Category: societe

  • [#DisMoiPourquoi] Certaines étoiles, quand elles brillent, reflètent des rayons rouges ?

    [#DisMoiPourquoi] Certaines étoiles, quand elles brillent, reflètent des rayons rouges ?

    Andrea, 3 ans et demi, à l’école Gandié de Carpentras

    La Marseillaise relance en partenariat avec les Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants… Vous avez une question ? Donnez-nous le prénom de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville. Et envoyez à dismoipourquoi@lamarseillaise.fr

    Quand on observe attentivement les étoiles la nuit, on peut s’apercevoir qu’elles ne sont pas toutes de la même couleur. La plupart semblent plutôt blanches, mais certaines sont un peu plus bleues, et d’autres un peu plus rouges. Une étoile comme le Soleil a une température de 6 000 degrés environ en surface. À cette température la matière émet la lumière blanche dont nous avons l’habitude. La surface des étoiles plus chaudes (10 000 degrés par exemple) émet de la lumière bleue. Dans les étoiles plus froides (4 000 degrés), c’est de la lumière rouge. Parfois, les étoiles se regroupent par deux, et leur couleur se mélange car nos yeux ne peuvent pas les distinguer, mais quand on utilise un petit télescope, on peut les séparer, et voir alors deux étoiles de couleur distincte. C’est le cas de l’étoile Albireo que l’on peut voir l’été dans la constellation du Cygne. La couleur qui change avec la température, c’est quelque chose que l’on peut aussi observer sur Terre et dans notre vie quotidienne : une braise pas trop chaude dans le barbecue est rougeâtre, et sa couleur devient plus blanche quand elle est plus chaude. Dans les forges, on chauffe le métal pour pouvoir le déformer, et il devient blanc quand il est très chaud. On utilise même l’expression « Chauffer à blanc » dans ce cas ! »

  • [Unis contre le racisme] Marseille solidaire des victimes de Trappes, face à la haine

    [Unis contre le racisme] Marseille solidaire des victimes de Trappes, face à la haine

    Le suspect « conteste le caractère raciste de ses crimes », a fait savoir Olivier Christen, procureur de la République antiterroriste, lors d’une conférence de presse, ce lundi 26 octobre. La garde à vue de Kevin T., 39 ans, soupçonné d’avoir tué Pengo Bossio Wangi, 26 ans, et blessé cinq autres personnes dont une enfant de 12 ans, a repris dans l’après-midi après avoir été suspendue à l’issue d’un examen psychiatrique réalisé dans la soirée de samedi.

    L’analyse toxicologique avait aussi révélé « la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang » au moment de l’attaque, d’après le Parquet national antiterroriste (Pnat). Un pistolet-mitrailleur de type Sten a été trouvé dans son véhicule. « Je tiens à préciser qu’aucun tract d’un parti politique n’a été découvert dans son véhicule », a ajouté le procureur.

    Alors que l’enquête se poursuit, des rassemblements avaient lieu partout en France. Ils étaient quelques centaines réunies sous l’ombrière du Vieux-Port, lundi soir : citoyens, militants associatifs, syndicalistes et élus venus témoigner de leur soutien aux victimes et dénoncer la banalisation de la haine raciste. Après une minute de silence, devant une banderole « à bas l’islamophobie », les représentants de la Coalition antiraciste ont multiplié les prises de parole. « L’islamophobie n’est pas une folie, ni une maladie, c’est un projet politique », dénonçait une jeune femme du Collectif du 15 mars 2026, estimant que « la responsabilité ne s’arrête pas à celui qui appuie sur la gâchette. Elle interroge aussi celui qui installe la haine ». D’autres intervenants ont mis en cause certains médias, citant notamment « Bolloré, France Télévisions », qui selon eux « stigmatisent les quartiers populaires ».

    « Le racisme tue » toujours

    Plus largement, le rassemblement s’est voulu un message d’unité. « Nous sommes aussi Français ! », lâchait une militante antiraciste. Dans la foule, Samia Chabani, élue déléguée au conseil municipal des jeunes, met en garde : « La République est là dans la rue et ce serait une erreur de ne pas reconnaître cet événement comme un acte raciste. » Alors que la foule scande « pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers », Jean-Marc Coppola, maire communiste des 15e et 16e arrondissements, considère : « Il est grand temps que les valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité, soient traduites en actes et en politiques publiques ». Une militante prend le mégaphone pour exiger « la justice, la laïcité qui garantit la liberté de chacun ! »

    Plus loin, Horiya Mekrelouf, responsable du Mrap 13, « n’acceptera pas que cette attaque soit traitée comme un fait divers ou l’acte d’un simple malade ». L’association, partie civile, attend « une réponse judiciaire et exige des pouvoirs publics une réponse urgente et à la hauteur de la gravité de la situation ». à ses côtés, entre une pancarte « le racisme tue » et une autre « on oppose les communautés pour cacher la précarité », Bernard Eynaud, co-résident de la LDH Marseille, résume : «  On est tous là avec nos sensibilités différentes, mais unis par le refus de la haine. Cet homme n’a pas tiré au hasard. Il a capté ce discours permanent infusé dans nos sociétés. Car le RN n’a plus le monopole de son idéologie, les droites se construisent autour. Mais rien n’est joué, ni écrit, il nous faut continuer à nous battre. »

  • [Unis contre le racisme] À Aix, un hommage et un appel au sursaut

    [Unis contre le racisme] À Aix, un hommage et un appel au sursaut

    à partir de quand sera-t-il acceptable de nommer le problème ? », lance d’une voix cassée Médina, au nom du Collectif SAP (collectif aixois de soutien à la Palestine) et d’Umma Marseille (United Muslims Association). Face à elle, plusieurs centaines de personnes sont réunies sur le parvis de la Rotonde.

    Militants, élus de gauche, travailleurs, étudiants et retraités se sont retrouvés pour rendre hommage aux victimes de l’attentat raciste qui a frappé Trappes ce week-end.

    Le silence règne. Dans les mains des participants, des bougies sont déposées une à une sur un banc de la place. Pour Médina, comme pour d’autres intervenants, « les politiques racistes et islamophobes successives depuis 20 ans ont permis l’acte de barbarie commis par Kevin ».

    Au fil des prises de parole, l’indignation et « la colère » résonnent. « Ce n’était pas l’acte d’un terroriste isolé, il a été armé idéologiquement. Cet homme avait d’ailleurs des tracts du parti de la haine dans sa voiture : le RN devra s’expliquer, a souligné Paul Maille, pour le parti Génération.s et Jeunes Génération.s. Les responsabilités de ce drame sont collectives. Nous devons établir un cordon sanitaire contre les idées nauséabondes de l’extrême droite. » Le parquet démentait toutefois lundi soir que des « tracts » politiques aient été retrouvés « dans le véhicule » du suspect.

    C’est bien cette idéologie et sa « banalisation » qui sont pointées du doigt, alimenté par « certains chroniqueurs » et médias, aux yeux des participants.

    En témoigne l’actualité

    à Aix-en-Provence, l’implantation de l’extrême droite se traduit, pour plusieurs des personnes rassemblées, par des faits d’actualités locales, plus ou moins récentes. « à Marseille en 1995, Ibrahim Ali avait 17 ans : des colleurs d’affiches du RN l’ont tué d’une balle dans le dos, rappelle une étudiante, pour le Comité de lutte Aix-Marseille Université. à Aix, le 10 octobre, après la manifestation antifasciste, trois camardes ont été victimes d’une agression raciste. Certains ont fini à l’hôpital. Avant, il y a eu Bilel, tabassé, en 2020. Puis un rassemblement de la jeunesse attaqué à la Rotonde en 2023, des mosquées taguées… »

    L’appel est lancé : « Justice pour Pengo (Bossio Wangi, tué à Trappes), justice pour toutes les victimes du racisme. »

  • [Unis contre le racisme] Indignation et dignité à Toulon

    [Unis contre le racisme] Indignation et dignité à Toulon

    Nous sommes dans un contexte où les propos mortifères de l’extrême droite se banalisent. C’est pour ça qu’il est important d’être là et de clamer haut et fort nos valeurs », souligne Alain Tournay (FSU). « Une banalisation qui est le fondement du climat de rejet et de haine que subit toute une partie de la population », insiste Zoé Desmoulins (Solidaires). Nombreux étaient les participants présents lundi sur la place du marché du Pont-du-Las pour dénoncer « ce crime raciste qui souligne la dérive de notre pays gangrené par l’extrême droite », après l’attentat raciste de Trappes.

    « Depuis des mois, la parole raciste se libère, les actes racistes se multiplient », constate Pascal Brun pour l’association Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), pour qui « les dernières victoires électorales du Rassemblement national augmentent le sentiment d’impunité qui pousse à ces actes ».

    « Toute indulgence, toute ambiguïté, toute alliance, toute complaisance avec les forces, les partis et les idées d’extrême droite est une compromission inacceptable », renchérit plus loin le président de la Ligue des droits de l’homme, Roland Biache. Pour le militant des droits humains, « notre force sera l’unité de toutes et tous, autour de la défense des valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité ».

    « à force d’attiser la haine sur les plateaux télé en particulier, voilà où ils en sont arrivés », condamne Manon Magagnosc pour la CGT. « On ne doit pas laisser le racisme gagner notre pays », a enjoint la secrétaire de la fédération communiste ; Sylvie Vinceneux.

    « Ce n’est pas normal d’avoir peur parce qu’on est ce que l’on est. Nous sommes là pour dénoncer un racisme systémique décomplexé », a conclu la présidente de SOS Racisme, Nazhia Boulassel, en pointant la responsabilité de l’extrême droite, mais aussi de la droite extrême.

  • [Unis contre le racisme] à Avignon, colère et émotion s’expriment après l’attentat

    [Unis contre le racisme] à Avignon, colère et émotion s’expriment après l’attentat

    Alors que plusieurs victimes de l’attentat de Trappes sont toujours hospitalisées, plus de 300 personnes se sont rassemblées sur la place de l’Horloge, à Avignon, pour « dire non au racisme et à l’islamophobie », comme l’explique la Ligue des droits de l’Homme (LDH), organisatrice de la mobilisation.

    Plusieurs représentants associatifs ont pris la parole. « Il y a un an, on était déjà rassemblés pour rendre hommage à Aboubakar, tué dans une mosquée. Comme Pengo (Bossio Wangi, tué à Trappes), son seul tort était d’avoir la carnation trop foncée », lance Sabah Boutahar, de l’association féministe vauclusienne Les Rési-liantes.

    Dans la plupart des interventions, les participants ont également dénoncé le traitement médiatique des manifestations du 17 octobre, ainsi que celui de cette affaire après l’annonce du placement du suspect en infirmerie psychiatrique. « C’est du terrorisme de représailles. On voit la différence de traitement quand, d’un côté, on demande à certains une responsabilité collective et, à d’autres, on trouve des circonstances atténuantes », poursuit-elle.

    Cavaillon mobilisée

    « J’ai peur pour moi, pour mon fils. Il est étudiant et je lui interdis d’aller en manifestation étudiante car j’ai peur pour lui », poursuit Nabila, de la LDH.

    Un second rassemblement se tenait également à Cavaillon à 17h. La FCPE, organisatrice, exige dans un communiqué que les « pouvoirs publics prennent des mesures fortes pour prévenir les violences racistes, protéger les personnes qui en sont la cible et combattre les discours de haine qui contribuent à les légitimer ».

  • Des aspects du réaménagement de la RN296 crispent les maires

    Des aspects du réaménagement de la RN296 crispent les maires

    C’est à quelques mètres de l’échangeur des Platanes Sud que le maire de Venelles, Arnaud Mercier, convie la presse, ce lundi. Un choix loin d’être anodin puisque l’enquête publique sur le réaménagement de la RN296, clôturée le 16 octobre, prévoit notamment la suppression de cette jonction entre la D13 et la RN296. La procédure prévoit la fermeture de dix-sept accès directs à cette voie, dont trois concernant des routes ou des chemins communaux et quatorze des voies privées.

    Aujourd’hui, sept maires du Val de Durance contestent le scénario privilégié dans le cadre de l’enquête publique. Le projet de réaménagement de la RN296 étudie plusieurs façons de réaliser ses aménagements. Pour autant, l’option favorite retenue par l’enquête publique – qui ne signifie pas que le projet soit définitivement arrêté – semble retenir la variante 3 bis du projet, qui inclut une fermeture de l’échangeur. Ainsi que, dans « certains scénarios, (les deux sorties) de Saint-Donat, ce qui aurait forcément un impact pour tous les habitants du Val de Durance. Nous sommes là dans l’intérêt de nos populations, pour qu’ils puissent accéder à la ville d’Aix, accéder à la rocade de façon plus fluide, plutôt que de passer par Venelles ou Puyricard », poursuit Arnaud Mercier.

    La condamnation de cette sortie imposerait aux automobilistes d’être redirigés vers les sorties des Platanes nord ou de Puyricard. « On découvre, au travers des variantes, qu’on ferme des échangeurs routiers qui sont des exutoires pour les populations du Puyricard, de Venelles, de Saint-Estève, de Peyrolles, de Jouques… Il n’est pas question qu’on puisse fermer des échangeurs qui, eux, relient des routes et qui permettent d’accéder à la RN296, enchaîne Jean-David Ciot. On ne peut pas priver [des milliers] de véhicules par jour d’accéder à la RN296 où renvoyer les flux ailleurs, qui vont passer dans tous les petits chemins alentours. »

    D’accord sur le fond

    Sur le fond, le projet de réaménagement vise d’abord à « sécuriser cet axe de 5,6 km », indique la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), qui ajoute que « les enjeux de sécurité sur la RN296 sont importants » et ambitionne un « aménagement des transports collectifs ». Le projet propose notamment la création d’une voie réservée aux transports en commun (VRTC). Des objectifs « partagés par l’ensemble des maires », soulignent les édiles. Mais impossible, selon eux, d’imaginer un scénario susceptible d’aggraver les difficultés de circulation.

    Autre point de crispation, le manque de communication autour de l’enquête publique « à laquelle on n’a jamais été associés », estime Jean-David Ciot, maire du Puy-Sainte-Réparade.

    Un constat partagé par un riverain concerné par une éventuelle fermeture de l’échangeur des Platanes Sud. « La première enquête était en 2016, puis ça a été caduc avec le Covid. On a appris par d’autres voisins que c’était relancé. »

    Les maires penchent davantage pour la variante dite 3, qui permet de « modifier moins les entrées et sorties », selon Arnaud Mercier. Le collège de maires a fait inscrire au dossier d’enquête publique ses constatations.

  • Le Toulon du futur se construit avec le BHNS

    Le Toulon du futur se construit avec le BHNS

    Place à l’opérationnel », résume la présidente de la Métropole, Josée Massi, lundi après-midi, à hauteur de la Porte d’Italie, sous laquelle le futur BHNS va passer en site propre en 2029. Présenté comme le plus important chantier métropolitain depuis celui de l’A57, le TCSP doit transformer en profondeur les déplacements et redessiner plusieurs secteurs urbains. Pour mener à bien ces travaux, la collectivité souhaite s’appuyer sur l’expérience acquise lors de ceux, titanesques ceux-là, réalisés pour l’élargissement de l’autoroute en minimisant les nuisances et en maintenant le dialogue ouvert avec les riverains, les commerçants et les usagers. Avec un référent spécialement chargé de superviser le travail de médiation qui a déjà débuté.

    Un trajet plus rapide

    et plus fiable

    Dans le secteur du Champ de Mars et du rond-point Bir-Hakeim, le projet prévoit une reconfiguration importante de l’espace public, avec notamment le square Kennedy qui va être totalement repensé et renaturé, avec pour objectif d’en faire un espace accueillant pour les étudiants et les familles. Il en sera de même sur l’espace aujourd’hui complètement découvert qui fait face à la Porte d’Italie, où vont être plantés 40% d’arbres supplémentaires.

    Et sous la porte elle-même, une voie de circulation automobile va être supprimée afin de donner davantage de place aux transports collectifs, aux piétons et aux vélos.

    Une projection dans un Toulon du futur qui promet des transports publics plus performants mais aussi un cadre de vie amélioré, insiste Josée Massi. Même si pour y parvenir « cela ne va pas se faire sans gêne ».

    Parmi les aménagements connexes qui vont profiter à la population, la construction de la passerelle piétonne pour accéder en sécurité à l’école maternelle Basse-Convention, à l’Escaillon. « C’était très attendu par les parents », ajoute la présidente de TPM.

    Ce premier tronçon Ollioules à Bir-Hakeim long de 8 km attendu pour fin 2029 va desservir 15 stations et fonctionner sur 80% du parcours en site propre. Avec un gain de temps de parcours estimé à 10 minutes, mais surtout une régularité beaucoup fiable des déplacements attendue et un passage cadencé toutes les 7 minutes. Sans compter une amplitude horaire allant de 5h à 23h en semaine et élargie le week-end. Des quais plus grands et mieux abrités sont également annoncés pour améliorer le confort des voyageurs.

    Pour clore la polémique sur laquelle on s’est écharpé pendant des années entre partisans du rail et ceux du pneu, Josée Massi consent : « Peut-être que le tramway aurait pu être fait en 2001, 2002, 2003… mais maintenant, au bout de 25 ans, les Toulonnais ont droit à un BHNS. »

  • La restructuration de l’hôpital d’Embrun se concrétise

    La restructuration de l’hôpital d’Embrun se concrétise

    La restructuration de l’hôpital d’Embrun, prévue depuis plusieurs années, se précise. Pour les Journées nationales de l’architecture, une rencontre était organisée pour informer sur ce projet, qui devrait voir le jour vers 2030. « L’objectif est que l’essentiel soit fait pour les Jeux olympiques », a annoncé la maire d’Embrun, Chantal Eyméoud. Les travaux devraient commencer vers l’été 2027 et devraient durer près de 36 mois. Une durée nécessaire pour ce chantier d’envergure, qui promet une transformation totale de l’établissement actuel.

    Les bâtiments qui composent aujourd’hui l’hôpital ont été construits lors de différentes phases, entre le XVIIIe et le XXe siècle. Résultat : ils sont aujourd’hui assez disparates, rendant l’organisation des services et les conditions de travail des équipes soignantes plus difficiles. « Réorganiser tout cela est donc nécessaire, a expliqué Pierre-Olivier Lasserre, le directeur de l’établissement, à la fois pour le bien-être des soignants mais aussi des patients. »

    Par exemple, les services administratifs, aujourd’hui au rez-de-chaussée, seront déplacés vers les étages, laissant la place aux services de radiologie et d’urgences, qui bénéficieront d’une entrée dédiée.

    Grâce à ces travaux, l’hôpital pourra également se doter de nouveaux équipements, notamment un scanner. Enfin, les chambres doubles seront transformées en chambres individuelles.

    Les brasseurs d’air,

    une révolution ?

    « C’est un bâtiment ancien qui actuellement utilise beaucoup d’énergie, poursuit le directeur. Nous allons aussi améliorer le confort thermique. » À ce sujet, l’architecte a pensé à « un projet ambitieux », qui, s’il fonctionne, pourrait être une « révolution pour les hôpitaux » : « Nous allons faire une expérimentation dans les chambres, en installant des brasseurs d’air au plafond. Si cela fonctionne, ce dispositif pourrait être déployé partout ! Car la climatisation, c’est ingérable dans les hôpitaux, pour des enjeux de maintenance et de santé ! ».

    Pour l’architecte, un des défis de cette restructuration est de préserver la valeur patrimoniale du site : « Qu’on aime ou pas ces bâtiments, ils racontent 300 ans d’histoire ! ». L’aspect extérieur des bâtiments sera préservé au maximum et les extensions prévoient de se faire discrètes. Les parties extérieures seront elles aussi transformées, et le cloître sera végétalisé afin qu’il profite aux patients et visiteurs.

    Pour le moment, 18 millions d’euros venant de l’État et de la Région sont mobilisés pour ce projet qui, dans son ensemble, devrait coûter 40 millions, toutes taxes comprises.

  • Le Département débloque un million pour les agriculteurs

    Le Département débloque un million pour les agriculteurs

    L’eau s’est à peine retirée, lundi matin, qu’elle en a laissé des traces fraîches au Mas Compagnon de Raphèle-les-Arles. La boue sur le chemin torturé, la marque du niveau atteint sur la carrosserie d’une Jaguar et, plus problématique encore, le foin de Crau, dont l’odeur âcre a remplacé le parfum habituel des prairies. « Maintenant qu’il n’y a plus d’eau, il faut survivre », résume Manon Bonnet, exploitante au Groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) des Enganes.

    Cette éleveuse de brebis déplore la mort de 150 de ses agneaux, rentrés à l’abri pour être protégés de la pluie annoncée. Ils ont été pris au piège de l’eau, montée très vite mardi dernier, jusqu’à 90 centimètres.

    Il faut trouver du foin

    « On n’a jamais été inondés depuis dix ans que je suis ici, l’eau est montée de 30 centimètres en une heure », relate l’éleveuse. Mais pour les brebis et leurs petits rescapés, d’autres soucis s’annoncent. « Les agneaux sortis de l’eau ont changé d’odeur et les mères ne les reconnaissent plus », explique Manon Bonnet, alors qu’il reste « entre deux mois et deux mois et demi d’allaitement ». Dans cette situation, « l’alimentation est prioritaire », indique l’éleveuse, qui doit investir dans « des granulés à base de lait » pour les agneaux et trouver du foin en quantité suffisante pour compenser les stocks souillés par l’eau. « Nourrir les animaux trois mois de plus au foin aura un impact financier énorme sur l’hiver », détaille Mandy Graillon, 1ère adjointe (DVD) d’Arles.

    C’est pour cela que la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, a annoncé la création d’un fonds de secours exceptionnel d’un million d’euros pour les agriculteurs sinistrés, lors de sa visite au Mas Compagnon, lundi. « Nous intervenons en solidarité des agriculteurs face aux pertes de foin et de luzerne pour alimenter leurs bêtes », explique l’élue. « Nous allons établir les problématiques par catégorie et nous adapterons l’indemnisation aux filières », précise la présidente, rapportant aussi que « les riziculteurs ont perdu la moitié de leur production », soit 2 500 hectares.

    Lucien Limousin , vice-président du Département (DVD) délégué à l’agriculture, indique que l’indemnisation se fera « en lien avec la chambre d’agriculture, les groupements de défense sanitaire » et les associations d’éleveurs pour la prévention en santé animale. Pour l’heure, les élus ne sont pas en mesure d’avancer le nombre d’exploitations touchées, estimant qu’il est encore trop tôt pour dresser un bilan précis.

    L’après-crise occupe déjà les esprits. La présidente du Département indique mandater la chambre d’agriculture pour étudier l’état des nombreux canaux du territoire, pointés du doigt par plusieurs éleveurs pour leur mauvais entretien. « Les canaux à côté des routes n’ont jamais été curés sur la D83 bis », s’agace un agriculteur présent au rendez-vous. « On va vérifier. Si on ne le fait pas tous les 8 ans, on va voir pour le faire tous les 5 ans », conclut Martine Vassal.

  • Les enfants de Malpassé partent en colonie

    Les enfants de Malpassé partent en colonie

    Ce lundi matin, au centre social de Malpassé, la bonne humeur et l’enthousiasme se lisaient sur le visage des enfants. Une vingtaine d’entre eux ont pris le bus, accompagné de leurs encadrants, pour se rendre au centre d’hébergement Biabaux, situé à Saint-Michel-l’Observatoire, dans les Alpes-de-Haute-Provence, à une heure et demie de route de Marseille. Au programme de ce séjour, différentes activités de pleine nature comme de l’accrobranche ou des randonnées.

    Si ces enfants ont la possibilité de partir pendant les vacances pour profiter de la montagne, c’est notamment grâce à un dispositif mis en place par la Ville de Marseille intitulé Vacances pour tous. Ce dernier permet à des familles à faibles revenus d’inscrire leurs enfants en colonie de vacances à un coût très réduit.

    Pour Farida Benaouda, conseillère municipale déléguée aux vacances pour tous et aux cités éducatives, ce dispositif est « essentiel, car il intervient dans des centres au cœur des cités, comme ici, au centre social de Malpassé ». « Le dispositif existe depuis 2020 et malgré les coups durs liés aux restrictions budgétaires, il s’est encore maintenu cette année. En 2026, environ 2 000 enfants ont bénéficié du programme et ont eu l’occasion de partir en colo, certains pour la première fois. Les enfants sont impatients de partir, même si certains sont un peu anxieux à l’idée de partir loin de chez eux », poursuit la conseillère municipale.

    Élargir le dispositif

    L’élue a également mis en avant les progrès en matière d’autonomie que permettent ces séjours : « Quand ils reviennent, les enfants sont transformés, ils sont beaucoup plus autonomes. La plupart ne sont jamais partis en colonie et n’ont jamais quitté leurs parents, donc ces séjours sont très formateurs. »

    Si le dispositif s’adresse, pour le moment, uniquement aux enfants de quartiers populaires, Farida Benaouda espère « l’élargir aux enfants d’autres quartiers et permettre une véritable mixité au sein des groupes ».

    Devant le bus, les parents se réjouissent du départ de leurs enfants, malgré un brin de crainte chez certains. « C’est bien pour les enfants, mais aussi pour les parents », ironise la mère de Djamil, une fois que son fils est monté dans le bus. « Suivez le groupe WhatsApp, on mettra régulièrement des photos pour vous tenir au courant », répond un des accompagnateurs aux parents inquiets, avant que le bus ne démarre.