Il sera 9 heures, dimanche, quand la première vague s’élancera.
Dans ce groupe, qui donnera le ton d’une potentielle chasse au record, figureront les candidats à la victoire. Sachant que les premiers auront parcouru les 20 km en moins d’une heure. Et que l’objectif est même de faire mieux que les 57’18’’ du Kenyan Edwin Kipyego en 2015.
Mais pour l’immense majorité, l’objectif est ailleurs. Pour chacun de ceux qui franchiront la ligne d’arrivée, ce sera une victoire. La victoire sur soi-même. La victoire sur les éléments. La victoire du dépassement de soi. « Chacun relève son défi personnel, avec comme maître mot la solidarité », insiste Danielle Milon. La maire de Cassis est une fervente supportrice d’une épreuve « qui a largement dépassé le cadre d’une simple compétition ».
Si dimanche sera la partie émergée de l’iceberg, Marseille-Cassis était déjà lancé dès l’arrivée de l’édition précédente. Et sept mois avant le grand départ, les 20 000 dossards étaient déjà attribués en un temps record. Qu’est-ce qui fait donc courir ces amateurs ?
Il y a le prestige d’une épreuve qui rayonne bien au-delà de l’axe Marseille-Cassis. Le bonheur de traverser un parc national, celui des Calanques sur plus de 13 km, qui offre un cadre unique au monde. Et même si les participants n’ont pas vraiment le temps d’apprécier le paysage, une fois franchie la ligne d’arrivée, il y a la satisfaction de se dire « je l’ai fait ! ».
D’autres peuvent également s’amuser à repérer les personnalités présentes sur la ligne de départ et qui, elles aussi, rêvent de venir à bout de la Gineste (lire par ailleurs). Dans un passé plus ou moins récent, certains ont ainsi pu se retrouver au côté de Jean-Jacques Goldman, Laure Manaudou, Nathalie Simon ou encore Thomas Pesquet. Ce dernier n’avait pas encore décroché les étoiles, mais en tandem avec son frère, le spationaute avait bouclé son Marseille-Cassis en deux heures.
Sur les 20 km, le spectacle sera donc sur le bitume, avec des coureurs costumés. Mais il y aura également de l’ambiance sur des points stratégiques. Sur 17 postes, dont le premier après 2,3 km de course, des animations sont prévues. Avec comme fil conducteur la musique. En plein effort, les flonflons apporteront un encouragement apprécié et appréciable, transformant l’épreuve en fête géante.
Côté performances, huit vagues de départ sont programmées, en fonction du niveau de chacun. La première vague, qui est aussi la plus rapide, partira sur une base de course autour de 1h30. La deuxième comprendra deux niveaux, à 1h30 et 1h45. Les six suivantes proposeront trois possibilités, avec un lièvre à 1h45, un à 2h et un troisième à 2h15. Ces coureurs d’allure seront reconnaissables à leur bannière colorée, quatre couleurs : vert, bleu, jaune et rouge, en fonction des objectifs de chacun.
Pour ceux qui visent une performance, il sera possible à leurs suiveurs de connaître en direct leur temps de passage aux 5e, 10e et 15e km en se connectant sur le site officiel de la course.
Question pratique, pour se rendre sur la zone de départ, au plus tard à 8h30, les engagés devront avoir leur dossard et leur bracelet « coureur » et se présenter sur l’esplanade Ganay, puis traverser le stade Vélodrome avant de rejoindre le boulevard Michelet : par l’allée Ray-Grassi (objectif moins de 1h45) ou le parvis Jean-Bouin pour les autres.

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