La fête foraine ouvre ce samedi 14 février, de 14 heures à 23 heures. Elle restera ouverte tous les jours jusqu’au dimanche 15 mars. On y retrouve de nombreuses attractions à sensations et des stands de restauration. Parking gratuit possible à l’île Piot, avec navette gratuite. Les trois dates de feux d’artifice ont cependant dû être annulées « pour des raisons techniques liées à la navigation fluviale sur le Rhône », précisent les organisateurs sur leur page Facebook. Plus d’informations sur lunapark-avignon.fr.
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![[Entretien] « La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/1d4231c539c92b5de381c9adb1a1c1c8.jpg)
[Entretien] « La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser »
Bernard Astruc en est convaincu : l’agro-biologie est la seule alternative, dans un contexte agricole tendu. Il prône la recherche, avant toute chose, de la souveraineté alimentaire durable.
La Marseillaise : Comment expliquez-vous un tel soulèvement contre la loi Duplomb, qui prévoit la réintroduction, sous conditions, de certains pesticides interdits ?
Bernard Astruc : Monsieur Duplomb a réussi à faire se mobiliser plus de 2 millions de personnes en désaccord avec son projet de loi, ce qui est une performance exceptionnelle. Il a fallu de mauvaises raisons pour que, d’un seul coup, il y ait une vraie mobilisation citoyenne. Cette loi, c’est du rétropédalage, comme si on était déjà tellement en avance sur les mesures agro-environnementales qu’on pouvait se le permettre. Là, on a vu que les citoyens-consommateurs n’étaient pas prêts à accepter ça, parce qu’ils savent que ces molécules de pesticides empoisonnent la terre, l’eau, les nappes phréatiques, l’air et, pire, nos aliments.
Qu’avez vous à dire sur la politique agricole gouvernementale ?
B.A. : Elle est complètement hors-sol pour la simple raison qu’on refuse d’analyser les causes profondes. En ce moment, on fait croire qu’on fait du changement, mais pas du tout, alors qu’il est devenu absolument nécessaire et urgent. Le gouvernement continue à être dans une fuite en avant, sous la pression des syndicats dominants, et va céder sur le plan agro-environnemental et sur les mesures budgétaires, ainsi que d’autres facilités qui sont contre nature, comme les méga-bassines, pour accélérer, pour faciliter. Ce sont des mesures qui vont à l’encontre de l’obligation d’introduire l’agro-écologie dans l’agriculture.
Quelle importance représente la souveraineté alimentaire ?
B.A. : La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser, parce que derrière, il y’a la sécurité alimentaire et la qualité alimentaire. De la qualité dépend notre santé. De la sécurité, notre certitude de pouvoir manger tous les jours. Toute cette nourriture que nous voyons dans la grande distribution laisse croire qu’il y a une abondance de nourriture, mais est en réalité à flux tendu, approvisionnée par des camions, tous les jours. Ce n’est pas du tout produit ici. Nous avons au dessus de nos têtes une épée de Damoclès qui peut s’abattre à tout moment à cause d’une crise énergétique. Avec la situation géopolitique mondiale, ça peut arriver demain matin.
Dans notre région, qu’en est-il de la part de cette souveraineté ?
B.A. : Les Alpes-Maritimes c’est la catastrophe, c’est moins de 1%. Le Var est aux alentours de 2,5%. Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, c’est un peu plus, ça tourne autour de 4 ou 5%. Ça veut dire qu’on a au maximum 15 à 30 jours d’autonomie.
Quelle est la solution ?
B.A. : La solution, on la connait déjà : parce que ce n’est qu’un choix politique. Il faut qu’il soit courageux, mais quand on veut prioritairement conserver son poste de député, de maire, de ministre, par rapport à l’intérêt collectif, on ne fait pas une politique courageuse. C’est ce qu’il va falloir faire, parce que non seulement il n’y a pas d’autres alternatives, mais cette alternative de l’agro-biologie, on a la chance qu’elle soit crédible. En France, il y a 62 000 agriculteurs qui cultivent 2,8 millions d’hectares dans toutes les filières agricoles, sans intrants chimiques, sans pesticides. C’est la preuve que c’est possible, pas marginal.
«Non c’est Non, Monsieur Duplomb !» : Nouvelle pétition du 2 février 2026 contre la loi Duplomb.
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Bourses et voyages gelés, à Marseille le collège Katherine-Johnson mobilisé
Au collège Katherine-Johnson (15e), le problème révolte presque à l’unanimité : ce jeudi, 83% du personnel était en grève pour dénoncer l’absence d’un gestionnaire à temps plein, indispensable pour que « les dépenses courantes soient convenablement assurées ».
Depuis septembre, le bon fonctionnement de l’établissement est empêché par un manque de personnel dans le service de gestion, pour l’instant géré par une seule personne en temps partiel. Une situation insoutenable que professeurs, élèves et parents dénoncent. Un rassemblement s’est tenu à 10 heures devant les grilles du collège. « On ne demande pas de traitement de faveur, on ne demande pas de moyens supplémentaires par rapport aux autres établissements, s’agace Julien Marec, professeur d’histoire et représentant du Snes-FSU, plus grand syndicat du second degré. On demande juste à avoir un poste de gestionnaire complet, comme partout, pour que le collège tourne. »
« Des familles galèrent,
ce n’est pas normal »Car le dysfonctionnement du service de gestion a de sérieux impacts sur le quotidien des élèves, enseignants et autres personnels. « Le gestionnaire, c’est celui qui s’occupe de tout ce qui est financier, souligne Mathilde Tailleu, professeure de mathématiques. Dès qu’il faut signer une facture, payer des fournitures à l’infirmerie pour que l’infirmière puisse travailler correctement, distribuer les bourses aux élèves, c’est par lui que ça passe. »
Alors, faute d’une gestion correctement pourvue, des « bourses se retrouvent retardées, voire gelées », et des voyages scolaires suspendus. « On est dans un collège d’éducation prioritaire renforcée, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de familles boursières. La situation n’est pas acceptable, dénonce l’enseignante. Et il y a aussi la question des voyages. Nous avions obtenu, grâce à un long travail des professeurs, une bourse Erasmus + qui devait nous permettre d’organiser trois voyages scolaires, en Grèce, en Italie et en Espagne. Pour l’instant, la situation est gelée. »
Les surveillants, eux aussi présents au rassemblement de jeudi, s’inquiètent. « On fait la grève avant tout pour les bourses. Déjà qu’il y a des situations compliquées, que des familles galèrent, ce n’est pas normal », souffle l’un d’entre eux. Et Elias, en classe de troisième dans le collège Katherine-Johnson, d’ajouter : « C’est dommage parce qu’on reste tout le temps ici, dans nos quartiers. On aimerait bien voyager, pour changer d’air. »
Hedi Ramdane, conseiller municipal (DVG) du secteur des 15e et 16e arrondissements, était lui aussi sur place pour appuyer la mobilisation. « On rajoute de la pauvreté à la pauvreté, c’est inadmissible », s’indigne-t-il. Sollicité depuis novembre par les personnels du collège, le rectorat a fini par répondre au Snes-FSU, jeudi matin, promettant un rendez-vous dans la semaine de la rentrée. Samia Ghali, conseillère municipale (DVG), a elle aussi demandé à ce qu’un entretien soit organisé en présence de représentants du corps enseignant et des parents d’élèves.
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À Berre, Mario Martinet rêve avec l’IA de navettes maritimes sur l’étang
« Une étude de l’État devrait d’ailleurs être dévoilée juste après les élections municipales », révèle-t-il. Le candidat met en avant la volonté de réduire les embouteillages et d’offrir un mode de transports permettant de profiter des rives de l’étang. Il s’engage à ce qu’un embarcadère soit créé à Berre, « en cohérence avec le projet de doublement du Port Albert Samson que je négocie avec la Métropole », écrit-il en joignant « pour vous faire rêver une image créée par IA ».
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De Menton à Marseille contre le cancer par le GR51
Son arrivée est prévue le 14 février, à la plage de la Pointe Rouge. Adrien s’est lancé le défi de parcourir les 439 kilomètres de ce parcours mythique en moins de 4 jours et 6 heures (record actuel avec assistance) tout en collectant des fonds pour le comité 06 de la Ligue contre le cancer. Ce projet « courir pour la vie », est un hommage à son père décédé d’un cancer du cerveau et une « preuve que la résilience peut se transformer en action concrète », pour soi et pour les autres.
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Hautes-Alpes : une séance du conseil départemental avec un champion du monde
Les élus ont voté 2,8 millions d’euros pour aménager les stations et financer des équipements et/ou des travaux et 720 000 euros pour sécuriser la ressource en eau potable. Les débats ont aussi porté sur la signature du nouveau Schéma départemental du sport pour la période 2026-2030. Enfin, les conseillers départementaux ont décidé l’adoption, à l’unanimité, de la motion pour l’intégration du sport adapté aux Jeux paralympiques de 2030.
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La classe média du collège Louise-Michel, à Marseille, sort son podcast
C’est un beau projet mené par le journaliste à Ici Provence, Christophe Van Veen. Les élèves de la classe média du collège Louise-Michel, situé en zone d’éducation prioritaire à Marseille (10e arrondissement), ont appris à réaliser des reportages et des interviews pour mieux comprendre les élections municipales.
Ils ont notamment accueilli Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise pour le questionner sur les enjeux de l’échéance et la mécanique démocratique du scrutin.
Bravo à eux !
Écoutez leur podcast « à jamais les premiers à voter » en cliquant sur le lien.
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Dans le Var, le narcotrafic recule, pas les violences conjugales
L’heure était au bilan pour les faits de délinquance commis dans le Var l’an passé. Si la délinquance générale (infractions commises contre les personnes et les biens) a progressé de 0,66% en 2025 (45 584 faits contre 45 285 en 2024) après une année 2024 marquée par une baisse de 4,1%, le nombre de faits constatés (45 584) reste inférieur à celui de 2022 (46 076) et de 2023 (47 197). En ce qui concerne leur taux d’élucidation, il se maintient autour de 42%.
Parmi les principales infractions, les atteintes aux biens sont en légère baisse (-0,5% après -7,3% en 2024). à ce titre, les cambriolages ont reculé de 9,1%. Cela s’explique par une stratégie engagée dès 2023 permettant de cartographier les secteurs les plus touchés, mais aussi par le succès des opérations tranquillité vacances (1 281, +12%). Les vols liés aux véhicules ont en, revanche progressé de 4,3%.
Plus inquiétantes, les atteintes aux personnes progressent, comme depuis 5 ans (+3% en 2025). Si le nombre d’homicides chute de 80% (5 en 2025), les violences sexuelles stagnent (1 819 faits, +0,2%) et les violences conjugales augmentent (+2,4%). Pour y répondre, les services de l’État affirment agir afin de faciliter les dépôts de plainte et la prise en charge des victimes, notamment grâce au développement des postes d’intervenants sociaux en police et gendarmerie (huit aujourd’hui), à la formation des agents, ainsi qu’à une politique de prévention menée en partenariat avec les associations.
La sécurité routière inquièteEn ce qui concerne la lutte contre le narcotrafic, la préfecture se félicite de la baisse de 5,4% des infractions, quand on note une augmentation de 7,6% au niveau national. Les saisies de cannabis (+389% sur les plants, -49,4% sur la résine) sont en hausse, comme celles de cocaïne (+133%). Sur le plan pénal, les amendes douanières progressent : 15 818 410 euros en 2025 contre 11 235 140 euros en 2024, soit +40,8%. Enfin, le préfet a décidé de prendre un arrêté annuel concernant la détention et la consommation de protoxyde d’azote.
Autre volet important : la sécurité routière. Les accidents mortels (65, +3%) et les blessés (1 134, +1%) sont en hausse, mais les accidents corporels (818, -6%) diminuent. L’indice de gravité reste inquiétant : 7,9 personnes perdent la vie tous les 100 accidents. Les causes restent les mêmes : vitesse (32% des accidents mortels, 21% des accidents corporels), alcool (28% et 16%) et stupéfiants (12% et 8%). Les automobilistes sont les plus touchés (23 décès), suivis des usagers de deux-roues motorisés (22) et des piétons (12). En conséquence, les contrôles se renforcent et ont entraîné +18% de suspensions de permis, +14% de dépistages positifs aux stupéfiants, ainsi que plus de 3 800 mises en fourrière pour des infractions graves. Les actions de prévention ont également augmenté de 29,5%.
Pour conclure, notons que les services de l’État ont abordé la question – souvent démagogique – des OQTF, indiquant une hausse de 9,8% par rapport à 2024 et de 99,3% par rapport à 2022, pour atteindre 1 063 décisions, dont 175 refus de titres pour actes de délinquance. Rappelons toutefois qu’une très large part d’entre elles sont liées à la lourdeur des démarches administratives liées aux titres de séjours, encore renforcées par la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, demandant aux préfets de les prononcer automatiquement. Et ce même si ces personnes ont déposé leur demande de renouvellement dans les délais. Leurs dossiers n’étant toujours pas traités lorsque les dates de validité des titres ont expiré, elles sont considérées comme sans-papiers.
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Des aides-soignantes en limite d’âge poussées vers la sortie à Aubagne
« On est complètement punies de ce qui nous est arrivé », lâche Muriel Thevenin. Secrétaire du syndicat FAFHP à Edmond-Garcin, âgée de 59 ans dont trente-cinq comme aide-soignante à l’hôpital d’Aubagne, elle occupe, depuis 2008, un poste aménagé. Pour elle, il s’agit du transport. D’autres sont par exemple aides hôtelières (elles servent les repas, aident les patients à s’alimenter, leur administrent leurs médicaments).
Pas de « nécessité de service »
Muriel Thevenin est dans cette situation depuis un accident du travail : « Mon handicap est survenu du fait d’un manque de personnel et d’un défaut de matériel. » Elle raconte : « On n’était que deux aides-soignantes dans un service de 30 patients, des personnes âgées. On ne regardait pas à l’effort. On n’y arrivait plus avec ma collègue. L’accident s’est produit parce qu’une famille a demandé qu’on relève un patient. Il était très lourd. Il m’est tombé dessus et mon dos a craqué. Depuis, je n’ai plus le droit de soulever plus de 5 kg… ».
Si le syndicat qu’elle représente monte au créneau aujourd’hui, c’est parce que, dit-elle, la direction de l’hôpital a refusé, « depuis deux ans et demi, à six aides-soignantes en postes aménagés, leur prolongation d’activité au-delà de 62 ans, alors qu’elles y ont droit pour encore deux ans. » Elle poursuit : « Cela met les aides soignantes en situation très précaire. Car, si elles ont travaillé dans le privé, il faut qu’elles attendent 64 ans pour toucher leur complément de retraite. »
Elsa Blanc, directrice des ressources humaines de l’hôpital, répond : « Si quelqu’un veut poursuivre son activité au-delà de l’âge limite, il doit le demander. Il y a alors deux critères : l’aptitude médicale et la nécessité de service. » Selon elle, « conformément à la loi, le motif de refus de la prolongation d’activité est lié aux nécessités de service, et non au fait que les postes soient aménagés. » Il n’y aurait pas de « nécessité de service ». Elle indique que l’hôpital « a créé depuis deux ans plus de 20 postes en sureffectif dans les services, afin de permettre des reclassements de professionnels, fragilisés par les années de travail hospitalier, sur des fonctions sans contraintes physiques. Ils ne peuvent, par nature, être pérennisés indéfiniment, notamment dans un contexte de fortes tensions financières. » Selon elle, « il n’y a pas plus de deux agents par an qui se sont vus refuser une prolongation d’activité depuis 2024. Sept agents travaillaient en prolongation, l’an dernier, et il y en aura douze cette année. »
Pour faire la jonction entre retraite de la fonction publique et celle du privé, France Travail verse une allocation à l’agent hospitalier. Ce qui fait bondir Muriel Thevenin : « On a fait toute une carrière à l’hôpital, on s’est esquinté le corps, et maintenant, on doit aller pointer au chômage… ».

