Les étudiants marseillais de l’IMF montent au créneau

« Les conditions d’études ne sont pas au rendez-vous, que ça concerne le nombre de formateurs ou la qualité générale de la formation », ont dénoncé, jeudi matin, les étudiants rassemblés devant l’Institut méditerranéen de formation, recherche et intervention sociale (IMF RIS) à Marseille. Ils exigent de la direction « une transparence financière » et des actions face aux « conditions de formation au rabais » et au « flou angoissant sur une éventuelle liquidation judiciaire ».

Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de celle initiée par les étudiants en février dernier, puis relayée par les formateurs en mars : tous s’étaient mis en grève à la suite de l’annonce de « la suppression de la moitié des intervenants extérieurs », révélatrice selon eux des difficultés de l’établissement de formation.

Les étudiants mobilisés aujourd’hui peuvent compter sur le soutien de la CGT éduc’action, du syndicat éduc’en lutte, mais aussi d’une partie du personnel de formation. Les formateurs témoignent des effets liés à la réduction des intervenants externes : « On perd l’expertise de ces professionnels tout en surchargeant les formateurs internes, ça impacte la formation ».

La mobilisation se dit solidaire du mouvement lycéen et s’inscrit, selon les manifestants, dans le contexte plus large de la crise du secteur social. « Quasiment tous les étudiants mobilisés ici le sont aussi sur d’autres combats », ont observé les futurs travailleurs sociaux présents, ce jeudi, devant l’IMF. Selon eux, le contexte facilite « un travail de remobilisation auprès des étudiants » et « donne l’envie d’améliorer les conditions d’études, pas que pour nous, mais aussi pour les générations prochaines ».

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