Category: societe

  • Opération déminage auprès de commerçants plus qu’inquiets

    Opération déminage auprès de commerçants plus qu’inquiets

    Je sais le traumatisme qu’a été le 17 octobre, vous avez vécu des scènes de pillages d’une violence folle et inacceptable et ça ne se reproduira pas », a posé Emmanuel Macron lors de sa rencontre avec les commerçants en préfecture. Quelques heures avant la venue « surprise » du président de la République dans la cité phocéenne, plusieurs associations de commerçants marseillais avaient envoyé un communiqué commun réclamant des « actes concrets » comme le renforcement des aides financières « à la hauteur des préjudices subis » quand les assurances ne paient pas tout, un « soutien adapté (…) y compris en l’absence de dégradations matérielles », l’anticipation et l’adaptation lors des manifestations à risques et enfin « l’annulation ou l’exonération des charges sociales et fiscales pour les commerces sinistrés ».

    Le bilan est lourd : « 3 commerces sur 4 sur la Canebière impactés », selon l’un des artisans concernés, 500 en tout dont 331 sinistrés et 118 totalement pillés, précise Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Aix-Marseille-Provence.

    Il s’inquiète : « Des commerçants ont décidé de se défendre seuls, on leur dit de ne pas le faire. Il faut que la peur change de camp, que les profiteurs soient punis. »

    Un souci de TVA

    pour l’UPE 13

    Jean-Christophe Amarantinis, président de l’UPE 13 (Union pour les entreprises), a lui estimé qu’il y avait « un trou dans la raquette » sur la TVA dont les commerçants ont fait l’avance. Et de réclamer une dérogation de la part de Bercy. Un commerçant avance : « Il va falloir faire en sorte que les aides ne soient pas seulement pour ceux qui sont fermés », mais aussi pour ceux qui « vont aider à remettre de la lumière dans notre ville ». Un autre demande à ce que les prêts pour repartir prennent en compte la capacité de remboursement.

    Également présent, Rodolphe Saadé, président de la CMA CGM, joue les pères Noël. « On est là pour vous aider en matière de logistique », assure-t-il, avec une mise à disposition de ses avions et bateaux, pour permettre la reconstitution des stocks de marchandises au plus vite et « assurer au minimum les fêtes de fin d’année ». Et d’ajouter : « Ne vous inquiétez pas pour le paiement. »

    Mais il va falloir de la patience quand Serge Papin, ministre du Commerce, répond : « Les choses vont être un peu traitées au cas par cas. » Emmanuel Macron a affiché son soutien avec la mise en place d’un dispositif « très simple ». En attendant, le fonds régional « Solidarité commerces pillés » a été réactivé ce lundi, débloquant une aide financière d’urgence à hauteur de 10 000 euros pour faire face aux premières dépenses.

  • Après des heurts samedi, des comparutions immédiates

    Après des heurts samedi, des comparutions immédiates

    Deux manifestants interpellés, samedi vers 18h avenue du général Leclerc et rue Antoine-Zattara, près de la gare Saint-Charles, après la dispersion de la grande manifestation sociale, ont été déférés lundi après-midi, en comparution immédiate pour des jets de projectiles en direction des policiers et participation à un attroupement en dissimulant leur visage (un masque de plongée pour l’un d’eux), faisant craindre un risque d’atteinte à l’ordre public. Ils ont demandé le renvoi du procès, le temps de préparer leur défense. Le tribunal n’a donc pas abordé les faits. Les débats n’ont porté que sur le maintien en détention ou pas.

    Diplômée en relations publiques culturelles, la jeune femme de 29 ans, qui n’a pas d’emploi stable ni de revenus réguliers, n’a jamais été condamnée. Le parquet a requis un simple contrôle judiciaire avec interdiction de paraître à Marseille. Le tribunal l’a remise en liberté sans contrôle judiciaire. Elle se présentera libre à l’audience du 2 février 2027.

    Le second prévenu, un homme de 33 ans qui vit depuis un an à Marseille, est poursuivi pour les mêmes faits auxquels s’ajoute l’usage illicite de cannabis. Diplômé en journalisme et communication, il travaillait dans la restauration mais n’a plus de revenus depuis la fin de son CDD fin septembre. Le tribunal l’a également remis en liberté, sous contrôle judiciaire avec interdiction de port d’arme et obligation de pointer au commissariat.

    En défense, Me Clémence Lachkar s’est fortement opposée à l’interdiction de paraître à Marseille, requise par le parquet. « Marseille, c’est leur lieu de vie. Quand bien même ils iraient vivre à Paris, des manifestations, il y en a dans tout le pays, c’est un mouvement d’ampleur nationale. »

    Dans une autre chambre correctionnelle, deux prévenus détenus âgés de 25 et 29 ans ont comparu pour vol par ruse commis au préjudice de la boutique Lacoste lors du pillage collectif du samedi 17 octobre. Un troisième âgé de 18 ans, également sous mandat de dépôt, répondait du recel de ces vols. Un dernier prévenu de 30 ans répondait lui du recel d’articles pillés dans la boutique Armand-Thierry, rue Saint-Ferréol.

    La semaine dernière, 37 personnes ont défilé en audiences de comparution immédiate à l’issue desquelles 22 personnes ont été incarcérées. Plusieurs audiences sont programmées ce mercredi.

  • [#DisMoiPourquoi] Quel est l’impact de notre alimentation sur la planète ?

    [#DisMoiPourquoi] Quel est l’impact de notre alimentation sur la planète ?

    Charlie, 14 ans en 3e au collège Pays de Banon (04)

    participez !

    Flashez ce Qr Code avec votre téléphone, pour poser la question déroutante à laquelle vous n’avez pas su répondre.

    La Marseillaise relance en partenariat avec les
    Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants… Vous avez une question ? Donnez-nous le prénom
    de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville.
    Et envoyez à dismoipourquoi@lamarseillaise.fr

    Notre alimentation est au cœur d’une vaste organisation qui combine de nombreuses activités : L’agriculture est à l’origine des plantes et des animaux que nous mangeons ; Les industries alimentaires transforment les produits agricoles – par exemple, le blé, en farine, puis en pâtes, puis en plats préparés à base de pâtes ; La distribution alimentaire facilite l’accès du consommateur à l’alimentation ; Les transports relient entre eux tous ces acteurs.

    En fonction du type d’alimentation choisi et de la provenance des aliments, il peut y avoir des impacts très différents. Pour la planète, notre alimentation peut affecter, négativement ou positivement, la qualité des sols, de l’air, de l’eau, la biodiversité. Notre alimentation est ainsi au cœur du fonctionnement de nos sociétés. En France, en moyenne, il est estimé que l’alimentation est responsable de 25% de l’empreinte carbone des Français. »

  • [Entretien] « 60 enfants dorment à la rue chaque nuit dans l’Hérault »

    [Entretien] « 60 enfants dorment à la rue chaque nuit dans l’Hérault »

    La Marseillaise : Quel est aujourd’hui l’état des lieux du sans-abrisme dans l’Hérault ?

    Elsa Melon : La situation est extrêmement préoccupante et elle s’aggrave rapidement. À l’échelle nationale, il manque au minimum 10 000 places d’hébergement. Mais l’Hérault est encore plus mal loti : nous disposons de 1,4 place d’hébergement d’urgence pour 1 000 habitants pauvres, contre trois en moyenne nationale. Nous sommes donc deux fois moins dotés que les autres départements, alors que l’Hérault cumule les difficultés : chômage, pauvreté, fortes tensions sur le logement et 40 000 demandes de logement social en attente.

    Aujourd’hui, nous estimons qu’environ 2 500 à 3 000 personnes vivent à la rue dans le département, en comptant celles qui vivent dans des squats ou des bidonvilles. Ce chiffre reste difficile à établir. La situation est particulièrement concentrée à Montpellier, où se trouvent également une grande partie des réponses que nous pouvons apporter, mais le sans-abrisme existe également dans la ruralité.

    Que révèle l’activité du 115,
    le numéro d’urgence pour
    les personnes en recherche d’hébergement
     ?

    E.M. : Nous recevons environ 420 appels par jour, ce qui représente quelque 280 ménages en demande d’hébergement. Sur ces 280 ménages, si nous parvenons à en mettre trois à l’abri dans la journée, c’est le bout du monde. Nous sommes à 85% de réponses négatives.

    Le SIAO recense l’offre et la demande d’hébergement dans le département et gère notamment le 115. Nous sommes donc directement confrontés à l’écart entre les besoins et les moyens disponibles. Aujourd’hui, il y a environ 1 300 places d’hébergement d’urgence dans l’Hérault, auxquelles s’ajoutent près de 1 000 personnes mises à l’abri à l’hôtel faute de places suffisantes.

    Qui sont les personnes qui
    se retrouvent à la rue
     ?

    E.M. : L’image que l’on se fait des personnes sans-abri est fausse. Les profils sont extrêmement variés. Il y a des travailleurs pauvres qui dorment dans leur voiture, notamment dans certains secteurs d’emploi comme le BTP ou l’aide à domicile. Il y a des femmes victimes de violences, des familles avec des enfants – environ 60 enfants dorment à la rue chaque jour dans l’Hérault ! –, des femmes enceintes – jusqu’à sept mois –, des personnes en situation de handicap ou encore des retraités qui n’arrivent plus à payer leur loyer et se font expulser. Au-delà du nombre, qui augmente, les personnes arrivent à la rue dans des situations de plus en plus dégradées. On a recensé 15 décès depuis le début de l’année dans l’Hérault ; ça va d’une jeune femme de 24 ans morte de déshydratation à un homme de 86 ans. L’an dernier, nous étions déjà autour d’un décès par mois. Aujourd’hui, nous en comptons entre un et trois chaque mois. C’est extrêmement préoccupant, et ça va de plus en plus vite.

    Dans le même temps, les moyens consacrés à l’hébergement d’urgence diminuent. Quelles sont les conséquences des coupes budgétaires de 2026 ?

    E.M. : Cette année, l’enveloppe budgétaire consacrée à la veille sociale a diminué de 16%. Cela a entraîné des fermetures de places supplémentaires. Parmi les conséquences récentes, il y a notamment la fermeture du service de mise à l’abri de nuit de Coallia. Ce dispositif avait une particularité : l’hébergement est normalement inconditionnel et doit s’inscrire dans la continuité, tandis que cette solution ne permettait une mise à l’abri que pour la nuit. Ce n’était pas satisfaisant, mais cela restait une réponse parmi le peu de solutions dont nous disposions. D’autres places ont également été supprimées, notamment dans le cadre d’une réduction des prises en charge à l’hôtel. Aujourd’hui, on nous demande d’aller encore plus loin, en supprimant 200 places supplémentaires. Ce n’est pas tenable.

    L’argument avancé des économies budgétaires est-il recevable ?

    E.M. : Absolument pas. Mettre une personne à l’abri coûte moins cher à la société que de la laisser à la rue. Toutes les études le montrent : unepersonne en situation de rue coûte entre 18 000 et 20 000 euros à la société. La mettre à l’abri coûte deux fois moins cher.

    Si l’objectif est de faire des économies, il faut donc investir dans le social et dans l’hébergement d’urgence. Notre première revendication est simple : apporter une réponse aux personnes qui vivent à la rue en créant des places de mise à l’abri. Nous demandons que l’on investisse dans le travail social. Lorsqu’une personne est accompagnée et mise à l’abri, elle reste moins longtemps dans une situation de rue qui dégrade sa santé et sa situation personnelle. Elle peut aussi rebondir plus facilement. On est également là pour l’ensemble du secteur associatif des solidarités, très fragilisé. L’hébergement est le bout de la chaîne. Quand tous les leviers de la solidarité n’ont pas pu être actionnés, on arrive à la rue. Si le nombre de personnes sans abri grossit, c’est parce que cette chaîne de solidarité se rompt.

  • Nouveau cri d’alarme sur la surpopulation carcérale

    Nouveau cri d’alarme sur la surpopulation carcérale

    À Carcassonne, on dénombre 157 détenus pour 64 places, à Nîmes, 814 détenus pour 341 places… : en Occitanie la suroccupation des établissements pénitentiaires est devenue la norme et ne cesse de s’accentuer. Selon les dernières statistiques mensuelles du ministère de la justice, la région est la deuxième la plus surpeuplée du pays, après l’Ile-de-France. A

    À

    noter que le phénomène concerne principalement les maisons d’arrêt, c’est-à-dire les établissements où sont incarcérées les personnes en attente de jugement et celles condamnées à des peines de moins de deux ans.

    La promiscuité dans les cellules atteint un niveau difficilement concevable. Selon le syndicat Ufap Unsa Justice, en Occitanie, plus de 2 300 détenus dorment sur des matelas posés à même le sol. La surpopulation compromet l’accès à l’infirmerie ou aux parloirs. Le risque d’agression entre détenus, mais aussi vis-à-vis des agents pénitentiaires, est permanent. D’autant que le nombre de surveillants est insuffisant. A Béziers, vingt postes restent non pourvus. Un surveillant doit s’occuper de 80 à 100 prisonniers. « Si nos missions, ce sont la surveillance et la réinsertion, aujourd’hui, on ne peut faire que de la surveillance », estime David Parmentier, secrétaire local de l’Ufap à Béziers. Le représentant syndical souligne que la « souffrance et le sous-effectif » touchent également les agents administratifs et techniques. « Il faut que les pouvoirs publics prennent conscience qu’on arrive à un point de rupture », alerte-t-il.

    Adapter le nombre d’établissements

    Dans l’immédiat, l’Ufap Unsa Justice demande une hausse des effectifs de surveillants et une meilleure association des syndicats aux décisions. David Parmentier considère également que le nombre de prisons n’a pas suivi la croissance démographique. « On a encore un parc immobilier pour 65 millions d’habitants. On n’a pas fini de construire un nouvel équipement qu’il est saturé le soir même. (…) On a pas assez d’établissements pénitentiaires pour accueillir les gens dignement et assurer la sécurité du personnel », avance-t-il. Trois projets de prisons sont en cours en Occitanie, à Muret, au sud de Toulouse, à Nîmes et à Rivesaltes, près de Perpignan.

  • À Marseille, le musée subaquatique, une concession sous les algues

    À Marseille, le musée subaquatique, une concession sous les algues

    Les statues ? C’est là-bas à 120 mètres au niveau de la bouée blanche dans l’axe de la jetée ronde » pointe un baigneur. « Avec des palmes, c’est tranquille pour y aller. C’est pas vilain mais bon elles sont recouvertes d’algues » décrit le quadragénaire.

    Créée en juin 2019 avec 11 statues disparates en ciment marin d’artistes de divers horizons immergées à 5 mètres de profondeur sur un espace de 400 m2, le musée subaquatique des Catalans (MSC) n’est l’objet d’aucune activité, aucune randonnée subaquatique comme prévu.

    Cette concession d’utilisation des dépendances du domaine public maritime a été accordée par l’État en novembre 2018 dans la polémique pour 15 ans aux Amis du musée subaquatique de Marseille, une asso dirigée par Anthony Lacanaud, un restaurateur de la rue Sainte qui a depuis quitté Marseille pour fumer des truites à Barcelonnette. Ni lui, ni le parrain du musée, Serge Dupire (un comédien de Plus Belle la Vie), n’ont répondu à nos sollicitations sur cette concession fantôme qui ne semble finalement n’être qu’un support de communications, de visuels.

    Cette vacance indispose les services de l’État, en premier lieu la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). La Ville a caressé un temps l’idée de reprendre cette concession à la dérive. Elle a vite compris qu’elle n’a aucun avantage à hériter de statues méconnaissables sous les algues dont le mortier marin avec des fibres de polyuréthane pour certaines, va s’altérer et alors que le projet de reconfiguration de la plage est à l’arrêt, sans compter qu’à terme il faudra en plus financer leur enlèvement ?

    La Ville n’a jamais répondu à nos questions, alors qu’elle fait partie avec la DDTM et la DREAL Paca d’un « comité de concertation et de prises de décision » du MSC censé traiter des enjeux sécuritaires et environnementaux. La Préfecture, après relance, a fini par nous transmettre les statuts de la concession qui finit en 2033 et un rapport de suivi environnemental de 2024 qui confirme une colonisation des modules par les macroalgues. De nous annoncer qu’« une nouvelle campagne doit avoir lieu cette année et une restitution complète du suivi de la fréquentation, est attendue pour septembre 2027 », indique la Préfecture.

    C’est en réalité, tout le suivi administratif qui pose question. La présence exigée du concessionnaire sur le site « pour surveiller et sensibiliser les usagers » n’a jamais été remplie. La sécurité se réduit à une bouée de repos avec un arceau métallique. Le rapport d’enquête publique avait pourtant alerté en 2018 sur « l’absolue nécessité » d’un protocole de sécurité devant le « risque décuplé » de noyade de jeunes nageurs intrépides et non aguerris. Heureusement, aucun incident n’a été rapporté. Le site internet de la ville prend soin de préciser d‘ailleurs que « la visite du musée est libre et se fait sous la responsabilité de chacun ». Quant au « comité de suivi des usages » du MSC, son représentant sur le papier, Jean-Pierre Galeazzi, qui préside par ailleurs le CIQ Pharo-Catalans, se borne à observer que « ça fait bien longtemps [qu’il n’a] plus rien reçu ».

    Quid de l’assurance exigée par l’État ? « Il appartient effectivement au concessionnaire de contracter une assurance » note la Préfecture qui ne s’émeut pas davantage, sept ans après sa création, de l’absence de versement de la caution exigée dans les statues de 60 000 euros sur un compte bloqué pour couvrir l’enlèvement des statues en fin de concession. « Le concessionnaire doit nous produire une attestation d’assurance et nous sommes en attente de la transmission des éléments relatifs aux garanties financières par les responsables du musée » se borne à constater la Préfecture. Et pour parfaire ce naufrage administratif, la subvention de 100 000 euros versée en 2017 par la Ville à l’association et annulée en raison du retard à créer le MSC, elle n’a tout simplement jamais été remboursée.

    « La visite du musée est libre et se fait sous la responsabilité de chacun »

  • Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’annonce a été un choc pour les salariés de la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban et les jeunes qui y sont accueillis toutes les semaines : la mairie les a informés de sa volonté de supprimer la subvention de 20 000 euros dont l’association bénéficiait pour la jeunesse. L’agent du CCAS, mis à disposition pour animer le point information jeunesse, va également devoir arrêter sa mission en décembre, sur demande de la mairie. Le point information, qui permet d’orienter les jeunes de 11 à 30 ans vers la mission locale, pour leurs démarches, le permis ou encore la santé, va ainsi cesser d’exister. Une vingtaine de jeunes y sont accompagnés à l’année, et 800 jeunes bénéficient d’interventions et d’ateliers dans leurs établissements scolaires chaque année.

    « Le maire Philippe Bertrand a demandé à nous recevoir pour nous annoncer la coupure de subventions suite à un audit qu’ils ont fait après leur élection. Il conclut qu’il faut faire des économies. C’est tout leur argument », avance Chloé Droulin, coordinatrice de la MJC. « Ils nous disent qu’il n’y a plus d’argent, mais pourquoi c’est sur les jeunes qu’on fait des économies ? », se questionne-t-elle. « Nous sommes prêts à participer à un effort collectif, mais pas supprimer la totalité de la subvention pour les jeunes. »

    Les jeunes à l’origine

    d’une pétition

    Les adolescents accueillis au sein de l’association ont écrit une pétition pour défendre leur MJC. Les jeunes qui siègent au conseil d’administration de l’association vont se réunir à la rentrée pour décider de la suite de leur mobilisation.

    Quand la nouvelle est tombée, « je l’ai très mal pris, je cherchais les raisons, pourquoi nous. J’étais choquée et triste », regrette Isis, 16 ans, habituée du lieu. « J’ai toujours pas compris pourquoi la MJC », abonde Clémentine, 14 ans, qui vient tous les samedis. Seul lieu dédié aux jeunes de la commune, la MJC a accueilli une quarantaine de jeunes depuis janvier, avec un noyau de quinze adolescents qui viennent très régulièrement. Avec la coupure de subvention, l’emploi de Marie Loup-Forest Argemi, coordinatrice du projet jeunesse, est également menacé.

    « On est les seuls à avoir une coupe aussi drastique, mais ils ont annoncé des coupes budgétaires à plein d’autres associations », affirme Chloé Droulin.

    Contacté, le maire Philippe Bertrand n’a pas répondu à nos sollicitations. La pétition* rassemble à ce jour plus de 350 signatures en ligne, et près de 90 en papier, selon Marie Loup-Forest Argemi.

    *change.org/p/pétition-pour-maintenir-l-accueil-jeunes-de-la-mjc-de-château-arnoux-saint-auban

  • Marseille, rassemblement pour Cuba

    Marseille, rassemblement pour Cuba

    « Allumons les flambeaux, brisons le blocus » : à la veille d un nouveau vote à l’ONU pour la levée du blocus américain contre Cuba, France Cuba Marseille 13, avec les soutiens de la CGT 13, du PCF13 mais aussi du Mouvement de la Paix, le Secours Populaire, La ligue des droits de l’homme et d’autres syndicats, organise un rassemblement de soutien et d’informations ce lundi 26 octobre à 18 heures 30 sur le Vieux-Port.

  • Toujours sur le pont à Istres après les intempéries

    Toujours sur le pont à Istres après les intempéries

    La cellule de crise et le point d’accueil d’urgence sont restés actifs tout le week-end. Après les intempéries de la semaine dernière, la municipalité istréenne reste sur le pont pour gérer les dernières difficultés. Celles qui persistent « sont les plus complexes », de l’aveu du maire (LR) Robin Prétot.

    Rassuen et Entressen connaissent des problèmes d’alimentation électrique. « La complexité des diagnostics liés à la problématique de l’eau résiduelle et de certaines architectures ne permettent pas le recours systématique au raccordement à un groupe électrogène », explique la Ville. Les équipes d’Enedis sont sur le terrain et devraient obtenir des renforts. Le retour à la normale ne sera pas dans l’immédiateté, prévient néanmoins la municipalité.

    8 familles relogées par Airbnb

    Les opérations de pompage se poursuivent. Huit familles, dont les maisons sont en danger de péril imminent, sont relogées à moyen terme, le temps d’approfondir les études et d’initier les travaux de sécurisation exigés. La fondation Airbnb a proposé la prise en charge de ce relogement pour près d’un mois.

    En raison des risques de chutes d’arbres, les zones forestières et pinèdes demeurent interdites d’accès. Les abattages se poursuivent selon le degré d’urgence et des risques évalués. Des maraudes organisées par la Croix Rouge, épaulée par des habitants et habitantes bénévoles et des élus, sont toujours en cours pour accompagner au plus près les sinistrés. Trente des 80 personnes qui se sont manifestées auprès de la Ville pour proposer leur aide ont été retenues pour participer l’opération « Coup de main, coup de cœur ». Une solidarité précieuse que salue la majorité.

  • [Entretien] « Il faut l’égalité des chances dans l’éducation aux maths »

    [Entretien] « Il faut l’égalité des chances dans l’éducation aux maths »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir créé Metmat ?

    Eliot Pimenta de Miranda : En France, c’est ce que j’ai observé dans mon parcours, les mathématiques sont l’outil de sélection numéro un, notamment quand on se dirige vers des voies scientifiques ou commerciales. J’ai fait ma scolarité à Toulon, je suis allé en classe préparatoire au lycée Henri IV, à HEC puis à Polytechnique. J’ai eu de la chance : mon père, était aussi passé par une classe préparatoire, et m’a transmis une méthode de travail efficace qui m’a permis d’obtenir de très bons résultats. De nombreux camarades n’avaient pas cette chance et travaillaient énormément sans succès. L’objectif derrière Metmat, c’est de rétablir une justice, une égalité des chances dans le système d’enseignement des mathématiques.

    Ça fait écho aux revendications lycéennes qui dénoncent l’injustice
    des systèmes de sélection…

    E.P. : Le problème n’est pas la sélection mais les disparités de niveau des élèves qui résultent de disparités sociales, qui peuvent conduire au sentiment d’être abandonné par le système. Tous les élèves n’ont pas la même méthode de travail, les mêmes ambitions et les mêmes moyens transmis par leurs parents.

    Comment cela fonctionne ?

    E.P. : La méthode tient en trois étapes : maîtriser les techniques classiques, reconnaître laquelle utiliser face à un énoncé, puis résoudre des exercices complets comme au contrôle. Le but de Metmat c’est de démocratiser une méthode de travail qui fonctionne en mathématiques, accessible de façon autonome en ligne, à très bas prix et gratuite pour les étudiants boursiers des plus grands échelons, afin de rétablir l’égalité d’accès aux grandes écoles.