Sur le parvis de la mairie, ils sont 168 à s’accroupir, au terme d’une longue journée de visites. Un peu partout en ville, ce vendredi, différents groupes d’élèves, vêtus de dossards aux couleurs de leurs écoles ou collèges, pouvaient être aperçus en train de déambuler dans le centre-ville d’Aix.
La raison : la sixième édition du Rallye citoyen, portée par les partenaires du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) et la Ville, organisée le temps d’une journée. Destinée aux élèves des écoles et collèges du Réseau d’éducation prioritaire (REP), cette initiative permet aux plus jeunes de découvrir les principales institutions de la ville. Quatre classes de CM2 et deux classes de 4e ont répondu présent.
Au programme : visite de l’hôtel de Ville, immersion dans la peau d’une personne malvoyante au Repère Jeunesse, port de la robe d’avocat ou de procureur, le temps d’un procès fictif à la cour d’appel…
Un parcours « qui vous permet d’occuper toutes les places possibles dans la société et de les découvrir avec un regard différent, nouveau (…). Qu’est-ce que vous en avez pensé ? », lance Sophie Joissains, maire, face à la foule de petits citoyens. « Je trouve que les conseils “municipales” (sic) sont bien organisés, qu’il n’y a presque aucun problème au niveau de la société, je suis content de vivre à Aix-en-Provence avec ses activités et ses innovations », déroule longuement l’un des élèves, micro en main et dossard rose sur les épaules.
« J’ai surtout bien aimé quand on a parlé de la Coupe du monde 98 », enchaîne Firas, en allusion aux archives de La Marseillaise, selon une parent d’élève, ressorties aux archives départementales. « Pour le championnat du monde, pour le match de finale, on va mettre des grands écrans sur le cours Mirabeau et tout le monde pourra venir le voir », promet le maire. Scène de liesse, parmi la petite foule.
Les retours des élèves s’enchaînent, suivis de ceux des officiels. « C’est un plaisir pour l’autorité judiciaire de vous ouvrir notre palais. La justice est là au service de tous, elle est rendue par des juges, des procureurs, on essaie, vous l’avez vu, de doser la peine il ne faut pas être trop sévère, trop laxiste… », résume Franck Rastoul, procureur général de la cour d’appel, accueilli par des cris et des applaudissements. « J’espère que cette journée de la citoyenneté vous aura donné cette envie de vous engager », conclut le sous-préfet, Mathieu Gatineau.

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