Category: societe

  • Un concert caritatif pour lutter contre les cancers pédiatriques

    Un concert caritatif pour lutter contre les cancers pédiatriques

    Chaque année en France, 2 500 enfants sont atteints de cancers. Afin d’améliorer leur prise en charge et les aider à s’en remettre le mieux possible, le professeur Laetitia Padovani, cheffe de service radiothérapie de l’AP-HM, porte un projet : celui d’équiper l’hôpital de la Timone d’un « IRM Linac ».

    Une première en France. L’appareil permet de visualiser la tumeur en temps réel pendant le traitement, et offre une précision inédite tout en limitant l’exposition des tissus sains et en réduisant les séquelles à long terme comme le risque de cancers secondaires.

    Aujourd’hui, 80% des enfants atteints d’un cancer guérissent.

    Un outil à 3 millions d’euros

    Le nouvel équipement doit permettre d’améliorer encore la précision des traitements, et d’en limiter les effets secondaires. Seul bémol, l’équipement est coûteux : 3 millions d’euros, et sur ces 3 millions, 500 000 restent encore à réunir.

    Afin d’atteindre l’objectif, PHOCEO, le fonds de dotation de l’AP-HM, compte pour la deuxième année consécutive sur Yann Muller et sa première partie assurée par Provi, Bronkstein et Claude N’joya pour un concert caritatif.

    L’événement se déroulera donc le jeudi 3 septembre dès 19h au parc de la mairie de Bagatelle, dans le quartier du Perier à Marseille. Pour les plus rapides, les 500 premières places sont proposées à 30 euros, et le reste des places 40 euros. L’édition précédente avait été un succès permettant de récolter près de 50 000 euros.

    Le 3 septembre à 19h au parc de la mairie de Bagatelle.

    Places disponibles en ligne sur le site helloasso.com

    Buvette et restauration disponibles sur place.

  • Un décès ravive les colères suite aux effondrements

    Un décès ravive les colères suite aux effondrements

    Après l’effondrement de l’immeuble sur lequel la SPLAIN menait un gros chantier de réhabilitation, ce riverain de 67 ans avait inhalé des poussières. Il avait été pris en charge, ainsi que 7 autres personnes, par les marins-pompiers. Il était locataire du 29 rue d’Aubagne, un immeuble frappé de péril irrémédiable, où un locataire avait trouvé la mort en 2007 suite à une chute dans l’escalier, du 5e étage.

    Ce nouveau décès « nous rappelle ce que cet événement a été : un drame du mal-logement, un de plus qui a touché notre quartier » écrit Le Collectif du 5 novembre où la plaie des effondrements de la rue d’Aubagne en 2018 reste ouverte. Le 3 Halle Delacroix était frappé d’un arrêté de mise en sécurité urgente en octobre 2024 après l’incendie du commerce de légumes. La SPLAIN projetait la fin des travaux pour aménager 13 logements, trois commerces et une surface de locaux d’activité à l’automne 2028. Au lendemain de ce nouvel effondrement, le C5N interrogeait déjà : « Comment un immeuble intégré à une opération urbaine de rénovation peut-il finir par s’effondrer ? ». Il avait exigé que l’ensemble des expertises et autres documents utiles concernant les travaux sur l’immeuble « soient rendus publics, particulièrement quant aux poussières de l’effondrement et aux opérations de désamiantage ».

    Appel à témoignages

    « Nous attendons toujours », déplore le C5N qui interpelle les services de l’État et de la métropole Marseille-Provence, actionnaires de la société aux côtés de la Ville de Marseille et renouvelle son exigence de transparence sur ce dossier. Par ailleurs, sa fille, Nadia, assurant que son père ne souffrait pas de pathologie, appelle « toutes celles et ceux qui étaient sur place ce soir-là » à lui « transmettre des photos et vidéos de l’effondrement » via le C5N.

    La SPLAIN avait mis en place, pour les personnes ayant subi des dommages ou préjudices consécutifs aux effondrements des planchers, une adresse e-mail leur donnant la possibilité de signaler et de transmettre les informations nécessaires au traitement assurantiel de leur dossier. « Les personnes prises en charge sont ressorties de l’hôpital sans problème signalé, indique Audrey Gatian, présidente de la SPLAIN, nous avons transmis aux riverains les certificats du 22 juin qui montrent qu’il n’y a pas eu de présence d’amiante dans les poussières ». Par ailleurs, le directeur général de la SPLAIN, Franck Caro, précise : « sur la partie du bâtiment côté 16 rue d’Aubagne, un désamiantage était déjà intervenu fin juillet ». Quant à la Ville, qui s’associe au deuil des proches, ayant suivi l’évolution de l’état de santé des huit personnes hospitalisées, elle précise « ne pas avoir eu de nouveau signalement ».

  • Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    À quelques jours de la rentrée, les écoles sont de véritables fourmilières. À l’intérieur, agents et travailleurs s’activent pour que tout soit prêt lors de l’arrivée des élèves, qui devraient être un peu moins de 900 cette année. « On profite de la saison estivale pour réaliser les gros chantiers, et à la fin de l’été on fait une tournée avec l’ensemble des services techniques pour voir les avancées, jeter un coup d’œil dans toutes les classes, essayer tous les interrupteurs, les robinets… pour que les jeunes et les équipes éducatives rentrent dans les meilleures conditions », explique Marc Minoretti, adjoint au maire délégué aux travaux, au cadre de vie et aux affaires générales.

    En 2026, 606 000 euros de travaux ont été consacrés aux sept établissements primaires et maternels de la commune. Dans le détail, 201 000 euros ont été alloués à la climatisation de tous les réfectoires, dortoirs et halls. « On avait fait l’isolation thermique par l’extérieur de 4 groupes scolaires il y a deux ans, ce qui nous a permis de gagner quelques degrés mais c’était pas suffisant, poursuit l’élu. Les clims ont été installées début juin, avant la première vague de canicule ».

    150 000 euros ont été dédiés à la rénovation complète de l’ancien logement de fonction de l’école Paul Éluard, désormais dédié au Rased et au périscolaire, 93 000 euros à la première tranche de rénovation des toitures, et 92 900 euros à la réfection des sols des quatre classes nord de l’école Jules Verne, qui avaient été déformés par les racines des platanes situés à proximité. 109 000 euros supplémentaires sont allés à l’entretien courant des classes, entre peintures, étanchéité, clôtures ou encore sécurisation des accès. La Ville a également fait l’acquisition de 12 écrans numériques interactifs. « C’est un renouvellement, toutes les classes élémentaires sont équipées depuis 5/6 ans », précise Maryline Oxisoglou, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

  • [Les métiers de la Sécurité civile 5/6] Thierry, pilote, assurance tous risques

    [Les métiers de la Sécurité civile 5/6] Thierry, pilote, assurance tous risques

    Ce vendredi, rencontre avec Thierry Cacherat, pilote et chef de base de Marignane et de la zone Sud.

    Outre celle de Marignane, il dirige aussi les 5 autres bases hélicoptères de la zone Sud de Perpignan jusqu’en Corse mais pas question de se faire mousser. Thierry Cacherat, pilote, insiste d’entrée sur le travail « interservices » où se mélangent « des personnes qui n’ont pas les mêmes fonctions » et doivent « trouver un terrain d’entente ». « Le métier de chacun aura une interaction sur le métier de l’autre et c’est vraiment notre particularité, ce mélange des genres » insiste-t-il. Des spécificités qui influencent forcément les missions. « Il faut le prendre en compte dans la stratégie qu’on va mettre en place pour secourir les personnes. C’est balèze. D’autant que nous, on est au bout de la chaîne, on va là où plus personne peut aller. Et la nature va nous imposer de faire des choix », développe-t-il.

    Mais le pilote reste « le maître à bord, le capitaine du navire qui va élaborer la stratégie du secours, et va prendre la décision finale ». Une stratégie qui « contrairement à beaucoup de métiers, peut très bien varier en cours de route », rappelle Thierry Cacherat, qui demande « beaucoup d’écoute des partenaires » et surtout de soupeser en permanence la prise de risque des uns et des autres. « On va chercher là où est la sécurité la plus importante », précise-t-il. Par exemple, illustre-t-il, « si j’ai un secours dans la Sainte-Victoire, ma manière de m’affranchir des turbulences, c’est de treuiller haut. Le problème, c’est que c’est un pendule et si je diminue la précision, et c’est le secouriste qui risque de frapper la falaise, d’être mal déposé, ou de se faire une cheville. Alors je vais descendre plus bas, je vais diminuer ma sécurité pour augmenter la sienne, parce que je juge ça tolérable ». Et d’asséner : « on ne doit pas échouer. On a une obligation de réussite et pour ce faire, il faut être très rigoureux, avoir de la méthode ».

    Raison pour laquelle les compétences en matière de pilotage sont pointues. Le recrutement, « ce sont uniquement des pilotes qui viennent de l’armée de terre, de l’air, de la marine ou de la gendarmerie », explique Thierry Cacherat, « on demande un niveau d’expérience minimum à l’entrée qui est de 2 500 heures de vol, c’est énorme pour de l’hélicoptère. Cela représente entre 12 et 15 ans d’armée ». Dans une école à Nîmes, le militaire habitué à travailler dans un cadre rigide, apprend à devenir pilote civil de secours, lui très autonome et capable de tenir compte de son environnement.

    La détresse humaine insupportable

    « On travaille à 50 centimètres du rocher, il y a des techniques très particulières. Et puis le treuillage, un câble de 90 mètres dehors avec un être humain au bout, qu’il faut aller poser sur un point qui fait la taille d’une feuille de papier, dans les arbres ou dans des rochers, c’est une science compliquée », précise le chef de base. Il faudra un an pour être « opérationnel de jour », encore deux pour être capable d’assurer la nuit.

    Autre indispensable : savoir mettre de côté l’adrénaline. « Au contraire, plus c’est la crise dehors, plus il faut être calme dans l’hélicoptère. Contre le rocher, la bêtise ne pardonne pas… » confie Thierry Cacherat. Heureux néanmoins de disposer d’un « hélicoptère qui est un outil de travail fabuleux ». « Cela nous a ouvert des domaines de vol, parce qu’on peut voler beaucoup la nuit avec des jumelles de vision nocturne », se réjouit-il, « et puis on a la capacité aussi de pouvoir travailler par des conditions météorologiques défavorables, beaucoup plus qu’avant. D’aller très très loin, qu’on ne touche aux commandes, avec un pilotage automatique. L’hélico va tenir une trajectoire », détaille-t-il. Un « sacré progrès » pour celui qui a connu l’Alouette, « ils donnaient des noms d’oiseaux à l’époque, c’était sympa… ».

    Originaire d’Annecy, il se souvient de sa passion pour l’engin qu’il voyait passer au-dessus de sa tête régulièrement. « En classe de 6e, je suis allé voir la base de la Sécurité civile et je leur ai demandé : “Comment on fait pour faire ça ?” Ils m’ont dit : “Il faut que tu aies le bac, après bah il faut que tu rentres dans l’armée“. Je l’ai eu, j’ai été pris dans l’armée en 1981 dans la foulée », raconte-t-il. Il rentrera dans la Sécurité civile en 1998, deviendra instructeur deux ans plus tard avant de passer chef pilote instructeur en 2002, suite à une « batterie de tests à Paris par les psys de l’Armée de l’air, là où on évalue les gens qui vont dans l’espace », se marre-t-il.

    Une passion, donc, au point que, comme la plupart de ses collègues, il n’arrive pas à lâcher. « Cinq ans que je pourrais être à la retraite et je n’y suis pas. Je pars le 31 décembre, ça va être dur », nous confie-t-il, « on a le plus beau métier du monde. C’est l’aventure un peu tous les jours. En fait là, je peux me retrouver à faire une avalanche en montagne à Briançon, et puis l’après-midi, faire un secours à 50 nautiques en mer… » Tout ça sans être jamais blasé.

    Quand on lui demande s’il a des anecdotes, il affirme oublier « beaucoup de choses ». Avant de reconnaître : « ce qui me marque le plus, c’est la détresse humaine. Je peux récupérer un bras sectionné ou une jambe, les mettre dans un truc, ça ne me pose aucun problème, mais la détresse humaine… Comme quand la famille arrive après l’accident, et qu’il y a le gamin qui est décédé. J’ai du mal à supporter ». Le pire mais aussi le meilleur. « Un des plus beaux secours que j’ai faits, cela a été de retrouver une petite fille qui était perdue depuis deux jours sur le plateau de Valensole, il y a une bonne vingtaine d’années. Pourtant les hélicos étaient passés dix fois. On l’a ramenée à ses parents, c’était génial », se souvient-il, encore ému.

    « On ne doit pas échouer,
    parce que derrière, il n’y a personne »

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • À Marseille Treize Habitat relance la chaise à porteurs

    À Marseille Treize Habitat relance la chaise à porteurs

    Dans le hall du bâtiment 31, un père et ses deux enfants s’apprêtent à grimper les escaliers pour rejoindre leur appartement au 10e étage. « C’est comme ça depuis 8 mois », confie-t-il avec lassitude et une pensée « pour ceux du 13e ».

    Les locataires du bâtiment 31 de cette cité du 15e arrondissement de Marseille, sont victimes d’une panne d’ascenseur suite à un incendie criminel. « 13 Habitat expérimente un nouveau dispositif de mobilité verticale pour ses locataires et met en place dès ce jeudi 20 août, une expérimentation destinée à accompagner les locataires à mobilité réduite du bâtiment 31 », explique le bailleur social dans un communiqué. Précisant : « Ce dispositif sera maintenu tant que l’ascenseur sera hors service ».

    Les délais de remise en service de l’appareil s’allongent, « relevant à la fois de l’approvisionnement des pièces nécessaires et également de l’intervention d’Enedis », selon 13 Habitat qui n’était pas joignable ce jeudi. Il a fait appel à la société SAMV pour un service de portage à la demande pour les personnes à mobilité réduite ne pouvant pas monter ou descendre seules les escaliers. Ce dispositif leur permet de bénéficier d’un « accompagnement sécurisé dans leurs déplacements avec un numéro d’astreinte, disponible 24h/24 et 7j/7 pour une intervention dans un délai maximum de deux heures ». Une expérimentation qui permettra « d’évaluer le dispositif et d’en mesurer concrètement l’utilisation. Ces retours permettront d’identifier les améliorations à apporter et, le cas échéant, d’élargir le périmètre du service à d’autres situations ou d’autres usages rencontrés sur le département ». Et si on réglait la problématique des pièces et de la réparation ?

  • FNE 13 appelle la mairie de Marseille à dialoguer avec ceux qui l’ont élue

    FNE 13 appelle la mairie de Marseille à dialoguer avec ceux qui l’ont élue

    Le groupement baptisé « Les amoureux du parc de Bonneveine » dénonce dans un communiqué « l’argumentaire sécuritaire » de la Ville pour justifier l’abattage sans concertation de 58 arbres en tout depuis septembre dernier dont 37 nouveaux arbres cette semaine. Ce désastre résulte « des erreurs dans la conduite du chantier, les fragilisations dues à des décaissements et des creusements de tranchées au pied des arbres endommageant leur équilibre racinaire ».

    « L’ambition affichée par la Ville de Marseille de renforcer durablement la qualité paysagère et environnementale du parc est bien mal engagée. ». « Il est grand temps que la mairie de Marseille fasse preuve de transparence et accepte un dialogue constructif avec les citoyens qui l’ont élue. » Ils demandent à la ville de « tirer les leçons de cette gestion calamiteuse du patrimoine arboré du parc de Bonneveine dans un contexte de réchauffement climatique et préserver le patrimoine arboré existant tout en anticipant les adaptations à venir ».

    Concertation et respect des promesses

    Selon eux, des solutions de sauvegarde auraient permis de sauver une proportion non négligeable des 37 arbres cinquantenaires abattus cette semaine. La promesse municipale de planter 210 arbres de 3 à 4 mètres de haut, soit 140 de plus que les 70 annoncés à l’origine, ne résiste pas au taux d’échec de 20% environ. Il faudra au moins 20 ans avant pour remplacer un arbre mature de 20 mètres, « sans compter l’impact sur l’habitat de la faune qui compte près d’une dizaine d’espèces protégées ».

    Les mesures alternatives n’ont pas été réellement étudiées alors que selon l’ONF Végétis, filiale de l’ONF, prestataire exclusif de la Ville, montrait déjà qu’au moins 11 arbres pouvaient encore être épargnés par des tailles de réduction. Un arbre proche de l’avenue de Hambourg a même été abattu alors que le rapport préconisait sa « surveillance par test de traction dans 2 ans ».

    « La Ville de Marseille ne respecte pas ses promesses », cingle le communiqué, elle qui s’était engagée « verbalement de ne rien faire avant une concertation finale ». « Le prétexte donné de la météo ne peut justifier le caractère précipité de cette décision. » Ces arbres fragilisés en septembre dernier avaient résisté aux précipitations et forts vents de l’hiver et du printemps dont une tempête à plus de 118 km/h le 26 mars 2026. Cette résistance contredit dans la vie réelle les conclusions des tests de l’ONF Végétis sur lesquels s’appuie la mairie pour justifier les abattages.

  • La canicule a provoqué 48 décès en juillet

    La canicule a provoqué 48 décès en juillet

    Deux canicules pour le prix d’une et des données qui font froid dans le dos. Santé Publique France, l’agence nationale de santé publique, a dévoilé, ce mercredi et ce jeudi, une série d’études sur les canicules estivales et leurs conséquences sanitaires.

    La première est « relative à l’excès de mortalité observé durant l’épisode de canicule du 3 au 22 juillet 2026 ». Un épisode qui était « exceptionnel de par sa durée et son étendue géographique », rappelle l’organisme, citant notamment les 78 départements concernés pour 78,5% de la population française. D’autant que cette canicule a duré la majeure partie du mois, lequel est donc devenu « le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900 », selon Météo France cette fois. Reste que la mortalité lors de cette canicule a été en « augmentation de 9,2% » par rapport à ce qui était prévu. « 1 243 décès en excès ont été estimés : 14 713 décès observés contre 13 470 décès attendus », développe Santé Publique France, qui s’appuie sur les données de l’Insee.

    Précisons tout de même que son étude s’attarde sur la mortalité « toutes causes », et donc pas directement reliée à la canicule. Concrètement, on décompte plus de 1 200 morts de plus que ce que les analyses prévoyaient pour un mois de juillet classique. D’où le terme « excès de mortalité » utilisé par l’organisme.

    Concernant le profil des décédés, le point de Santé Publique France précise que ce sont « les personnes âgées de 75 ans et plus constituent les trois quarts des décès de ce bilan provisoire avec au moins 917 décès en excès ».

    1 397 décès observés

    Et côté géographique, « toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité toutes causes à l’exception de la Corse ». En Région Paca, le nombre de décès attendus était de 1 339 mais il y a eu 1 397 décès observés. D’où 48 décès en excès décomptés, plaçant la région parmi les moins touchées sur ce plan. Elle est bien loin des 236 morts excédentaires du Pays de la Loire.

    Les départements de la Région Sud s’en sortent bien : Les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence ont une « surmortalité relative » qui oscille entre 0 et 10%, le niveau le plus faible. Le département des Hautes-Alpes n’a pas été considéré comme en canicule sur toute la période et celui des Alpes-Maritimes comme n’ayant pas de surmortalité.

    Enfin, l’organisme public a sorti une autre étude, sur la canicule qui a officiellement pris fin en début de semaine, dédiée à la région Paca et notamment aux recours aux soins sur la période. « L’analyse au niveau régional des recours aux soins d’urgence indique une stabilité des passages aux urgences, des hospitalisations et des actes SOS Médecins », explique Santé Publique France. Avec tout de même « une activité en hausse » pour SOS Médecins sur le week-end du 15 août. Là encore pour des motifs « toutes causes » donc pas forcément en lien direct avec la chaleur.

  • Narcotrafic : des éducateurs marseillais en formation en Italie

    Narcotrafic : des éducateurs marseillais en formation en Italie

    Un programme Erasmus particulier… Financé par l’Europe, le projet porté par l’association Crim’Halt, va cette année embarquer trois éducateurs marseillais pour représenter la France et participer à un « échange de bonnes pratiques » explique Fabrice Rizzoli, son président.

    Une vingtaine de jeunes travailleurs, « en rapport avec la protection de la jeunesse », précise-t-il, venus aussi de Roumanie, Bulgarie, Serbie et Lituanie sont attendus ce samedi 21 août pour un stage d’une semaine à la coopérative sociale « Al di là dei sogni », littéralement « au-delà des rêves », dont Crim’Halt est partenaire. Située à Maiano di Sessa Aurunca, à la frontière entre Campanie et Latium, au Nord de Naples, c’est un lieu à « la forte dimension symbolique » estime Fabrice Rizzoli. D’abord « parce que c’est en Italie, pays de la mafia et l’anti-mafia » mais parce qu’il s’agit aussi d’une propriété de 17 hectares confisquée à la Camorra, baptisée « Alberto Varone », du nom d’un petit entrepreneur local qui a osé s’opposer aux extorsions du clan des « Muzzoni », affilié à la Nuova Famiglia de la camorra campanienne, explique le ministère de l’Intérieur italien. Il le paiera de sa vie le 24 juillet 1991, abattu à bout portant par un commando.

    Pour Crim’Halt, qui travaille depuis 2015 à l’engagement des citoyens face à la criminalité, cette semaine s’inscrit dans la continuité.

    Gagner du temps

    Collectif des familles de victimes, bailleurs sociaux… « Nous avons emmené des personnes différentes, en 2019 et 2020 qui ont pu voir des outils qui fonctionnent en Italie, cela nous a aidés à pousser pour obtenir la loi d’usage social des biens confisqués en France en 2021 », précise Fabrice Rizzoli. La connexion avec Amine Kessaci, militant écologiste, mobilisé contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, et devenu adjoint à la Jeunesse et à la Citoyenneté à la mairie de Marseille, s’est faite à ce moment-là.

    « Je l’ai connu lorsque j’étais à la tête de Conscience [association qui soutient les familles victimes du narcotrafic, Ndlr], je connais déjà un peu le système italien que j’estime le plus avancé en matière de lutte contre le crime organisé. J’étais notamment allé à Palerme rencontrer la famille de Peppino Impastato, un journaliste assassiné par la mafia parce qu’il avait une radio locale de quartier, où il dénonçait leurs agissements », raconte l’élu. Il a proposé d’envoyer une agente de son service prévention de la délinquance. « On peut comparer, s’inspirer, voir ce qui fonctionne ou pas, et puis ça fait aussi gagner un temps fou », considère Amine Kessaci qui a aussi pensé à Mohamed Benmeddour, de l’association Apis, et son bus nomade qui va à la rencontre des ados dans les cités.

    « Pour moi, c’est une première, j’espère échanger sur nos méthodes, savoir ce qui se fait de l’autre côté de la frontière, voir comme ils traitent ce rapport de la jeunesse à la délinquance et aussi apporter mon expérience » ; nous confie ce dernier avant le départ. Du côté de Crim’Halt, on se prépare également à lancer une vaste enquête sociologique sur les raisons qui poussent « les jeunes à entrer dans le crime organisé », ajoute Fabrice Rizzoli. Il entend aussi défendre « le concept de la victime innocente où on va faire en sorte de renforcer, défendre la mémoire des victimes qui n’étaient pas impliquées », les « grandes oubliées des journalistes, du grand public, focalisés sur l’auteur de l’infraction ».

  • Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Il y a deux semaines, l’assassinat d’une mère de famille, dont le principal suspect est son ex-conjoint, avait suscité une vague d’émotions à Bollène, mais aussi dans la commune voisine de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) où « cette femme pétillante et maman aimante de deux petits garçons » tenait un salon esthétique. Katerina est une nouvelle victime d’un féminicide. En juin, elle avait signalé et exposé le climat de violences et bénéficiait d’un téléphone grave danger. Son ex-compagnon, qui avait été candidat aux dernières municipales sur la liste RN, a depuis été placé en détention provisoire et mis en examen pour meurtre sur conjoint.

    Preuve de l’émotion et que ce meurtre dépasse le seul cadre privé familial, une marche blanche était organisée ce mercredi soir au départ et à l’arrivée de l’hôtel de ville de Bollène. Alors que les organisateurs, deux amis de Katerina, attendaient 200 personnes, l’hommage a réuni un millier d’habitants de Bollène ou d’ailleurs. « Je ne la connaissais pas, mais c’est impossible de rester insensible, plus on sera nombreux à s’insurger, plus j’espère que ces violences cesseront », veut croire Nathalie, Bollénoise présente avec sa fille ado.

    « Nous refusons de baisser les yeux »

    « Vous êtes venus parce que ce qu’il s’est passé vous a bouleversé et que certaines atrocités dépassent les liens personnels, et touchent à notre capacité à ne pas rester indifférent à l’injustice, votre présence est un message de soutien mais aussi pour dire que nous refusons de banaliser la violence et de baisser les yeux », remerciera, en clôture de la marche, Tiffany Garofalo, co-organisatrice de l’hommage. « Tout le territoire partage cette douleur, observe Laurence Desfonds-Farjon, 1re adjointe au maire de Bollène. Derrière ce féminicide, il y a un visage, un nom, une famille, nous avons le devoir de dire plus jamais ça et de condamner l’inacceptable. »

    Devant la mairie, la maman de la victime venue de République tchèque, pays de Katerina, peine à contenir ses larmes. Seule à porter du noir, elle s’est effondrée en sanglots un peu plus tôt lorsque le cortège a fait une halte, sur les hauteurs du centre-ville devant la maison de Katerina, où a eu lieu le meurtre. Son portrait a été apposé sur la porte du garage de la bâtisse, encore sous scellés. Bien que séparé avant le drame, le nom du couple est encore fixé sur la boîte aux lettres.

    Plusieurs personnes déposent des fleurs et se recueillent devant le portrait avant de reprendre la marche dans un silence pesant. Et ce derrière une banderole « Plus jamais ça, ensemble pour toutes les Katerina », tenue à ses extrémités par deux hommes portant un T-shirt floqué « Être un homme, ce n’est pas frapper, c’est protéger ». « Repose en paix Katerina, nous ne t’oublierons jamais », conclut Tiffany, suivie d’une salve d’applaudissements.