur », indique l’entraîneur toulonnais, dans un match qui comptera véritablement pour du beurre, les Varois étant assurés de terminer à la 9e place quel que soit le résultat. Sans pour autant occulter la lassitude et l’envie de se projeter sur la suite après ce qui fut, certainement, la saison la plus difficile de sa carrière d’entraîneur : « Ça reste difficile, il est temps que ça s’arrête entre les blessures et cette fin de saison où nous n’avons rien à jouer. On ne peut pas dire que ça excite les joueurs. » Certains peut-être un peu plus que d’autres, cependant. Car pour cette dernière, Pierre Mignoni compte « préparer la saison prochaine avec des joueurs (qu’il) veut voir. »

    Parmi eux, certains en manque de temps de jeu, comme Mattéo Garcia et Clovis Le Bail. Ce dernier, qui n’est plus apparu depuis le 11 février et la déconvenue à Mayol face à l’ASM, « n’a pas été au niveau qu’on attendait et que lui aussi attendait », regrette son entraîneur, qui reconnaît tout de même « qu’il n’a jamais lâché », malgré des blessures récurrentes. « On veut faire un bon match et si des joueurs peuvent se montrer, c’est très bien », appuie le principal concerné, se refusant à s’appesantir sur son cas personnel.

    Pierre Damond capitaine

    Les jeunes auront aussi une carte à jouer, comme souvent cette saison. Une force sur laquelle Pierre Mignoni continuera de s’appuyer : « D’autres vont pointer leur nez et même jouer l’an prochain, certains que vous ne connaissez pas. » Samedi, ce sera d’abord à quelques visages plus connus d’animer les débats : Owen Sorhaindo, Matteo Gracieux, Mikheili Shioshvili, notamment, avec en chef de file Pierre Damond. « Il sera capitaine à l’image des jeunes qui ont tenu la maison pendant de longues journées. Il est jeune et ça ne sera pas le capitaine demain, mais peut-être après-demain et je veux le voir dans ce rôle », salue le technicien varois. « Cela fait un moment qu’on joue ensemble et de le voir capitaine, c’est quelque chose d’assez incroyable, une fierté », se réjouit son pote Joe Quere-Karaba. Jouez jeunesse !

    CASTRES – TOULON

    26e journée de Top 14

    Samedi 6 juin, à 21h05.

    Lieu : Stade Pierre-Fabre

    Arbitre : Jonathan Dufort

    CASTRES (compo probable) : Chabouni – Palis, Karawalevu, Goodhue, Baget – Le Brun, Arata – Ardron, Ramototabua, Delaporte (cap.) – Staniforth, Ducat ; – Collier, Durand, Guérois.

    TOULON (compo probable) : Jaminet – Tuicuvu, Frisch, Smaili, Ferté – Garcia, Le Bail – Coulon, Mercer, Quere-Karaba – Alain’uese, Kpoku – Gigashvili, Damond (cap), Ametlla.

  • Toulon finit sa saison à Mayol par une victoire de marque

    Toulon finit sa saison à Mayol par une victoire de marque

    Une victoire pour l’honneur. Les rugbymen toulonnais se sont offert les doubles champions d’Europe de l’Union Bordeaux-Bègles, dimanche après-midi au stade Félix-Mayol, lors de la 25e et avant-dernière journée de Top 14 (27-22). Ce douzième succès de la saison ne change rien au destin des Varois : ils pointent toujours à la neuvième place du championnat et ont trop de points de retard sur le top 6 qualificatif pour les phases finales afin de rattraper leur retard lors de la dernière journée.

    Jaminet en héros

    Face à une équipe bordelaise largement remaniée, après la longue campagne européenne concluante, les Rouge et Noir ont rapidement pris les devants grâce à la réactivité du demi d’ouverture argentin Tomas Albornoz. Dominants en première période, les protégés de Pierre Mignoni ont profité des nombreuses erreurs girondines pour inscrire un troisième essai avant la mi-temps, par l’intermédiaire d’un essai inscrit par l’ailier fidjien Setariki Tuicuvu. « On arrive à trouver de l’avancée, on arrive à produire du jeu. C’est un peu le maître mot qu’on s’est dit sur les deux dernières semaines qui nous restent : prendre du plaisir et rendre hommage aux mecs qui vont faire leur dernière à Mayol », souligne au micro du diffuseur l’arrière tricolore Melvyn Jaminet, comme à son habitude impérial au pied et héros de l’après-midi toulonnaise. Au-delà d’avoir transformé chaque essai varois, l’ancien pensionnaire du Stade Toulousain a inscrit les deux pénalités décisives en fin de match pour offrir la victoire aux siens. Ce succès de marque n’efface pas la saison ratée des Rouge et Noir, mais elle fait beaucoup de bien à leur moral.

    TOULON 27 (21) BORDEAUX 22 (7)

    25e journée de Top 14

    Stade Félix-Mayol, à Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    Essais : Albornoz (14’, 34’), Tuicuvu (40+2’) pour Toulon ; Falatea (24’), Tameifuna (43’), Buros (66’) pour Bordeaux

    Transformations : Jaminet (14’, 34’, 40+2’) pour Toulon ; Reus (24’, 43’) pour Bordeaux

    Pénalités : Jaminet (69’, 80’) pour Toulon ; Reus (51’) pour Bordeaux

    Carton jaune : Uberti (18’) pour Bordeaux

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Brex, Frisch, Ferté – Albornoz (Garcia, 73’), Serin (cap.) (White, 61’) – Coulon, Mercer, Quere-Karaba (Shioshvili, 61’) – Alainu’uese (Javakhia, 61’), Mézou (Kpoku, 51’) – Sinckler (Gigashvili, 51’), Baubigny (Damond, 51’), Gros (Ametlla, 51’).

    Manager : Pierre Mignoni

    BORDEAUX : Buros – Uberti, Mousquès (Retière, 56’), Moefana, Tambwe (Rayasi, 56’) – Reus, Page-Relo (Lucu, 27’) – Palu, Matiu, Swinton – Jacobs, Zapedowski (Bochaton, 49’) – Falatea (Tameifuna, 41’), Sa (Lamothe, 41’), Poirot (cap.) (Boniface, 41’).

    Manager : Yannick Bru

  • Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    En observant le calendrier en septembre dernier, on se disait que la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, à deux journées du terme de la saison, revêtirait un enjeu sportif important pour deux équipes, qui se voulaient prétendantes aux deux premières places. Il n’en est finalement (presque) rien.

    Si les hommes de Yannick Bru luttent pour une place dans le top 6 et peuvent encore envisager une qualification directe pour les demi-finales, ce n’est pas le cas du RCT. D’ores et déjà éliminé de la course au top 6, le club de la Rade a aussi vu la perspective du top 8 et d’une qualification en Champions Cup grandement s’éloigner après sa défaite face au Racing, il y a deux semaines. « On va jouer avant le Racing. En fonction des points qu’on prend, si on gagne, je ne dis pas qu’il y en a une grande, mais il y a peut-être encore une chance sur le dernier match pour finir dans le top 8 », veut encore croire Pierre Mignoni, même si l’essentiel est ailleurs. « C’est plus l’honneur qu’on doit jouer. »

    Pour l’entraîneur toulonnais, « chacun aura une bonne raison d’être motivé. Certains, ça va être la déception de la saison. D’autres, ça peut être la frustration. Pour nos supporters aussi, qu’on a déçus. Ça peut être aussi ceux qui partent ». Parmi eux, Gilles Allou, le préparateur physique de l’équipe, qui vivra son dernier match à Mayol, ce dimanche : « Il a quand même 30 ans de club, ce n’est pas rien. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on doit faire un grand match », salue Pierre Mignoni. Même s’il n’est pas dans le groupe, Ma’a Nonu prendra lui aussi (vraiment, cette fois) sa retraite dans une semaine. « Il a fait une immense carrière, la motivation sera toute trouvée », appuie Matteo Garcia.

    « Finir ensemble à Mayol »

    Transfuge de l’UBB cet été, le jeune demi d’ouverture retrouvera ses coéquipiers, tout juste auréolés de leur deuxième titre consécutif face au Leinster, à Bilbao, samedi dernier. De quoi apporter un surplus de motivation. Mais aussi des regrets d’avoir été stoppés par les Irlandais aux portes de la finale, au regard de leur performance face aux Girondins ? « Tu en as toujours. Mais, si on n’y était pas, c’était comme ça. Je savais qu’on pouvait gagner là-bas », répète le technicien Varois, qui pense toutefois que « le Leinster a vraiment loupé son match contre Bordeaux ». Un match qui a mis en évidence les forces des coéquipiers de Maxime Lucu, qui se sont montrés « très opportunistes. Ils sont terribles, tueurs, terrifiants. Ils marquent des essais à une ou zéro passe. Et quand ils en marquent trois comme ça, c’est très dur ».

    S’il y aura, forcément, de la rotation dans les rangs bordelais, malgré un top 6 encore loin d’être assuré, côté toulonnais, on devra encore composer avec une pléiade d’absents (Abadie, Ollivon, Ribbans, Ludlam, Dréan, Villière, Rebbadj…). De quoi compliquer une nouvelle fois la tâche et se poser des questions sur ce mal trop récurent : « C’est à l’image de notre saison, estime l’entraîneur toulonnais. C’est une question légitime, mais on fera le bilan après. Ce n’est pas une excuse. On a certainement fait beaucoup d’erreurs. Mais il y a des choses positives, avec des jeunes qui ont pris beaucoup de maturité, même si ça n’a pas toujours été le niveau qu’on voulait. »

    Pour ce qui pourrait aussi être sa dernière sur le banc, s’il venait à prendre de la hauteur et à se concentrer sur son rôle de directeur du rugby, Mayol sera à guichets fermés malgré une saison en deçà des attentes : « Ça montre que les supporters sont quand même avec nous, la demi-finale a certainement redonné des frissons. On voulait tellement offrir une finale et un titre, mais ce n’est pas le cas. On peut finir ensemble à Mayol, avec l’honneur et la fierté. » Pour mieux recommencer dans quelques mois.

    25e journée de Top 14

    Dimanche 31 mai, 16h30

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    RC Toulon (probable) : Gros, Baubigny, Gigashvili ; Javakhia, Alainu’uese ; Kpoku, Coulon, Mercer ; Serin (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    UBB (probable) : Poirot (C), Sa, Falatea ; Palu, Jacobs ; Swinton, Mattiu Gazzoti ; Page-Relo, Reus ; Tambwe, Moeafana, Rayasi, Mousquès ; Buros

  • Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Après son élimination d’une courte tête par le Leinster en demi-finale de Champions Cup il y a deux semaines, et l’envol de ses derniers espoirs de top 6 avec sa défaite face à Toulouse samedi dernier (27-51), on peut définitivement écarter ce cru 2025/2026 du RC Toulon de la catégorie des millésimes. « Ils ont été meilleurs que nous, il n’y a pas vraiment photo là-dessus », analyse Jean-Baptiste Gros. « Ça nous fait progresser, on a un groupe qui a besoin d’apprendre, on n’a pas leur expérience. »

    Pour lui éviter un goût de bouchon, il est encore temps de sauver ce qui peut l’être : une place dans le top 8, et un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions internationales. « Si on ne la joue pas l’an prochain, ce sera dur sportivement, au-delà du financier », alertait Pierre Mignoni après la défaite face aux champions de France.

    Au vu de l’énergie mise pour accéder au dernier carré de Champions Cup, ses hommes n’ont-ils pas laissé trop de forces dans la bataille, au risque de galvauder le championnat ? « C’est aussi la raison pour laquelle on en est là », acquiesce Baptiste Serin. « On se bat depuis un moment pour être dans les six et jouer sur les deux tableaux. Donc tu fais moins tourner, et quand tu demandes toujours plus à certains, ça pète.  » Son entraîneur, lui, ne regrette rien : « Je ne crois pas qu’il fallait faire l’impasse sur la Champions Cup. La preuve, on a fait les demi-finales. On est à Toulon, on se doit de jouer les deux tableaux, on veut être un grand club. »

    « Voir si on est compétiteurs »

    C’est plutôt par les tournants manqués et l’inconstance de son équipe que Pierre Mignoni explique la situation toulonnaise : « On s’est loupé deux fois à la maison, ça a été cruel et décisif. Mais on n’a pas été consistant à l’extérieur non plus, alors que l’an dernier on y prenait souvent des points. Si on avait pris des points plus réguliers, on aurait sûrement pu combler nos deux erreurs à domicile. »

    Il faudra pourtant gommer ces défaillances sur le terrain du Racing 92. Car une défaite sonnerait d’ores et déjà comme un coup de bambou, qui pourrait même s’avérer presque fatal en cas de victoire de La Rochelle face au Stade Toulousain. « Le challenge est là. Ce n’est pas gagné au vu de nos prestations tout au long de la saison. Tu peux aussi lancer une super dynamique pour la saison prochaine avec cet objectif à court terme. C’est plus excitant qu’autre chose. Mais c’est aux joueurs de se dire “on y va, on se jette dans la bataille” », insiste Pierre Mignoni. « C’est là que tu vois si t’es compétiteur ou pas », pose Baptiste Serin. « On aurait aimé être dans les six et se battre pour notre position. On n’y est pas, il faut redoubler d’efforts pour cette place en Champions Cup. »

    Racing 92 – RC Toulon

    24e journée de Top 14. Samedi 16 mai, 21h. Paris Défense Arena, Nanterre. Arbitre : Jérémy Rozier

    Racing 92 : Kolingar, Escobar, Bamba ; Hill, Taofifenua (C) ; Baudonne, Diallo, Tagitagivalu ; Carbonneau, Prisciantelli ; Spring, Tuisova, Habosi, Hulleu ; James. Coach : Patrice Collazo.

    RC Toulon : Gros, Damond, Sinckler ; Mézou, Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; White (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Tuicuvu, Dréan ; Jaminet. Coach : Pierre Mignoni.

  • Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Le top 6, c’est terminé. » Au sortir de la défaite (27-51) face au Stade Toulousain, samedi, le fatalisme de Pierre Mignoni rimait avec pragmatisme. Relégué à 9 unités des places qualificatives pour la phase finale à trois journées de la fin de la saison, le RCT a dit adieu à ses dernières illusions.

    Du pragmatisme teinté de colère. Car, si la supériorité des champions de France – qui ont battu les Varois pour la cinquième fois de rang – ne souffre d’aucune contestation, le manager toulonnais pointait l’inconstance de ses joueurs : « En première période, on n’a pas eu la possession. On a perdu trop de ballons. Malgré ça, on a créé des turnovers. Mais il fallait le faire durant 80 minutes. Le bon exemple est l’essai de Gaël Dréan. On l’a fait pas mal de fois, il fallait s’accrocher, mais on a lâché. Sur les doubles efforts, sur la défense à l’intérieur du jeu. »

    Un état de fait symptomatique de l’écart avec l’adversaire du jour, dans lequel les individualités ont leur part de responsabilité : « On n’a pas lâché le match, mais sur le très haut niveau, on n’est pas où on doit être. Il faut se jeter dans la bataille, physiquement et mentalement. Il y a des joueurs qui s’accrochent, et d’autres qui lâchent. C’est la vérité. » « Je ne suis pas d’accord », rétorquait Esteban Abadie. « On ne peut pas gagner avec 20 ou 30% de possession contre Toulouse. Quand tu défends 70% du temps, tu laisses du gaz. C’est une équipe un cran au-dessus de nous. Depuis mon arrivée, on les a battus une fois ici et accroché une fois à Mayol, sinon on en prend 50 à chaque fois. »

    Le top 8, nouvel objectif

    L’essai d’Antoine Dupont juste avant la mi-temps, permettant à Toulouse de repasser devant, dont semble ne s’être jamais remis le RCT, questionne aussi sur ses ressources mentales : « Il a fait mal », regrettait Pierre Mignoni. « J’ai l’impression de me répéter, et on ne progresse pas. On a pris une pénalité juste avant, ils ont repris la possession. On l’a déjà fait au Leinster, et là rebelote. » « On ne s’est pas dit que c’était mort. On y croyait », affirme pourtant son troisième ligne.

    Dans ce contexte, face à une équipe supérieure, une autre interrogation revient : jouer ce match dans un Vélodrome qui penchait assez clairement côté Toulouse n’est-il pas encore plus pénalisant ? « Ça fait depuis 2009 qu’on joue ici. Si à chaque fois qu’on perd, on remet tout en question… », balayait l’entraîneur rouge et noir, passablement énervé par cette question. « Économiquement, c’est intéressant. Sportivement, depuis trois ans, ça l’est moins. Mais, si on joue comme ça à Mayol, on ne gagne pas ! »

    Si cette 11e défaite en Top 14 sonne le glas des ambitions toulonnaises, la saison, elle, n’est pas terminée. « On a un top 8 à aller chercher, il faut trois victoires pour jouer la Champions Cup l’année prochaine », avançait Esteban Abadie. Et cette fois au moins, l’analyse était partagée par son entraîneur.

    Baubigny centurion

    Arrivé sur la Rade en 2022,le talonneur international français (3 sélections) Teddy Baubigny (27 ans) a fêté, samedi, sa 100e apparition en rouge et noir.

    Un Vélodrome plein

    Ce match au Stade Vélodrome constitue la meilleure affluence de son histoire en championnat, avec 66 831 spectateurs présents en tribunes. Ce qui promet pour des demi-finales qui auront lieu dans cette même enceinte au mois de juin.

    Halagahu blessé

    Opéré à un orteil en octobre dernier, le deuxième ligne varois Mathias Halagahu boitait à l’issue du match.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola

  • Toulon rate la balle de match face au Leinster

    Toulon rate la balle de match face au Leinster

    Une action peut changer le cours total d’une rencontre. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont en malheureusement fait l’expérience samedi après-midi, défaits en demi-finale de Champions Cup face aux Irlandais du Leinster (29-25). « Si “Seta” Tuicuvu prend la balle, on est en position de marquer. C’est dur… », lance Pierre Mignoni, le manager varois. « On voulait les amener chez eux sous pression, on est trop resté dans notre camp. Comme d’habitude, ils ont été très difficiles à arrêter sur les trois premiers temps de jeu. Il fallait les contenir et on n’a pas réussi à le faire sur certains moments. Ce qu’on a fait sur les 25 dernières minutes, c’est exactement ce qu’on aurait dû faire d’entrée », martèle le technicien du RCT. Menés de 18 points à 10 minutes de la fin (29-11), les Rouge et Noir ont planté deux essais (Serin 70’, Dréan 77’) qui leur ont permis d’y croire. En vain. « C’est frustrant de finir à quatre points », confie le troisième ligne Charles Ollivon. « On n’a pas réussi à profiter de la supériorité numérique en début de deuxième période et c’est ce qui nous manque à la fin du match. Évidemment, on est frustrés… (sur le début de deuxième période). On a voulu jouer dans notre camp et ce n’était pas le bon choix. Il nous manque aussi des petites choses à la fin du match, c’est dommage car on était au niveau de cette équipe et on avait mis le niveau qu’il fallait », ajoute l’international français aux 53 sélections. Difficile de se focaliser sur le positif compte tenu du scénario final, mais les Toulonnais ont montré de belles séquences sur la pelouse dublinoise. « Il y a de la frustration parce qu’on ne finit pas loin. On a cette balle de match, même s’ils nous ont dominés. On a quand même montré un beau visage, on s’est battu jusqu’au bout et on pouvait gagner ce match », insiste Mignoni. « Le groupe s’est bien relevé mais malheureusement, il n’y a pas de finale pour nous. On a des matches en Top 14 qui nous attendent, on va essayer de continuer à progresser et à se battre. Il faut croire en nous. On n’était pas attendu aujourd’hui (samedi) et on a failli le faire donc je suis déçu pour mes joueurs. On est capable de rivaliser avec les meilleurs. J’espère qu’on reviendra (en Coupe des champions) la saison prochaine et qu’on sera encore meilleur », poursuit l’ancien demi-de-mêlée, conscient que la saison est loin d’être terminée.

    Sprint final national

    Actuellement huitièmes en Top 14, à cinq points seulement de Bordeaux-Bègles qui complète le top 6 qualificatif pour la Coupe d’Europe la saison prochaine, les Rouge et Noir doivent encore disputer quatre journées de championnat. Le prochain est d’ailleurs le plus difficile à préparer : le duel face au Stade Toulousain, leader hexagonal, au stade Vélodrome. Après ce rendez-vous unique, les Varois enchaîneront un déplacement au Racing 92, la réception des Girondins et un dernier voyage à Castres pour conclure l’exercice 2025-2026. Sur le papier, le top 6 est à leur portée, mais les Toulonnais devront réaliser une performance contre l’un des deux cadors du championnat (Toulouse et Bordeaux), sans compter sur un sans-faute face aux adversaires plus abordables (Racing 92 et Castres), pour atteindre leur objectif.

  • Toulon à un pas de la finale

    Toulon à un pas de la finale

    La marche à gravir est très haute, mais rien ne semble impossible pour les Toulonnais cette saison. En difficulté en Top 14, où ils sont restés loin des attentes, les Rouge et Noir ont su relever la tête sur la scène européenne. Les voilà désormais à l’aube d’une demi-finale de Champions Cup, qu’ils disputeront ce samedi (16h) sur la pelouse du Leinster. Onze ans après leur dernière apparition à ce stade de la compétition, déjà face aux Irlandais, que les Varois avaient alors dominés à l’Aviva Stadium. « Mais ce n’est plus du tout la même équipe », signale Pierre Mignoni, le manager du RCT. « Cette équipe-là, c’est une histoire complètement différente. Et justement, c’est bien pour elle de connaître ce genre de gros challenge. On n’a pas seulement envie de le connaître, on a envie de le vivre », poursuit-il en témoignant beaucoup de respect au quadruple champion d’Europe. « Ce serait leur manquer de respect que de les imaginer vieillissants ou un peu en retrait. C’est une très grande équipe, un très grand club. Ils ont une vraie stabilité, une culture du travail et du titre. Leur expérience collective est énorme, au niveau international comme au niveau du club », souligne le technicien varois. Ce dernier est persuadé que le stage réalisé en amont du match contre l’USA Perpignan, le 28 mars (défaite 36-20), a permis au groupe toulonnais de repartir de l’avant. Même si le déclic est apparu avant d’affronter les Sud-Africains des Stormers, le 4 avril (victoire 28-27).

    Expérience collective

    Mais l’adversaire à venir est d’un calibre supérieur. « C’est une équipe qui sait parfaitement se préparer pour ce genre de rendez-vous. Elle a beaucoup d’expérience, beaucoup de maîtrise. Et quand on est à ce niveau-là, on sait gérer les moments importants. Ils ont montré qu’ils étaient capables de monter en puissance au bon moment. Ce n’est pas une équipe qu’on peut sous-estimer, bien au contraire », ajoute Pierre Mignoni, conscient que le Leinster possède une plus grande expérience collective sur le plan international. « La charnière, et tant d’autres joueurs, sont habitués à ce niveau-là ensemble depuis longtemps. Chez nous, cette expérience existe individuellement, mais pas encore autant collectivement. C’est là qu’il faudra compenser », insiste l’ancien demi-de-mêlée. Il compte sur « beaucoup de précision » et « beaucoup d’effort » pour rivaliser avec les valeureux Irlandais. « Si on arrive à être précis dans le jeu et solides dans l’engagement, on peut exister dans ce combat », précise le manager du RC Toulon, qui, en cas de succès, pourrait retrouver Bordeaux-Bègles lors de la finale au stade San-Mames, à Bilbao.

    Retour des cadres Ollivon et Ribbans

    Le deuxième-ligne anglais, et capitaine, David Ribbans ainsi que le troisième-ligne des Bleus Charles Ollivon, ménagés depuis deux semaines, vont faire leur retour ce samedi à Dublin pour aller défier la province du Leinster en demi-finale de la Champions Cup. Côté Leinster, le pilier français, Rabah Slimani, transféré de l’ASM Clermont à l’été 2024, a été placé sur le banc.

    Montpellier se heurte aux Dragons

    Les Montpelliérains reçoivent les Gallois des Dragons de Newport, ce dimanche (13h30), en demi-finale de Challenge Cup.

  • Le RC Toulon reste sur les bons rails avant le Leinster

    Le RC Toulon reste sur les bons rails avant le Leinster

    Tout n’a pas été parfait. Mais, au regard de la situation dans laquelle se trouvait le Rugby Club Toulonnais il y a un mois, cette quatrième victoire consécutive toutes compétitions confondues face à Bayonne, samedi à Mayol, où les Varois restaient sur deux revers en Top 14, demeure une satisfaction, a minima « sur le plan comptable », analyse Pierre Mignoni. « Mais on voulait faire un match beaucoup plus propre par moments », reconnaît l’entraîneur toulonnais. « On a dépensé beaucoup d’énergie en attaque, on en a manqué un peu en défense par moments et c’est dommage. »

    Car, si ses hommes ont très bien commencé avec deux essais en sept minutes, ils ont ensuite connu un quart d’heure plus compliqué, qui a vu l’Aviron, assommé en apparence, recoller. « Le maître mot de la semaine, c’était d’attaquer fort. On l’a bien fait. Mais on a toujours des coups de mou », reconnaît Mathis Ferté. Au pluriel, car il y en a eu un second, en début de seconde mi-temps, alors que les Rouge et Noir, qui possédaient 21 points d’avance, semblaient proches de creuser l’écart. Au contraire, deux essais plus tard, les Basques sont revenus à 7 points. « On s’était préparé en conséquence et on a su réagir. On n’a pas baissé la tête et on est allé de l’avant », positive l’ailier toulonnais.

    La demi-finale,

    « pas un aboutissement »

    Ce deuxième succès bonifié en une semaine permet au RCT de réintégrer le top 8, et de se rapprocher petit à petit des six premières places. « C’était le piège de se manquer, mais on a bien combattu le piège. On a pris les points qu’il fallait sur ces deux matches, même si ce n’était pas parfait. Ça fait du bien de revenir, on sait qu’on est en retard mais on n’est pas mort », avance Pierre Mignoni, qui sait qu’il reste « encore beaucoup de travail pour revenir ».

    Le piège était peut-être celui de se projeter un peu trop tôt sur la demi-finale de Champions Cup face au Leinster, samedi prochain. « La semaine dernière, on n’y a pas du tout pensé », certifie Mathis Ferté. « On était focus sur le Top 14. Maintenant, on va très vite basculer et bien se préparer. Ça va être très dur, il faudra donner le meilleur de nous-mêmes. » Une rencontre qui peut être abordée avec une confiance retrouvée et quelques garanties dans le jeu, malgré une nouvelle cascade d’absents, à laquelle s’est ajouté Oliver Cowie, sorti blessé après son essai. « Il s’est blessé aux côtes. Je crois que c’est bien abîmé. Je suis triste pour lui », déplorait le technicien varois.

    Pour ce dernier, il ne faudra pas jouer petit bras : « Si on est en demi-finale, c’est qu’on le mérite. Maintenant, ça fait 11 ans que le club n’en a pas joué. Est-ce un aboutissement ou est-ce qu’on veut continuer ? On ne sera pas favori. Il y a un très grand d’Europe qui fait ça chaque année, qui est devant nous, chez eux. Mais je ne crois pas que ce soit pour le moment un aboutissement. » Mais la qualification serait, tout de même, un exploit.