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  • [Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »

    [Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »

    La Marseillaise : Vous sortez d’une saison réussie sur le plan sportif, avec une deuxième place en championnat, même si l’aventure s’est arrêtée en demi-finale d’accession à l’Elite 2. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?

    Rémi Giuitta : Je pense qu’on avait le talent, une équipe équilibrée et les moyens d’atteindre notre objectif, même si certaines blessures importantes, notamment celle de Sadio Doucouré, ont pesé sur notre équilibre. Mais au-delà de l’aspect individuel, ce qui nous a manqué, c’est surtout la dimension collective. En Nationale 1, le talent ne suffit pas : l’engagement, la cohésion, la solidarité et la dureté défensive sont des éléments déterminants. Nous avons parfois su retrouver ces valeurs, mais nous nous sommes aussi trop appuyés sur nos qualités individuelles au détriment de notre force collective. Cette combativité et cette envie de faire les efforts ensemble, font pourtant partie de l’identité du club. Par moments, nous avons perdu cette capacité à être un vrai groupe de « fighters ». Avec plus de constance dans cet état d’esprit, je pense qu’on aurait pu atteindre notre objectif.

    Votre aventure vers la montée
    a été stoppée par Mulhouse. C’était, selon vous, une marche encore trop haute à gravir
     ?

    R.G. : Sans manquer de respect à Mulhouse, qui reste une très belle équipe, la marche était haute en termes de valeur collective. En revanche, sur le papier, nous avions un effectif plus riche, avec davantage de profondeur et de qualités individuelles. Mais la différence ne s’est pas faite uniquement sur le talent. Elle s’est faite sur la cohésion, l’envie, la dureté et la force mentale. C’est justement dans ces domaines que Mulhouse a su se démarquer, en affichant une vraie identité collective. À mes yeux, c’est ce qui leur a permis d’être au-dessus de nous et de prendre l’ascendant sur d’autres équipes.

    La construction de cette nouvelle saison a pris un peu plus de temps que prévu. Quelles ont été les principales étapes avant de pouvoir véritablement lancer
    le projet sportif
     ?

    R.G. : La construction de la nouvelle saison s’inscrit dans un contexte particulier. Il a d’abord fallu attendre la mise en place de la nouvelle collectivité à Fos-sur-Mer afin de définir une nouvelle feuille de route et partager une vision commune autour du club. Cette période nous a permis de clarifier notre budget, nos ambitions et notre stratégie avec l’ensemble de nos partenaires publics et privés, tout en consolidant l’écosystème autour du club. Ce travail de fond explique aussi pourquoi la construction sportive a débuté plus tardivement. Après une fin de saison en play-offs, le temps était limité, et il était nécessaire de poser des bases solides avant d’écrire un nouveau chapitre sportif. Je connaissais bien sûr les rouages du club, puisque j’avais déjà occupé des fonctions très larges par le passé aux côtés de Jean-Pierre Barnès. Mais malgré cette connaissance de l’environnement, certaines choses demandent du temps à être maîtrisées. William Raffa et Guy Christophe, qui étaient déjà présents les saisons précédentes, avaient également un rôle important dans le fonctionnement quotidien du club. Il a donc fallu assurer une transition, prendre le relais progressivement et s’inscrire dans une continuité.

    Vous avez nommé Abgué Barakaou pour succéder à Emmanuel Schmitt sur le banc de votre équipe fanion. Qu’est-ce qui a motivé votre choix, alors que le technicien suisse a eu de bons résultats
    la saison passée
     ?

    R.G. :Manu (Schmitt) n’était plus sous contrat, il ne s’agit donc pas d’une séparation à proprement parler. Le seul joueur encore engagé était Mounir Bernaoui, dont le départ s’est fait à sa demande. L’ensemble de l’effectif était donc en fin de contrat. Après le constat dressé sur la saison, nous avons choisi de replacer « l’identité BYers » au cœur du projet avec Abgué, qui connaît parfaitement le club et incarne cette culture collective. Ce n’est pas une volonté de changer d’équipe chaque année, car la stabilité reste une valeur forte du club. Mais le contexte nous a amenés à insuffler une nouvelle dynamique, certains joueurs ayant aussi souhaité relever de nouveaux défis. Ce choix relève donc davantage d’une orientation stratégique liée aux exigences de la Nationale 1 que d’une remise en cause du travail de Manu, dont les qualités sportives et humaines ne sont pas en question. Finir deuxième et perdre en demi-finale des play-offs relève davantage de la déception que de l’échec.

    Et concernant les joueurs ?

    R.G. : Nous avons intégré trois jeunes au groupe professionnel élargi et recruté des joueurs expérimentés comme Mathis Keïta et Rajon Kelly, capables d’être de vrais relais pour Abgué. L’idée est de construire une équipe moderne, avec beaucoup de polyvalence, de création et une forte identité défensive. Des jeunes profils comme Maydden N’nah-Ndong, Jacques Eyoum ou Melvyn Da Silva viennent apporter du talent, de l’énergie et un potentiel de progression, tandis que Yannis Mendy, l’un des rares rescapés de la saison dernière, conservera son rôle de joueur de devoir et de collectif. L’objectif est clair : bâtir un groupe complémentaire, capable de retrouver la Pro B tout en faisant progresser chacun de ses éléments. Il nous reste encore quelques ajustements à finaliser pour compléter l’effectif.

    Vous avez bouclé votre première année comme président, après avoir été pendant près de vingt ans au poste d’entraîneur. Comment avez-vous vécu le fait d’être éloigné des parquets ?

    R.G. : C’était un choix de ma part de ne pas trop m’impliquer dans le sportif au départ, notamment en m’appuyant sur Manu, un entraîneur expérimenté, afin de me concentrer sur la situation financière et structurelle du club. Le chantier était plus important que prévu, avec de nombreux ajustements à mener après la descente de Pro A : organisation, fonctionnement interne et nouvelle dynamique à construire. Cette transition a donc demandé plus de temps et d’investissement sur les aspects extra-sportifs. Même si ce n’est pas mon rôle premier d’être uniquement dans la gestion administrative et financière, cette étape était nécessaire pour remettre le club sur de bonnes bases. Mon ambition reste d’impulser des projets, d’accompagner les équipes et de créer une dynamique collective, aussi bien sur le plan sportif qu’humain.

    Fos Provence Basket a toujours eu l’habitude de délocaliser certaines rencontres au Palais des Sports de Marseille. Cela ne s’est produit qu’à une seule reprise la saison passée. Est-ce que vous comptez poursuivre ce rendez-vous avec davantage de dates ?

    R.G. : L’objectif est de continuer à délocaliser certains matchs à Marseille. C’est une démarche engagée depuis une douzaine d’années, avec la volonté de faire rayonner le club au-delà de Fos et de renforcer notre statut de club de référence en Provence. Cette saison encore, le succès était au rendez-vous avec près de 3 500 spectateurs pour un match de Nationale 1, preuve qu’il existe une réelle attente autour des BYers. Nous poursuivrons donc dans cette direction, même si le nombre de délocalisations dépendra du calendrier, de l’attractivité des affiches et de la disponibilité du Palais des Sports. Notre volonté est intacte.

    Quels sont les objectifs fixés pour la saison à venir ?

    R.G. : L’accession à la Pro B reste l’objectif sportif principal. Mais elle doit s’inscrire dans un projet plus large, avec la volonté de continuer à développer nos valeurs club, nos actions sur le territoire et notre engagement autour du basket. La formation reste également un axe fort, avec de vrais progrès réalisés ces dernières années, notamment chez les plus jeunes.

  • Isaiah Sy, un sniper phocéen parti à la conquête du rêve américain

    Isaiah Sy, un sniper phocéen parti à la conquête du rêve américain

    Chez Isaiah Sy, le basket est avant tout une affaire de famille. Son père n’est autre que Mohamed Sy, ancien professionnel originaire du quartier La Castellane à Marseille. « Je suis né avec un ballon entre les mains », sourit le Rémois de naissance, ville dans laquelle son paternel a évolué entre 2002 et 2006. « Voir mon père jouer quand j’étais petit, c’est quelque chose qui m’a vraiment apporté cette passion pour le basket », poursuit-il.

    Aujourd’hui, Isaiah a tracé sa propre route, loin de l’ombre paternelle. Formé à Fos-sur-Mer, puis à Roanne au cours de son parcours junior dans l’Hexagone, le minot Sy a fait le choix de traverser l’Atlantique afin de poursuivre sa progression et y faire ses études. « Je n’ai pas réussi à trouver un endroit en France, on m’a dit que je n’avais pas le niveau. Partir aux États-Unis était un pari au départ. C’était un investissement, mais dans le pire des cas, je me disais que je reviendrais en France en étant bilingue et avec une expérience à l’étranger notable », détaille celui qui s’est exilé en 2022, à 18 ans, dans une « prep school » en Caroline du Nord.

    Un monde nouveau

    Après une première année à la Combine Academy, puis une saison en Junior College à Cloud County dans le Kansas, le nom d’Isaiah Sy était sur les bouches de tous les recruteurs de Division 1. Ses qualités de sniper, avec un exercice à 47,1 % de réussite à 3-points, lui ont ouvert les portes d’Oregon State. « C’est la meilleure décision de ma vie », martèle le Phocéen.

    Les premiers mois de son aventure américaine n’ont toutefois pas été de tout repos. « Je parlais un petit peu anglais, mais il y a une différence entre parler anglais et devoir l’utiliser tous les jours avec les gens, les coachs, etc. », raconte-t-il. Une adaptation parfois compliquée durant les premiers mois, avant que tout ne rentre dans l’ordre. « Que ce soit les gens qui m’ont accueilli, les coachs ou les personnes de la communauté, ils m’ont tous super bien reçu », apprécie le jeune basketteur.

    Il s’est pleinement épanoui dans ce système éducatif axé particulièrement sur le sport. « Tout est orienté autour de ton emploi du temps par rapport au sport. On avait entraînement de 7h à 11h, puis ils vont mettre les classes l’après-midi ou entre les entraînements pour ne pas gêner sur ton évolution », ajoute l’ailier qui a gagné sa place dans le cinq de départ d’Oregon State à l’aube de sa deuxième saison.

    Il a terminé deuxième marqueur de son équipe avec une moyenne de 10 points, 4,6 rebonds et 1,7 passe décisive en 28 minutes de jeu. « Je suis un leader et un shooter capable de bien défendre vu ma taille », souligne le sniper de 2m01, conscient que 68,6 % de ses tirs tentés l’an dernier l’étaient derrière l’arc des trois points.

    Dans les pas de Kawhi

    Son profil de « 3&D » a tapé dans l’œil de San Diego State, une université réputée en Californie par laquelle sont passés pas moins de 17 joueurs NBA, dont le double MVP des finales Kawhi Leonard. « J’ai eu plusieurs contacts, dont des écoles réputées comme Gonzaga, mais j’attendais la bonne opportunité », glisse Isaiah, futur ambassadeur du jumelage entre les villes de Marseille et San Diego. L’université californienne a recruté en avril Nick Anderson au poste de « guard », mais le Texan a été victime d’une rupture des ligaments croisés avant d’intégrer le campus. « Ils m’ont directement appelé pour le remplacer et m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas pourquoi j’étais toujours disponible », confie Sy, destiné à avoir un temps de jeu conséquent dans une des meilleures universités du pays, finaliste NCAA en 2023. La voie royale vers la NBA. « C’était un rêve quand j’étais en France, mais maintenant que j’en suis là, je sens que c’est un objectif atteignable », partage Isaiah. Il pourrait bien devenir le premier provençal à rejoindre la Grande Ligue.

  • Fos Provence Basket passe à l’attaque sur le mercato

    Fos Provence Basket passe à l’attaque sur le mercato

    Nouveau look pour une nouvelle vie. Fos Provence Basket, défait en demi-finale d’accession au mois de juin face à Mulhouse, renouvelle ses troupes pour la saison à venir. Après l’annonce du départ de l’entraîneur suisse Emmanuel Schmitt, puis de cadres comme Mounir Bernaoui, Jaraun Burrows et Domnick Bridgewater, sans oublier Willan Marie-Anais, qui a rejoint Abilene Christian dans le championnat universitaire américain (NCAA), le club provençal est passé à l’offensive sur le mercato.

    Les petits d’abord

    Après avoir conservé Yannis Mendy, Seydou Diallo, Warren Bouraima et Mahrez Karabi, prêté à Lyonso, les BYers ont d’abord officialisé la présence d’Abgué Barakaou sur le banc fosséen. En provenance du C’Chartres MB, l’ex-meneur de la maison noire et jaune sera assisté par son ancien coéquipier Mamadou Dia. Le nouveau staff technique s’est penché en priorité sur les postes hauts. Après deux belles saisons du côté de Hyères-Toulon (en Elite 2), Mathis Keita sera en charge de la mène. Il sera épaulé par le « combo-guard » américain Raijon Kelly, joueur d’expérience passé par la Suisse, le Portugal et la Lituanie.

    Toujours dans le « back-court », l’arrivée de l’arrière Maydden N’nah-Ndong, fils de la légende du basket féminin français Géraldine Robert, viendra apporter de la polyvalence. La signature de Jacques Eyoum au poste d’ailier procure à Fos-sur-Mer un profil plus défensif. L’institution provençale est désormais focalisée sur les postes bas, où Melvyn Da Silva, passé par le Pôle Espoirs d’Aix-en-Provence, est déjà tombé dans les filets des BYers.

  • Loïs Grasshoff, un minot marseillais devenu grand

    Loïs Grasshoff, un minot marseillais devenu grand

    Dans la famille Grasshoff, on demande l’aîné. À 21 ans, Loïs confirme, saison après saison, les promesses entrevues depuis ses débuts au Smuc Basket. Formé dès l’âge de 6 ans au sein du club phare de la cité phocéenne, l’arrière provençal s’est rapidement fait remarquer par Le Mans, l’une des références du basket français, où évolue également son petit frère Bastien, de trois ans son cadet.

    Prêté la saison dernière à Aix-Maurienne, le Marseillais y a vécu une expérience « enrichissante », marquée par la confiance accordée par son entraîneur, Julien Cros. Malgré une blessure à l’ischio survenue en mars, qui l’a privé de la fin de saison, Loïs Grasshoff poursuit sa progression. Il découvrira, lors du prochain exercice, un nouveau défi sous les couleurs de l’ADA Blois, toujours en Élite 2 (Pro B), où il est prêté pour poursuivre son développement. « C’est un club qui m’intéressait », confie-t-il.

    Un choix mûrement réfléchi, alors que plusieurs formations françaises s’étaient positionnées, tout comme certaines universités américaines évoluant en NCAA. « Ce n’est pas forcément quelque chose qui me faisait vraiment triper, je n’ai jamais eu le rêve américain », révèle le lauréat de la Coupe du Monde U18 de basket 3×3 avec l’équipe de France, en 2022.

    Chez les Abeilles, un club qui a évolué en Betclic Élite entre 2022 et 2024, Loïs Grasshoff retrouvera son ancien coéquipier d’Aix-Maurienne, Lucas Demahis-Ballou, avec qui il dit partager une « alchimie rare ».

    Sous les ordres de David Morabito, le Marseillais espère s’inscrire dans la continuité de son passage en Savoie, où il bénéficiait d’un rôle important avec près de 20 minutes de jeu par rencontre, un temps de jeu conséquent pour un jeune basketteur de son âge évoluant à ce niveau. Pour autant, il garde les pieds sur terre : « Quoi qu’il arrive, je dois gagner ma place sur le terrain », glisse l’ancien smuciste, conscient qu’il doit posséder « un shoot plus fiable », progresser sur « la lecture du jeu », apprendre à « casser le rythme » et avoir « plus d’aisance avec la balle ».

    Un retour à Marseille ?

    Marseillais de cœur, Loïs Grasshoff profite de chacun de ses retours dans la cité phocéenne pour retrouver sa famille et ses proches. Malgré la distance, il suit également avec attention le développement de Marseille Basketball, le projet porté par Charles Assailly et Alexandre Fassy. « Je leur souhaite le meilleur, car notre ville a besoin d’un grand club de basket », confie celui qui, comme de nombreux jeunes talents marseillais, a dû quitter très tôt sa ville pour poursuivre son rêve de devenir professionnel.

    Si le projet atteint son objectif, rejoindre la Betclic Élite d’ici à 2031, le jeune Grasshoff n’aura alors que 26 ans. Un âge qui pourrait, pourquoi pas, lui offrir l’occasion de défendre un jour les couleurs de sa ville natale. L’histoire reste à écrire.

    Les premières pierres du projet Marseille Basketball

    À l’aube de sa première saison sous l’identité « Marseille Basketball », le club phocéen, engagé en Nationale 2, a déjà posé les premières pierres de son projet sportif. Ces dernières semaines, quatre recrues ont ainsi été officialisées : le jeune intérieur Tidjiane Mammone (21 ans), l’ancien ailier de Betclic Élite Jordan Aboudou (35 ans), l’arrière Kévin Minar (22 ans), récemment passé par Fos Provence Basket, ainsi que le meneur international malgache Kiady Razanamahenina (29 ans). Dirigée par Miroslav Dobrican, entraîneur serbe réputé pour son exigence et sa rigueur tactique, la formation marseillaise dispose d’arguments solides pour viser les premières places de Nationale 2 et décrocher la montée en N1.

  • Jordan Aboudou, première recrue de poids du Marseille Basketball

    Jordan Aboudou, première recrue de poids du Marseille Basketball

    Le projet Marseille Basketball prend encore un peu plus d’ampleur avec une arrivée clinquante. Jordan Aboudou, 35 ans, est la nouvelle recrue des Phocéens. Ce joueur mesuré à 2m01 évolue au poste d’ailier-fort et pourra dépanner en tant que pivot. Il débarque au bord de la Méditerranée avec une riche expérience. Passé par la Pro A et la Pro B, il a longtemps évolué à Chalon ainsi qu’à Fos-sur-Mer. Après des expériences récentes en Islande et en Chine, Jordan Aboudou retrouve donc la France, pour aider un club en devenir.

    « Je suis très heureux de rejoindre Marseille Basketball, un club qui porte un beau projet pour les années à venir. Je suis reconnaissant de la confiance que m’accordent le coach et l’ensemble de la direction. Je suis très motivé pour aider le club à atteindre la Nationale 1 », a-t-il simplement déclaré au moment de sa signature.

    La venue du grand frère de l’un des meilleurs handballeurs du monde, Dika Mem, fait le bonheur du coach marseillais, le Serbe Miroslav Dubrocan. « Alou et moi, on se connaît depuis longtemps. Je suis très heureux de son arrivée. Il va apporter une grande présence dans la raquette et sera un exemple pour les jeunes joueurs. Nous récupérons un combattant, un guerrier. C’est un joueur qui a gagné des championnats et qui sait évoluer au plus haut niveau. Jordan partage pleinement la culture du professionnalisme que nous voulons installer au club. Il connaît l’exigence nécessaire pour réussir et sait exactement ce qu’il peut apporter à cette équipe », indique-t-il sur les réseaux sociaux.

    Un jeune ailier-fort également annoncé

    L’effectif 2026-2027 prend forme, s’étoffe, mais n’est pas encore complet. Marseille Basketball s’apprête à annoncer une nouvelle venue et en officialise, dès ce jeudi, une autre. Tidjane Mammone, 21 ans, est également un ailier fort de plus de deux mètres. Il apportera immédiatement un certain niveau, pour celui qui jouait en espoirs à Fos-sur-Mer avant de s’attaquer au basket 3×3 avec le club de Bordeaux. Un fort potentiel et un profil qui tape dans le mille pour les Marseillais. Jeunesse, progression et ambition sont les objectifs de cette nouvelle structure qui a officiellement vu le jour en mars dernier. La montée immédiate en Nationale 1 reste le principal but pour la saison à venir.

  • [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    Les excellents résultats en jeunes et seniors des EDF, en coupe d’Europe, Coupe du monde et aux derniers JO, confirme la courbe ascendante du basket sur le plan national.

    Samedi dernier, Jean-Pierre Hunckler président de la FFBB, dans le cadre de son tour de France des Comités, est venu présenter les stratégies de la Fédération pour faire avancer les clubs et les aider. Très tôt dans la matinée, Jean-Pierre Hunckler a présenté aux élus du Comité la politique que la Fédération entend mener sur l’ensemble du territoire national.

    Mme Amapola Ventron, maire de Cabriès accompagnée de l’adjoint aux Sports, qui a mis à la disposition du Comité, la Maison des Arts, a souhaité la bienvenue et d’excellents débats à l’ensemble des participants.

    Jean-Pierre Hunckler, est rentré rapidement dans le vif du sujet, signalant que la fédération forte de 750 000 licenciés, regrette que cette année encore les clubs aient été dans l’obligation de refuser de nombreux jeunes, par manque de salles. mais aussi de formateurs. À l’issue de la réunion M. Hunckler a répondu à nos questions.

    La Marseillaise : Quelle est la raison de votre venue sur le territoire du Comité des Bouches-du-Rhône ?

    Jean-Pierre Hunckler : Nous avons décidé d’aller à la rencontre de tous les intervenants des Comités, pour avoir le retour du terrain sur le travail participatif. Nous voulons promouvoir et renforcer les valeurs du basket dans les clubs. Développer la diversité avec le handi-basket. et accompagner les dirigeants bénévoles. D’après les sondages, on voit un intérêt croisant pour notre sport. Nous devons nous adapter avec plus de 750 000 licenciés. Cette année encore de nombreux jeunes n’ont pu être accueillis, par manque de salles et d’éducateurs, c’est fort regrettable. Nous nous attachons à les aider à trouver des solutions.

    Comment utiliser les championnats du monde pour aider le basket au quotidien ?

    J.-P.H. : L’héritage de ces championnats c’est une panoplie active sur tout le territoire. Nous avons l’ambition d’un basket visible, innovant, performant, solidaire, et mettre ces valeurs au service du plus grand nombre.

    Est-ce que le 3×3 peut être un tremplin pour le basket classique 5×5 ?

    J.-P.H. : Tout à fait, les formateurs viennent du 5×5 leurs méthodes profitent aux deux systèmes. Nous retrouvons d’ailleurs des joueurs et joueuses au plus haut niveau sur le plan national. par exemple les internationales Caroline Hériaud et Migna Touré et beaucoup d’autres encore.

    Quelle place voyez-vous pour le basket à Marseille ? La ville pourra-t-elle retrouver les heures de gloire des années 50 ?

    J.-P.H. : Oui, je le pense, le président de Marseille Basket et son équipe bossent sur le projet. Nous y travaillons aussi. En effet, Marseille a besoin d’une équipe de haut niveau c’est le souhait d’un grand nombre. Mais il faut bien reconnaître qu’à part Lyon, Paris, Strasbourg, actuellement ce sont plutôt dans les villes moyennes, Le Mans, Bourg, Cholet, entre autres qu’évoluent les formations de Betclic Elite. Il est important que des partenaires acceptent de s’investir dans le projet. Il est aussi souhaitable qu’une Arena voit le jour, une nécessité dans la 2e ville de France. Une équipe dans l’Elite éviterait le départ des joueurs de talents vers d’autres clubs.

    Les Universités des USA profitent de l’excellente formation française, est-ce une forte concurrence ?

    J.-P.H. : Oui, elle existe, il faut s’adapter, trouver une solution. Il faut en discuter avec nos jeunes joueurs. Et puis, il y a l’effet « Wemby » c’est une locomotive, un personnage, un garçon super sympathique, et qui à chaque sortie améliore ses performances de top niveau.

  • Wembanyama touché à la tête et incertain

    Wembanyama touché à la tête et incertain

    Victor Wembanyama est définitivement sorti pour respecter le « protocole commotion » suite à une lourde chute lors du deuxième quart-temps du deuxième match de play-offs des Spurs face aux Trail Blazers mardi à San Antonio.

    Le Français de 22 ans a chuté vers l’avant avec un gros choc de la tête face au parquet, restant allongé quelques secondes avant de se relever et de se diriger au pas de course vers le vestiaire, sans assistance. Il s’est blessé lors d’une action offensive à 8 min 57 de la pause.

    Les Spurs ont annoncé juste avant la pause qu’il ne reviendrait pas au jeu mardi soir en raison du « protocole commotion », avec 5 points et 4 rebonds au compteur.

    En attente d’un diagnostic plus précis

    D’après le règlement de la NBA, un joueur ne doit pas revenir sur le parquet s’il est « suspecté d’avoir subi une commotion » ou s’il « présente les symptômes d’une commotion ».

    Si une commotion est avérée, Wembanyama devra observer au moins 48 heures de repos. Il pourrait être disponible pour le troisième match de la série, à Portland, vendredi, en cas d’examen rassurant.

    Les joueurs du coach Mitch Johnson se sont donc inclinés sur leur parquet pour cette deuxième rencontre du 1er tour des play-offs dans la conférence ouest. Sans sa star, fraîchement élue défenseur de l’année, les Spurs ont fini par s’incliner 106-103.

    San Antonio avait remporté le premier match de la série, dimanche, avec une excellente performance du Français, auteur de 35 points pour ses débuts en play-offs.

  • La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.

    Vallier et Chanot étudiés

    « On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.

  • Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Pour une fois, les Marseillais n’ont pas besoin de se déplacer jusqu’au Technosport de Luminy pour voir évoluer l’équipe fanion de la section basket du Stade marseillais université club (Smuc). Cette dernière dispute, ce samedi, le premier match de son histoire au Palais des Sports de Marseille, à l’occasion de la 24e journée de Nationale 2 face à l’USO Rognonas. Une délocalisation inédite qui s’inscrit comme la première pierre du grand projet, officiellement présenté le mois dernier, destiné à doter la cité phocéenne d’un grand club.

    « C’est un premier pas, un test et un risque doit montrer le chemin que doit prendre notre projet », souligne Alexandre Fassi, vice-président de la société Marseille Basketball. Cette nouvelle marque va toutefois se baser sur le vécu du Smuc Basket comme point de départ du projet. « La section a toujours fourni un travail de qualité, voire d’excellence, dans la formation des jeunes. Aujourd’hui, on veut se servir de toutes les bonnes forces marseillaises du basket pour permettre aux jeunes attachés à notre ville d’y rester », lance l’entrepreneur local, conscient que les prodiges du territoire, à l’instar de Bastien Grasshoff (voir ci-dessous), s’envolent rapidement vers de nouveaux horizons dans l’espoir de devenir professionnel.

    Bascule entre le monde amateur et professionnel

    En bénéficiant des droits du Smuc, Marseille Basketball débutera son aventure en Nationale 2 la saison prochaine. Avec l’ambition d’arriver dès l’année suivante en Nationale 1. « C’est cette bascule-là qu’il faut savoir bien gérer, et c’est une étape fondamentale. Elle n’est pas simple, on le voit à tous les niveaux, parce qu’il faut aligner les compteurs à tous les niveaux. Au niveau sportif, organisationnel, marketing, économique et de l’image qu’on va renvoyer », détaille Alexandre Fassi, persuadé qu’une ville comme Marseille, et par extension sa métropole, possède trop d’atouts pour ne pas se lancer.

    Si l’objectif, d’un point de vue sportif, est d’atteindre la Betclic Elite d’ici 2031, le projet Marseille Basketball cherche avant tout à réunir le territoire métropolitain autour de la pratique de balle orange. Surtout chez les plus jeunes. « On veut aller à la rencontre des jeunes du 8e arrondissement comme des jeunes des quartiers Nord. Des gamins qui sont à la fac comme ceux qui sont à l’école de la seconde chance », indique le dirigeant phocéen. Ce dernier insiste sur le fait que le projet appartient à tous les Marseillais.

    Cela s’illustre notamment par la campagne de « Socios Capital », où les supporters auront la possibilité de devenir actionnaire du club. Une grande première dans le sport professionnel français dont le lancement opérationnel aura lieu ce samedi au Palais des Sports.

  • Barnes rejoint Giuitta au paradis de la balle orange

    Barnes rejoint Giuitta au paradis de la balle orange

    Il était l’un des grandes figures du sport fosséen. Jean-Pierre Barnes, président de Fos Provence Basket pendant 27 ans, est décédé lundi à l’âge de 83 ans, quelques jours après avoir encore assisté à la victoire de son club vendredi à domicile contre Tarbes-Lourdes (74-73). Aux côtés d’Henri Giuitta, parti un an plus tôt, il a été l’un des artisans essentiels du développement et du rayonnement des BYers, accompagnant leur évolution jusqu’au plus haut niveau professionnel, notamment avec l’accession en Pro A.

    Hommage rendu vendredi

    « C’était un gars extraordinaire, qui avait beaucoup d’abnégation », souligne Jean-Pierre Bruyère, président de la Ligue Sud de Basketball et fils du créateur de Fos Provence Basket, Paul Bruyère. « C’était un bâtisseur, il a conduit ce club aux plus hautes destinées. On pouvait même penser à certains moments qu’il était visionnaire. Il pensait plus vite que les autres, ça c’est sûr. Il aura marqué de son empreinte ce club, où il a formé un binôme efficace avec Rémi Giuitta en faisant venir des joueurs qui ont réussi des exploits avec un budget très restreint par rapport aux autres équipes », poursuit-il. L’actuel président fosséen, Rémi Giuitta, a évoqué sa relation avec le dirigeant historique. « Tant de moments partagés, d’émotions et de complicité, tu étais devenu comme un père ! Celui sans qui je ne serai peut-être jamais devenu coach professionnel, celui qui m’a accordé sa confiance aveugle et son soutien pendant 25 ans ! Celui grâce à qui j’ai pu réaliser mes rêves les plus fous, celui qui était toujours là à mes côtés avec bienveillance et amitié », a-t-il publié sur les réseaux sociaux. Un hommage lui sera rendu vendredi soir à l’occasion du match face à Toulouse à la Halle Henri-Giuitta.