Category: societe

  • André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    Pleine. La salle Jean-Ferrat de Septèmes-les-Vallons était à l’image de la vie d’André Molino (PCF), le maire de la commune qui recevait ce vendredi la légion d’honneur des mains de Michel Amiel (DVC), ancien maire des Pennes-Mirabeau, fruit d’une démarche engagée par Jérémy Bacchi (PCF), sénateur des Bouches-du-Rhône pour récompenser l’engagement altruiste de son camarade au service de la population. Des mérites également soulignés par la présidente du Département, Martine Vassal (DVD).

    La cérémonie a rassemblé des personnalités de tous bords. Le maire du Rove Paul Sabatino (PCF) et l’ancien député Pierre Dharréville (PCF) mais aussi la veuve de l’ancien maire du Rove Georges Rosso, Viviane (PCF). Jean-Luc Chauvin, président de la CCI, Hervé Granier (LR) maire de Gardanne, Eugène Caselli (PS), ex-président de la Communauté urbaine de Marseille, Marc Del Grazia (DVC) maire de Roquefort-la-Bédoule ou encore Michel Illac (DVG) maire d’Ensuès-la-Redonne étaient également présents. Notre journal était représenté par son président et directeur éditorial Léo Purguette.

  • À Marseille , des locataires au front face aux pannes d’ascenseur à répétition

    À Marseille , des locataires au front face aux pannes d’ascenseur à répétition

    « Ici, c’est particulièrement violent parce que les tours font 19 étages. Mais nous subissons la même situation depuis trop longtemps » souligne Jean-Louis, du Collectif de veille Busserine. Dans la salle polyvalente du centre social de la Solidarité, les locataires exténués d’avoir à monter et descendre au quotidien les étages dénoncent « le scandale des ascenseurs » et sont prêts à saisir les tribunaux.

    « C’est l’ensemble des bâtiments qui est concerné, et ça dure depuis le mois de mai, explique Samira qui doit monter 16 étages avec une petite de 5 ans, on s’arrête à chaque palier pour souffler. On ne peut pas s’asseoir sur les marches car les gens ne sortent plus les poubelles. Cet été il y avait des asticots partout ». à ses côtés, Fouzia « évite de faire des courses » et montre les appels passés sur son téléphone à Paca ascenseurs services : « ils sont venus ce matin à 10h. à midi c’était de nouveau en panne ». Les locataires dressent une liste de l’insupportable : « des portes qui ne ferment plus », « des cabines qui se bloquent deux heures avec une famille à l’intérieur en pleine canicule », « des gens qui sont tombés en chute libre sur plusieurs étages ». Un médecin du Château en santé témoigne : « nos patients souffrent de maux liés à ces problématiques : asthme, BPCO, problèmes rénaux, infarctus du myocarde, difficultés de mobilité… les infirmiers ne montent plus, les piluliers sont vides, l’état de santé se dégrade ».

    Un projet de loi bloqué

    Ils décrivent un quotidien « inhumain, indigne », partagé par les locataires d’autres grands ensembles. « Ils font du bricolage qui met nos vies en danger », dénonce Nadia du collectif Aclo et CGL, aux Oliviers, qui organise un rassemblement mardi 27 octobre à Frais Vallon à 11h30 devant le siège de Provence Métropole Logement (PML). « Le pire, c’est qu’on ne nous entend pas, déplore Inès qui pointe l’obligation légale du bailleur, à la Soli, on en est à plus de 50 mises en demeure, en vain. Un signalement a été fait à la Ville ». Selon Unicil, « la remise en service peut être rendue plus complexe par les dysfonctionnements techniques, les contraintes d’intervention et les délais d’approvisionnement des pièces ». Des arguments qui ne tiennent plus depuis le temps que la situation perdure.

    À la Solidarité, les locataires, avec 36 associations, exigent aujourd’hui « la remise en service immédiate des ascenseurs avec un calendrier des travaux de rénovation, annonce Inès, avec un ultimatum d’un mois pour l’organisation d’un comité de pilotage associant bailleur, ascensoriste, Ville et représentants des locataires ». Soutenus par le Syndicat du Logement de Marseille, ils se sont dotés d’un avocat qui « prépare un référé de mesure utile et travaille à la question du remboursement des charges », précise Charly en avisant d’un courrier envoyé par l’adjointe au maire (PCF) Audrey Garino à Unicil, et indiquant que « la Ville accepte de coordonner le comité de pilotage ». De son côté Unicil a « pris date » avec l’association CGL pour « une réunion qui se tiendra le 5 novembre ». La proposition de loi visant à pénaliser les retards d’intervention, car au fond c’est surtout une question d’argent qui plombe les réparations, a été adoptée par l’assemblée nationale en janvier 2025. Et plus rien. Interpellé par le Collectif de veille du Grand Saint-Barthélémy, le sénateur communiste Jérémy Bacchi a assuré qu’il porterait « cette question dans le cadre de notre niche parlementaire pour accélérer son vote ».

  • Au Jas-de-Bouffan, des jeunes redonnent vie aux espaces verts

    Au Jas-de-Bouffan, des jeunes redonnent vie aux espaces verts

    Réunis vendredi après-midi pour présenter le résultat à leurs encadrants et à plusieurs représentants de la Ville, les participants ont conclu un projet mené dans le cadre de la Stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance (STSPD). À travers ce dispositif, la Ville d’Aix-en-Provence entend favoriser l’insertion, la citoyenneté et la responsabilisation des jeunes des quartiers prioritaires.

    Malgré une météo défavorable en début de semaine, le projet est allé à son terme. Les intempéries ont certes retardé le lancement du chantier, mais elles n’ont en rien entamé la motivation des jeunes mobilisés. Initialement prévu mardi, le rafraîchissement des espaces verts de la bibliothèque des Deux-Ormes a finalement débuté le lendemain. Étalé sur trois jours, le chantier a permis aux jeunes de participer au nettoyage du jardin. Avec, dans un premier temps, le ramassage des déchets et des feuilles, avant de passer à la restauration des bancs du parc. Décrits comme des « élèves en décrochage scolaire » par Romain, éducateur chargé du projet, ces jeunes ont participé à une mission visant à les « responsabiliser et leur faire découvrir des pistes professionnelles pour leur avenir ».

    Âgés de 16 à 17 ans, les quatre jeunes mobilisés évoquent une ambiance « très sympa et décontractée ». Fares, élève de seconde au lycée Gambetta, souligne l’approche originale du monde professionnel à travers ce chantier : « On a pu rencontrer différents professionnels qui nous ont donné une idée du monde du travail ». Pour Adam, scolarisé au lycée Vauvenargues, l’étape de la rénovation des bancs lui a fait prendre conscience « que le métier de peintre est complexe et surtout fatigant ». Toutefois, il maintient son intérêt pour la profession.

    Un projet porté par plusieurs acteurs

    Le chantier s’est déroulé sous l’encadrement des éducateurs spécialisés de l’Addap 13, une association qui œuvre dans les quartiers des Bouches-du-Rhône. Michael Crovasse, chef du service éducatif de l’association et présent lors de la restitution, a félicité les jeunes pour « leur assiduité et leur investissement dans le projet ». Il rappelle également l’intérêt de cette initiative pour le quartier : « Revaloriser un espace pour ensuite en parler et le faire découvrir à l’entourage ».

    En tant que chantier éducatif rémunéré, ce projet a été cofinancé par la Ville d’Aix-en-Provence, la Métropole Aix-Marseille ainsi que la préfecture des Bouches-du-Rhônes. Pour Elisabeth Huard, adjointe à la politique de la ville d’Aix, il était « important » de participer à la restitution du projet. Elle témoigne de son « réel plaisir et bonheur [à] venir admirer le résultat du chantier dans ce magnifique cadre ». L’élue tient également à rassurer les jeunes sur leur avenir : « On est là pour vous aider et vous faire progresser dans votre orientation ». Un message porteur d’espoir pour ces jeunes dont l’histoire reste encore à écrire.

  • À Marseille, ces agriculteurs manifestent pour défendre le pluralisme syndical

    À Marseille, ces agriculteurs manifestent pour défendre le pluralisme syndical

    On nous coupe les vivres », a asséné Yoann Le Lay, éleveur dans les Alpes-de-Haute-Provence et secrétaire du réseau régional Ardear (Association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural). Mobilisé devant l’Hôtel de Région à l’occasion de l’assemblée plénière, vendredi matin, il a dénoncé : « Depuis 17 ans, la Région finance nos dossiers d’accompagnement pour renouveler les générations agricoles. Au mois d’août, elle a supprimé les 100 000 euros annuels pour le travail qu’on a démarré en janvier. »

    En avril, la Région justifiait alors à Ardear « avoir fait le choix de financer le réseau consulaire avec la Chambre régionale d’agriculture, l’heure n’étant pas à la dispersion, mais à l’optimisation des moyens ».

    « C’est inacceptable, les chambres consulaires ne font pas le même travail que nous », s’indigne le secrétaire de l’organisme, qui accompagne un tiers des porteurs de projets agricoles en région Paca. « On travaille dessus depuis vingt ans et on a des résultats, c’est incompréhensible », regrette-t-il.

    « La démocratie part en lambeaux », déplore Yannick Becker, porte-parole de la Confédération paysanne en région. Cet arboriculteur, maraîcher et éleveur dans les Alpes-de-Haute-Provence cible la modification de la clé de répartition de la subvention aux syndicats agricoles (lire notre article du 4 août) : « En basculant presque l’ensemble des financements sur la FNSEA-JA, la Région fragilise le pluralisme syndical et pénalise 26% des agriculteurs et agricultrices représentés par la Confédération paysanne. »

    En attente de réponses

    « C’est clairement une question de posture, insiste Yannick Becker en désignant la réorientation du budget. Ce n’est pas le moment de mettre une force représentative, qui amène un discours différent de celui de l’agriculture industrielle, de côté. » De son côté, l’Ardear reproche à la Région « une contradiction totale avec la dernière loi d’orientation agricole qui vise expressément les publics accompagnés par l’association ».

    L’Ardear indique avoir déposé un recours gracieux et la Confédération Paysanne un recours contentieux, ces dernières semaines.

    Contactée, la Région nous indique « vouloir engager le dialogue prochainement ».

  • L’eau du robinet déconseillée dans une partie du Pays de Martigues

    L’eau du robinet déconseillée dans une partie du Pays de Martigues

    Dans cette grande surface du nord de Martigues, il a fallu sortir des palettes de bouteilles d’eau de la réserve face à l’affluence, jeudi soir, et ce jusqu’à la fermeture. Même constat dans cette autre grande surface de Port-de-Bouc, où les clients sortaient avec leurs packs à la main. La raison de cette ruée tient dans l’annonce faite, jeudi, par la Ville de Martigues. « Suite aux fortes intempéries de ces derniers jours, la Durance, qui alimente notre commune en eau brute, a subi des variations importantes de turbidité », autrement dit une eau trouble. « Par mesure préventive, la Ville de Martigues conseille de ne pas consommer l’eau du robinet jusqu’à un retour normal de la situation. »

    Interrogé jeudi lors d’un point d’étape à Jonquières sur la gestion de crise, le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, indiquait avoir constaté « par nos propres moyens qu’il pouvait y avoir un risque. Alors nous avons recommandé la précaution ».

    Sollicitée, la Métropole, en charge de la Régie, confirme l’origine du trouble. Toutefois « les analyses confirment que l’eau distribuée reste conforme aux critères de potabilité sur le réseau de distribution ». La Métropole : « Par mesure de précaution, et en concertation avec l’ARS, le dosage de chlore a été temporairement renforcé afin d’optimiser la désinfection de l’eau et de garantir le maintien d’une qualité sanitaire optimale ».

    À qui la compétence ?

    La collectivité recommande aussi « de ne pas consommer l’eau du robinet pour la boisson ou la préparation des aliments, jusqu’à nouvel avis ». La Ville de Martigues indique à ce propos que le retour à la normale est envisagé lundi et que Lavéra, Saint-Pierre, Saint-Julien et La Couronne-Carro ne sont pas concernés, car alimentés par une autre source.

    À cette situation déjà confuse s’ajoute la confusion sur les lieux de distribution et sur les responsabilités. De nombreux habitants se sont plaints, notamment sur les réseaux sociaux, d’informations divergentes concernant les points de distribution et leurs responsables, Métropole ou Ville. Si la distribution a depuis été prise en charge par les communes, le sujet n’est pas évacué pour autant aux yeux de Gaby Charroux, qui réagissait à ce propos jeudi soir : « Il serait infiniment plus simple que les communes aient la compétence opérationnelle de la Métropole, comme on le faisait il y a dix ans. » S’il ne remet pas en cause « les grandes compétences comme l’industrie ou l’aménagement du territoire », le maire de Martigues plaide en revanche pour le retour à l’échelon communal de services tels que « la régie des eaux, l’assainissement ou les déchets ».

    La mission gouvernementale d’analyse de la Métropole, lancée cet été, a matière à débat sur cette question.

  • [Week-end] Le Bazar festival célèbre la diversité culturelle à Marseille

    [Week-end] Le Bazar festival célèbre la diversité culturelle à Marseille

    À l’heure où les discours identitaires et xénophobes pullulent en France, Singa veut « construire des ponts entre les gens et célébrer la richesse de l’immigration à Marseille », insiste Arnaud Mispolet, codirecteur de l’antenne marseillaise. De 14h à 23h ce samedi 24 octobre, l’association organise un festival gratuit au centre socioculturel de la Cômerie, dans le 6e arrondissement. L’occasion de célébrer les talents et initiatives des personnes réfugiées et migrantes que l’association accompagne au quotidien.

    Une journée basée sur la rencontre et l’ouverture

    Au programme : découverte du Dabke, une danse traditionnelle syrienne, un marché de créateurs accompagné par l’association de 14h à 18h, un atelier d’écriture de textes de rap avec un artiste de Singa, un cours de Hatha Yoga (sur réservation) et une performance théâtrale réalisée par écrivivre, un collectif littéraire fondé par des mineurs non accompagnés.

    L’événement se veut également familial avec des activités pour les plus jeunes. De 15h à 16h, un atelier créatif visant à sensibiliser à la protection de la mer (sur réservation à 5 euros) sera proposé. En parallèle, un stand de maquillage et un photobooth seront en libre accès pour graver la journée dans les mémoires.

    Un épisode du podcast « Oh ! la dinguerie », qui riposte au discours anti-immigration, sera enregistré de 15h à 17h, avec la participation de Benoît Hamon, directeur général de Singa France, Anaïs Bernard de SOS Méditerranée et d’autres acteurs associatifs proches de Singa.

    Le programme nocturne n’est pas en reste. De 19h30 à 20h30, des humoristes s’essaieront pour la première fois au stand-up, sur réservation et rémunération au chapeau. La soirée se prolongera avec des festivités dont un spectacle de danse à 20h40, puis une programmation musicale composée d’une scène de rap et d’un DJ set brésilien.

    Au vu de l’application du couvre-feu ce samedi soir, dont le périmètre n’inclut pas la Cômerie, l’événement a été raboté d’une heure pour qu’il puisse se conclure à 23h. Des dispositions ont ainsi été prises pour « que chacun et chacune puisse rentrer sereinement chez soi ».

    Billetterie sur Helloasso

  • Après avoir tout verrouillé la veille, le préfet lâche finalement du lest

    Après avoir tout verrouillé la veille, le préfet lâche finalement du lest

    « Lorsqu’une organisation syndicale reconnue, et je crois que la CGT en fait partie, qu’elle a une capacité de déclarer, de discuter en itinéraire, d’amener des éléments d’encadrement, d’accompagnement et de sécuriser l’événement, il n’y a aucune raison de ne pas accepter ce type de manifestation. » Après être revenu sur la suspension des transports à Marseille, ce vendredi 23 octobre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a autorisé la manifestation organisée par l’intersyndicale CGT-FSU et Solidaires ce samedi, malgré l’interdiction de toute manifestation, déclarée ou non, la veille.

    « Nous avons trouvé en milieu de matinée un itinéraire qui satisfait à la fois la possibilité à tout un chacun de pouvoir venir manifester et nous, de pouvoir sécuriser un itinéraire qui évite le centre commercial tout en restant en ville, pour permettre à chacun de s’y déplacer », a-t-il justifié. Pour lui, « les commerçants doivent pouvoir travailler », et les gens « faire des emplettes (…) en toute quiétude ». La mobilisation « initialement autorisée » à Aix-en-Provence a, elle, été interdite à l’heure où nous écrivons ces lignes, « parce que l’organisateur refusait, conformément aux doctrines nationales, de changer son itinéraire, qui passait par l’hyper-centre-ville commerçant ».

    Les transports publics marseillais en circulation

    Un peu plus tôt dans la matinée, la préfecture avait reculé sur la suspension des transports marseillais pour la journée de samedi, « faute de consensus ». « J’avais souhaité, et non pas décidé de façon autoritaire, de pouvoir réguler les transports publics », explique le préfet, pas pour « mettre la ville sous cloche » assure-t-il, mais « parce que lorsqu’on est en gestion de mouvements importants, en cours de journée, il nous arrive de demander à l’opérateur de transport de couper les lignes ». Et les gens partis au travail le matin « ne peuvent pas rentrer », poursuit-il. L’idée était d’anticiper pour permettre « à chacun de prendre ses dispositions », assure le représentant de l’État. Dans le reste des Bouches-du-Rhône, les transports en commun sont suspendus à la demande des maires précise-t-il, comme sur l’axe Marseille-Aix-en-Provence, ou entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence, entre Marseille et Salon-de-Provence et entre Marseille et Miramas.

    Sur le dispositif de sécurité mis en place, le ministre de l’Intérieur ayant annoncé le déploiement du Raid, du GIGN et même de l’armée, Jacques Witkowski n’a pas souhaité s’exprimer.

  • La Cavale veut fédérer les librairies coopératives

    La Cavale veut fédérer les librairies coopératives

    Pas de patron, mais des centaines de voix pour faire vivre une librairie. À Montpellier, La Cavale, librairie coopérative implantée dans le quartier des Beaux-Arts, défend depuis huit ans un modèle fondé sur le collectif, l’engagement citoyen et la passion du livre. Dimanche 25 et lundi 26 octobre, elle accueillera, à son initiative, les premières rencontres nationales des librairies coopératives à la cité scolaire Françoise-Combes. Une sorte d’« assemblée générale » pensée comme un temps de partage autant que comme le point de départ d’une dynamique collective.

    « On s’est dit que les librairies coopératives ne devaient pas être si nombreuses que ça en France et qu’il y avait besoin d’échanges de pratiques, de réflexions, pour consolider nos propres bases », explique Marguerite Cros, coprésidente de La Cavale. L’idée a germé il y a deux ans et a rapidement convaincu les coopérateurs. Après avoir recensé les structures existantes et contacté leurs responsables, les organisateurs ont reçu des retours favorables. La France compte aujourd’hui « 53 librairies coopératives (dont 6 en Occitanie, La Cavale étant la seule dans l’Hérault), 56 si on compte celles qui sont en train de se créer », réparties sur le territoire et aux fonctionnements variés. Mi-octobre, les deux tiers avaient confirmé leur participation aux rencontres organisées à Montpellier.

    Un modèle fondé sur l’égalité

    Le principe de la coopérative repose sur une règle simple : une personne, une voix, quelle que soit sa participation financière. À La Cavale, qui a le statut de Scic (société coopérative d’intérêt collectif), une part sociale coûte 20 euros, un montant volontairement accessible « pour que ce soit ouvert à tout le monde ». De 28 fondateurs et fondatrices au départ, la librairie compte désormais « environ 550 coopérateurs et coopératrices », dont trois libraires salariés. « Notre implantation aujourd’hui est réelle et dépasse le quartier ». Étudiants, actifs, retraités… les profils sont multiples. « Ce qui nous lie, c’est l’amour et la défense du livre », résume Marguerite Cros. Tous les ans, à l’automne, l’ensemble des coopérateurs se retrouve à l’occasion d’une assemblée générale. Un conseil coopératif élu se réunit, lui, tous les 15 jours, en présence d’un libraire. « Il y a également toute une série de comités de volontaires consacrés à l’aménagement, aux lectures jeunesse, aux auteurs invités, etc. »

    Dans un secteur fragilisé par les difficultés économiques, marqué notamment par le placement en redressement judiciaire de grands réseaux nationaux comme le groupe Nosoli ou la liquidation récente de la librairie Sauramps à Montpellier, La Cavale a trouvé son équilibre. « On a aujourd’hui une librairie qui se porte bien », assure sa coprésidente. « Notre objectif n’est pas de faire des mille et des cents. C’est aussi ça qui change la donne. Ce qui est important pour nous, c’est de payer nos libraires. »

    Régulièrement, la librairie « reçoit des gens qui viennent voir comment ça se passe », rapporte Marguerite Cros. Dernièrement, des porteurs de projet venus des Alpes ont passé deux jours à La Cavale pour comprendre le fonctionnement de la coopérative et envisager la création de leur propre librairie. « C’est ça, aussi, qui nous a donné l’idée de ces rencontres nationales » : ces visites ont conforté l’équipe dans l’idée de mettre en commun les expériences et de faciliter la transmission d’un modèle encore minoritaire.

    Pendant deux jours, les rencontres privilégieront les échanges entre pairs plutôt que les interventions descendantes. Table ronde sur les expériences coopératives dans le secteur du livre, ateliers thématiques, échanges sur les modèles économiques et culturels des librairies coopératives nourriront les débats. L’Union régionale des Scop et Scic Occitanie Méditerranée accompagne le projet, soutenu par plusieurs partenaires institutionnels. L’enjeu principal se jouera le lundi 26, avec la volonté de poser les bases du premier réseau national des librairies coopératives. « C’est notre objectif et je pense qu’on va y arriver. Après, il faut trouver les forces militantes pour s’y engager, car cela demande du temps et de l’énergie », confie Marguerite Cros.

  • Vaucluse : une convention contre les vols sur les chantiers

    Vaucluse : une convention contre les vols sur les chantiers

    En pratique, une collaboration existe déjà depuis 2009, mais ce sont désormais d’autres signataires qui s’y ajoutent. Elle réunit aujourd’hui l’État, la Fédération du BTP de Vaucluse, la Capeb de Vaucluse, la police nationale et la gendarmerie nationale. En Vaucluse, 130 vols ont été constatés sur les chantiers en 2025. Globalement, une baisse est constatée, mais « les délits restent encore trop nombreux et très ciblés : en effet, cambriolages et vols sur les chantiers publics et privés représentent la majorité des faits », insiste la préfecture de Vaucluse.

  • Une appli d’alerte pour les commerces d’Avignon

    Une appli d’alerte pour les commerces d’Avignon

    Sur un grand écran, ce jeudi 22 octobre, dans le bureau du maire d’Avignon, s’affiche une carte du centre-ville : divers points bleus représentent les commerces de la ville. Une démonstration de l’application intitulée « Mon Avignon Alerte » avec laquelle, en quelques clics, les commerçants inscrits pourront, dès ce samedi, déclencher une alerte « en cas de danger imminent », explique le maire (DVD), Olivier Galzi.

    L’outil permettra ainsi aux propriétaires et gérants de magasins d’être informés en temps réel d’éventuelles dégradations. Pour rappel, le week-end dernier, six commerces ont été dégradés et pillés. « Il faut d’abord appeler le 17 évidemment. Mais cela permet d’être un complément et d’informer ses voisins. On génère un périmètre et ceux qui reçoivent une alerte seront conscients du danger imminent et pourront fermer leurs grilles », précise Olivier Galzi. Un logiciel développé par son adjoint délégué à la transformation digitale et au système d’information, Matteo Boso. « J’ai travaillé jour et nuit en urgence. On doit pouvoir être réactif », assure celui qui est programmateur de métier. Il est aussi possible de transmettre photos et vidéos dans la même interface.

    Couvre-feu ce week-end

    Durant les prochaines 48 heures, la mission des équipes municipales sera d’enregistrer les 2 000 commerçants dans le système. Il devrait être reconduit pour d’autres manifestations, mais pas à plein temps tout au long de l’année… Son fonctionnement nécessite en effet la supervision d’une personne maîtrisant parfaitement l’outil, en l’occurrence Matteo Boso.

    Dans le même temps, la municipalité indique s’être entretenue avec la préfecture pour d’autres mesures. Elle affirme que les manifestations seront interdites en centre-ville de la Cité des Papes. La Ville annonce également la mise en place d’un couvre-feu visant les mineurs non accompagnés les samedi 24 et dimanche 25 octobre, dans le centre-ville d’Avignon ainsi qu’aux niveaux des centres commerciaux. Une boutique de Mistral Sud avait notamment été pillée, le 17 octobre.