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  • La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.

    Vallier et Chanot étudiés

    « On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.

  • Un nouveau projet pour relancer le basket professionnel à Marseille

    Un nouveau projet pour relancer le basket professionnel à Marseille

    « Nous ne lançons pas une équipe, pas un club, mais un projet », insiste Julien Lebas, l’un des visages de Marseille Basketball, la nouvelle structure qui veut rendre ses lettres de noblesse à la pratique de la balle orange dans la cité phocéenne, où aucun club n’évolue au niveau professionnel. « Je pense que Marseille est une grande ville de sport. Maintenant, il n’y a pas de basket. La place, elle est libre. Je pense que c’était le moment de se lancer sur ce projet », souligne Charles Assailly, président de Marseille Basketball.

    En Betclic Elite d’ici 2030

    Ce jeune retraité du monde financier a roulé sa bosse dans l’Est de la France, où il a accompagné de nombreux clubs de basket professionnels, comme Dijon, Besançon, Chalon-sur-Saône, Bourg-en-Bresse. « Ces quatre clubs sont toutes dans des villes moyennes. Le basket y a fait son trou petit à petit. Pourquoi ça ne pourrait pas marcher à Marseille ? La deuxième ville de France avec 1,6 million d’habitants, 20 clubs de basket qui réunissent 13 000 licenciés, avec ses quartiers, sa culture urbaine grâce à tous les playgrounds qui se sont créés ces derniers temps, et surtout sa jeunesse, où 35% de sa population a moins de 30 ans. Marseille a tout le potentiel pour avoir une grande équipe de basket », lance le dirigeant marseillais, qui travaille depuis deux ans sur ce projet. Et pour ne pas repartir à zéro, la société par actions simplifiées (SAS) Marseille Basketball, composée aujourd’hui de huit personnes et bientôt de dix membres supplémentaires, a convaincu le Stade Marseillais Université Club de céder leurs droits sportifs dès la saison prochaine.

    La structure récupère ainsi l’équipe fanion, implantée en Nationale 2 depuis dix ans. « Grâce à l’arrivée de nouveaux partenaires, on va là aussi grandir et, j’espère, vite passer en Nationale 1 et, pourquoi pas, se lancer sur l’élite 2 et l’élite 1, donc l’élite du basket français, d’ici cinq ans », lance Charles Assailly, en détaillant le modèle économique envisagé, passant d’un budget de 300 000 euros en Nationale 2 à près de 10 millions d’euros en cas d’accession en Betclic Élite, envisagée en 2030-2031.

    Du Palais des Sports au projet d’une Arena

    Mais pour ouvrir les portes du basket professionnel à Marseille, la nouvelle marque doit se doter d’une infrastructure à la hauteur. Loin du Technosport de Luminy qui est trop excentré du centre-ville. Seul le Palais des Sports est pour le moment en mesure d’accueillir plusieurs milliers de spectateurs. « Si le toit existe, on va pouvoir multiplier les ressources », se projette Alexandre Fassi, entrepreneur local et vice-président.

    Mais pour Frédérique Prud’Homme, présidente du Comité 13 et vice-présidente de la Fédération française de basketball, Marseille Basketball doit voir encore plus grand. « 5 000 places, ce n’est absolument pas suffisant par les temps qui courent. Si vous voulez construire quelque chose en vue d’accueillir du très haut niveau local et international, il faudrait entre 6 000 et 10 000 places », estime-t-elle en suggérant la construction d’une nouvelle salle. « C’est trop petit 5 000 pour du basket. On aura rien même avec 10 000. Il faut une salle de 15 000 places », surenchérit Jean-Pierre Bruyère, président de la Ligue Sud de basketball.

    Avant de songer à cette future Arena, qui pourrait voir le jour au Parc Chanot, le Smuc Basket va profiter du parquet du Palais des Sports, le 18 avril face à l’USO Rognonas, lors de la 24e journée de Nationale 2.

    À cette occasion, Marseille Basketball deviendra le premier club de sport professionnel français à déployer une solution d’equity crowdfunding ouverte à ses supporters. Ce qui permettra à chaque supporter de devenir actionnaire du club et de participer à son développement.

  • Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    C’est l’année où jamais pour le Stade Marseillais Université Club (Smuc) Basket. Installée depuis de nombreuses saisons en Nationale 2, la formation phocéenne n’a jamais été aussi proche de passer un cap décisif. Deuxième ex æquo avec Le Cannet dans la poule A, les pensionnaires du Technosport de Luminy (et parfois de la salle Bergasse) ne comptent qu’un petit point de retard sur La Pontoise, leader de la division, à huit journées de la fin du championnat.

    « Pour nous, l’objectif est d’abord de prendre les matches les uns après les autres », souligne l’ailier Geoffrey Cavanna, l’un des grands artisans du succès marseillais avec une moyenne de 16,17 points par match. D’ailleurs, les deux concurrents à la montée tant convoitée s’affronteront le 4 avril dans l’antre smuciste, où les Phocéens n’ont connu qu’une seule défaite pour le moment, le 19 décembre contre Saint-Vallier (61-71).

    Bercy leur tend les bras

    « Il y a une confiance collective et de bonnes individualités qui nous permettent d’exister, tant offensivement que défensivement. Et une envie de se rattraper de la saison dernière, concrètement, qui avait été une saison très compliquée, avec un maintien sur la dernière journée », se remémore Hakim Sayah, l’emblématique capitaine du Smuc Basket, qui a fait son grand retour, cette saison, après avoir été éloigné des parquets pendant un an.

    Sous la houlette de trois entraîneurs, Laurent Nicolas (coach principal), Mo Kanté (coach spécialisé dans la défense) et Charles Michée (coach spécialisé dans l’attaque), l’équipe universitaire a changé d’identité par rapport aux années précédentes, où certaines individualités prenaient le pas sur le collectif. « Aujourd’hui, on mise beaucoup sur l’aspect défensif », signale le capitaine Sayah, persuadé que ce style de jeu leur permet également « d’attaquer plus facilement ». Le recrutement, en début de saison, de l’ex-ailier salonais Louis Galbrun et de l’intérieur anglais Boban Jacdonmi allait en ce sens. « La mayonnaise a bien prise dès le début », se réjouit Geoffrey Cavanna, qui a passé la barre des 2 000 points en Nationale 2. « Les jeunes prennent de plus en plus de place, mais on a un noyau d’anciens qui est quand même assez solide et assez sain », ajoute-t-il, conscient que ce bon mélange fait leur force. Aussi bien en championnat qu’en Coupe de France, où le Smuc s’est qualifié pour les quarts de finale. Ils ne sont plus qu’à deux matches d’une finale historique à Bercy.