Category: societe

  • [C’est l’été] À la Gavotte Peyret, on cultive la vie de quartier

    [C’est l’été] À la Gavotte Peyret, on cultive la vie de quartier

    Quand on arrive dans la résidence de la Gavotte Peyret, le centre social ne s’aperçoit pas du premier coup d’œil, mais tous les habitants savent où il est. Car il est au cœur du quartier, au sens littéral et figuré, et en particulier l’été.

    Créé en 1983, dans un quartier prioritaire de la ville, le centre a toujours été ouvert l’été et permet aux jeunes et aux moins jeunes de s’occuper pendant ces deux longs mois. Car si le centre social s’occupe de la jeunesse, les seniors ne sont pas laissés-pour-compte.

    « Il y a de plus en plus de personnes âgées qui sont isolées et qui ne vont pas dans les structures traditionnelles comme les maisons du bel âge », explique Djelloul Ouaret, directeur du centre social. Des sorties ou des cafés intergénérationnels sont organisés spécialement pour eux. Cette semaine ce sont d’ailleurs les aînés qui sont partis en séjour dans les Pyrénées.

    Les minots ne sont pas pour autant en reste. Cette année, ils sont 81 à être partis en vacances : les préados dans les Alpes et les adolescents à côté du Cap d’Adge. Pour s’y inscrire, les intéressés doivent s’investir une semaine au service de leur quartier, en participant à des actions de ramassage de déchets ou repeindre des graffs. Grâce à cela, ils peuvent partir en séjour pour 20 ou 30 euros.

    S’approprier le quartier et voyager

    Des séjours qui ont permis à Emma, Hyliaa, Zahra et Jenna, 11 ans, de partir quelques jours. « Ce que j’ai préféré c’est le rafting, c’était la première fois que j’en faisais », sourit Emma. Les quatre copines viennent tous les jours au centre social « parce qu’on fait plein de choses : on est allé au Lac de Peyrolles, aux iles du Frioul, à wave land et aqualand », explique Hyliaa. Mais c’est aussi dans le quartier que les jeunes s’investissent : en faisant des fresques, des jardins partagés ou des nids pour chauve-souris.

    Aujourd’hui, c’est pour faire des crêpes et des gâteaux qu’elles sont venues. Des pâtisseries qui seront ensuite distribuées aux habitants pendant le cinéma en plein air organisé le soir même. Un événement loin d’être isolé, puisque depuis le début des vacances le centre organise régulièrement des soirées pour tout le voisinage.

    Une façon pour les jeunes de s’approprier leur quartier. Mais le centre les pousse aussi à la mobilité. « L’idée pour nous, c’est de faire découvrir d’autres lieux, car on n’est pas assignés à résidence », insiste Djelloul Ouaret. Cet été ils sont neuf de 15 à 17 ans à être partis en Tunisie pour visiter Hammamet et Tunis et pour aider à l’entretien d’une palmeraie pendant plusieurs jours. Un projet qui a motivé les jeunes durant neuf mois où il a fallu vendre des crêpes et frapper à de nombreuses portes pour trouver les financements.

    La structure aide aussi les majeurs à partir en voyage. « Les jeunes de 18 à 25 ans doivent monter un dossier, puis on les aide à faire les demandes de bourses européennes pour la mobilité, explique le directeur. Car souvent ils ne savent pas que ça existe, et les seuls qui en profitent sont les étudiants qui voyagent déjà. » Cet été cinq groupes de trois ou quatre ont pu partir en autonomie.

    Un moyen pour Djelloul Ouaret de leur montrer qu’eux aussi ont le droit de voyager.

  • [C’est l’été] Les Sardinades, l’institution estivale de Port-de-Bouc

    [C’est l’été] Les Sardinades, l’institution estivale de Port-de-Bouc

    En fin d’après-midi, les familles affluent sur le port Renaissance. Toutes se dirigent dans la même direction : celle des tentes blanches dressées plus loin sur le quai. À Port-de-Bouc, les Sardinades sont une véritable institution populaire. Chaque année depuis 1988, de fin juin à début septembre, une dizaine de commerçants de l’association Promomer s’installent à proximité des bateaux de plaisance et proposent leurs mets aux visiteurs, qui peuvent les déguster en toute convivialité sur l’une des 150 tables mises à disposition.

    Le succès des Sardinades dépasse largement les frontières de Port-de-Bouc. Avec 1 500 personnes accueillies en moyenne chaque soir, elles sont devenues un événement régional incontournable de l’été. Marie, une Marseillaise, vient immanquablement chaque année lorsque sa famille d’Orléans vient lui rendre visite. « Je les amène ici parce que l’ambiance en plein air est vraiment agréable. C’est vraiment typique du coin ! Et puis il n’y a que des bons produits, avec de la variété. » Entre pizza, paella, tajine, produits de la mer, dont, forcément, les sardines, chacun trouve son bonheur parmi les stands de la manifestation. Kris, lui, va systématiquement au même : celui de Thierry. Chaque année, ce Flamand de Gand vient passer une semaine à Port-de-Bouc et tous les soirs, il commande des moules frites chez son « copain de vacances ».

    Retrouver l’envie d’être dehors

    « On adore l’ambiance, explique-t-il avec enthousiasme. On n’a pas ça en Belgique, les grandes tablées, la musique, la vue sur le port… » Et puis, en France, « les produits de la mer sont deux fois moins chers ! »

    Derrière les fourneaux, Thierry se réjouit de cette renommée, mais ne peut pas s’empêcher de remarquer la fréquentation en baisse. « Je crois que c’est comme tout ce qui se passe dans le pays, rien ne fonctionne comme il faut, déplore-t-il. Ça fait le plein nulle part pour la simple et bonne raison que les gens n’ont plus d’argent, donc ils réduisent les loisirs. » Mais le restaurateur reste optimiste : « Sans parler de pouvoir d’achat, même si je souhaite que ça s’améliore, il y a bien un moment où les gens vont avoir un peu plus d’envie d’être ensemble dehors. »

  • [C’est l’été] Visite d’un atelier de santons à Aubagne

    [C’est l’été] Visite d’un atelier de santons à Aubagne

    « Ce sont ma tante et mes parents qui ont créé l’entreprise, d’abord nous étions à Marseille, puis, maintenant, à Aubagne, depuis 1976 nous fabriquons des santons », déclare Didier Coulomb, fier du savoir-faire familial. Véritable patrimoine provençal, les petites figurines de terre cuite sont aujourd’hui produites par Didier et 5 autres artisans dans cet atelier.

    Création du santon, fabrication du moule jusqu’à la peinture et l’habillage, tout est fait de leurs mains. Pour découvrir ce savoir-faire, l’atelier vous est ouvert tous les mardis et jeudis à 14h pour une visite guidée d’une heure. L’entrée à 6 euros pour les plus de douze ans et 5 euros pour les plus jeunes comprend également l’accès à un musée composé de plus de 400 pièces uniques de santons bibliques, provençaux et historiques dont certains remontent jusqu’au XIXe siècle. Le musée à lui seul est gratuit le lundi et peut être visité du lundi au vendredi de 9h à 17h. L’établissement dans son intégralité est accessible aux personnes en situation de handicap. plus d’informations sont disponibles sur le site de l’office de tourisme d’Aubagne.

  • [C’est l’été] Soirée festive à La Ciotat

    [C’est l’été] Soirée festive à La Ciotat

    À 21h15, il y aura une pégoulade, le traditionnel cortège inaugural d’une feria incluant une parade de char, cavaliers et fanfares. Ce sera suivi d’un défilé aux lampions sur le port vieux. La soirée se termine par un concert du groupe Eden Age, place de l’Escalet à 22h15.

    G.C.

    La soirée est entièrement gratuite et accessible à tous. Les votives se terminent le 23 août.

  • Mortalité infantile : la région désarmée

    Mortalité infantile : la région désarmée

    C’est un document que le gouvernement voulait garder dans les tiroirs. Sept mois après avoir rendu ses conclusions, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a finalement été autorisée le 4 août dernier à publier son rapport consacré à la hausse de la mortalité infantile, au moment même où le Canard enchaîné en dévoilait le contenu.

    C’est que le constat est dramatique. « Connaissant une lente mais continue dégradation de ses indicateurs de santé périnatale au cours des quinze dernières années, la France se retrouve désormais en 23e position au sein de l’Union européenne (UE) en termes de mortalité infantile, une chute marquée par rapport aux années 1990, où elle figurait parmi les pays les mieux classés », pointe le rapport. Depuis 2011, ce taux a augmenté de 0,6 point pour atteindre 4,1 décès avant le premier anniversaire pour 1 000 naissances. « Si la France connaissait le taux de mortalité infantile moyen de l’UE, soit 3,3 ‰, ce sont les morts de 529 enfants dans leur première année qui auraient pu être évitées en 2024 », écrit l’Igas. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 182 nouveau-nés qui ont perdu la vie en 2024, soit 3,7 décès pour 1 000 naissances, contre 2,8 en 2012. Si l’augmentation est la plus forte dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône restent les premiers concernés avec 3,5 décès pour 1 000 naissances sur la période 2020-2024.

    La précarité en cause

    Derrière ces drames, pour moitié liés à des naissances prématurées, « l’accroissement de la précarité sociale et des difficultés socio-économiques joue un rôle important », souligne l’Igas. En première ligne, les femmes nées à l’étranger, avec « des barrières à l’accès primaire aux soins et des soins sous-optimaux », s’alarme l’Igas. Un constat qui vaut aussi en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans son bulletin régional thématique publié le 8 juillet dernier, Santé publique France pointe « des indicateurs de précarité et de morbidité maternelle plus défavorables dans les Bouches-du-Rhône ». 20,8% des femmes ayant accouché y bénéficient de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale de l’État, trois points de plus que la moyenne nationale. Parmi les facteurs de risque, le bulletin pointe aussi la forte augmentation du surpoids et de l’obésité avant la grossesse qui concerne désormais un tiers des mères.

    150 millions nécessaires

    C’est dans ce contexte que l’Assemblée nationale avait voté, en mai 2025, un moratoire de trois ans sur la fermeture des maternités. Leur nombre a été divisé par deux en trente ans en France, dans un contexte de chute de la natalité. Dans la région, elles sont quatre à avoir fermé ces dix dernières années, dont trois cliniques privées, alors qu’une femme sur vingt y a un temps de trajet supérieur à 45 minutes pour accoucher. « On ne saurait soutenir qu’il existerait un lien univoque entre l’organisation de l’offre de maternités et les résultats enregistrés en termes de mortalité infantile », objecte cependant l’Igas.

    Son rapport insiste davantage sur la nécessité de renforcer la prévention et le dépistage, le suivi post-natal, et en particulier de « se donner les moyens de toucher les publics les plus vulnérables et les plus éloignés des parcours de soins ». Mais surtout, il reprend l’alerte de la Société française de néonatalogie. « Les unités [de soins intensifs et réanimation] sont saturées, avec des taux d’occupation trop élevés, ce qui a un impact sur la qualité des soins et sur la mortalité », écrit l’Igas. Un quart des services refuse régulièrement des entrées critiques faute de place, et le sous-effectif infirmier augmente la mortalité des grands prématurés. Dans la région, 94 événements graves indésirables ont été déclarés en 2017 et 2024. Celle-ci est la moins bien dotée de l’Hexagone en matière de réanimation en néonatalogie : on n’y compte que 0,71 lit pour 1 000 naissances, quand l’Igas réclame un ratio d’un lit pour 1 000 naissances. Selon la Société française de néonatalogie, il faudrait consacrer au moins 150 millions de plus par an pour ajuster les effectifs soignants et le nombre de lits. « Une telle mesure se justifie d’un point de vue éthique, médico-économique et sociétal », résume l’Igas.

    Un accompagnement pour les femmes enceintes dans le 3e arrondissement

    Depuis le début de l’année, la Ville de Marseille a mis en place un dispositif Bien Naître à Marseille, avec l’ambition d’accompagner une centaine de femmes enceintes dans le 3e arrondissement, où plus de 52% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Lancé dans le cadre de sa politique de prévention et de lutte contre l’obésité infantile, ce programme propose deux ateliers « Alimentation et grossesse » ainsi que « Alimentation de bébé », avec des conseils personnalisés pour les participantes, auxquels s’ajoutent des activités hebdomadaires de marche, yoga, pilates, proposées par des associations locales. Identifiées par la protection médicale et infantile (PMI) ou par la maison de santé pluriprofessionnelle Peyssonnel qui accueille les ateliers, les participantes peuvent intégrer le dispositif au troisième mois de la grossesse, avec un accompagnement qui se poursuit avec quatre rendez-vous annuels après l’accouchement, pour un suivi durable. Surtout, elles reçoivent une aide financière de 45 euros par mois pendant cinq mois pour pouvoir accéder à une alimentation de qualité, qui peut être dépensée dans des lieux choisis pour la qualité de leurs produits.

    Y.S.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, des ressources en eau stables mais surveillées

    Dans les Bouches-du-Rhône, des ressources en eau stables mais surveillées

    Services de l’État, représentants du monde agricole et des activités économiques, collectivités, gestionnaires des milieux aquatiques, d’infrastructures hydrauliques ou encore des associations pour la défense de l’environnement se sont réunis la semaine dernière au sein d’un comité de ressource en eau (CRE) des Bouches-du-Rhône afin « de faire le point sur la situation hydrologique du département et échanger avec les différents acteurs sur les perspectives pour le reste de la saison estivale », indique la préfecture dans un communiqué.

    Premier enseignement : notre département reste « moins sévèrement frappé par la sécheresse que le reste du territoire national », note les services de l’État.

    Alerte renforcée sur

    les cours d’eau et nappes

    La zone desservie par la « ressource stockée », entendre les retenues de Serre-Ponçon sur la Durance et Sainte-Croix sur le Verdon, devrait rester en « vigilance » pour le reste de la saison prévoit la préfecture. Mais pour ce qui concerne les ressources dites « locales », en clair, les cours d’eau et nappes, l’alerte « renforcée est maintenue sur les zones Arc amont, Arc aval et Réal de Jouques ». L’État assure que « le suivi régulier des différentes ressources se poursuit » afin de pouvoir, « adapter les mesures de restriction selon les conditions observées ».

    En attendant, le préfet des Bouches-du-Rhône appelle l’ensemble des usagers (particuliers, collectivités, industriels, commerçants, artisans, exploitants agricoles…) « à maintenir un usage économe de l’eau et à respecter les restrictions en vigueur ». Les prélèvements directs en cours d’eau, hors prélèvements des associations syndicales autorisées, restant interdits dans les secteurs du Réal de Jouques et de l’Arc.

  • [Entretien] Patrick Bourdillon, CGT : « Avec l’ambulatoire, la prise en charge échoit aux familles »

    [Entretien] Patrick Bourdillon, CGT : « Avec l’ambulatoire, la prise en charge échoit aux familles »

    La Marseillaise : La maternité d’Apt a fermé en 2016, celle de la clinique Urbain V à Avignon en 2024. Quelles conséquences ont pu avoir ces fermetures ?

    Patrick Bourdillon : La baisse de la natalité considérable dans notre département a fait que l’absorption de l’activité d’Urbain V n’a pas eu pour conséquence une explosion des naissances sur le centre hospitalier d’Avignon. Mais la fermeture de l’hôpital d’Apt a amené beaucoup plus de naissances à Cavaillon, d’autant plus que la distance est importante depuis Apt. Et il y avait eu avant les fermetures à Vaison-la-Romaine et Pertuis. Si les chiffres de difficultés dans la naissance n’ont pas forcément augmenté, leur pourcentage par rapport au nombre de femmes qui accouchent lui augmente. On s’aperçoit surtout que c’est le nombre de professionnels en capacité de prendre en charge l’enfant, et la durée notamment de l’hospitalisation en post-partum, qui vont compter.

    Le rapport de l’Igas pointe le manque de places en réanimation en néonatalogie dans la région, quels constats faites-vous ?

    P.B. : Sur un centre hospitalier de la taille de celui d’Avignon, le service de néonatalogie n’est pas suffisant puisque c’est une maternité de niveau 2, donc nous n’avons pas de réanimation en pédiatrie. La plus proche est à Marseille, à pratiquement une heure de trajet. Un bébé en difficulté à Orange aura donc moins de chances qu’un bébé à la Timone. Mais les difficultés sur la réanimation existent aussi pour les adultes.

    Quelles sont les conditions de travail en néonatalogie ?

    P.B. : Elles sont plutôt bonnes dans la mesure où il y a un encadrement suffisant, même si parfois il y a des nécessités plus fortes. La néonatalogie est relativement préservée, mais nous ne sommes pas capables de gérer si beaucoup d’enfants ont des nécessités de soins, essentiellement pour les enfants prématurés ou pour ceux qui ont des complexités métaboliques ou des problématiques d’organes.

    Le travail de prévention est-il suffisant ?

    P.B. : Quand on voit les suppressions de subventions au Planning familial, on s’interroge… Ils ont dû faire appel à des dons en urgence ! D’autres préventions relèvent de la médecine de ville, mais le nombre de médecins est de moins en moins important. Cela a des conséquences, avant la naissance mais aussi après la grossesse. Il y a beaucoup d’arrivées aux urgences pédiatriques de jeunes mamans totalement perdues. L’ancien programme d’accompagnement du retour à domicile encourageait les jeunes mamans à rentrer le lendemain de l’accouchement, on a voulu faire de l’ambulatoire avec pour limite une prise en charge de l’individu qui échoit aux familles, et pas aux professionnels de santé. Alors il y a des incompréhensions sur la perception des symptômes de l’enfant, alors qu’il est de plus en plus compliqué de trouver des médecins, ne parlons même pas des pédiatres, pour voir si l’enfant est en danger ou pas. Le quadrillage médical ne se joue pas seulement sur les hôpitaux et maternités.

  • À l’AP-HM, un programme pilote pour les prématurés

    À l’AP-HM, un programme pilote pour les prématurés

    « Nous avons beau avoir des tas de machines, rien ne remplacera le contact peau à peau », sourit Dorothée Bontinck. Depuis 2017, l’infirmière puéricultrice est la référente du programme néonatal individualisé d’évaluation et de soins de développement – Nidcap en abrégé – de l’AP-HM qui a obtenu sa certification deux ans plus tard en 2019. Un programme qui vient rapprocher, au sein du service de réanimation néonatale de la Conception (5e arr.), les parents de leurs nouveau-nés pour limiter les sources de stress ou de douleur, et favoriser leur développement. « Cela part du principe que le bébé a des compétences, que nous allons montrer aux parents pour qu’ils reproduisent ce qui marche pour lui, explique Dorothée Bontinck. Leur première source de bien-être, c’est le parent. » Ainsi le peau à peau est-il favorisé, dès l’accouchement mais aussi pour le transfert en réanimation, puis chaque jour. « Cela permet d’avoir une meilleure stabilisation de la respiration, du cœur, de mieux le réchauffer, de créer le premier lien d’attachement », décrit l’infirmière puéricultrice. Avec des effets prouvés sur le développement neurocognitif, et une réduction des dépressions post-partum. C’est l’occasion aussi de faciliter le retour à domicile. « Il y a beaucoup de familles défavorisées, isolées, l’arrivée à la maison est difficile quand on a un bébé malade », témoigne Dorothée Bontinck, qui attend avec impatience la livraison du futur bâtiment parents-enfants de la Timone, pour mieux accueillir les familles. Depuis trois ans, elle intervient aussi pour former les professionnels de la région à ces techniques. « Les formations sont toujours complètes », sourit-elle.

  • Une partie de pétanque, ça fait plaisir

    Une partie de pétanque, ça fait plaisir

    « L’an passé, on en avait deux sur le port, cette année le second est plus loin. C’est pas bon, on n’y voit rien », lance Fred membre de l’association La boule du Vieux-Port. Pour l’heure, c’est l’endroit idéal selon eux pour jouer soit « face au bar, et sous le regard de la Bonne mère ». C’est gratuit, ouvert à tous et en plus on y fait de belles rencontres.

  • Le ban des vendanges prêt à réinvestir Avignon

    Le ban des vendanges prêt à réinvestir Avignon

    Contraint l’an dernier de délaisser le jardin du Rocher des Doms en travaux pour s’installer sur la place du palais des Papes, le ban des vendanges s’ancre finalement par choix cette année aussi devant le célèbre monument d’Avignon. Une manifestation quasi trentenaire qui se déroulera le samedi 29 août de 17h à minuit. « C’est une grande fête populaire gratuite qui célèbre la première économie de Vaucluse, l’ultime rendez-vous avant la rentrée », souligne David Bérard, délégué opérationnel et développement des Compagnons des Côtes-du-Rhône, l’association organisatrice, qui a présenté l’édition ce mardi.

    Quelque 10 000 personnes sont attendues, d’abord autour d’un défilé des confréries bachiques dans les rues du centre-ville depuis l’église Saint-Agricol puis d’une messe vigneronne avec bénédiction des vendanges à la cathédrale Notre-Dame-des-Doms. Suivra l’ouverture du marché gourmand (16 stands) à 18h30 avant la proclamation officielle du ban (19h) et le bal (20h30). « On n’est pas là pour pousser à l’ultra consommation, on arrête la vente d’alcool à 23h », assure François-Xavier Nicolas, vice-président des Compagnons. Le ban des vendanges met d’ailleurs à l’honneur une seule appellation, celle de Vaison-la-Romaine. « C’est la fête des confréries, pas un événement où les producteurs vendent leurs vins », précise Brigitte Bouvier, présidente des Compagnons.

    Malgré des vendanges de plus en plus précoces – celles pour le blanc et rosé ont démarré il y a deux semaines -, Brigitte Bouvier annonce un millésime « plutôt prometteur avec des volumes un peu en baisse à cause la sécheresse », observe celle qui est aussi directrice du lycée viticole d’Orange.