La salle polyvalente, construite en 1988, antre du Hyères-Toulon Var Basket (HTV), était en travaux depuis novembre 2024. Elle a eu droit à un renforcement de sa toiture, mais également à une modernisation globale de sa structure, permettant, notamment, une baisse énergétique de plus de 70%. Prévue pour recevoir 2 500 à 2 800 spectateurs, elle accueillera son premier match du HTV depuis plus de 4 ans, vendredi, face à Orléans.
Tag: Basket-ball
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![[Basket-ball] Fos Provence plonge à nouveau dans le monde pro](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/92dcef43a5ec3891949bd8d1e545abe8.jpg)
[Basket-ball] Fos Provence plonge à nouveau dans le monde pro
Obtenir une montée le 31 août, c’est pour le moins peu commun. En cette fin d’été, un imposant défi s’est présenté au club de Fos-sur-Mer. La place de Monaco dans le basket professionnel français n’est plus et ce sont les Bucco-Rhodaniens qui ont eu l’honneur d’être repêchés en Elite 2, la deuxième division. Un changement de plan accueilli avec bonheur, même si la nouvelle a chamboulé Fos Basket Provence. « Ça accélère notre projet de retrouver le plus haut niveau, mais beaucoup de travail nous attend pour ne pas faire l’ascenseur », prévenait, dans nos colonnes, le président Rémi Giuitta.
Un meneur parmi
les dernières recruesCe vendredi soir (20h30), à la Halle Giuitta, les locaux affronteront leurs voisins de Hyères-Toulon, lors de cette première journée de championnat. Mais cette rencontre face aux Varois ne sera pas tout à fait la première de la saison. Les « BYers » ont effectué leurs débuts en Coupe de France, vendredi dernier, à l’occasion d’un match face aux Savoyards d’Aix-Maurienne. Fos a joué une partition quasi parfaite en s’imposant 85-62. Avec une rotation à dix joueurs, la moitié de l’équipe a marqué plus de 10 points ce soir-là.
Depuis le mois de juin, le président Giuitta évoquait un recrutement destiné à améliorer l’équipe, quelle que soit la division. Un dernier élément s’ajoute à l’effectif des Jaunes et Noirs cette saison. Le meneur de jeu Michael Oguine était en tribunes pour le match de Coupe de France, vendredi. L’Américain sort d’une saison délicate en Pologne, où il tournait tout de même à 10,9 points de moyenne. Ce dernier a effectué la pré-saison avec… le Paris Basketball, qui a entamé jeudi sa campagne en Euroligue. À 29 ans, il possède déjà une riche expérience et sera un atout dans la quête du maintien.
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Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil
Du sport partout, pour tous et surtout avec le sourire. Marseille était l’épicentre de la Fête du sport 2026, ce lundi 14 septembre. Un village s’était installé sur le Vieux-Port pour mettre en lumière la pratique sportive et ses bienfaits. Cet événement entre dans l’initiative gouvernementale « Septembre bouge », mettant en lumière les 30 minutes d’activité nécessaires pour conserver une bonne santé, selon les experts.
Outre les nombreuses tentes plantées sur le quai des Belges, l’organisation avait prévu deux défis pour mettre en concurrence, dans la bonne humeur, athlètes et créateurs de contenus. Dès 10h, six duos se sont attaqués aux 117 marches situées au pied de Notre-Dame de la Garde. Par ailleurs, le duo vainqueur (en 20 secondes !), mené par Christo Popov, le badiste de Fos-sur-Mer, était local pour cette Fête du sport marseillaise. « Il n’y a rien de mieux que nous, sportifs et ambassadeurs du sport, pour faire ce genre d’événement. » Son frère, Toma Junior, enchaîne : « Ça nous permet aussi de voir d’autres personnes qui ne sont pas forcément de notre entourage, créer des liens et c’est bien d’être présent pour cette cause nationale. »
Plus tard, en début d’après-midi, le Cercle des nageurs de Marseille accueillait le second défi. Des trios nageur/sportif/influenceur étaient en concurrence lors d’un relais 3×50 m. Parrain et marraine de la Fête du sport, Camille Lacourt et Marine Lorphelin se sont imposés à la touche. Autre ancien nageur au palmarès XXL, Frédérick Bousquet a accepté la proposition de son ami des bassins. « Quand on parle de sport, on parle de fête, selon moi ! Camille m’a dit qu’il était parrain et qu’il y avait quelque chose au CNM, donc je suis venu. L’idée est de promouvoir la pratique du sport, le dépassement de soi, la santé mentale et physique. C’est ce message qui est important à faire passer donc ravi d’être là. »
Du curling au karaté« On se sent bien dans notre tête, si on se sent bien dans notre corps. » C’est pour cela que cette fête a été mise en place, montrer à la population que les 30 minutes d’activité, quelle qu’elle soit, sont un plus pour leur santé personnelle. Au-delà de ces défis, les stands installés sur le Vieux-Port évoquaient le sport-santé, le sport pour tous, alors que certaines fédérations mettaient en lumière leurs activités. Un riche programme était sur la table avec des démonstrations de curling, tennis de table, soft-volley, basket, tir, biathlon, karaté. Il y en avait pour tous les goûts, sous un soleil puissant, ne laissant que peu de répit aux visiteurs. Même l’échauffement collectif, en présence d’un coach sportif, s’est réalisé sous une forte chaleur.
Les personnalités du monde institutionnel sportif se sont déplacées à Marseille pour la journée. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a déambulé dans l’après-midi en compagnie de différents présidents de fédérations ainsi que de la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra. Une 2e édition réussite, qui en appelle d’autres, partout en France.
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Les basketteuses françaises en démonstration face au Nigeria filent en quarts de finale
Ces dernières n’ont rien pu faire face à des bleues extrêmement adroites emmenées par Gabby Williams, élue meilleure joueuse du match avec 25 points inscrits et 6 rebonds. Une victoire qui les place premières du groupe B. Elles affronteront le vainqueur du barrage opposant Porto Rico au deuxième du groupe D en quarts de finale le jeudi 10 septembre 2026 à Berlin.
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![[Basketball] Le nouveau club marseillais affiche ses grandes ambitions](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/a6fc25fceecf9a0cb09d918d446dd44f.jpg)
[Basketball] Le nouveau club marseillais affiche ses grandes ambitions
Nouvelle marque, nouveau club, nouveaux joueurs et grandes ambitions autour du projet porté par Marseille Basketball. La formation phocéenne, dont le Stade marseillais université club (Smuc) lui a cédé ses droits sportifs dès cette saison 2026-2027 afin de débuter leur aventure en Nationale 2, entend frapper fort pour son entrée dans la cour des grands. « On a voulu professionnaliser la structure dans le but d’accéder dès la saison prochaine en Nationale 1 », annonce Charles-Antoine Assailly, président du directoire de Marseille Basketball.
Pour mener à bien cette mission, le club a confié les rênes de son équipe à Miroslav Dobrican, ancien directeur du centre de formation de Fos Provence Basket. « C’est une belle opportunité pour moi de prouver ce dont je suis capable », confie l’exigeant technicien serbe de 45 ans, qui aura aux côtés de son adjoint Patrick Galin douze joueurs sous ses ordres cette saison. « On s’est battu pour garder l’ossature tout en ajoutant deux jeunes du centre de formation et quatre joueurs supplémentaires qui vont nous aider à tirer l’équipe vers le haut », explique le président Assailly.
Parmi les recrues appelées à jouer un rôle majeur, Jordan Aboudou apporte notamment son expérience du plus haut niveau. Champion de France avec Chalon-sur-Saône en 2012, l’intérieur constitue l’un des renforts majeurs de cette nouvelle formation marseillaise. À ses côtés, l’international malgache Kiady Razanamahenina viendra également renforcer l’effectif sur le poste de meneur.
Trois dates au PalaisFort du succès du match délocalisé du 18 avril, qui avait réuni 3 500 spectateurs en tribunes, Marseille Basketball entend renouveler l’expérience. Le club en a profité pour annoncer l’opération « Tous au Palais », avec trois rencontres de la saison qui se disputeront sur le parquet du Palais des Sports : le 10 octobre face à Saint-Vallier 2, le 16 décembre contre Beaujolais Basket, puis le 14 avril prochain face aux voisins de Venelles Basket Club, pour un derby qui s’annonce déjà passionnant.
« Tout le monde a envie qu’il y ait du basket à Marseille », lance le vice-président Alexandre Fassi. « On mise sur le Palais des Sports parce que c’est essentiel de l’avoir. On a l’humilité de penser que c’est le travail qui fera qu’on le remplira, dans l’esprit de ce qu’ont entrepris les Spartiates », poursuit-il, avec l’ambition, à terme, d’en faire la nouvelle maison de Marseille Basketball, et ce de manière pérenne.
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Fos-sur-Mer retrouve le deuxième échelon national
Hyères-Toulon et Antibes ne sont plus les seuls représentants de la région Paca en élite 2 (anciennement Pro B). Fos-sur-Mer, qui a longtemps évolué à ce niveau, a officiellement retrouvé la deuxième division hexagonale lundi, après que le bureau directeur de la Ligue Nationale a accepté à l’unanimité la décision de la Fédération de repêcher le club provençal, à la suite de l’exclusion de l’AS Monaco du monde professionnel. « C’est une bonne nouvelle, ça accélère notre projet de retrouver le plus haut niveau, mais beaucoup de travail nous attend pour ne pas faire l’ascenseur », prévient Rémi Giuitta, président des BYers. Le refus de Challans de se maintenir administrativement a joué en leur faveur.
Un effectif à compléterIl compte « présenter une équipe compétitive » afin de « performer durablement » dans un championnat qu’il connaît parfaitement. « C’est un challenge d’intégrer une division aussi tardivement. On doit d’abord améliorer notre budget et accompagner Abgué [Barakaou, l’entraîneur] afin de renforcer et bonifier l’équipe. »
Le président Giuitta avait volontairement mis en stand-by les dernières recrues envisagées, au cas où ce scénario se produirait. « Je savais depuis le mois de juin que cette montée pouvait survenir. Les joueurs recrutés l’ont été pour aider l’équipe quoi qu’il arrive. »
Avec cette accession en élite 2, Fos Provence Basket peut désormais accueillir deux joueurs étrangers supplémentaires. Un avantage « toujours bénéfique » et « parfois moins coûteux » pour attirer des tops joueurs.
Les BYers ont jusqu’au 25 septembre, date de la reprise du championnat avec la réception de Hyères-Toulon, pour dénicher leurs deux pépites.
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![[Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/2a3d94a2d2e3914d7048bcd9cba6f020.jpg)
[Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »
La Marseillaise : Vous sortez d’une saison réussie sur le plan sportif, avec une deuxième place en championnat, même si l’aventure s’est arrêtée en demi-finale d’accession à l’Elite 2. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?
Rémi Giuitta : Je pense qu’on avait le talent, une équipe équilibrée et les moyens d’atteindre notre objectif, même si certaines blessures importantes, notamment celle de Sadio Doucouré, ont pesé sur notre équilibre. Mais au-delà de l’aspect individuel, ce qui nous a manqué, c’est surtout la dimension collective. En Nationale 1, le talent ne suffit pas : l’engagement, la cohésion, la solidarité et la dureté défensive sont des éléments déterminants. Nous avons parfois su retrouver ces valeurs, mais nous nous sommes aussi trop appuyés sur nos qualités individuelles au détriment de notre force collective. Cette combativité et cette envie de faire les efforts ensemble, font pourtant partie de l’identité du club. Par moments, nous avons perdu cette capacité à être un vrai groupe de « fighters ». Avec plus de constance dans cet état d’esprit, je pense qu’on aurait pu atteindre notre objectif.
Votre aventure vers la montée
a été stoppée par Mulhouse. C’était, selon vous, une marche encore trop haute à gravir ?R.G. : Sans manquer de respect à Mulhouse, qui reste une très belle équipe, la marche était haute en termes de valeur collective. En revanche, sur le papier, nous avions un effectif plus riche, avec davantage de profondeur et de qualités individuelles. Mais la différence ne s’est pas faite uniquement sur le talent. Elle s’est faite sur la cohésion, l’envie, la dureté et la force mentale. C’est justement dans ces domaines que Mulhouse a su se démarquer, en affichant une vraie identité collective. À mes yeux, c’est ce qui leur a permis d’être au-dessus de nous et de prendre l’ascendant sur d’autres équipes.
La construction de cette nouvelle saison a pris un peu plus de temps que prévu. Quelles ont été les principales étapes avant de pouvoir véritablement lancer
le projet sportif ?R.G. : La construction de la nouvelle saison s’inscrit dans un contexte particulier. Il a d’abord fallu attendre la mise en place de la nouvelle collectivité à Fos-sur-Mer afin de définir une nouvelle feuille de route et partager une vision commune autour du club. Cette période nous a permis de clarifier notre budget, nos ambitions et notre stratégie avec l’ensemble de nos partenaires publics et privés, tout en consolidant l’écosystème autour du club. Ce travail de fond explique aussi pourquoi la construction sportive a débuté plus tardivement. Après une fin de saison en play-offs, le temps était limité, et il était nécessaire de poser des bases solides avant d’écrire un nouveau chapitre sportif. Je connaissais bien sûr les rouages du club, puisque j’avais déjà occupé des fonctions très larges par le passé aux côtés de Jean-Pierre Barnès. Mais malgré cette connaissance de l’environnement, certaines choses demandent du temps à être maîtrisées. William Raffa et Guy Christophe, qui étaient déjà présents les saisons précédentes, avaient également un rôle important dans le fonctionnement quotidien du club. Il a donc fallu assurer une transition, prendre le relais progressivement et s’inscrire dans une continuité.
Vous avez nommé Abgué Barakaou pour succéder à Emmanuel Schmitt sur le banc de votre équipe fanion. Qu’est-ce qui a motivé votre choix, alors que le technicien suisse a eu de bons résultats
la saison passée ?R.G. :Manu (Schmitt) n’était plus sous contrat, il ne s’agit donc pas d’une séparation à proprement parler. Le seul joueur encore engagé était Mounir Bernaoui, dont le départ s’est fait à sa demande. L’ensemble de l’effectif était donc en fin de contrat. Après le constat dressé sur la saison, nous avons choisi de replacer « l’identité BYers » au cœur du projet avec Abgué, qui connaît parfaitement le club et incarne cette culture collective. Ce n’est pas une volonté de changer d’équipe chaque année, car la stabilité reste une valeur forte du club. Mais le contexte nous a amenés à insuffler une nouvelle dynamique, certains joueurs ayant aussi souhaité relever de nouveaux défis. Ce choix relève donc davantage d’une orientation stratégique liée aux exigences de la Nationale 1 que d’une remise en cause du travail de Manu, dont les qualités sportives et humaines ne sont pas en question. Finir deuxième et perdre en demi-finale des play-offs relève davantage de la déception que de l’échec.
Et concernant les joueurs ?
R.G. : Nous avons intégré trois jeunes au groupe professionnel élargi et recruté des joueurs expérimentés comme Mathis Keïta et Rajon Kelly, capables d’être de vrais relais pour Abgué. L’idée est de construire une équipe moderne, avec beaucoup de polyvalence, de création et une forte identité défensive. Des jeunes profils comme Maydden N’nah-Ndong, Jacques Eyoum ou Melvyn Da Silva viennent apporter du talent, de l’énergie et un potentiel de progression, tandis que Yannis Mendy, l’un des rares rescapés de la saison dernière, conservera son rôle de joueur de devoir et de collectif. L’objectif est clair : bâtir un groupe complémentaire, capable de retrouver la Pro B tout en faisant progresser chacun de ses éléments. Il nous reste encore quelques ajustements à finaliser pour compléter l’effectif.
Vous avez bouclé votre première année comme président, après avoir été pendant près de vingt ans au poste d’entraîneur. Comment avez-vous vécu le fait d’être éloigné des parquets ?
R.G. : C’était un choix de ma part de ne pas trop m’impliquer dans le sportif au départ, notamment en m’appuyant sur Manu, un entraîneur expérimenté, afin de me concentrer sur la situation financière et structurelle du club. Le chantier était plus important que prévu, avec de nombreux ajustements à mener après la descente de Pro A : organisation, fonctionnement interne et nouvelle dynamique à construire. Cette transition a donc demandé plus de temps et d’investissement sur les aspects extra-sportifs. Même si ce n’est pas mon rôle premier d’être uniquement dans la gestion administrative et financière, cette étape était nécessaire pour remettre le club sur de bonnes bases. Mon ambition reste d’impulser des projets, d’accompagner les équipes et de créer une dynamique collective, aussi bien sur le plan sportif qu’humain.
Fos Provence Basket a toujours eu l’habitude de délocaliser certaines rencontres au Palais des Sports de Marseille. Cela ne s’est produit qu’à une seule reprise la saison passée. Est-ce que vous comptez poursuivre ce rendez-vous avec davantage de dates ?
R.G. : L’objectif est de continuer à délocaliser certains matchs à Marseille. C’est une démarche engagée depuis une douzaine d’années, avec la volonté de faire rayonner le club au-delà de Fos et de renforcer notre statut de club de référence en Provence. Cette saison encore, le succès était au rendez-vous avec près de 3 500 spectateurs pour un match de Nationale 1, preuve qu’il existe une réelle attente autour des BYers. Nous poursuivrons donc dans cette direction, même si le nombre de délocalisations dépendra du calendrier, de l’attractivité des affiches et de la disponibilité du Palais des Sports. Notre volonté est intacte.
Quels sont les objectifs fixés pour la saison à venir ?
R.G. : L’accession à la Pro B reste l’objectif sportif principal. Mais elle doit s’inscrire dans un projet plus large, avec la volonté de continuer à développer nos valeurs club, nos actions sur le territoire et notre engagement autour du basket. La formation reste également un axe fort, avec de vrais progrès réalisés ces dernières années, notamment chez les plus jeunes.
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Isaiah Sy, un sniper phocéen parti à la conquête du rêve américain
Chez Isaiah Sy, le basket est avant tout une affaire de famille. Son père n’est autre que Mohamed Sy, ancien professionnel originaire du quartier La Castellane à Marseille. « Je suis né avec un ballon entre les mains », sourit le Rémois de naissance, ville dans laquelle son paternel a évolué entre 2002 et 2006. « Voir mon père jouer quand j’étais petit, c’est quelque chose qui m’a vraiment apporté cette passion pour le basket », poursuit-il.
Aujourd’hui, Isaiah a tracé sa propre route, loin de l’ombre paternelle. Formé à Fos-sur-Mer, puis à Roanne au cours de son parcours junior dans l’Hexagone, le minot Sy a fait le choix de traverser l’Atlantique afin de poursuivre sa progression et y faire ses études. « Je n’ai pas réussi à trouver un endroit en France, on m’a dit que je n’avais pas le niveau. Partir aux États-Unis était un pari au départ. C’était un investissement, mais dans le pire des cas, je me disais que je reviendrais en France en étant bilingue et avec une expérience à l’étranger notable », détaille celui qui s’est exilé en 2022, à 18 ans, dans une « prep school » en Caroline du Nord.
Un monde nouveauAprès une première année à la Combine Academy, puis une saison en Junior College à Cloud County dans le Kansas, le nom d’Isaiah Sy était sur les bouches de tous les recruteurs de Division 1. Ses qualités de sniper, avec un exercice à 47,1 % de réussite à 3-points, lui ont ouvert les portes d’Oregon State. « C’est la meilleure décision de ma vie », martèle le Phocéen.
Les premiers mois de son aventure américaine n’ont toutefois pas été de tout repos. « Je parlais un petit peu anglais, mais il y a une différence entre parler anglais et devoir l’utiliser tous les jours avec les gens, les coachs, etc. », raconte-t-il. Une adaptation parfois compliquée durant les premiers mois, avant que tout ne rentre dans l’ordre. « Que ce soit les gens qui m’ont accueilli, les coachs ou les personnes de la communauté, ils m’ont tous super bien reçu », apprécie le jeune basketteur.
Il s’est pleinement épanoui dans ce système éducatif axé particulièrement sur le sport. « Tout est orienté autour de ton emploi du temps par rapport au sport. On avait entraînement de 7h à 11h, puis ils vont mettre les classes l’après-midi ou entre les entraînements pour ne pas gêner sur ton évolution », ajoute l’ailier qui a gagné sa place dans le cinq de départ d’Oregon State à l’aube de sa deuxième saison.
Il a terminé deuxième marqueur de son équipe avec une moyenne de 10 points, 4,6 rebonds et 1,7 passe décisive en 28 minutes de jeu. « Je suis un leader et un shooter capable de bien défendre vu ma taille », souligne le sniper de 2m01, conscient que 68,6 % de ses tirs tentés l’an dernier l’étaient derrière l’arc des trois points.
Dans les pas de KawhiSon profil de « 3&D » a tapé dans l’œil de San Diego State, une université réputée en Californie par laquelle sont passés pas moins de 17 joueurs NBA, dont le double MVP des finales Kawhi Leonard. « J’ai eu plusieurs contacts, dont des écoles réputées comme Gonzaga, mais j’attendais la bonne opportunité », glisse Isaiah, futur ambassadeur du jumelage entre les villes de Marseille et San Diego. L’université californienne a recruté en avril Nick Anderson au poste de « guard », mais le Texan a été victime d’une rupture des ligaments croisés avant d’intégrer le campus. « Ils m’ont directement appelé pour le remplacer et m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas pourquoi j’étais toujours disponible », confie Sy, destiné à avoir un temps de jeu conséquent dans une des meilleures universités du pays, finaliste NCAA en 2023. La voie royale vers la NBA. « C’était un rêve quand j’étais en France, mais maintenant que j’en suis là, je sens que c’est un objectif atteignable », partage Isaiah. Il pourrait bien devenir le premier provençal à rejoindre la Grande Ligue.
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Fos Provence Basket passe à l’attaque sur le mercato
Nouveau look pour une nouvelle vie. Fos Provence Basket, défait en demi-finale d’accession au mois de juin face à Mulhouse, renouvelle ses troupes pour la saison à venir. Après l’annonce du départ de l’entraîneur suisse Emmanuel Schmitt, puis de cadres comme Mounir Bernaoui, Jaraun Burrows et Domnick Bridgewater, sans oublier Willan Marie-Anais, qui a rejoint Abilene Christian dans le championnat universitaire américain (NCAA), le club provençal est passé à l’offensive sur le mercato.
Les petits d’abordAprès avoir conservé Yannis Mendy, Seydou Diallo, Warren Bouraima et Mahrez Karabi, prêté à Lyonso, les BYers ont d’abord officialisé la présence d’Abgué Barakaou sur le banc fosséen. En provenance du C’Chartres MB, l’ex-meneur de la maison noire et jaune sera assisté par son ancien coéquipier Mamadou Dia. Le nouveau staff technique s’est penché en priorité sur les postes hauts. Après deux belles saisons du côté de Hyères-Toulon (en Elite 2), Mathis Keita sera en charge de la mène. Il sera épaulé par le « combo-guard » américain Raijon Kelly, joueur d’expérience passé par la Suisse, le Portugal et la Lituanie.
Toujours dans le « back-court », l’arrivée de l’arrière Maydden N’nah-Ndong, fils de la légende du basket féminin français Géraldine Robert, viendra apporter de la polyvalence. La signature de Jacques Eyoum au poste d’ailier procure à Fos-sur-Mer un profil plus défensif. L’institution provençale est désormais focalisée sur les postes bas, où Melvyn Da Silva, passé par le Pôle Espoirs d’Aix-en-Provence, est déjà tombé dans les filets des BYers.
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Loïs Grasshoff, un minot marseillais devenu grand
Dans la famille Grasshoff, on demande l’aîné. À 21 ans, Loïs confirme, saison après saison, les promesses entrevues depuis ses débuts au Smuc Basket. Formé dès l’âge de 6 ans au sein du club phare de la cité phocéenne, l’arrière provençal s’est rapidement fait remarquer par Le Mans, l’une des références du basket français, où évolue également son petit frère Bastien, de trois ans son cadet.
Prêté la saison dernière à Aix-Maurienne, le Marseillais y a vécu une expérience « enrichissante », marquée par la confiance accordée par son entraîneur, Julien Cros. Malgré une blessure à l’ischio survenue en mars, qui l’a privé de la fin de saison, Loïs Grasshoff poursuit sa progression. Il découvrira, lors du prochain exercice, un nouveau défi sous les couleurs de l’ADA Blois, toujours en Élite 2 (Pro B), où il est prêté pour poursuivre son développement. « C’est un club qui m’intéressait », confie-t-il.
Un choix mûrement réfléchi, alors que plusieurs formations françaises s’étaient positionnées, tout comme certaines universités américaines évoluant en NCAA. « Ce n’est pas forcément quelque chose qui me faisait vraiment triper, je n’ai jamais eu le rêve américain », révèle le lauréat de la Coupe du Monde U18 de basket 3×3 avec l’équipe de France, en 2022.
Chez les Abeilles, un club qui a évolué en Betclic Élite entre 2022 et 2024, Loïs Grasshoff retrouvera son ancien coéquipier d’Aix-Maurienne, Lucas Demahis-Ballou, avec qui il dit partager une « alchimie rare ».
Sous les ordres de David Morabito, le Marseillais espère s’inscrire dans la continuité de son passage en Savoie, où il bénéficiait d’un rôle important avec près de 20 minutes de jeu par rencontre, un temps de jeu conséquent pour un jeune basketteur de son âge évoluant à ce niveau. Pour autant, il garde les pieds sur terre : « Quoi qu’il arrive, je dois gagner ma place sur le terrain », glisse l’ancien smuciste, conscient qu’il doit posséder « un shoot plus fiable », progresser sur « la lecture du jeu », apprendre à « casser le rythme » et avoir « plus d’aisance avec la balle ».
Un retour à Marseille ?Marseillais de cœur, Loïs Grasshoff profite de chacun de ses retours dans la cité phocéenne pour retrouver sa famille et ses proches. Malgré la distance, il suit également avec attention le développement de Marseille Basketball, le projet porté par Charles Assailly et Alexandre Fassy. « Je leur souhaite le meilleur, car notre ville a besoin d’un grand club de basket », confie celui qui, comme de nombreux jeunes talents marseillais, a dû quitter très tôt sa ville pour poursuivre son rêve de devenir professionnel.
Si le projet atteint son objectif, rejoindre la Betclic Élite d’ici à 2031, le jeune Grasshoff n’aura alors que 26 ans. Un âge qui pourrait, pourquoi pas, lui offrir l’occasion de défendre un jour les couleurs de sa ville natale. L’histoire reste à écrire.
Les premières pierres du projet Marseille Basketball
À l’aube de sa première saison sous l’identité « Marseille Basketball », le club phocéen, engagé en Nationale 2, a déjà posé les premières pierres de son projet sportif. Ces dernières semaines, quatre recrues ont ainsi été officialisées : le jeune intérieur Tidjiane Mammone (21 ans), l’ancien ailier de Betclic Élite Jordan Aboudou (35 ans), l’arrière Kévin Minar (22 ans), récemment passé par Fos Provence Basket, ainsi que le meneur international malgache Kiady Razanamahenina (29 ans). Dirigée par Miroslav Dobrican, entraîneur serbe réputé pour son exigence et sa rigueur tactique, la formation marseillaise dispose d’arguments solides pour viser les premières places de Nationale 2 et décrocher la montée en N1.
