Écharpe tricolore sur les épaules, une vingtaine de maires de Vaucluse se sont retrouvés ce lundi 19 octobre à l’hôtel de ville de Courthézon, à la suite des violences qui ont marqué la journée du 17 octobre.
Entouré de ses homologues, le maire de Courthézon, Nicolas Paget (DVD), également président de la communauté de communes du Pays d’Orange en Provence, a pris la parole à l’issue du conseil d’administration de l’Association des maires de Vaucluse. « Nous ne pouvons plus détourner le regard », lance-t-il face à l’assemblée, en présence notamment du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), ou encore celui de Bollène, Anthony Zilio (DVC). Il cible des « casseurs-pilleurs venus de l’ultragauche », dont le but serait « de rendre inaudibles » les revendications des manifestants. Tout en appelant à « choisir son camp », mais aussi « avancer au-delà des considérations politiques ». « Rien ne justifie la casse des biens publics qui sont le symbole de la République. La République n’est pas seulement une idée abstraite et il faut la défendre chaque jour », poursuit-il.
Un discours partagé par Pierre Gonzalvez, président de l’Association des maires de Vaucluse et premier édile de L’Isle-sur-la-Sorgue. « Il y a une vraie prise de conscience, de la part de la population, de la gravité de ce qu’il s’est déroulé. Ce côté anxiogène d’une société en fracturation vient brouiller le message porté par notre jeunesse. Cette jeunesse, on doit l’aimer et lui apporter des réponses. La violence ne provient pas des jeunes, mais de casseurs », assure-t-il. S’il considère l’allocution du président de la République, prononcée le dimanche soir, comme une « déclaration de principe », l’élu attend désormais des « réponses pour lutter contre ces délinquants qui pourrissent la vie également au quotidien de nos citoyens ».

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