Jusqu’où ira Bastien Grasshoff ? À seulement 19 ans, le basketteur marseillais impressionne depuis le début de la saison sous les couleurs du Mans Sarthe Basket. Le petit frère de Loïs Grasshoff, lui aussi pensionnaire du club manceau, mais prêté cette saison à l’ADA Blois, en Élite 2, enchaîne les performances remarquées en Betclic Élite. Auteur de 17 points face à Gravelines-Dunkerque, puis de 11 unités contre Paris Basketball, il a franchi un nouveau cap dimanche dernier face à Bourg-en-Bresse, avec 19 points, 4 rebonds et 4 passes décisives.
« Je me sens vraiment très bien. Je pense que c’est une continuité par rapport à mon explosion survenue la saison dernière », souligne le meneur-arrière d’1,98 m. Il mesure pleinement la confiance que lui accorde le staff sarthois. « Je savais que j’allais avoir beaucoup plus de responsabilités, beaucoup plus de temps de jeu, de ballons entre les mains », poursuit le joueur dirigé par Guillaume Vizade, dont la polyvalence constitue un atout précieux sur le parquet. Sa prestation face à Bourg-en-Bresse a notamment illustré sa capacité à exploiter les possessions dans les derniers instants et à créer des opportunités pour ses coéquipiers. « J’ai vraiment un rôle important, offensivement comme défensivement », estime Bastien Grasshoff, qui gagne progressivement en assurance au plus haut niveau national.
Cette montée en puissance se confirme également sur la scène européenne. Après avoir découvert la Ligue des Champions (3e échelon) la saison passée, le jeune Marseillais poursuit son apprentissage en Eurocoupe (2e) et commence à y faire sa place. En témoigne sa performance à 16 points face à l’équipe grecque de l’Aris. « Aujourd’hui, j’essaie vraiment d’être le plus constant possible dans mes performances », assure-t-il. Très médiatisé depuis la médaille d’argent décrochée à l’Euro U18 en 2025, le minot formé au Stade marseillais université club (Smuc) est pourtant longtemps resté dans l’ombre. « Surtout quand j’étais petit », insiste le benjamin de la fratrie. « Je ne suis pas passé par un pôle espoirs et je n’ai pas fait tous les camps nationaux. J’ai donc dû forcément envoyer mon CV à plusieurs centres de formation », raconte-t-il. Sa démarche lui a finalement conduit au Mans. « Je dirais que c’est assez extraordinaire ce qui s’est passé. Je ne m’attendais pas du tout à en être là aujourd’hui. Et il faut que je continue à me donner à fond pour aller le plus loin possible », insiste Bastien Grasshoff, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de la génération 2007.
Son talent, et surtout son potentiel, pourrait bien lui ouvrir les plus grandes portes du basketball mondial. « Je vise la Draft NBA pour la saison prochaine », révèle-t-il en exclusivité. « Rien n’est fait encore, mais c’est un de mes objectifs individuels. Et pour ça, il faut que je fasse une bonne saison », certifie le joueur éligible à la prochaine phase de sélection des équipes nord-américaines. « Ça a toujours été un rêve depuis que je suis petit. Je regardais beaucoup de matches avec mes parents », se remémore le fan des Boston Celtics. « J’ai toujours aimé le basket européen, mais quand on est petit, la NBA, c’est comme les films, c’est un rêve américain, c’est un autre monde », confie-t-il avec désir.

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