Pas de cours pour les lycéens de Montgrand (6e), mercredi matin, dont les deux entrées ont été bloquées très tôt dans la matinée par des étudiants de l’établissement. Installés sur un tas de poubelles et derrière des barrières de sécurité, les jeunes militants tiennent des pancartes aux revendications multiples. « Stop austérité », « 2 214 enfants à la rue, 1,2 million de logements vacants, logique ?? », « Désolé du dérangement, on défend notre avenir », lit-on çà et là sur les cartons contestataires. Les jeunes n’oublient pas le tout nouveau chef du gouvernement : « Lecornu, trou du coup », assène une affiche qui recouvre la plaque du lycée.
« On est là pour dénoncer le système Parcoursup, qui détermine avec un algorithme qu’on ne connaît pas notre avenir, pour s’opposer aux nouvelles réformes du Bac pro mais aussi en tant que citoyens, pour défendre notre futur de travailleurs », détaille Malo, étudiante du lycée, au micro de l’insoumission. Autour des élèves, quelques professeurs soutiennent le blocus et tentent de discuter avec les forces de l’ordre.
Aux alentours de 9h30, l’un des cortèges sauvages du centre-ville a pénétré la rue Montgrand, où était installé le blocus. Poursuivie par quelques CRS, la quarantaine de manifestants s’est jointe aux lycéens pour affronter en chanson le groupe de policiers. « Siamo tutti antifascisti », s’exclament en chœur les militants avant d’enchaîner sur plusieurs autres balades revendicatives. Parmi elles : « Macron nous fait la guerre, et sa police aussi, mais on reste déter, pour bloquer le pays », « Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers » ou encore « On est jeune, déter, et révolutionnaire ». Le cortège se dissipera progressivement sans que les CRS n’interviennent. Ils resteront cependant proches du blocus.
« Globalement ils nous ont laissés tranquilles. Il y a beaucoup de camions car ils protègent la préfecture mais sinon ils ne sont pas venus nous embêter », concède une élève du lycée. D’après la préfecture, environ 600 personnes auraient manifesté dans la matinée à Marseille, avant la manifestation unitaire.

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