L’école des Beaux-Arts de Marseille réclame plus de transparence

Après dix-sept jours de mobilisation étudiante et deux jours de grève du personnel des Beaux-Arts de Marseille, tous se rassemblent devant l’hôtel de ville à l’occasion du conseil municipal, ce vendredi. Ils dénoncent avec colère une « mauvaise gestion » du Campus Art Méditerranée (CAM), aujourd’hui soumis, selon eux, à des restrictions budgétaires.

Laurence Azzopardi est chargée du suivi pédagogique des étudiants du master Art et Design. Elle décrit un sentiment d’être « laissés-pour-compte » chez les élèves, qui seraient empêchés d’accéder à l’école après 20h30 à la suite de la suppression du poste de gardien à l’entrée par la direction. « C’est complètement problématique, la plupart ont trois boulots et viennent bosser le soir », regrette-t-elle. Laurence Azzopardi évoque une impression d’être au premier plan des privations économiques. « Il y a de grosses restrictions budgétaires alors que nos directeurs ont toujours leur carte essence et leur véhicule de fonction », affirme-t-elle.

La tenue du festival Bazar Bozar au CAM, les 9 et 10 octobre, a été la goutte de trop dans le vase déjà rempli du sentiment d’injustice partagé. Des étudiants et membres du personnel, qui occupaient le bâtiment dans le week-end, affirment en effet avoir été « victimes de violences de la part de certains festivaliers », rapporte Laurence Azzopardi.

« On n’a toujours aucune réponse des élus », déplore Laurence Azzopardi. Les étudiants et enseignants des Beaux-Arts, soutenus par d’anciens étudiants et leurs collègues du Conservatoire, se rassemblent donc à l’occasion du conseil municipal, ce vendredi matin, pour obtenir une écoute de la part des premiers financeurs du CAM. Ils réclament la démission du directeur général Raphaël Imbert.

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